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A la une / Vie de maman

La chance du petit troisième

Cela va faire plus de deux ans que je n’ai pas écrit sur ce blog ! Le temps est passé à une allure folle et en même temps aussi lentement qu’un escargot. Alors avant d’enter dans le vif du sujet, laisse moi te faire un petit update de ma situation personnelle :

Mon dernier article parlait de mon rôle de maman de deux enfants, mon petit deuz étant fraîchement arrivé. Depuis, un burn out maternel nous a gâché une bonne année et un petit troiz s’est invité pour notre plus grande joie dans notre famille. Un troisième garçon donc, arrivé début septembre. Et depuis nous découvrons la vie de famille un peu nombreuse !
Comme tu le vois, deux années bien remplies et un nouvel agencement familial qui nous a permis de nous rendre compte de la chance des familles (un peu ou beaucoup) nombreuses.

A chaque naissance, je me rappelle des précédentes. A chaque mois de vie de mon bébé qui passe, je me rappelle ses frères au même âge. Et ces flash-back m’ont permis de me rendre compte combien nous avons évolué avec Superman dans notre façon de gérer l’arrivé d’un nouvel enfant.


Crédit photo : Ordnungwidrig

Au premier enfant

Ça y est, je suis maman ! L’accouchement vient de se terminer (mais les suites de couche commencent, youpi !) j’ai un bébé tout beau et tout neuf dans les bras. Mon bébé. Je découvre avec lui ce nouveau rôle de maman. Ce jour là ne sera pas seulement celui de l’anniversaire de mon enfant, mais également celui de ma vie de maman.

En général, au premier bébé, le rythme familial tourne autour de lui. Que celle qui n’a pas mangé froid / en décalé / d’une main parce que chéri chou a décidé pile à ce moment là de pleurer, lève la main ! Les horaires de sieste structurent ma journée. Et j’essaie d’organiser les rdv et sorties indispensables autour de ces siestes. Impossible pour moi de le réveiller pour le mettre dans la poussette, je trouve ça trop cruel. J’ai bien sûr beaucoup de mal à être habillée avant 15h et les rares fois où je mange mon repas de midi il est 17h. Je dors dès qu’il dort pour essayer de récupérer des nuits entrecoupées. J’envoie valser le ménage, la préparation des repas et le lave linge et malgré cela je me sens débordée, la tête sous l’eau.

Pendant ces mois, nous vivons bébé avec Superman, nous respirons bébé, nous mangeons bébé. Il est devenu le centre de notre univers. Il a chamboulé toute notre organisation et la vie de la maison. Et nous trouvons ça normal.

Au deuxième enfant

Avec beaucoup ou peu d’écart, le schéma reste à peu près le même. Me voilà obligée de nourrir mon nouveau bébé tout en racontant une histoire à l’aîné. Fini le temps des grasses mat’ le matin, il faut se lever pour préparer chéri chou premier du nom pour sa journée nounou / crèche / école. Il y a deux rythmes de siestes différents à essayer de synchroniser. Le grand veut jouer avec le petit, trop petit encore. Les premières disputes vont vite arriver, les premiers partages de jouets aussi.

Mais, en tant que parents expérimentés, je nous trouve tellement plus zen. J’entends souvent mes amis, jeunes parents de deux enfants, me dire qu’il aurait fallu avoir le deuxième à la place du premier ! La vie familiale ne tourne plus exclusivement autour du nourrisson, et ainsi on entrevoit un nouvel équilibre. Et puis, deux parents = deux enfants. On est pas encore en infériorité, chacun s’occupe d’un loustic et la maison tourne bien !

Au troisième enfant

Que je le veuille ou non, le temps du premier enfant, seule et unique préoccupation de mes journées, est bien fini ! Mon bébé tout beau tout neuf passe très souvent après ses grands frères. Il ne me demande pas à corps et à cris de raconter une histoire ou de finir un coloriage, il attend plus ou moins sagement que je vienne le nourrir, lui faire un câlin ou autre. Je le transporte un peu partout : école, parc, piscine dès la sortie de la maternité et qu’il dorme ou non. Son rythme de siestes est bien vite calé sur les horaires de sortie d’école. Il pleure plus qu’il ne faut et ses biberons sont souvent entrecoupés, pour me permettre de gérer une dispute des deux grands.

A lire ça, ses journées n’ont pas l’air terrible. Alors qu’en fait, elles sont bien plus pleines et joyeuses que celles de mon aîné au même âge. Car, c’est ça qui est magique quand tu as plusieurs enfants : ils s’occupent les uns des autres. Au lieu d’interagir avec seulement ses parents, il va avoir ses frères qui vont lui faire des câlins à gogo et des bisous, qui vont lui apporter des jouets, des livres, qui vont lui faire goûter du pain à 3 mois et le baptiser au jus de fruit à 5. Et puis pas la peine de le stimuler avec des activités spécifiques, se tordre dans tous les sens pour suivre les jeux des grands est bien suffisant !

Ce bébé passe ses journées entouré de bruits, de mouvements, d’agitations, de vie. La vie de famille ne tourne pas autour de lui, mais des grands. Il va s’imbriquer dans l’équilibre et rythme familial. Toutes ces choses qui me paraissaient impossible avec un enfant, sont devenus d’une facilité ! De toute façon, je n’ai plus le choix, je dois me lever, m’habiller avant une certaine heure, je dois préparer les repas pour mes plus grands. La vie continue malgré la naissance, et les premiers mois de vie de mon bébé ne sont plus cette douce parenthèse que j’ai pu vivre pour mon aîné.

Je ne comprends même pas comment j’ai pu être débordée avec un seul enfant. Alors que là avec trois, j’abats une quantité dingue de travail. Je jalouse un peu mes copines, nouvelles mamans qui ont le luxe de pouvoir dormir quand leur bébé dort !


Crédit photo : Sathyatripodi

Ce petit bébé vit entouré de brouhaha, d’agitations. Il vit enveloppé dans notre bulle familiale, enveloppé par les câlins baveux et pleins de microbe de ses frères, enveloppé par les innombrables peluches qu’ils ne manquent jamais de lui donner, enveloppé de l’attention constante qu’ils lui donnent. C’est à qui lui fera son premier bisous, son premier câlin du matin ! Et ce petit bébé qui d’un point de vue extérieur a l’air de passer en dernier, sans son rythme respecté, avec des siestes pleines de comptines et de disputes, et en fait le petit bébé le plus heureux du monde car il n’est pas seul et je peux te dire que sa jauge d’affection déborde largement…

Avec le peu de recul que j’ai (M. a 2 mois et demi) je peux t’assurer que je préfère à 200% notre vie de famille à cinq, que celle à trois. Le bébé n’a plus la place principale et bizarrement (ou non) la vie de famille est beaucoup plus simple ainsi. Toute la famille est pris dans le rythme intense, chacun s’adapte un peu et tout le monde profite de tout le monde.

Et toi ? Tu as vécu différemment les premiers mois de tes enfants ? Tu préfère quel agencement familial ? Dis moi tout !

A propos de l’auteur

Jeune trentenaire et jeune maman des trois garçons les plus fantastiques de l'univers. Quand je ne m'extasie pas sur eux, je couds, je tricote, je brode. Et de temps en temps, je passe du temps avec mon mari !