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A la une / Témoignage

Mon bébé pas du tout écolo…

Cela fait trois mois que Cyprien est avec nous. Et le moins que l’on puisse dire c’est que, depuis sa naissance, on est très très loin du zéro déchet…

Crédit photo (creative commons) : The Honest Company

À la maternité

Bon, au moment de l’accouchement, on n’y peut pas grand chose, mais tous ces éléments à usage unique utilisés remplissent très largement une grosse poubelle 50 L… Enfin si, on peut accoucher plus naturellement. Ou chez soi.

Ensuite, pendant le séjour (et après hélas), les lochies et les suites de couches imposent des serviettes hygiéniques (MAXI absorbantes) et des slips jetables, car leur état ne leur permettra plus d’être portés à postériori. Après quoi, il y a aussi les coussinets d’allaitement jetables parce que les lavables ne sont pas en nombre suffisant avec un réflexe d’éjection fort. Là aussi, la poubelle se remplit. J’évoquerai aussi mes douches longues et quotidiennes à la maternité pour soulager toutes les douleurs liées à l’épreuve physique qu’est la naissance…ainsi que les douchettes aux toilettes pour soulager la douleur des points post déchirure.

Bien évidemment il y a aussi les couches et les cotons jetables pour bébé.

Crédit photo (creative commons) : Annca

Retour à la maison

J’avais bien envie de tester les couches lavables sauf que…sauf que je ne m’en sors pas avec la masse de linge qui équivaut à quatre personnes dont un bébé régurgitant ! En plus, franchement, je ne comprends RIEN aux différents types de lavables. Sans compter qu’un nourrisson à besoin d’être TRÈS SOUVENT changé dans les premières semaines. J’essaierai peut être plus tard le service de location qui s’est créé il y a peu à Caen… donc bon, pour le moment, on en reste aux jetables.

Pour les cotons, soyons honnêtes, j’ai de très jolis cotons lavables avec des renards (merci Madame Fleur !) mais pour les caca, ce n’est juste pas possible ! Il me faut au moins 3 à 4 cotons à chaque fois. Je n’ai pas assez de stock, et puis les odeurs, merci bien… du coup, j’utilise les lavables pour les pipi et la toilette.

Parlons liniment tiens : je sais le faire moi même. Sauf que c’est ultra gras, et que je n’ai plus de lave vaisselle depuis novembre. C’est irrécupérable à la main ! Et je n’arrive pas à le faire suffisamment fluide pour que ça « coule » sans problème dans mon flacon pompe. Là aussi, j’en achète tout fait (le moins cracra possible mais ça reste une bouteille en plastique…).

On peut aussi parler du sérum physiologique en pipette jetable unique pour les nettoyages de nez et pour les yeux qui coulent beaucoup chez mon tout petit (les canaux lacrymaux ne sont pas bien ouverts…). Et les mouche-bébés tiens, en voilà une invention bien utile mais TELLEMENT productrice de déchets !

Enfin, le lait en poudre. J’ai allaité 9 semaines. Si j’avais su dans ma boule de cristal que j’allais changer de poste aux 10 semaines de mon fils, et que le confinement interviendrait 10 jours après ma reprise, je n’aurais pas arrêté. Mais c’est comme ça. Par conséquent on se retrouve avec environ une boîte de lait pour 8 jours, avec à chaque fois sa cuillère doseuse en plastique, et son opercule en alu.

Pour le bain, au départ, je pensais au savon doux. Comme pour moi et sa sœur. Mais lorsque mon mari est allé à la pharmacie faire les achats de sortie de maternité, la pharmacienne lui a offert un sac contenant des lingettes et un gel corps et cheveux de chez Gifrer. Bon. On va pas gâcher, hein, donc on les utilisera…mais c’est pas vraiment très écolo cette affaire !

Ça me rend folle.

J’aimerais faire mieux. Je n’y arrive pas. La planète ne me remerciera pas…et mon fils encore moins.

Heureusement qu’en parallèle nous n’achetons rien de neuf -lit repris de sa sœur (et avant elle de mes neveux), armoire de sa sœur, table à langer de mon filleul, jouets de sa sœur ou faits main par des petites fées du crochet ou de la couture, vêtements récupérés de droite et de gauche ou achetés en seconde main, écharpe de portage trouvée sur Leboncoin (et toujours pas utilisée car cours de portage annulés suite au confinement…)…

A ma petite échelle, j’essaie de faire ce que je peux, mais clairement, je vois ici les limites de mes capacités.

A propos de l’auteur

33 ans, mariée depuis 2014 et maman de Charlotte (2017) et Cyprien (2019)