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A la une / Récit d'accouchement

Mon neuvième mois ultra court et mon accouchement


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Avant de commencer cet article, je tiens à prévenir que même si je ne rentre pas dans les détails, mon accouchement n’a pas été ultra facile à vivre. Du coup, je déconseille aux futures mamans de lire ce récit, pour ne pas s’inquiéter pour rien. On vit toutes un accouchement différent, il n’est pas forcément utile de s’affoler en amont.

Mon fils et moi allons très bien tous les deux, maintenant, c’est donc que l’accouchement n’était pas si difficile que ça… Et je refuse de faire partie de ces femmes qui déversent les frustrations et les peurs de leurs accouchements sur des primipares innocentes qui ne demandent rien.

Accouchement compliqué

Crédits photo (creative commons) : Eric Ward

Neuvième mois, te voilà !

Après un huitième mois en dents de scie, entre alitement et hospitalisations, je vois arriver le neuvième mois avec bonheur !

Je t’avais laissée la dernière fois sur cette magnifique phrase des médecins, me demandant de « tenir deux semaines ». Phrase qui me faisait doucement rire, étant donné que je ne contrôlais rien. Je ne voyais pas quoi faire de plus, vu que j’étais déjà alitée et que je ne faisais plus aucun effort depuis un bon moment.

Je me retrouve donc à attendre avec impatience le début du mois de décembre, qui marquera le moment où je pourrai me relever et reprendre un semblant de vie. À quelques jours de la fin du huitième mois, je commence à faire une liste de ce que j’aimerais faire une fois debout, et je me surprends à supplier bébé de « me laisser deux ou trois jours debout avant de retenter de sortir ». Puisque je ne pourrai me relever qu’à partir du 9 décembre, j’ironise avec mes amis, en leur disant que vu qu’il a l’air têtu, je sens gros comme une maison qu’il décidera de sortir la nuit du 8 au 9… Juste pour embêter Maman.

Le 9 décembre arrive. Je n’y crois pas, ça y est, j’entre dans mon neuvième mois ! J’ai réussi. Je passe la journée debout, je vais même voir mes collègues au bureau. Et rien, aucune contraction, je me sens bien. Mon mari plaisante : au final, après cinq semaines allongée, je vais devoir être déclenchée pour dépassement de terme.

Enfin, je peux refaire des courses, et je passe même mon 10 décembre à nettoyer l’appartement. J’ai une forme olympique, et je commence à espérer pouvoir retourner à mon super cours d’aquagym le lundi d’après.

Et puis le matin du 11 décembre, malgré un rythme beaucoup moins soutenu, je recommence à avoir des contractions. Mon mari rentre du travail et se rend compte que je rigole de moins en moins à chaque contraction. Le spasfon, la douche chaude, les exercices sur le ballon, le repos… je tente tout, mais les contractions ne font que s’intensifier.

À 19h, nous partons à la maternité, parce que je ne tiens plus.

Un travail peu productif

On arrive aux urgences de la maternité à 19h20. (Pour l’anecdote : devant ma tête suite à une contraction, les gens insistent pour que je m’enregistre avant eux, au lieu de me laisser faire la queue).

Après examen, on m’apprend qu’effectivement, mon col est ouvert à 2, mais que malgré l’intensité des contractions, il faut encore qu’il s’ouvre plus pour pouvoir passer en salle d’accouchement. À moins que les contractions ne passent d’elles-mêmes (mais vu leur fréquence et leur intensité, la sage-femme ne croit pas trop au scénario où elles disparaissent comme par magie).

On me propose d’aller me balader, pour que bébé pèse sur le col et le force à s’ouvrir par l’action de la pesanteur. Je me retrouve donc à faire des aller-retour dans les allées de la maternité au bras de mon mari. On croise beaucoup de gens qui m’encouragent, c’est très rigolo. Avec mon mari, on se dit que jamais les gens ne sont aussi sympathiques que lorsqu’ils te croisent en train de gémir de douleur, accroupie au milieu d’un couloir.

Au bout de trente minutes, je ne tiens plus debout. La douleur est trop difficile à gérer, nous retournons donc aux urgences, pour voir ce que l’on fait maintenant. Malheureusement, le col n’a pratiquement pas bougé. On me propose de prendre un bain, pour voir si ça apaise les contractions. Si non, c’est que le travail se lance réellement, et il faudra attendre que le col se décide enfin !

Je me retrouve donc en salle de pré-travail, avec mon mari. Il me fait couler un bain, et je barbote avec lui. Il essaie de me changer les idées et répète (comme pour se rassurer) : « Non, mais tu n’as plus de contractions, là, c’est bon, on rentre à la maison ! » Mais si : après plus de trente minutes de bain chaud, les contractions sont toujours bel et bien là. Je demande un ballon pour m’aider à me soulager (et à ouvrir le col, qui résiste, le bougre ! Après un mois à prier pour qu’il reste fermé, maintenant, il ne veut plus s’ouvrir !! C’est un comble…).

Vers 23h, les contractions n’allant pas en diminuant, on m’examine à nouveau. Je suis presque à 3, mais il manque encore un petit peu pour que je puisse passer en salle d’accouchement. La sage-femme est de plus en plus sûre que ça ne s’arrêtera pas tout seul. Elle propose de me donner quelque chose pour ne pas être épuisée au moment de l’accouchement, et pour pouvoir dormir un peu. Elle me remet sous monitoring pour contrôler que bébé vit bien tout ça et évaluer la fréquence des contractions, puis elle part voir ce qu’on peut me proposer (à ce moment-là, elle pense opter pour de la morphine).

On voit revenir la sage-femme vers minuit, après une contraction qui a duré dix minutes !! Oui oui, dix minutes sans répit. La sage-femme a même cru que c’était moi qui avais bougé le capteur, et c’est pour cette raison qu’elle revenait nous voir. En comprenant que non, ce n’était pas un geste de ma part qui avait donné lieu à cet enregistrement, mais bien une contraction, elle décide de me faire passer en salle d’accouchement.

Tant pis pour les quelques millimètres qui manquent, elle veut me mettre sous péridurale pour pouvoir ensuite percer la poche des eaux et m’administrer de l’ocytocine pour accélérer le travail. Oui, à la base, je voulais essayer sans péridurale… Mais honnêtement, à minuit, après près de douze heures de contractions, mes principes d’accouchement naturel, ils me passent à mille kilomètres au-dessus de la tête.

Crédits photo : Photo personnelle

Que je suis fraîche après douze heures de contractions…

En salle d’accouchement

Je me retrouve donc en salle d’accouchement. L’anesthésiste a été prévenu que j’arrivais, il est donc pratiquement tout de suite là. On m’installe les différentes perfusions, le monitoring, le capteur de rythme cardiaque sur mon doigt, et on me positionne pour la péridurale.

Je ne faisais déjà pas ma maligne, mais là, je ne rigole plus du tout. Bah oui, si je ne voulais pas de péridurale à la base, c’était surtout parce que j’en avais une frousse monstre !! L’idée qu’on m’introduise un tube dans le dos au niveau de ma colonne me faisait vraiment très peur. Heureusement, mon mari peut rester dans la salle durant la pose, ce qui me rassure, et la sage-femme, voyant mon état de stress, vient au niveau de ma tête pour me réconforter.

La pose se déroule plus ou moins bien (je ne sais pas ce que traficotait l’anesthésiste, mais certains de ses mouvements me déclenchaient une douleur intense dans la fesse droite). Mais trente minutes après l’injection du produit, je revis. Je me sens bien, je n’ai plus de douleurs, je commence à me détendre.

Dans les heures qui suivent, on vient me percer la poche des eaux et m’injecter de l’ocytocine pour aider le travail. Je peux réinjecter de l’anesthésiant de temps en temps, quand je ressens un peu plus la douleur. C’est moi qui gère, ce qui est plutôt agréable : j’avais peur de ne plus rien ressentir.

On arrive difficilement à dormir, mon mari (le pauvre, il n’avait qu’une pauvre chaise toute dure : pas facile pour se reposer…) et moi. Jusqu’à 7h30/8h, où je commence à sentir que « ça pousse en bas » (comme on dit de façon classe).

L’arrivée de bébé

J’appelle donc la sage-femme, qui confirme la dilatation complète et le fait que bébé est engagé. La sortie est imminente : je me dis que dans quelques minutes, j’aurai bébé dans les bras ! Oui mais…

Eh oui, il y a un mais. La sage-femme émet un doute sur la façon dont le bébé s’engage. Elle a du mal à confirmer que c’est bien sa tête qu’elle sent et à savoir dans quel sens il regarde. De plus, bébé commence à souffrir quand je ne suis plus sur le côté gauche. Et coup de grâce : on ne commence pas un accouchement tant que l’équipe de médecins n’est pas disponible, et là, malheureusement, l’équipe fait une césarienne en urgence. Du coup, on me demande d’attendre.

C’est donc vers 9h du matin qu’on commence enfin à s’occuper de moi. J’ai d’abord droit à une échographie pour vérifier la position du bébé : il est bien tête en bas (en même temps, il était dans cette position depuis la fin du sixième mois, et je sentais bien ses pieds dans mes côtes, donc bon…). Et on m’installe enfin.

À partir de ce moment, tout s’enchaîne : j’ai à peine le temps de pousser que bébé entre en bradycardie. (Bah oui, il ne supportait plus quand j’étais sur le dos, mais apparemment, l’idée de me faire accoucher sur le côté gauche n’a jamais effleuré l’esprit de personne, malgré les « mille » personnes qui ont débarqué dans la salle à ce moment-là…)

On m’annonce qu’il faut que bébé sorte vite et qu’on va utiliser des spatules pour l’aider. Trois poussées plus tard, à 9h11, Alexis pousse son premier cri. Puis devient un peu amorphe. Trop au goût de l’équipe, qui le prend alors pour l’emmener loin de moi.

Suite à cette période d’agitation, le calme revient dans la salle. Le médecin m’annonce qu’à cause des spatules, on a dû me faire une épisiotomie et qu’on va maintenant me recoudre. On m’explique aussi que bébé est sous oxygène et ne peut pas revenir tout de suite, mais on propose à mon mari de le voir… à travers une vitre. Moi, je vais devoir attendre trois longues heures avant de pouvoir revoir mon fils et le serrer enfin dans mes bras.

Et toi ? As-tu pu profiter de ton neuvième mois ou pas du tout ? As-tu aussi eu un accouchement compliqué ? Comment as-tu vécu tout ça ? Raconte !

Toi aussi, tu veux raconter ton accouchement ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !