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A la une / Récit de grossesse

Bienvenue à Madame Lucette, future maman de janvier 2016 !

Fraîchement quarantenaire, il m’aura fallu cinq ans, dont deux de PMA (procréation médicalement assistée), trois FIV (fécondations in vitro) et deux fausses-couches avant de passer enfin le cap des 3 mois de grossesse et de pouvoir penser sereinement à la suite.

Et quelle suite ! Enceinte de jumeaux, je devrais accoucher théoriquement début février 2016, mais je me doute qu’on devrait les voir débouler avant. Je ne suis pas extensible à l’infini, et pour beaucoup de grossesses gémellaires, à un moment, les bébés en ont marre de leur chambre de bonne pour deux, et veulent voir s’il n’y aurait pas un appart plus grand à squatter dehors.

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Crédits photo (creative commons) : photogramma1

Je peux déjà te le dire – comme ça fait maintenant trois mois et demi que je les attends, j’ai eu le temps de réfléchir : avoir des jumeaux, au-delà de l’aspect rigolo/comme ça c’est fait/et autre fascination bien naturelle, c’est aussi, évidemment, beaucoup beaucoup de boulot, et surtout beaucoup beaucoup de questions.

Je ne fais pas partie de celles qui pensent qu’elles vont avoir la science infuse grâce à leur instinct maternel, qu’elles sauront « naturellement » quoi faire pour accompagner leurs enfants dans leur développement. Même avec un seul bébé, j’aurais dévoré toute la littérature disponible en matière de puériculture.

Avec deux, plein de questions s’ajoutent : comment gérer l’aspect fusionnel ? Faut-il encourager cette fusion, ou les obliger à se séparer ? Comment soutenir l’émulation, mais pas la compétition ? Que faire si l’un cartonne à l’école, alors que l’autre traîne ? Va-t-on en préférer un ? Les questions sont sans fin ! Évidemment, ça m’effraie un peu, alors je compense en lisant beaucoup, comme je te le disais. Ça me rassure.

Avec mon mari, nous sommes très complémentaires : heureusement, il est plus calme, beaucoup plus patient et minutieux que moi, et heureusement, je suis beaucoup plus rapide, je décide plus vite que lui, et je fais avancer les choses. À nous deux, j’ai bon espoir qu’on réussisse à rendre nos enfants heureux. Nous le sommes, c’est déjà un bon début !

Nous avons traversé ces deux années de PMA parfois bien, parfois mal. Ça a été difficile, parfois douloureux, mais j’ai toujours pu dire que j’étais heureuse à ses côtés. Il m’a permis de ne pas sombrer, de continuer à vivre en dehors de ce désir d’enfant.

De nos débuts en PMA à mon accouchement, et même après, j’ai envie de fixer « sur le papier » mon histoire et celle de mes enfants, mes questionnements, les réponses que je trouve – ou pas.

Pour moi, pour mes bébés. Peut-être pour toi qui me lis et qui te demandes si tu seras enceinte un jour (je n’ai pas la réponse, mais je te le souhaite de tout mon cœur). Pour toi qui attends des jumeaux et qui te demandes si tu es la seule à ne pas savoir comment on tient deux bébés avec seulement deux bras. Et peut-être aussi pour toi, qui as déjà eu des jumeaux et qui pourras venir me donner tes conseils (oui, oui, s’il te plaît, viens !) ?

C’est donc avec un grand plaisir que je rejoins l’équipe Dans Ma Tribu pour partager cette expérience incroyable !

Et toi ? Tu es passée aussi par la case PMA ? Tu connais les joies de la grossesse multiple ? Tu te vois maman de jumeaux ? Viens en discuter !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Mariée, 40 ans, parisienne et future maman... de jumeaux ! Quand ils seront là en janvier 2016, on tâchera de résoudre l'équation petit appart et seulement deux bras par adulte avec deux enfants, leurs rythmes et leurs besoins + tout ce que ça implique comme nombre de couches, de biberons, de meubles, de poussettes etc. Mais avec un peu d'ingéniosité et de débrouillardise (et autant d'humour et de recul que nos nuits sans sommeil nous le permettront) on va s'en sortir, j'en suis sûre !