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A la une / Témoignage

Quand l’homme accoucha dans la douleur

Rendez-vous était donc pris pour la fameuse chirurgie exploratrice. Par respect pour le lectorat masculin (sait-on jamais !), je ne t’expliquerai pas en détail de quoi il s’agit. Mais en gros, il est question d’aller chercher les spermatozoïdes à la source.

Dix-huit mois après le début de nos essais, deux ans après m’avoir dit « Oui ! », Monsieur Loup passait donc sur le billard.

Je suis allée le récupérer le midi à l’hôpital. Il souffrait. L’interne qui avait assisté le chirurgien (le Dr Poker est en fait « Professeur », et assez réputé de surcroît, nous l’avons découvert plus tard, par hasard) est venue nous faire un compte-rendu :

« Nous avons prélevé en quatre zones, nous a-t-elle dit.
– Dans le testicule droit, non ? a demandé mon mari.
– Oui, tout à fait !
– Je le sens, j’ai super mal de ce côté-là…
– Nous avons trouvé du matériel : vingt-sept paillettes ont été transférées vers votre CECOS.
– Attendez, vous voulez dire qu’on va pouvoir le faire, ce bébé ? ai-je demandé, extatique.
– Ah ben là… Oui ! Plusieurs, même, si vous voulez !
– Je pourrais vous embrasser, là, tout de suite ! » s’est exclamé mon mari, qui se demandait quand même comment il allait se relever…

Nous sommes ressortis de l’hôpital en pleurant. Avec le compte-rendu sous le bras, qui nous détaillait le contenu précis de chacune des vingt-sept éprouvettes qui venaient de partir au frais, en millions de spermatozoïdes.

La vie était à nouveau belle… et mon mari, TRÈS LENT ! Il a marché en cow-boy durant une semaine, et en a profité pour sensibiliser notre entourage (qui commençait à lui demander s’il avait un balai coincé quelque part) à la question de l’infertilité. Il a ainsi fait grimacer tous les mâles de notre connaissance en racontant en détail ce qu’il avait dû subir et pour quel résultat.

Cowboy

Crédits photo (creative commons) : the_jetboy

Après cela, il a fallu prendre rendez-vous en PMA. Oui, parce que pour moi, l’andrologue, c’était déjà la PMA. Mais le Professeur Poker m’a bien vite détrompée avec un gentil : « Bon, ben voilà, ma part du travail est faite. Maintenant, il faut vous trouver un gynécologue en PMA ! »

Pour des soucis de praticité, nous avons choisi l’hôpital Royal, juste à côté du travail de Monsieur Loup et pas trop loin du mien, dans lequel les paillettes nous attendaient sagement au frais.

J’ai appelé fin juin, pressée que les choses avancent, maintenant qu’on avait le principal. La secrétaire que j’ai eue au téléphone m’a dit : « Vous êtes une nouvelle patiente ? », puis, comme je confirmais : « Bon, ben ce ne sera pas avant septembre ! »

Allons-y pour septembre. De toute façon, « patience », c’est le maître mot de la procréation médicalement assistée…

Et toi, ton mari a-t-il dû subir « le pire » pour votre projet bébé ? Connaissais-tu ce type de chirurgie ? As-tu eu besoin de l’aide du CECOS pour concevoir ? Raconte !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Bretonne de cœur, Normande de racines, Parisienne d'adoption. Mariée à Monsieur Loup, mon prince Charmant, depuis juin 2012, et maman d'une petite Lueur depuis décembre 2015. Dessinatrice, fan de Disney, gamine dans l'âme, je suis une éternelle positive... et c'est pas toujours facile ! Tu peux désormais me retrouver sur www.bribesdevies.fr, et me suivre sur instagram @chaperonrouge_et_cie