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C’est quoi « être maman » ?


Publié le 24 septembre 2019 par Mère Renarde

Il y a une question que je me suis toujours posée depuis le moment où j’ai vraiment ressenti le désir d’avoir un enfant. A quel moment on se sent maman ? Et qu’est ce que c’est « être maman » ?

Aujourd’hui que j’en suis une depuis plusieurs mois déjà, je crois que je commence à avoir quelques réponses. Je crois que sur ces 2 questions, il y a matière à s’éterniser, et que chaque femme qui aura eu un enfant aura ses propres réponses.

Je pense que j’ai très vite eu envie de devenir maman. Je ne me souviens pas m’être déjà projetée dans l’avenir sans enfant. Je fais partie de ce groupe de femme pour qui ne pas avoir d’enfant signifiait ne pas être entière. Cela dit, je ne me suis pour autant jamais imaginé maman, ce qui est paradoxale. J’avais un beau modèle de mère dévouée et aimante, et je voulais au minimum être cela pour mon ou mes enfant(s). Mais je n’ai jamais réellement réfléchi au type de mère que je souhaitais être au-delà de ça.

Quand j’ai appris que j’étais enceinte, après le flot d’émotion et d’excitation que procure ce petit +, j’avoue avoir paniqué parce que d’un seul coup, je me suis demandé comment est ce que je saurais que je suis maman. Est-ce que dès l’instant où ce petit bourgeon s’est accroché en moi je le suis devenue, ou alors il fallait que j’attende de l’avoir dans mes bras pour pouvoir m’appeler comme tel ?

Se sentir maman

Les premières semaines de ma grossesse, j’étais tellement malade que j’ai vite arrêté de me poser cette question. A force de vomir toute la journée, ma seule inquiétude était de savoir si cet embryon allait continuer malgré tout à se développer. A chaque rendez-vous, j’étais neutre à l’échographie. Je me souviens que je n’ai rien ressenti de particulier lorsque j’ai entendu ce petit cœur battre pour la première fois.

Et puis, j’ai fait ma menace de fausse couche à 11SA, j’ai eu peur, j’ai appelé mon gynéco en larme et j’ai dit pour la première fois « je ne veux pas perdre mon bébé ». C’est à ce moment là que je me suis sentie maman pour la première fois. Je n’ai plus jamais été pareil après ce jour-là. Même si la « maman » en moi était encore timide, elle commençait à pointer son nez. Je parlais de plus en plus à mon ventre, dans ma tête et à haute voix. Je le caressais et l’encourageais. Je me sentais vraiment connecter à cet enfant que je ne connaissais pas encore. Je ne l’imaginais pas, mais je l’aimais et j’avais constamment peur qu’il lui arrive quelque chose. C’est un ressenti que je ne saurais pas réellement décrire. Je sais que pour beaucoup de femmes, ce sentiment arrive lorsqu’elles prennent leur bébé dans leurs bras pour la première fois. Ce n’est pas mon cas. A vrai dire, je n’ai même rien ressenti d’extrêmement particulier en la prenant pour la première fois, hormis me dire qu’elle était si petite et si fine. Et là oui je me suis demandée si c’était ça être maman.

Etre maman

Dès l’instant que petit koala a été sorti de mon ventre, elle a constamment été dans mon esprit. Toutes mes pensées convergeaient vers elle, tout ce que je faisais était pour elle. Je voulais l’avoir tout le temps sur moi, même au début quand on me disait que ce n’était pas possible, car j’étais persuadée que c’était mon rôle de maman. Je DEVAIS le faire, je DEVAIS être près d’elle le plus possible, je DEVAIS être forte, ne pas craquer.

Voilà pour moi ce que c’était être maman. Le Devoir. Tu l’as créé, tu l’as mis au monde, cet enfant ne t’as rien demandé, tu as un devoir envers lui. Et c’est ce que j’ai fait, jusqu’au jour où j’ai craqué et que j’ai dit que je détestais être maman. Je ne supportais plus cette pression que je me mettais de toujours devoir tout faire pour elle uniquement, de ne pas penser à moi. Je m’obligeais à faire des choses que je ne voulais pas, à tel point que j’en étais arrivée à détester ce nouveau rôle.

crédit: photo perso

Se sentir être maman

Il a fallu que je combine les 2 ressentis pour réussir a atteindre un certain équilibre. Avec l’aide de ma psy, on a retravaillé ma vision de la maternité pour réussir à trouver un juste milieu.

Petit à petit, j’ai apprivoisé mon nouveau rôle. Au moment où j’écris ces lignes, je me sens mieux dedans. Je ne me sens pas bien dedans, mais je pense que c’est quelque chose qui s’apprend au fil du temps. Les premiers mois de vie du bébé peuvent être étouffant, et les sentiments envers lui à l’opposé de ce qu’on ressentait quand il était encore dans notre ventre. L’accouchement, l’allaitement, les nuits, les maladies, tout cela peut influencer le chemin qu’on souhaite prendre en tant que mère.

Et pourtant un matin on se lève, on regarde son enfant, et on se dit « oui, je suis maman. Je suis celle qui sait le mieux ce qui convient à mon enfant. Je suis celle qui sera toujours là pour lui, celle qui pleurera pour lui et avec lui; celle qui s’énervera tout en l’aimant et lui demandant pardon pour cela; celle qui se demandera toujours comment elle a pu faire un être si merveilleux ».

Au final, être maman, c’est ressentir cet amour inconditionnel qui finit par nous subjuguer et nous renverser.


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Commentaires

8   Commentaires Laisser un commentaire ?

Virg

Bizzarement, je me suis sentie maman dès que j’ai su que j’étais enceinte, dans le sens de l’abnégation de soi. Je me suis découvert une capacité à la patience que je ne me soupçonnais pas. En revanche, maintenant qu’elle a 2 ans et demi et affirme son individualité, je me retrouve un peu plud. Comme si son besoin d’avoir des limites faisait ressortir mes propres limites et mon besoin de les lui apprendre pour qu’elle me respecte en tant qu’individu. Comme un sursaut d’indépendance « oh ! Je ferai tout pour toi mais j’ai besoin que tu respectes mes limites ». Je ne sais pas si je suis claire, en gros j’ai l’impression que notre rôle de maman évolue avec le besoin de l’enfant.

le 24/09/2019 à 08h35 | Répondre

Mère Renarde

Je suis tout a fait d’accord avec toi (et je te rassure, c’était très claire 🙂 ).
Je pense aussi que finalement, qu’il n’y a pas de réponse universelle. Et je me dis souvent (les fois où c’est dur) que ça s’apprend en meme temps que l’enfant grandit, sauf que le déclic arrive a différent moment chez chaque femme.

le 26/09/2019 à 08h09 | Répondre

Mel

Cest ca ! Sauf que jai toujours adoré cette place que ce petit m’a donné, je ressens ce que je « dois » faire instinctivement et je suis tellement heureuse de le voir grandir et évoluer. Voir notre relation évoluer de la même façon que je lai toujours rêvée me fait me dire que je vis un rêve, malgré la fatigue et le manque de sommeil.

le 24/09/2019 à 14h10 | Répondre

Mère Renarde

c’est génial que tu te sois senti si vite bien dans ton rôle de maman :). Il n’y a rien de plus important à mes yeux qu’une maman qui se sent bien et confiante pour ses enfants;

le 26/09/2019 à 09h03 | Répondre

Madame l'Abeille

« Les premiers mois de vie de bébé peuvent être étouffants et à l’opposé de ce qu’on ressentait envers lui quand il était dans notre ventre ». Je te rejoins +++. Mais ça passe quand l’enfant grandit (ah si seulement on pouvait accoucher d un bébé qui a déjà quelques mois 😊).

le 25/09/2019 à 07h52 | Répondre

Mère Renarde

oui effectivement, j’ai remarqué qu’avec les mois passant, j’ai pris plus d’assurance, et je me sens vraiment plus à l’aise.

le 26/09/2019 à 10h34 | Répondre

Workingmutti (voir son site)

Je me suis sentie maman … seulement après ma dépression du post-partum, soit lorsque mes fils (des jumeaux) avaient 9 mois. Avant, je n’étais que ce robot qui devait s’occuper d’eux. Pour mes 2 autres enfants, c’est venu à chaque fois un peu plus vite, mais jamais de révélation incroyable pendant la césarienne ou au retour en chambre.

le 25/09/2019 à 12h44 | Répondre

Mère Renarde

C’est aussi une fois que j’ai surmonté une grosse partie de ma DPP que j’ai réussi à mieux me sentir dans ce role. la depression post-partum bouffe énormément quand meme…

le 26/09/2019 à 10h37 | Répondre

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