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A la une / Témoignage

Nos achats pour préparer la venue du Lutin

Lors de mon rendez-vous prénatal à la maternité, Chéri a demandé à la sage-femme qui nous a reçu de quoi nous avions besoin, matériellement parlant, pour accueillir ce bébé. Ce à quoi elle a répondu : de l’amour, quelques vêtements et un endroit où dormir.

Je trouve que c’est (un poil) réducteur, même si ce n’est pas entièrement faux.

Personnellement, je suis toujours choquée lorsque je vois les prix des affaires de puériculture, surtout quand je pense à la durée durant laquelle elles seront utiles, et au fait qu’il est possible que bébé n’en veuille pas. Étant plutôt à tendance minimaliste, et soyons honnête aussi radine, je voulais donc acheter le stricte minimum, souhaitant investir autant que possible dans des objets évolutifs susceptible de durer longtemps.

Voici la liste (finalement pas minimaliste du tout) de ce que nous avions réuni pour l’arrivée du Lutin, quels sont les tops et quels sont les flops.

 

La chambre

  • Le lit cododo. Clairement un indispensable pour les premiers mois de vie d’un bébé, que l’on souhaite allaiter ou non d’ailleurs. J’avais opté pour un lit facilement pliable pour pouvoir l’emmener avec nous lors de nos vacances de Noël. Je l’ai acheté en occasion (le fameux site au design orange en regorge) et l’ai revendu aussitôt que je n’en ai plus eu besoin au même prix que je l’avais acheté : une affaire rondement menée !
  • Le lit à barreau. Ne sachant pas si le cododo allait nous convenir au Lutin, à Chéri et à moi, nous avions décidé de tout de suite acheter le lit qui irait dans sa chambre pour avoir un plan B en cas de nécessité. Nous l’avons également acheté d’occasion.
  • Le matelas. Bien que nous ayons reçu un matelas avec le lit, j’ai souhaité en avoir un neuf et de bonne qualité. J’ai choisi un matelas en fibre de coco et latex naturel.
  • Des gigoteuses. J’en avais chiné de plusieurs tailles différentes dans des brocantes à des prix défiants toute concurrence et en très bon état. Et heureusement que je ne les avais pas achetées neuves car le Lutin a refusé de dormir dans une gigoteuse jusqu’à tout récemment. Je n’ai donc pas utilisé les gigoteuses de petites tailles.
  • Des couvertures. Et le Lutin ne voulant pas dormir dans une gigoteuse j’étais très contente d’avoir des petites couvertures bien chaudes et douillettes sous le coude.
  • La table à langer. Dans la chambre je pense qu’elle n’est pas indispensable, mais je pensais aussi (à juste titre) qu’il pourrait être pratique de pouvoir changer bébé dans sa chambre lors d’éventuelles fuites nocturnes. Achetée en occasion avec le lit.
  • Le fauteuil. Indispensable pour allaiter et bercer le Lutin de nuit comme de jour. Il était d’abord dans notre chambre, puis il a suivi bébé dans la sienne. Celui-là est recyclé de notre salon. Et il y retournera lorsqu’on aura besoin de la place dans la chambre du Lutin (pour un espace de jeux par exemple).

Crédits photo : ErikaWittlieb (Pixabay)

Nous avons très rapidement investi dans un humidificateur d’air. Vers ses six semaines le Lutin a commencé à bien dormir la nuit, par période de quatre à cinq heures. Imagine notre bonheur de pouvoir dormir à nouveau plus de deux heures d’affilées. Sauf qu’un vilain rhume s’est installé (merci l’hiver) et qu’il a recommencé à se réveiller toutes les deux ou trois heures malgré les lavages de nez. Et le sommeil c’est sacré chez les parents, alors au bout de trois nuits on a craqué et on s’est dépêchés d’aller en chercher un. Et comme par enchantement, le Lutin a de nouveau nouveau mieux dormi.

Lorsque le Lutin est né il n’y avait pas encore d’armoire dans sa chambre, ni de déco et d’ailleurs à l’heure où j’écris cet article (le Lutin a trois mois passé) il n’y a toujours pas de rideau et les tableaux que j’ai achetés sont toujours emballés…

 

La salle de bain

  • Le matelas à langer. Clairement indispensable pour le moment du bain.
  • Un tapis de bain pour le bain libre.  Je ne voulais pas avoir à acheter de petite baignoire en plastique, trop encombrante à mon goût.
  • Des serviettes à capuche. Clairement du marketing pour bébé ! Mais les fabricants y mettent des oreilles de nounours, c’est vraiment trop mignon, alors j’ai craqué, même si on ne les utilisera pas longtemps vu la vitesse à laquelle le Lutin grandit.
  • Un mobile pour la table à langer. Nous ne l’avons pas installé de suite, mais nous aurions du car il distrait bien le Lutin lorsque je le change et nous a évité bon nombre de pleurs. Celui que nous avons installé est un simple mobile Montessori en papier.

Les vêtements

  • Des bodies en taille 1 mois et 3 mois, une dizaine de chaque.
  • Des pyjamas en taille 1 mois et 3 mois, une dizaine de chaque.

Le lutin étant annoncé plutôt costaud, j’ai fait l’impasse sur la taille naissance et ai de suite pris du 3 mois, ce qui fut une bonne idée puisqu’il a porté les vêtements en taille 1 mois que quelques semaines.

  • Des combinaisons-pilote. J’en avais pris plusieurs de différentes tailles et différentes sortes et les avait achetées en occasion lors de vides greniers. Je te conseille vivement d’aller chiner car tu trouveras des affaires de bébé en très non état et à tout petit prix. J’avais au moins deux voire trois modèles en 1 mois et 3 mois, car je voulais avoir du change au cas où le lutin aurait été un bébé à fort potentiel d’accidents (à savoir de couches qui débordent ou de renvois). Au final je suis ravis de les avoir achetées en occasion car il n’y en a qu’une qu’on a vraiment utilisé, et pas avant qu’il ait eu deux mois.
  • Une chancelière. Selon moi, bien plus pratique qu’une combi-pilote, pour les nouveaux-nés. Surtout pour les tenir au chaud dans la voiture. (Je rappelle qu’il est fortement déconseillé de mettre une combinaison ou un manteau aux enfants dans leur siège auto, et si tu ne comprends pas pourquoi, voici un article du site sécurange avec une vidéo de crash-test extrêmement convaincante).

Nous n’avions pas acheté de vêtements autre que pyjamas, et heureusement puisque n’avons commencé à habiller le Lutin que lorsqu’il avait deux mois et demi.

Et bien que j’ai beaucoup acheté d’occasion avant sa naissance et quand il était tout petit, aujourd’hui je ne le fais plus trop, car j’ai été l’une ou l’autre fois déçue. Ça va à l’encontre de mes principes, mais il paraîtrait que la maternité nous réserve bien des surprises.

 

Le transport

  • Une poussette. C’est l’achat le plus cher que nous avons fait. Nous savions que nous aurions souvent à sortir, ne serait-ce que pour dégourdir les pattes de notre poilu, et nous voulions être certains d’être à l’aise sur tout type de terrains. Nous avons donc acheté une poussette haut de gamme, neuve (lors d’un déstockage, faut pas déconner non plus).
  • Une écharpe de portage. Plein de bonne volonté, nous souhaitions tenter le portage en écharpe pour pouvoir répondre au mieux au besoin de contacts d’un nourrisson. Malheureusement, le Lutin n’a jamais aimé être porté en écharpe malgré de nombreux essais. Nous avons donc laissé tombé (heureusement qu’on nous l’avait prêté), et projetons de renouveler l’expérience du portage avec un porte-bébé lorsqu’il sera plus grand.
  • Un cosy et la base isofix associée. Nous les avons aussi acheté neufs car il est déconseillé d’acheter des dispositifs de sécurité d’occasion. Autant la base isofix c’est un réel confort et je ne regrette pas du tout de l’avoir achetée, autant pour le cosy on s’est un peu embêté pour rien. On a longuement hésité entre siège auto et un cosy. On a finalement choisi un cosy qui a la particularité de se « déplier » ce qui permet d’allonger le bébé lorsqu’il est dans la poussette. Sauf que le Lutin a toujours détesté être allongé sur le dos. Encore aujourd’hui il râle très rapidement quand on le pose dans son parc. On n’a donc pas pu utiliser cette superbe option, et à trois mois et demi, le Lutin est déjà tout compressé dans son cosy avec ses vêtements d’hiver. Je pense que nous aurions mieux fait d’acheter directement un siège auto adapté aux nourrissons.

 

Le salon

  • Le parc. Je n’étais pas certaine d’en avoir besoin, mais lorsque nous sommes rentrés de la maternité, nous étions dans notre entrée, le Lutin dormais dans son cosy et avec Chéri on s’est regardés, un peu comme des idiots, en se demandant : « Bon ben maintenant on en fait quoi ? » Il allait de soit que nous avions besoin d’un parc pour avoir le Lutin à proximité lorsque nous étions dans notre pièce de vie. Nous avons donc acheté un parc en urgence (et en occasion, bien sur).
  • Le transat. On fini cette liste par notre plus gros flop. Le transat, c’est l’objet de puériculture type que je ne voulais pas acheter à cause de son coût et de la faible durée d’utilisation. J’ai donc opté pour un coussin transat qui pourra être recyclé en pouf de lecture quand le Lutin aura grandit, acheté en occasion bien entendu. Sauf qu’il déteste être sur ce coussin. On n’a pas le temps de finir de l’attacher qu’il se met déjà à hurler. On nous a donc prêté un transat classique, un peu mieux accepté, mais ce n’est pas non plus mirobolant, il s’énerve très vite quand il y est installé. Et puis un jour, alors que nous étions chez des amis, ils nous ont proposé de mettre notre Lutin grognon dans une balancelle (un transat à pile qui berce le bébé) pour nous libérer les bras le temps que nous déjeunions. Ce truc, c’est exactement tout ce que je ne voulais pas chez moi. Et le Lutin a adoré. Forcément. Chéri et moi avons pu manger dans le calme et ensemble pour la première fois depuis la naissance du Lutin. Nous avons donc ramené ce transat à pile chez nous et l’utilisons quotidiennement. La blague. Il paraît qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

 

Ce qui est certain c’est que les affaires dont tu auras besoin dépendent essentiellement de ton mode de vie et de tes convictions, mais surtout de ton bébé.

Et toi ? Qu’est-ce que tu avais prévu pour la venue de ton bébé ? As-tu aussi du changer tes plans pour t’adapter à ton tout petit ? Raconte moi toi !

A propos de l’auteur

La trentaine passée, j'attends mon premier bébé pour Novembre 2018. La maternité n'était pas une question évidente pour moi et il m'a fallu beaucoup de temps pour que l'envie d'avoir un enfant s'installe vraiment. Et j'ai hâte de pouvoir en parler avec toi !