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A la une / Récit d'accouchement

Mon bel accouchement intense : les prémisses

Ça y est, je suis venue te raconter mon accouchement. Le titre vend un peu la mèche, ce fut une très belle expérience, une intense expérience (oui à un moment j’ai bien crié que « non, j’y arriverai jamais ») mais clairement, un souvenir à chérir, qui a respecté presque tous mes vœux et sans suite difficile comme la dernière fois.

Mais commençons par le remettre dans le contexte avant d’arriver aux faits.

Crédit photo : Freestocks-photo

Mes envies et mes contraintes

Comme je te le racontais la dernière fois, j’ai eu du mal à bien vivre ma grossesse. Mais si je n’ai jamais vraiment aimé être enceinte, j’ai adoré accoucher de ma fille et j’avais hâte de revivre cela.

Il est fort probable que nous ayons que deux enfants, j’avais donc envie de vivre plus à fond encore cet accouchement que le premier. J’avais beaucoup lu, beaucoup réfléchi et mon projet de naissance était similaire au premier mais encore précis : je voulais par exemple si c’est possible qu’on me parle le moins possible, que ce soit moi ou mon mari qui sorte le bébé…

J’ai décidé de suivre la préparation virtuelle de Karine la sage-femme qui m’a beaucoup aidée à me projeter et à envisager mon accouchement comme un merveilleux moment.

Si cette fois, mon domicile (nous avons déménagé dans une maison) aurait pu permettre un accouchement à la maison, le fait d’avoir fait une hémorragie de la délivrance pour mon aînée voulait dire aller à l’hôpital forcément pour le deuxième.

Heureusement, je pouvais envisager un accouchement avec une de mes sages-femmes (un peu comme les plateaux techniques en France). Les seules contraintes, c’était d’être à l’hôpital et d’avoir une perfusion mise au départ pour réagir plus vite si besoin.

Puis quand on en a reparlé au rendez-vous des 7 mois, ma sage-femme m’a dit qu’il y aurait une petite injection d’ocytocine pour faciliter la délivrance. Si apparemment en France, c’est assez standard, ça ne l’est pas ici et surtout, ça me chagrinait par rapport à ma vision de la capacité de la femme de base d’accoucher seule de son enfant et de son placenta.

J’ai donc voulu savoir les bénéfices / risques de cette pratique. Parce que, oui, mon utérus s’est mis en grève la dernière fois, mais je me demande si ce n’est pas parce que l’environnement ne m’avait pas permis de rester dans ma bulle pour pouvoir sécréter moi-même les hormones.

Et j’avais peur que l’hormone de synthèse joue sur ma production d’hormones naturelles et m’empêche de ressentir pleinement le processus d’attachement et d’amour. (J’avais clairement envie d’expérimenter un accouchement complètement naturel)

Mais après discussion, je me suis rangée du côté de ma sage-femme parce que le jeu n’en valait pas la chandelle : mieux valait tout faire pour éviter de perdre à nouveau 2 litres de sang et d’être séparé de mon bébé.

Ma fin de grossesse et les sensations d’embarcation

J’ai accouché à 41+1 de ma fille. Sachant qu’ici la date de terme est calculé à 40 semaines, ça a été long, très long.

J’ai fait le choix de travailler jusqu’à 36 semaines malgré la fatigue et les douleurs physiques pour avoir plus de temps après avec mon bébé et parce qu’on m’a répété que j’avais toutes les chances d’aller à nouveau après terme…

Et même, j’ai pris le risque d’aller au mariage de mon frère, à 36 semaines, à 600 km de chez moi. Après accord de ma sage-femme bien-sûr.

Bref, je te la fais courte, je suis allée au mariage de mon frère, j’en ai un peu trop fait, j’ai pleuré parce que j’étais épuisée, j’ai eu des contractions, j’ai quand même dansé un rock (sans sauter) pour profiter, je suis allée voir une sage-femme en France avant de repartir parce que j’avais l’impression similaire aux jours précédents mon premier accouchement. J’étais ouverte à 2, col raccourci. Ça pouvait tout et rien dire.

Je suis repartie sous la canicule (heureusement on avait la clim), ça a été dur (je pleurais presque de douleur en arrivant et j’avais envie de vendre ma fille qui était pénible forcément), je n’ai pas accouché sur une aire d’autoroute belge !

Quelques jours plus tard, j’avais rendez-vous avec ma sage-femme. J’avais l’impression vraiment de reconnaître les signes qui précédaient l’accouchement de ma grande mais elle, elle était plutôt en mode « je pense que vous devez plutôt vous préparer à attendre 4 semaines de plus ».

Ça me désespérait un peu 4 semaines de plus mais je n’étais pas encore à 37 semaines, c’était la canicule et absolument rien n’était vraiment prêt pour ce bébé (et puis, j’avais bien besoin de me reposer…). Je disais donc à mon bidon « chouchou, reste encore un peu là-dedans ».

Le dimanche 28 juillet, il faisait enfin moins chaud, on a pu sortir de notre léthargie. Mon mari devait reprendre le travail le lendemain après ses vacances et on n’avait pas fait ce qu’on voulait dans la maison à cause de la chaleur.

La veille au soir, j’avais pris du temps pour moi pour écouter un podcast sur la gestion de la douleur pendant l’accouchement et surtout pour vraiment parler à ce bébé : pour lui dire que même si la grossesse était inattendue et difficile, je l’aimais et il était maintenant une évidence, qu’il se sente le bienvenu…

Ce dimanche matin donc, j’ai été prise d’une fièvre de nidification, on a descendu les petits vêtements, j’ai fait la valise de la maternité, mon mari a monté notre lit sur les plots (pour les soins à domicile post-accouchement), et a installé le lit de co-dodo.

L’après-midi, pendant la sieste de notre grande, on a fait l’amour (tu sauras – presque – tout) et c’était doux et particulièrement fort… Et puis, on s’est endormi. J’étais bien et apaisée comme je ne l’avais pas été depuis des semaines…

L’arrivée des contractions

Sauf que j’ai été réveillée par des contractions… Oups, on a fait des bêtises ?

Je suis à 36+6 mais j’ai déjà eu des contractions le week-end d’avant d’avoir trop fait avec le mariage, je ne m’inquiète donc pas trop et on va goûter.

Mais comme ça ne passe pas et que je trouve très difficile d’avoir ma fille à gérer, l’amoureux propose d’aller se promener avec elle pendant que je prends un spafon et un bain.

Je reste une bonne demi-heure à tremper, c’est agréable mais ça n’a l’air de faire aucun effet sur les contractions que me semblent bien régulières.

Je sors du bain quand mon mari rentre. On se dit que ça peut être le début du travail… Mais ça nous parait tellement tôt… On s’est un peu fait à l’idée que je n’accoucherai pas avant 40 semaines moi !

Et la suite, je viens te la raconter très vite !

Et toi, comment as-tu vécu les dernières semaines avant l’accouchement ?

A propos de l’auteur

Maman d'une petite fille merveilleuse née en novembre 2017 et d'un petit garçon fantastique né en juillet 2019, j'habite aux Pays-Bas avec mon amoureux, j'ai été prof de FLE et directrice d'une école de langue que j'avais co-créée... Aujourd'hui, j'explore de nouveaux horizons et si tu veux continuer à me lire, ça se passe sur www.claire-schepers.com