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A la une / Récit de grossesse

Pourquoi je n’allaiterai pas (longtemps !)

Allez hop, un petit article sur l’allaitement maternel ! C’est un sujet qui peut vite déchaîner les passions et qui est surtout, je m’en suis rendu compte, extrêmement personnel.

Pour mon premier bébé, je faisais partie de la team « hors de l’allaitement, point de salut ». Je ne comprenais pas qu’on n’allaite pas. Après tout, c’est plus pratique, économique et c’est fait pour ça. Pas de questions à se poser, un peu moins de matériel à acheter, et roule ma poule !

Après mes petits déboires, j’ai compris que la volonté ne pouvait pas tout faire. Que le physique et le psychologique pouvaient s’allier pour faire de cette expérience un cauchemar ! Et que ma santé mentale et physique primait sur le bien-être de mon petit. C’est peut-être très égoïste, mais j’estime qu’une bonne maman est une maman bien dans ses baskets !

Allaiter longtemps ou pas

Crédits photo (creative commons) : bradleypjohnson

Les hormones et moi

Je t’en ai parlé dans mon article sur mon premier trimestre de grossesse : je ne supporte pas les variations hormonales. Ça me met toujours dans un état pas possible.

Malheureusement, pendant les premiers mois de l’allaitement, la lactation n’est lancée puis entretenue qu’avec des hormones. Ce n’est qu’entre le premier et le troisième mois (suivant les femmes) que le mécanisme devient physique, en quelque sorte. C’est le moment où l’allaitement devient sympa, où les seins reprennent une taille normale et où on a du lait seulement quand le bébé le demande, et pas en continu comme avant.

Les deux semaines où j’ai allaité l’année dernière m’ont mise dans un tel état, à la limite de la dépression du post-partum, que je ne me vois pas rester comme ça le temps que les hormones s’en aillent naturellement. Je ne pourrais pas passer un à trois mois à pleurer tous les jours, à regarder mon nourrisson en me disant que ce n’est pas le mien, à me sentir dépassée et nulle. Et surtout, comment réagirais-je vis-à-vis de l’Héritier ? Le rejeterais-je ? Le laisserais-je de côté ? Trop d’incertitudes pour moi et pour lui (sans parler de Superman, qui devrait « supporter » cet état pas très fun !).

Le style de mère que je suis

Avant d’avoir l’Héritier dans les bras, je pensais que j’allais être une mère pot de colle. J’avais prévu tout ce qu’il fallait pour porter mon bébé, faire du cododo avec lui, avoir un allaitement exclusif et à la demande, ne pas le laisser pleurer… Être tout le temps en contact avec lui.

Et puis, je me suis très rapidement rendu compte que je ne supportais pas d’avoir un autre être humain collé à moi tout le temps. Qu’au bout de deux heures de portage, je n’avais qu’une envie : le poser et m’éloigner de lui pour avoir une activité normale et adulte (ou juste aller aux toilettes sans lui, parce qu’avec un bébé en écharpe qui dort, ce n’est vraiment pas pratique… j’ai testé !).

Et vois-tu, l’allaitement m’a paru être un boulet de plus qui m’enchaînait à mon fils. Les termes choisis sont durs, mais j’ai eu l’impression que, pendant ces premiers mois, j’étais l’esclave de ce bébé. Devoir programmer mon emploi du temps en fonction de l’intervalle entre deux tétées ou encore ne pas pouvoir le laisser à Superman plus de deux heures me déprimait plus qu’autre chose.

J’ai eu très vite besoin de sortir sans lui, pour aller au cinéma, faire du lèche-vitrine. Penser à autre chose pendant deux petites heures qu’à cet adorable nourrisson.

Le passage au biberon et au lait industriel a donc été salvateur pour moi, à l’époque de l’Héritier. J’ai retrouvé ma joie de vivre, j’ai découvert l’amour pour mon fils et j’ai pu retourner au cinéma me gaver de pop-corn !

Alors quand j’imagine ces prochains mois avec à nouveau un nourrisson dans mes bras, je sais ce que je vais faire : commencer un allaitement, parce que quand même, c’est cool ! Et l’arrêter dès que je commencerai à perdre pied ou dès que j’aurai envie de sortir pour souffler.

Je ne me fixe pas de date butoir : ça durera peut-être trois jours, une semaine, deux mois… ou un an, qui sait ? J’ai juste compris que l’allaitement n’était peut-être pas la solution qui me convenait, et j’ai surtout compris qu’il valait mieux donner un biberon avec le sourire qu’une tétée dans les pleurs et la contrainte !

Et toi ? Tu as déjà une idée précise de comment tu souhaites vivre (ou pas) ton allaitement ? Ou tu attends d’être dans l’action ? Raconte-moi tout !

A propos de l’auteur

Jeune trentenaire et jeune maman des trois garçons les plus fantastiques de l'univers. Quand je ne m'extasie pas sur eux, je couds, je tricote, je brode. Et de temps en temps, je passe du temps avec mon mari !