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A la une / Récit de grossesse

Chercher une crèche pour notre bébé pas encore né !

Je t’ai laissée la dernière sur mes vacances qui m’ont bien aidée à me sentir mieux…

Quand nous sommes rentrés de vacances, je n’étais donc plus une larve tentant de survivre et de faire bonne figure. J’avais rendu ma grossesse publique juste avant de partir et j’avais regagné en énergie. Il était donc plus que temps de m’occuper de trouver un moyen de garde pour notre enfant !

Crédit photo : Marc van der Chijs

Plus que temps de trouver un moyen de garde ? Mais il n’est même pas encore né ce petit ! Ben oui, mais on m’avait bien prévenue qu’ici, il fallait s’y prendre tôt surtout si je voulais des jours spécifiques.
Alors même si ça me faisait un peu mal au cœur de penser à qui prendra soin de notre bébé dans 8 mois (5 mois de grossesse et 3 mois de congé maternité plus tard) alors que je n’ai même pas eu la chance de le rencontrer encore, je m’y suis mise.

Quelle garde ? À partir de quand ? Combien de jours par semaines ?

Je suis chef d’entreprise et professeur de français langue étrangère (dans mon entreprise qui est en fait une école pour apprendre le français) J’ai une certaine flexibilité dans mes horaires, je peux « choisir » les cours que je donne (et depuis quelques mois, j’ai arrêté les cours le soir et le samedi matin) et faire une partie de mon travail depuis chez moi.
Je suis co-directrice de mon école et mon associée qui a déjà un enfant prend deux jours sur les 5 de la semaine pour être avec son fils (et elle travaille pas mal chez elle, le soir et pendant la sieste). On s’était dit que je ferai pareil (sur deux jours différents) quand j’aurais un enfant.

Mon mari a un travail de 4 jours sur 7 mais avec des horaires qui changent tous les jours (il peut commencer à n’importe quelle heure, il peut travailler la nuit et le weekend), il connait ses shifts environ 1 mois et demi à l’avance. Mais à partir du moment où il a un enfant, il peut demander un jour particulier à ne pas travailler dans la semaine. C’est comme ça qu’on a décidé que j’irais au boulot le mercredi, jeudi et vendredi, que je serai à la maison le weekend et le lundi mardi et l’amoureux le mercredi (et les deux jours libres de plus de mon chéri pourront tomber n’importe quel jour mais en fonction, ça peut permettre qu’on ait du temps en famille, que j’ai du temps rien que pour moi ou que l’amoureux ait du temps rien que pour lui si c’est un jour normal de garde du petit).
Nous cherchions donc un moyen de garde pour deux jours, de préférence le jeudi et vendredi (mais les jours pouvaient encore se négocier) après mon congé maternité (c’est à dire 12 semaines après la naissance – et oui, j’ai le droit à un congé maternité en étant entrepreneuse, youhou…).

Ce système de temps partiel des parents et de garde seulement pour quelques jours par semaine peut te paraitre inédit ; mais ici, c’est la norme. Le congé parental n’existe pas, les crèches sont chères (même s’il y a des aides) et la société est basée sur le modèle des parents à temps partiel (on ne va pas se mentir, plus pour les mères que les pères mais le papadag, le jour du papa est quand même hyper courant ici).

Nounou ou crèche ?

Le système des nounous est moins développé ici qu’en France. Mais au début, je me suis dit que ça pourrait être bien pour nous :

  • Ça peut permettre plus de flexibilité (car j’ai parfois du mal à quitter le travail tôt et comme l’amoureux peut aussi avec des horaires du type 13h-21h30…).
  • Une seule personne référente et pas une collectivité pour un si petit bébé…
  • C’est sensiblement moins cher

J’ai commencé par chercher de ce côté-là, eu quelques contacts avec des nounous mais je n’arrivais pas à me projeter… Le choix pas trop loin de chez nous était limité et j’avais l’impression que les nounous que je trouvais faisaient moins professionnelles de la petite enfance que ce que j’aurais voulu.

Et l’idée de devenir employeur d’une nounou dans une culture et une langue qui ne sont pas les miennes m’a fait un peu peur.

J’ai donc finalement décidé de me tourner vers les crèches… Je me suis dit qu’au moins, j’ai plus de certitudes quand au fait que c’est une solution pérenne, fixe et sécurisante (ceci est un ressenti, pas une généralité sur les nounous).

La quête du graal sur Internet

J’ai donc commencé un beau tableau sur google drive pour repérer les crèches pas trop loin de chez nous et de la gare (nous prenons tous les deux le train pour aller travailler). J’avais dans mes critères les horaires d’ouverture (certaines ouvrent à 7h30, d’autres 8h, certaines ferment à 18h, d’autres à 18h30, avec le temps de trajet pour aller au travail, je préfère avoir une plus grande amplitude horaire), la distance de chez nous et de la gare, la pédagogie, le prix.

Dans la ville où nous habitons, il y a 8 crèches faisant partie de la même organisation qui me donne une bonne impression, trois ne sont pas loin de chez nous / de la gare. Je décide de commencer par là. J’envoie donc un e-mail.

Le lendemain, on me rappelle, une dame très sympa et – détail rigolo – francophone (j’ai donc eu une conversation en français, c’était agréable de ne pas avoir d’efforts à faire).
Seulement, elle a une mauvaise nouvelle, les trois crèches que j’ai repérées sont déjà pleines pour janvier 2018. Dans une, on peut espérer un jour, dans les deux autres, pas de place avant le printemps 2018 !

Elle me propose d’aller en visiter une quatrième, plus loin, à 3,5 km de chez nous et 2,5 km de la gare. Ça peut te paraitre peu mais nous habitons à 700 mètres, moins de 10 minutes à pied de la gare, je n’ai pas le permis et comme nous sommes en plein centre-ville, ce n’est de toute façon pas pratique pour l’amoureux d’emmener le petit en voiture et d’aller prendre le train après… Dans tous les cas, on perd beaucoup de temps.
J’accepte quand même de planifier une visite, je me dis que ça nous donnera un point de comparaison.

Mais surtout, je laisse tomber mon beau tableau google drive pour le moment (on sélectionnera plutôt en 2ème vague) et je me mets à contacter toutes les autres crèches du coin pour savoir où il y a des places.

On se retrouve donc à avoir des rendez-vous pour visiter trois crèches.

Ma liste de questions

Avec l’aide de mon associée (qui a du visiter une dizaine de crèches à Amsterdam lors de sa première grossesse), j’ai fait une liste de questions que je partage avec toi si ça peut te servir.

  • Comment sont faits les groupes d’enfants ? Différence d’âge et taux d’encadrement.
  • Quelle régularité dans l’encadrement ? L’enfant voit-il les mêmes personnes tous les jours ? Présence d’un référent ?
  • Comment est organisée la sieste ?
  • Quelles activités font les enfants ?
  • Les enfants vont-ils dehors ? Avec quelle régularité ? Dans quelles conditions ?
  • Quelle politique par rapport à la tétine ?
  • Acceptent-ils le lait maternel ? Sous quelles conditions ?
  • Les couches sont-elles fournies ou les parents doivent les fournir ?
  • Comment sont organisés les repas ? Que servent-ils ?
  • Y-a-t’il de la flexibilité dans les jours de garde si besoin ?
  • Y-a-t’il une adaptation avant ?
  • Quelle est la politique en cas de maladie ?
  • Comment est organisé le suivi avec les parents ?

Visite de la crèche 1

Sur le papier, la crèche 1 a vraiment l’air bien. J’ai eu un très bon contact avec la directrice qui a répondu rapidement et clairement à mes mails. C’est une petite structure et les photos donnent envie.

Points négatifs : 1,4 km de la gare, 1,2 km de chez nous. Et c’est une des crèches les plus chères et il y a un supplément si on veut un repas chaud le midi (les néerlandais mangent froid le midi).

C’est parti.

Alors, le chemin pour y aller est très sympa, c’est un quartier résidentiel et donc c’est une grande maison avec jardin.
Nous sommes très bien reçus, nous avons une super impression du lieu et du personnel, flexible, ouvert. Les enfants sont au calme, ont un super jardin (y a même des poules et un petit jardin potager) et semblent heureux. On répond à nos questions avec beaucoup d’attention et les réponses nous plaisent. La directrice nous dit à la fin « si c’est votre première visite, allez visiter d’autres crèches et ce qui compte au final c’est d’avoir un bon feeling, si vous arrivez à imaginer votre enfant dans la structure, c’est bon. »

Nous repartons ravis en se disant que les visites commencent bien.

Visite de la crèche 2

La deuxième crèche est celle de la grande organisation (tu sais, celle de la dame sympa francophone au téléphone). Cette structure a l’air très sympa sur le papier mais c’est un peu loin.

On commence par une mésaventure : en partant de chez nous, je me rends compte que j’ai complétement oublié mon vélo à la gare ! Pour ne pas être en retard, l’amoureux me propose de me prendre sur son porte-bagage (#dutchStyle)

Nous arrivons pile à l’heure. Le chemin est sympa car la crèche se situe dans la forêt mais ça monte… L’amoureux a un galéré avec moi sur le porte-bagage donc je pense à tous les matins où je serai un peu en retard et qu’il faudra forcer sur les cuisses…

Dans cette crèche encore, on a une bonne impression, une grande place est donnée à l’extérieur, le personnel a l’air sympa et compétent et on répond gentiment à nos questions.

Mais c’est une plus grande structure et on a moins un coup de cœur que la première et c’est vraiment plus loin.

Après ces deux crèches, on se dit que vraiment la première a l’air parfaite, que ça serait vraiment idiot qu’elle nous passe sous le nez…
Mais je veux vraiment voir la troisième car elle a 500 mètres de chez nous.
J’envoie donc un mail à la première pour expliquer la situation très honnêtement et on me répond « si vous pouvez donner une réponse après votre visite de la crèche 3, je veux bien vous pré-réserver une place pour le moment, pas de problème » – un point de plus pour la crèche 1 !

Visite de la crèche 3

J’ai un moins bon feeling avec cette crèche. Ça a été un peu dur de prendre rendez-vous (pas de réponse à mon e-mail et on a du rappeler une deuxième fois pour fixer un rendez-vous car la première fois, on nous a dit que la personne qui s’en occupe n’était pas là – mais on ne nous a pas proposé de nous rappeler).

Après, cette crèche est à côté de chez nous et coûte 1,20 euro de moins de l’heure que la crèche numéro 1. Je me demande sérieusement qu’est-ce qui justifie une si grande différence de prix…

Je l’ai vite compris ! On était là depuis à peine 5 minutes que j’ai su qu’il était hors de question que je confie mon bébé à cette crèche : 15 enfants de 3 mois à 4 ans dans une même pièce très bruyante, la personne qui nous faisait visiter ne semblait pas très motivée pour répondre à nos questions, trop de jeux partout, de bazar et « l’extérieur » avec des jeux en plastique posés sur un sol en plaques noires vaguement molles sans un brin de nature…

L’amoureux fait bonne figure pour deux et en moins de 15 minutes, nous sommes dehors.

Nous avons une crèche !

J’envoie directement après un message à crèche 1 pour dire que nous voulons inscrire notre enfant (pas encore né) à leur crèche pour janvier pour jeudi et vendredi. On me répond dans les 24 heures avec le dossier à remplir. Nous faisons ça le soir même.

Voilà, à quatre mois de grossesse, j’avais donc une crèche pour mon bébé ! Ouf !

Et toi, as-tu commencé à penser au moyen de garde de ton petit tôt ? Comment se sont passés tes recherches ? Raconte !

A propos de l’auteur

Maman d'une petite fille merveilleuse née en novembre 2017 et d'un petit garçon fantastique né en juillet 2019, j'habite aux Pays-Bas avec mon amoureux, j'ai été prof de FLE et directrice d'une école de langue que j'avais co-créée... Aujourd'hui, j'explore de nouveaux horizons et si tu veux continuer à me lire, ça se passe sur www.claire-schepers.com