Menu
A la une / Témoignage

Bilan avant bébé / après bébé : ce que j’avais envie d’essayer, ce qui est resté

En grosse consommatrice de blogs, je suis très influencée par les tendances qui y sont développées. À l’origine, mes quelques idées concernant les enfants étaient issues de ma propre éducation, jusqu’au jour où j’ai été sur le point de devenir maman à mon tour. À ce moment-là, mes lectures m’ont amenée à revoir ce que je pensais être la norme. Je suis devenue une adepte convaincue du respect de la physiologie, de la parentalité positive, du maternage…

Crédits : Pixabay

Avant la naissance de mon premier bébé, j’ai eu beaucoup d’ambitions. Et puis la vraie vie est passée par là. D’une, je ne suis pas seule à avoir eu cet enfant, et mes idées se sont confrontés à celles du papa, puis celles des grands-parents qui gardent beaucoup notre fille. De deux, certaines de ces idées n’étaient tout simplement pas adaptées à notre mode de vie.

La loupinette a aujourd’hui 18 mois. Voici un bilan avant/après ou théorie vs pratique.

Un accouchement physiologique

Bilan : raté !

Ah il me faisait rêver celui-là, d’autant plus que j’étais terrorisée par les nombreux témoignages de violences obstétricales. Malgré une préparation à base de nombreuses lectures et quelques cours de yoga prénatal, j’ai fini sous péridurale. J’ai être déclenchée 3 jours après le terme parce que je ne sentais plus ma fille bouger. La douleur des contractions m’a prise par surprise, je n’ai trouvé aucune solution pour la gérer, et j’ai donc rapidement demandé la péri. Au final, un regret limité car la suite de la naissance s’est très bien passée.

Allaitement

Bilan : la révélation.

Avant d’accoucher, je ne savais pas si je voulais allaiter. Ma principale motivation, c’est que j’avais lu que ça diminuait les coliques et je voyais l’allaitement comme une solution pour acheter ma tranquillité (#naïve). La seule chose dont j’étais sûre, c’est que j’essaierais et si c’était dur, hop on passerait au biberon sans insister. Je n’avais pas envie de galérer. Finalement, je me suis accrochée à ma tentative d’allaitement en refusant les compléments de lait proposés à la maternité pour calmer ma fille. Ensuite, l’allaitement est très vite devenu facile. Et j’ai adoré. Je recommencerais pour mon deuxième bébé en visant une durée de 6 mois cette fois-ci. Un allaitement long me fait envie, mais je crois que j’aurais trop besoin de retrouver mon corps.

Couches lavables

Bilan : un gros flop.

Besoin de développer ? Quand je lui ai proposé, mon mari m’a regardé avec de grands yeux et m’a dit que je me débrouillerais sans lui. Ma mère qui est aussi notre nounou a rigolé. Et je me suis découragée lorsque j’ai cherché comment m’organiser. Pour l’instant, on utilise donc des couches jetables mais aussi des lingettes lavables et des gants de toilette pour limiter les déchets. J’ai de nouveau envie d’essayer maintenant que ma fille a 18 mois. Elle grossit lentement, ce qui me permettrait de n’acheter qu’une seule taille de couche, et on la change beaucoup moins souvent qu’avant, ce qui sera plus facile à gérer.

Portage

Bilan : c’est adapté à ma fainéantise.

Je n’ai pas vraiment eu l’occasion d’utiliser mon écharpe car ma fille est née juste avant l’été et j’avais trop chaud. Par contre, j’ai commencé à utiliser un porte-bébé physiologique avec un dos aéré à partir de ses 2 mois et j’ai complètement adhéré. J’ai trouvé ça hyper pratique pour sortir avec mon bébé plutôt que de m’embêter à descendre la poussette dans notre mini ascenseur. Et ces échanges avec ma fille, la sentir s’endormir contre moi : mouh que j’ai aimé ça. Par contre, je suis la seule à porter, le papa ne le fait que s’il n’a pas le choix car lui préfère la poussette.

Cododo

Bilan : j’ai pas choisi mais finalement ça m’arrange.

Terrorisée par les risques de mort subite de nourrisson, je voulais respecter les recommandations qui préconisent de faire dormir bébé dans la même chambre que les parents pendant les 6 premiers mois. En plus, j’avais très envie de dormir avec mon bébé parce que la proximité que j’imaginais me faisait « fantasmer ». Mon mari a dit stop au bout de 3 semaines car la loupinette faisait beaucoup de bruit en dormant et nous dérangeait. En plus, elle très vite dormi la nuit, ce qui m’a évité de me rendre toutes les 2 heures dans sa chambre pour allaiter. Je n’avais donc plus d’arguments pour la remettre dans notre chambre. J’étais déçue mais je me suis bien reposée.

DME

Bilan : oui sur le papier mais c’est pas pour nous !

Pour plusieurs raisons. Comme la loupinette n’était plus allaitée à 5 mois, notre médecin nous a recommandé de la diversifier à ce moment là. Or, elle n’a tenu assise qu’à 7 mois passés, ce qui a repoussé d’autant le début de la DME. Et comme c’était un poids plume, je me suis sentie plus rassurée en la nourrissant à la cuillère. Pour finir, je n’avais pas le courage de me lancer dans un grand nettoyage après chaque repas. Donc point de DME pour nous mais je suis quand même satisfaite car elle sait maintenant manger seule et quasiment tous ses repas sont fait maison.

Crédits : photo personnelle

Motricité libre

Bilan : oui, d’autant plus qu’on habite dans un petit appart.

Nous avons adopté les principes de la motricité libre assez naturellement. Nourrisson, la loupinette était le plus souvent allongée sur son tapis d’éveil ou dans nos bras. Le transat servait essentiellement à la maintenir en position semi assise après chaque tétée ou biberon pour éviter les renvois. Nous n’avons pas eu de parc ni de trotteur car nous n’avons pas la place dans notre appartement. Ma belle maman a voulu nous offrir une espèce de balançoire-trampoline. L’argument du manque de place m’a encore servi à refuser ce machin absolument pas physiologique. Enfin, la loupinette a vite marché, d’abord en s’appuyant sur les meubles de l’appartement, puis seule, ce qui nous a tous dissuadé de l’aider en lui tenant les mains.

Les principes de la parentalité positive

Bilan : pour l’instant, c’est facile.

Sans vouloir entrer dans la polémique, j’ai beaucoup aimé les livres de Catherine Gueguen et Isabelle Filliozat. J’en ai extrait quelques principes dont nous avons discuté avec le papa et nous sommes tombés d’accord. Nous avons choisi de ne pas la laisser pleurer seule, notamment quand elle était nourrisson. Nous essayons aussi de ne pas crier, d’expliquer beaucoup, de ne pas entrer dans un rapport de force. Pour l’instant, c’est facile, elle a une patience d’ange. L’arrivée du terrible two et de son petit frère risquent de rendre nos résolutions plus difficiles à tenir. On verra !

Et toi ? As-tu aussi constaté une évolution entre tes envies et la réalité une fois que bébé est là ? 

A propos de l’auteur

Maman de la loupinette née en mai 2017 et de Tibou né en février 2019. J'adore me poser des questions ("me prendre la tête" pourrait-on dire) et chercher des réponses. Dans ma tribu est une de mes sources préférées !