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A la une / Vie de maman

Choisir un contraceptif après bébé : quelle galère !

Aujourd’hui, je vais parler du côté maman et pratique. Sauf si tu veux un autre enfant dans la foulée, il est évident que la question du contraceptif se pose rapidement après l’accouchement. Pour un certain nombre d’entre nous, je pense qu’elle n’est pas si évidente que cela, surtout suite aux scandales qui ont éclatés concernant les pilules contraceptives l’année dernière ! Il y a encore quelques semaines, je lisais en outre un article sur un certain stérilet hormonal et la minimisation des effets secondaires par le corps médical…

Avant la grossesse

J’ai eu « la joie » d’avoir une pilule assez tôt : vers 17 ans pour mettre fin à mes soucis d’acné. J’ai fait presque 10 ans de Diane (oui, pas bien ! surtout avec mes soucis de santé…), puis quelques années de Leeloo. Pour être honnête, je n’ai jamais eu de soucis. Mes prises de sang annuelles étaient bonnes (pas de cholestérol) et je n’avais pas d’effets secondaires. Mon acné était parti et j’avais même perdu quelques kilos. Je pense qu’à l’époque, il était juste « normal » pour les médecins de proposer un contraceptif oral à une jeune femme sans enfant. En plus, cela m’avait toujours rassuré : la pilule, c’était la certitude de ne pas avoir de grossesse non désirée (si celle-ci est bien prise) en plus du préservatif bien sûr pour les MST !

Après la grossesse : les premiers mois

Il faut savoir que certaines pilules sont possibles tout de suite après l’accouchement et qu’elles sont compatibles avec l’allaitement. Pour notre part, nous avons choisi l’abstinence avec mon mari. Oui, oui… tu as bien lu. Entre la fatigue, le corps abimé… Je pense juste que ce que c’était le mieux, et puis, on a pas besoin d’être tout le temps sous la couette pour être heureux dans notre couple. Mon mari ne m’a pas mis de pression et ça nous allait très bien. Mais quand Petit Prince a grandi : le sujet est revenu sur la table. En fait, cela venait surtout de moi.

Nous étions partis sur le principe de n’utiliser que le préservatif, mais je n’étais pas sereine. C’est possible qu’il se casse, non ? Bon, je sais, c’est assez rare, mais au bout d’un moment, je n’avais plus envie de me stresser, de calculer mes cycles, etc…

Il a donc fallu envisager quelque chose en plus.

Le choix d’un nouveau mode de contraception…

Après en avoir discuté avec le gynécologue, mon choix s’est orienté sur le stérilet hormonal et non en cuivre, car j’ai des menstruations abondantes et douloureuses. En cuivre, cela n’aurait fait qu’accentuer les symptômes. Il me l’a vendu comme quelque chose de génial avec presque plus de règles, etc… mais avec quelques mois d’inconfort, le temps que le corps s’en accommode. J’avais déjà eu un enfant, donc pourquoi pas ? Mais je dois le reconnaitre, cela a été un choix par défaut. Je voulais un contraceptif relativement fiable, je ne voulais plus me stresser avec juste le préservatif et absorber le moins d’hormones possibles compte tenu de mon terrain favorable à l’hypertension. Pour être honnête, mon mari n’a pas été très motivé pour ce mode de contraception. Bizarrement il se stresse moins que moi sur le sujet (quand l’envie de bébé 2 pointe son nez chez le papa avant la maman…).

… Qui n’est finalement pas le bon

Mon article prend tout son sens au regard de ce paragraphe. Soyons clair et ne tournons pas autour du pot : j’ai très mal supporté mon stérilet hormonal. Les premières semaines, je me suis dit que c’était normal, mais pendant plusieurs mois j’ai eu des migraines et des céphalée très virulentes. Mon humeur était aussi moins constante, car j’étais mal presque quasi en permanence : toujours fatiguée et la tête lourde. Dans la rue, j’avais peur de tomber (bien que cela ne me soit jamais arrivé). J’ai en outre fait des poussées d’acné. Oui, la total !

J’ai suspecté plusieurs semaines des problèmes de tension qui sont inhérents à ma maladie génétique et apparaissent lorsque la maladie se dégrade. Après pas mal d’auto-mesure, j’ai été rassurée : ce n’était pas un problème de tension. Ensuite, quand je suis allée chez le médecin, on a constaté de grosses contractures musculaires au niveau du cou, j’ai donc eu des RDV chez le kinésithérapeute, mais à aucun moment, mon médecin traitant ne m’a parlé du stérilet.

En y réfléchissant bien, je me suis dit que ça valait le coût de le retirer, histoire d’écarter toutes hypothèses. En effet, je n’avais pas de problème de tension, pas de « problème au cerveau » pour mon médecin (oui, parce que franchement, je commençais à me poser des question ah ah). Chercher l’erreur.

Et j’avais raison ! Le gynécologue m’a tout de suite cru, mais m’a fait comprendre qu’il avait très rarement retiré de stérilet hormonal auparavant. Bizarre… surtout quant on lit dans les effets secondaire qu’une femme sur 10 est susceptible d’avoir les mêmes symptômes que moi. Bref, après trois semaines, j’ai retrouvé ma forme d’avant : plus de migraines, plus de céphalée, plus de fatigue. Je garde donc une très mauvaise expérience de mon stérilet : que des inconvénients, aucun avantage (oui, mes menstruations n’étaient pas moins douloureuses et ont peu diminué). J’aurai tenu six mois avec ce contraceptif.

Et aujourd’hui, on en est où ?

Retour à la case départ : préservatif. Le gynécologue m’a bien proposé de repasser sur une pilule micro-dosée par défaut, mais il n’a pas insisté. Et puis, compte tenu de mes problèmes de santé, je n’ai pas envie. Bon au moins, Petit Prince a 20 mois aujourd’hui, donc s’il arrive quelque chose, on le gardera ce petit. En tout cas, il me semblait important de partager avec toi, mon retour d’expérience. Un mal-être général, des migraines à répétition… peuvent bien venir d’un contraceptif, et même si les médecins relativisent les effets, chaque corps est différent !

Dans cette histoire, je me suis bien rendue compte aussi à quel point la contraception restait une histoire et un problème de femme. Je ne dis pas cela pour mon mari, mais par rapport à mon gynécologue qui est un homme et qui m’a sorti cette magnifique phrase après le retrait du stérilet : « Bon, vous pouvez continuer sans contraceptif et vous faites attention. Et puis, au pire si vous tomber enceinte, vous le garder ? ». Mmmh comment dire… Le problème va toujours se poser dans ce cas… et si je réagis comme cela, je prends le risque de faire 10 enfants ? Par conséquent, le sujet est toujours ouvert dans notre couple et se posera à nouveau après bébé 2…

Et toi, connais-tu la même difficulté à trouver le contraceptif qui te convient ? Et qu’en pense ton conjoint ?

A propos de l’auteur

Je suis la maman de Petit Prince né en 2015 et de Petit Poussin né au printemps 2019. Après deux grossesses bien surveillées, j'assume pleinement ma vie professionnelle avec le soutien sans faille de mon mari et beaucoup de flexibilité & d'organisation. Depuis un peu plus d'un an maintenant, nous avons quitté la région parisienne pour vivre dans l'Est de la France suite à une opportunité professionnelle. Bref beaucoup de changements pour notre famille en très peu de temps !