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C’est la fin du cododo !

Je partais sans avis sur la question. J’avais acheté un lit à barreaux et récupéré un cocoonababy mais je n’excluais pas un éventuel moment en cododo. A la maternité, la première nuit, c’est une infirmière qui m’a conseillé de le garder près de moi. Elle m’a aidé à sécuriser mon lit et on a passé notre première nuit ensemble. Ma première nuit en cododo, la première d’une longue série.

En arrivant à la maison, j’ai placé le cocoonababy de Cookie collé à notre lit mais l’amoureux a été très anxieux et a préféré le placer entre nous. C’est comme ça qu’on a continué. D’un commun accord. Cookie passait la plupart de la nuit dans notre lit. C’était pratique pour l’allaitement et ça nous reposait un peu plus pendant nos nuits compliquées. Puis, vers ses deux mois, quand il ne rentrait PLUS DU TOUT (#teamgigot) dans son cocoonababy, on a déménagé son lit à barreaux et on l’a placé à côté de notre lit.

Crédit photo : David D 

Cet arrangement a duré pendant six mois. Je me levais, le prenais contre moi, on s’endormait une fois sur deux dans mon lit; parfois, j’attendais qu’il s’endorme et j’essayais de le reposer dans son lit. Qu’on soit bien sur la même longueur d’ondes, il passait au moins la moitié de la nuit dans notre lit. Entre nous à nos têtes au début, puis sur le côté du lit après, calé par son lit à barreaux.

Pendant les siestes, c’était le même schéma. On dormait ensemble l’un contre l’autre dans notre lit.

On a bien essayé de le faire dormir dans son lit, dans sa chambre. On a attendu que l’amoureux soit en vacances, donc plus disponible de jour comme de nuit et on a tenté. On a tenu une semaine. On n’a pas dormi, aucun de nous trois, pendant une semaine. Cookie hurlait, pleurait, s’énervait. Même avec l’un de nous contre lui. Même en posant un matelas au sol pour pouvoir dormir ensemble dans sa chambre. Non, il a été plutôt clair là-dessus. Pas tout de suite. On l’a repris avec nous et pendant un bon mois, il a encore très très très très agité, perturbé par ce changement.

Cookie a toujours été un bébé très demandeur de présence, de chaleur. On le savait. Il dormait peu, et jamais sans quelqu’un à ses côtés. Alors, on continué le cododo, mais en enlevant un côté des barreaux du lit. On a accolé nos deux lits, comme ça il dormait dans son lit mais pouvait nous rejoindre facilement, nous toucher, nous sentir. Ça a eu un véritable impact sur la qualité de son sommeil. Même s’il se réveillait toujours fréquemment, pendant ses micro réveils, il suffisait qu’il se décale de quelques centimètres pour me sentir et ça la rassurait instantanément. Je ne bougeais presque pas pour l’allaiter, je l’attirais juste. Il passait la majeure partie de la nuit dans son lit, même s’il échouait toujours une jambe, un bras, sa tête sur notre matelas. Ça n’avait donc plus d’incidence directe sur notre espace.  C’était un bon compromis !

(et puis, entre nous, les lits cododo sont hyper chers alors qu’il suffit juste de faire ça : enlever un côté d’un lit à barreau lambda et l’accoler au lit parental. Mais je suppose que l’intérêt commercial n’y est pas.)

Photos personnelles : tu peux apercevoir notre installation de fortune de nos lits accolés

Quand il a eu un an, on a retenté l’expérience « dormir dans sa chambre« . Cette fois, on a commencé par les siestes, qu’il avait beaucoup moins de mal à faire. Pendant huit jours, on a essayé. Pendant huit jours, il luttait contre le sommeil pendant des heures. Je me suis rendue compte, en restant près de lui, que les volets de sa chambre étaient en bien piteux état et laissait trop passer la lumière. Soit, on revient dans notre chambre alors.

Et on a continué le cododo. Dans notre lit, avec son lit accolé, comme un grand lit de cododo (mais en moins cher comme je disais).

En juin dernier, il avait alors quatorze mois, j’ai eu l’idée de changer la disposition des meubles de notre chambre pour pouvoir y placer un matelas une place au sol. Contre le mur du fond, à l’opposé de notre lit en somme. J’y ai même mis nos draps « sales » histoire qu’il y ait une odeur familière. Pendant quelques jours, je n’ai rien changé à nos habitudes. Il dormait dans notre lit. Mais on allait « jouer », s’allonger sur ce nouvel espace, sur ce nouveau lit. Au bout de quatre jours, il y a fait une sieste. Mais le soir, c’était toujours dans notre lit. Le lendemain, même chose. On a continué comme ça pendant quelques jours puis on a réussi en un essai l’étape du coucher du soir. Ça y est, il dormait dans son lit. Il avait mis un peu plus de temps à s’endormir, il se réveillait un peu mais il dormait dans un lit, le sien, qui n’était pas collé au nôtre.

Il a fallu presque deux mois avant qu’il fasse une nuit « complète » dedans. Mais on y arrive. Régulièrement, il nous rejoint en fin de nuit/début de matinée (suivant comment on le voit). Quand, la nuit, il se réveille, on arrive souvent à le rendormir dans son lit. Parfois, on le reprend avec nous. Ces nuits-là sont souvent les nuits de journées agitées, pleine d’agitation, d’excitation … Et ça se répercute sur notre Cookie. Evidemment.

Les couchers sont devenus faciles, rapides. On se couche tous ensemble dans son lit. On met sa veilleuse hippocampe. Cookie tête un peu éventuellement. Puis, on rabat la couverture, on dit bonne nuit en signant, il nous répond et on sort de la chambre. La plupart du temps, il s’endort ou joue un peu calmement. Quelquefois, il se relève et on le recouche gentiment avant de repartir. Ces fois-là, il se rendort directement après. Il sait que de toute manière, on finira tous ensemble dans le même lit dès qu’il en sentira le besoin.

Je considère qu’on était toujours en cododo – ou presque à ce moment là. Finalement, même s’il s’endormait dans son lit, on le gardait contre nous quand même assez régulièrement et il finissait invariablement chaque matin dans notre lit. Quand j’ai commencé à travailler certaines nuits, l’amoureux ne s’embêtait même pas à l’endormir dans son lit. Direct dans le nôtre jusqu’au petit matin.

Petit à petit, Cookie a dormi plus longtemps dans son lit. Mais chaque maladie, hospitalisation ou souci particulier le faisait retourner dans notre lit. Après tout, ça ne nous dérangeait pas.

Crédit photo : photos personnelles

Bon, ok, ses coups de pied dans notre dos nous agaçait quelque fois mais que sont quelques coups quand on se réveille en sentant sa petite main nous enlacer, son souffle et son odeur dans notre coup, ses caresses inconscientes et cette douceur qui veille sur nous ? Et puis, c’était drôlement pratique quand on allait quelque part. Pas besoin de prévoir un lit pliant ou un autre lit sur place, il dormait avec nous et ça allait.

Et on a trouvé une nouvelle maison. Et le mois du déménagement, Cookie n’a fait que dormir avec nous : on avait enlevé et démonté son lit pour faire de la place pour les cartons.

La question s’est donc posée quand on a emménagé. Est-ce qu’on le prend avec nous pour le rassurer dans cette nouvelle maison ou on l’endort directement dans SON lit, dans SA chambre ? On a choisi la deuxième solution. On avait installé sa chambre la veille et pris soin de lui mettre notre couette et sa housse « sale » pour nos odeurs (encore). On allait bien voir de toute manière; on était prêts à le prendre avec nous au besoin de toute manière.

Il s’est endormi plutôt vite, dans son univers. Tranquillement. Cette nuit là, il s’est réveillé cinq fois. Le lendemain, quatre fois. Le jour d’après trois fois. On le prenait avec nous au petit matin, vers sept heures. Ça a duré une semaine. Une semaine où il dormait dans son lit, se rendormait dans son lit, se réveillait et nous rejoignait suivant l’heure qu’il était, soit dans notre chambre, soit dans le salon directement.

A l’heure où j’écris ces mots, nous avons déménagé il y a trois semaines et Cookie n’a plus passé une seule nuit (ou morceau de nuit) avec nous depuis ce jour. Ca a mis plus d’un an, mais c’était le bon moment. Il était prêt et nous aussi.

Alors, c’est peut-être pas la fin des haricots, mais c’est bien la fin du cododo….

Et toi ? As-tu pratiqué le cododo ? Volontairement ou induit par un bébé demandeur ? Comment as-tu mis fin à cette période ? Partage avec nous ton expérience ! 

A propos de l’auteur

26 ans, mariée depuis quelques mois, en couple depuis six ans et maman d'un bébé chat et d'un bébé (plus si bébé) Cookie né en avril 2016, je suis prof de français pour migrants, optimiste, bordélique, passionnée de voyages, de contes, de cuisine et de tout ce que essayer de faire avec mes dix doigts, je fatigue (légèrement) mon entourage. Mais c'est souvent pour la bonne cause ! Pour me contacter : Instagram : @djawene Email : freesiabdv@gmail.com