Menu
A la une / Vie de maman

Ce que cache cette maman qu’on envie…

Pour les fêtes de fin d’année, Dans Ma Tribu et ses chroniqueuses prennent quelques jours de vacances… Nous serons de retour le 2 janvier avec de nouvelles chroniques et de nouveaux témoignages ! En attendant, nous t’avons concocté un petit best of des articles les plus vus de l’année 2016. Ce sont donc toutes tes chroniques préférées que tu retrouveras dans les jours à venir ! 🙂

Récemment je me suis rendue compte, au détour d’un regard noir que je croisais pour la énième fois depuis quelques mois, que pour certaines j’étais « la fille qui énerve ».

La vision que les autres ont de moi

Mais si, tu sais ! Je suis…

  • La fille qui, même pas 3 mois après son accouchement, avait perdu tous ses kilos de grossesse et même plus (-6 kilos pour être précise).
  • Celle qui s’en sort sans aucune modification physique : pas de vergetures, pas de seins qui tombent, le ventre aussi plat qu’avant.
  • Celle qui remet tous ses vêtements d’avant grossesse sans problème.
  • Celle qui a un bébé adorable qui pourrait faire la pub pour bébé Cadum tellement il est calme et mignon.
  • Ce même bébé qui fait tout ce que le tien ne sait pas encore faire.
  • Celle qui a continué à allaiter avec la reprise du boulot et qui fait maintenant tous les repas de junior mai-son.
  • Celle dont le couple se porte à merveille, voire mieux qu’avant !
  • Celle qui est fraîche et dispo et qui gère tout comme avant, voire mieux qu’avant même !

C’est bon, tu vois mieux ? Tu cernes le personnage ? Tu vois de quoi je parle ?

Cette morue qui te rappelles que toi, ton corps c’est plus du tout ça ! Que ton bébé te donne parfois envie de fuir à l’autre bout du monde. Et qui te fais te demander par quelle folie tu as pu te lier avec cet homme à VIE !

maman parfaite ou pas

Crédits photo (creative commons) : Floris Oosterveld

Alors laisse-moi te raconter l’autre partie de décor. Ma réalité.

Ce que je ne montre pas

Oui, j’ai perdu tout mon poids de grossesse… mais j’en crève.

Ces 6 kilos en moins représentent la perte de mon corps de femme : des seins riquiquis, des os saillants. Ce physique de mon époque lycée que je retrouve. Époque où on me demandait si j’étais anorexique… Si tu savais comme j’aurai vendu mon âme au diable pour garder mes kilos de grossesse ! Pour ne plus m’évanouir au moindre effort  parce que mon corps n’a aucune réserve.

Oui, d’un point de vue extérieur, je n’ai pas de modification physique. Mais uniquement parce qu’on me voit seulement habillée !

Mon épisiotomie ratée à laissé des traces (« ce n’est qu’esthétique » comme dirait l’autre… J’ai encore du mal à l’accepter 7 mois après…). Mon ventre est flasque, mais les 6 kilos de moins font que ça ne ressort pas trop . Mais il est bien là, sous les T-shirts devenus trop grands pour moi. Et mes seins, pour tomber encore faudrait-il en avoir ! Bon je reconnais, pour les vergetures, j’y ai échappé… mais j’ai la foufoune défigurée, ça compense non ?

Oui, je remets tout mes vêtements d’avant grossesse. Mais je flotte dedans.

Un pantalon 2 tailles trop grand, c’est pas terrible. J’ai passée récemment une journée à remonter ma jupe à taille élastiquée toute les 2 minutes pour ne pas exposer ma culotte à tous mes collègues. Crois-moi que j’aurai préféré qu’elle m’aille nickel comme avant. Et alors je ne parle pas de mes soutiens-gorge…

Bon pour le bébé adorable, tu m’excusera mais c’est mon fils, donc je n’ai aucune objectivité : oui, c’est le plus beau !

Mais il n’empêche qu’il a fait ses nuits à 6 mois et qu’il ne dort que très peu en journée, donc il m’épuise (je l’aime mais il me tue à petit feu). Et que moi aussi, j’ai galéré avec les coliques, les dents, les rhumes… C’est juste que ce n’est pas ce que je mets en avant quand je parle de ma merveille ! (Oui roohh j’ai dit que je n’étais pas objective, ça n’a pas changé en 30 secondes !)

Non, mon fils n’est pas hyper précoce à côté du tien.

C’est juste que quand j’en parle, je ne vais pas te dire que son père s’inquiète parce qu’il ne fait pas encore tel truc ou tel autre. (Ou qu’il m’a demandé si j’étais sûre que notre fils n’était pas débile pendant sa période ou il adorait pousser des cris stridents tout le temps – véridique.)

Oui j’ai allaité et j’ai continué à la reprise du boulot, mais p**** qu’est-ce que j’en ai chié ! C’était même devenu une contrainte à la fin.

Quand j’oubliais de tirer mon lait, je me prenais des engorgements douloureux (et se tripoter les seins pour se soulager, sache que c’est mal vu en open space). J’ai vu arriver la fin de l’allaitement avec bonheur.

Si je fais mes petits pots maison, c’est juste parce que je suis une radasse et que ça coûte moins cher ! Mais là aussi, ça nous pourrit nos weekend avec mon mari, vu qu’on prépare tous les repas de la semaine pour Petit Habitant.

Et alors mon couple… Je te renvoie à l’article que j’ai écrit la dessus. Je ne pense pas qu’on soit un couple idéal et on s’est parfois souvent pris la tête, avec menaces pas jolies du style : « je me casse avec notre fils ». Donc oui mon couple va bien (si tu t’inquiétais après ma dernière phrase), mais comme toute relation de couple, ce n’est pas non plus une comédie romantique (surtout avec la fatigue).

Le dernier point, c’est un peu la plus grosse arnaque de ma vie. Mon meilleur rôle !

Pendant 7 ans, j’ai été malade sans que les médecins sachent pourquoi. Une sorte de gastro permanente. (Merci mes intolérances alimentaires.) Mais pendant ces 7 ans, les seuls gens qui ont su que j’étais malade ont été ceux à qui j’acceptais de le dire. Je suis devenue maître dans l’art de la dissimulation de mon état de santé.

Et alors depuis l’accouchement, mon corps est dans un état de fatigue que je ne pensais pas atteindre un jour. Il m’a d’ailleurs régulièrement lâché les premiers mois suivant l’accouchement. Il y avait des soirs (à partir de 17/18h) où je me vidais  (oui littéralement – c’est glamour je sais) et ou je pouvais tout juste marcher jusqu’à mon lit pour m’effondrer pour la nuit. (Avec les réveils pour nourrir mon fils uniquement.)

Donc autant te dire que cacher mon état à des gens qui me connaissent seulement de loin, c’est facile !

Pourquoi j’ai écrit cet article ? Eh bien pour te dire que ce que montre la personne que tu côtoies et envies, celle qui te donne l’impression d’être moins bien que les autres… Ce n’est pas forcément la vérité. Tu n’as pas de raison de te sentir mal, car elle aussi t’envie sur d’autres points !

Mais s’il te plaît, arrête de lancer ce regard noir. Celui qui fait frissonner, qui casse le moral et fait se sentir encore moins bien. On a toutes nos problèmes, et se sentir méprisée parce que la personne d’en face trouve qu’on « le mérite », c’est pire que tout.

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !