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Bienvenue à la Comtesse Bleue, future maman de septembre 2017 !

Quelle joie de t’écrire aujourd’hui ! Celle de partager mais aussi une joie toute égoïste de pouvoir écrire ici … Parce que si tu me lis aujourd’hui c’est que ce en quoi je n’osais plus espérer s’est produit : mon mari et moi attendons un bébé (à vrai dire toute sa famille l’attend de pieds ferme : je vais devoir augmenter le stock de crème hydratante ou les bisous aurons raison de ses petites joues !).

J’ai hâte de te raconter tout ça, avec le secret espoir que cet article et les suivants pourront soutenir d’autres femmes. Je dois t’avouer qu’il s’adresse un peu à celle que j’étais il y a encore quelque mois et qui aurait certainement aimé trouver ce témoignage pour se sentir moins seule.

crédits photo : Pixabay.com

Crédits photo : Pixabay.com

Vu mon introduction, tu t’en doutes, tu vas trouver un peu d’attente : 6 mois et 3 ans. Pas 3,5 ans mais bien deux attentes différentes et superposées de 3 ans (depuis notre mariage si tu fais le calcul). C’est certainement un peu conceptuel pour l’instant mais tu comprendras vite. Ces deux attentes ont chacune leurs spécificités.

Si attente il y a, tu imagines sûrement que trouveras aussi des petits soucis de parcours. Ou plutôt un gros souci dont j’ai hâte de te parler. Ni pour faire mon intéressante, ni parce qu’il me rend particulièrement joyeuse mais parce qu’on trouve peu d’infos, voire pas du tout, sur ce sujet et que j’aurais aimé trouver des témoignages. Je te parlerai donc dans un premier temps du premier diagnostic qu’on m’a posé : les ovaires polykystiques. J’ai eu le temps de cogiter pas mal sur le sujet et j’ai constaté que ce diagnostic était malheureusement souvent posé à tort et à travers.

Je te parlerai ensuite de la maladie rare dont je suis porteuse : l’hyperplasie congénitale des surrénales non classique (tu as déjà peut-être entendu parlé de la forme classique qui donne les fameux « bébés hermaphrodites », encore plus rare mais beaucoup plus documentée car elle touche les individus dès le développement in utero et a fait l’objet d’une recherche médicale plus poussée, en même temps elle est aussi beaucoup plus grave), que l’on appelle parfois plus intimement la HCS légère ou à révélation tardive. Ça met l’eau à la bouche pas vraie ?

Dans toute cette histoire le papa a aussi un rôle bien particulier, et pas seulement parce qu’il me soutient et m’aime comme je suis depuis le début (les mauvaises langues diront qu’il lui faut du courage !). Je pense que ce n’est pas un scoop, il a participé à la conception, mais pas seulement ! D’abord il a un métier qui a forcément une incidence sur nos vies. Je te ne le cacherai pas plus longtemps : il est militaire, il est même capitaine (ça n’est pas so romantique ?). Il s’est avéré que sur les 3 ans d’attente, il a dû partir 6 mois à l’étranger (et je peux même te dire qu’alors que j’étais au ski, il était sous 35°C à quelques kilomètres de l’attentat de la plage de Grand Bassam…), j’ai donc envie de te parler de cette période un peu spéciale dans le contexte qui était le nôtre.

Ensuite, toujours à cause de son métier nous sommes bloqués en région parisienne pour encore quelques années, avec tous les casse-têtes que cela implique : la poussette qui doit rentrer dans l’ascenseur microscopique, comment pousser les murs d’un T2 pour y rajouter un petit habitant en gardant l’intimité de chacun, quelle maternité choisir parmi l’immense choix possible, comment gérer son budget alors que tout est déjà presque trop cher (sans parler des prix qui s’envolent dès qu’on accole « bébé » au nom d’un produit !)…

Et cerise sur le pompon du cupcake, la DPA est le 4 septembre… date de rentrée de mon mari qui, toujours pour le travail (décidément !), entrera pour un an dans une année d’études plutôt intensives. Après tout, il pourra dormir comme un bébé les veille de partiels, non ? (oui oui, « comme un bébé » : avec un réveil d’au moins 30 min toutes les 3h…).

L’immense inconnue de la prochaine année scolaire est donc la suivante : comment faire avec un nouveau-né, un congé maternité non extensible pour cause de budget contraint, un mari soumis aux vacances scolaires (et donc sans la flexibilité qu’on aurait pu espérer sur un poste classique), un changement de poste pour moi vers les 6 mois du Miracle ou peut-être dès le retour de congé, un appartement génial (qu’on aime d’amour, sinon on ne l’aurait pas acheté !) mais trop petit et une famille aux quatre coins de la France ?

Allez, je te fais un petit résumé de ce que tu trouveras dans mon récit : le ressenti d’une longue attente, finalement pas si longue, pour que le petit Miracle s’accroche (et crois-moi l’histoire vaut presque le conte de Perrault), la découverte de mon hyperplasie congénitale des surrénales, son impact sur ma vie, des explications sur cette maladie et ses conséquences sur une grossesse et comment nous nous organisons pour accueillir petit Miracle. Et dans quelques mois, j’espère trouver le temps de te raconter comment nous gérons (ou comment nous ne gérons pas, qui sait !) la scolarité de mon mari et notre bébé.

Une dernière précision, à l’heure où je te parle, je connais le sexe de petit Miracle. Je le connais même depuis 6 SA… (un bonus de la HCS, dont je t’expliquerai le pourquoi du comment) mais mon capitaine et moi ne voulions pas savoir (à l’heure où tous les couples de notre entourage VEULENT savoir, nous on a été OBLIGES !), du coup nous gardons jalousement cette confidence pour nous. Quand je dis « il » je parle donc du bébé, dont tout le monde ne découvrira le petit secret qu’à sa naissance (y compris nos familles que nous avons autorisées à faire des paris mais auprès desquelles nous gardons bouches-cousues – qui a dit qu’on était durs avec eux ?).

J’ai hâte de te retrouver pour te conter toutes ces aventures !

Et toi, tu as aussi connu des péripéties avant ou au début de ta grossesse ? Tu sais déjà que l’arrivée de bébé sera mouvementée ? Raconte !

A propos de l’auteur

Mariée (et folle amoureuse) à mon capitaine depuis mai 2014, je suis ingénieure et architecte (parce que je n'aime pas faire les choses simplement !), addict aux DIY en tous genres (cuisine, dessin, couture, bricolage, écriture...) et maman d'un petit Miracle arrivé fin août 2017 et qui a su rendre son entrée dans nos vies épique !