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A la une / Témoignage

Vers l’autonomie à table : des premiers essais au refus de toute aide

Je ne me souviens plus bien de quand ça a commencé. L’été dernier, il me semble. Mon fils devait donc avoir dans les 9-10 mois. Notre petit chéri, totalement dépendant de notre bon vouloir pour se nourrir, a voulu une cuillère dans sa main. Il ne s’en servait pas encore à ce moment-là, mais il lui fallait sa cuillère. Si on refusait, on avait droit aux cris et aux pleurs.

Puis il a voulu piocher dans son assiette, plus pour tester le mouvement, faire comme nous. On continuait à le nourrir entre deux cuillerées, mais il pouvait aussi s’exercer. Comme il avait encore des purées, on a commencé à les faire plus épaisses, moins lisses, histoire que ça tienne bien malgré les gestes mal assurés du petit chat. C’est aussi à ce moment-là qu’on s’est dit qu’il FALLAIT qu’on change de chaise haute.

Alors qu’on avait soigneusement choisi un modèle hyper confortable, réglable dans tous les sens, top moumoute, top design (non, j’exagère à peine), on s’est rendus compte que c’était l’enfer à laver après chaque repas. La purée coincée entre les différents éléments de la chaise et dans les plis du coussin, miam !

On a du coup investi dans un modèle vraiment, vraiment pratique : la chaise haute IKEA ! Plus simple, je demande à voir. Par la même occasion, comme je hais faire mille lessives dans la semaine, on lui a pris un bavoir à manches. Tu sais, le truc qui est normalement fait pour la peinture ? Eh bien, c’est parfait pour les repas également !

Ainsi, sans stress, petit chat a pu développer sa motricité : on plonge la cuillère, on la garde bien droite et hop, dans la bouche ! Oups, c’était le nez. Oups, c’est tombé pendant le trajet. Oups, oui, l’assiette tombe si tu la mets en dehors de la table. Bref, tu vois le topo, je suppose.

Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai ramassé, nettoyé les dégâts.

D’ailleurs, pour s’éviter encore du stress, et donc de l’énervement inutile, on a décidé qu’il prendrait le bain après le repas, contrairement à la plupart des enfants. Trop des rebelles ! Mais vu le carnage capillaire régulier, sans parler des habits, je ne regrette pas du tout. Je peux le coucher tout propre, comme ça. Je n’ai pas peur pour le pyjama, et je ne passe pas non plus dix minutes à tenter de lui décoller des grains de riz des cheveux.

Quelques mois plus tard, on a commencé les morceaux. D’abord des trucs assez petits, plus ou moins mélangés à de la purée. Mais déjà, il n’aimait pas trop ça, et puis ça avait tendance à s’échapper de la cuillère. On a donc rapidement adopté les morceaux plus gros.

Pour les légumes mous à la vapeur, on va dire qu’ils étaient gros comme une phalange. Pour les pâtes, on a pris des macaronis et des torsades, parce que c’est relativement simple à piquer. Et pour la viande, on a coupé de tout petits bouts, parce que même avec plein de dents, ce n’était pas toujours facile à mâcher.

De la cuillère, on est donc passés à la fourchette. Et au « Non non non, c’est moi qui fais ! » par la même occasion. (En vrai, il ne parle pas encore, hein, mais il dit non et son prénom pour signifier qu’il veut faire lui !) Et aux repas à trois, vu qu’on avait enfin nos deux bras libres. En plus, je me disais que de nous voir, ça l’aiderait à apprendre, puisque les enfants apprennent beaucoup par mimétisme. (On aurait pu le faire avant, mais on avait la flemme, toujours la même, et puis manger froid, c’est bof bof…)

Malheureusement, la fourchette n’a pas eu un franc succès (sauf sur nos bras). Piquer, c’est dur, ça demande de viser correctement, contrairement à la cuillère en mode bulldozer. Il faut de la patience. Les petites mains, ça va plus vite !

On a aussi investi dans un petit aspirateur de table pour ramasser rapidement et efficacement les miettes et autres petits bouts de nourriture fuyards. (Flemmards, nous ? Non, on optimise notre temps !) (Mais si tu as un animal, il fera très bien office d’aspirateur.)

Actuellement, mon fils alterne entre mains et fourchette. Il a 21 mois. On ne l’aide quasi plus à manger, juste les soirs de grande fatigue, ou pour les fins de yaourt.

Manger à la fourchette

Manger avec les mains

Manger tout seul

Toutes photos : Photos personnelles

Je me dis que je n’ai jamais vu de grand enfant qui ne sache absolument pas manger (relativement) proprement, avec ses couverts et tout. Du coup, je ne me stresse pas et le laisse faire à son rythme, tout en l’encourageant quand il utilise les couverts.

Pourquoi je n’insiste pas, je n’impose pas une manière de faire ? Parce que c’est déjà ce que je fais pour mille autres choses toute la journée, et qu’un peu de lâcher prise n’a jamais fait de mal. Je n’ai pas envie que le moment du repas devienne une source de stress, que ce soit pour lui ou pour nous. Éviter que le verre ou l’assiette ne finissent par terre, ça me suffit.

Et chez toi, ça se passe comment, les repas avec ton petit grand ? Tu l’aides encore beaucoup, ou tu le laisses se débrouiller ? Et pour les morceaux, la transition s’est faite facilement ? Viens nous raconter !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Je suis l'heureuse maman trentenaire de 2 beaux enfants. Chaton mignon né avec un peu d'avance en 2013 et Petite chouquette née en 2017. Je me suis mariée avec M. Biologie en 2014 et on a acheté une maison avec des menus travaux en 2015. J'ai la joie d'exercer un métier passion à mon compte depuis 2012. Nos vies ne sont pas de tout repos, mais je me sens bien dans cette petite famille de fous. Pour le reste, je te laisse en apprendre plus dans les articles !