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A la une / Récit de grossesse

Le choix de la maternité : notre décision

Je t’avais laissée la dernière fois sur nos trois choix possibles pour la maternité.

On se rend compte que pour choisir la maternité, il faut d’abord qu’on réfléchisse à ce qu’on souhaite comme accouchement. C’est-à-dire :

  • dans la mesure du possible, que ce soit le moins médicalisé possible (rapport à mes angoisses et à la phobie de l’amoureux envers le monde médical),
  • pouvoir être la plus libre de mes mouvements possible (je déteste me sentir entravée),
  • si possible, tester sans péridurale (mais pouvoir aussi être libre de la prendre à tout moment !), et donc avoir accès à des techniques diversifiées pour me soulager pendant le travail,
  • ne pas avoir l’impression d’être obligée de faire quoi que ce soit (péridurale, position, allaitement, etc.),
  • me sentir en confiance et en sécurité, qu’on réponde à mes questions, qu’on apaise mes craintes,
  • ne pas avoir de surcoût énorme en cas de chambre individuelle (ma mutuelle ne prend pas grand-chose en charge de ce côté-là),
  • être relativement proche de mon domicile (vingt/trente minutes maximum) et du travail de l’amoureux (pour qu’il puisse faire des aller-retour sans avoir à faire trop de route),
  • être suffisamment éloignée de ma famille et de ma belle-famille pour ne pas les voir tous les jours, tout le temps durant mon séjour,
  • pouvoir découvrir la maternité bien en amont,
  • avoir du temps en tête-à-tête avec notre bébé Cookie sitôt accouchée,
  • en cas d’allaitement (aucune décision fixe pour le moment), être libre de faire au moins une première tétée d’accueil (et si possible de continuer), et surtout avoir de bons conseils et un bon soutien (si je décide de donner le biberon aussi, d’ailleurs),
  • entendre de l’équipe médicale un discours plus ou moins harmonisé (pas tout et son contraire, en somme),
  • éviter de rester à l’hôpital trop longtemps (toujours ce rapport ambivalent avec le monde médical !),
  • éviter d’avoir à changer de service pour les soins de bébé/en cas de problème,
  • respecter la tranquillité de bébé (ne pas lui imposer de soins inutiles, par exemple).

On a donc exclu la maternité au label « ami des bébés », notamment pour des raisons de distance, et à cause de la réputation plutôt nuancée des urgences de l’hôpital. L’amoureux est emballé par le CHU, et moi par la clinique.

C’est sans compter un petit retournement de situation, qui nous laisse plus déroutés que jamais : l’amoureux signe enfin son CDI. Dans la ville de la maternité « ami des bébés ». Bye bye l’argument « c’est trop loin » ! Nous décidons de déménager, et nous nous retrouvons pile-poil entre les trois établissements (entre vingt et vingt-cinq minutes de voiture).

Je prends donc rendez-vous avec la clinique et la maternité labellisée (je fais l’impasse sur le CHU, que je connais déjà) pour visiter les services.

Trouver sa maternité

Crédits photo (creative commons) : David Kidd

La visite de la clinique

La visite est précédée d’une réunion discussion sur la péridurale. Elle n’est pas obligatoire, mais on tenait à y aller. La discussion est animée par une infirmière et un anesthésiste, qui nous présentent une vidéo sur la pose de la péridurale, prise en situation réelle. L’amoureux manque de tourner de l’œil, mais un café (et des viennoiseries) plus tard, tout va bien ! Nous visitons donc cette fameuse maternité.

On a le choix entre chambre individuelle, chambre double (ce sont en fait d’anciennes chambres individuelles dont on a enlevé la porte communicante) et chambre grand luxe. Les chambres sont simples, mais sympas, avec ce fameux « confort hôtelier ». La nursery est assez loin de certaines chambres, et les bains et les soins se font également dans une pièce à part, encore plus loin, mais au même étage.

Comme je le mentionnais dans mon précédent article, cette maternité est équipée de six salles de naissance (dont une salle nature, ludique et colorée, avec baignoire, lit rond et lianes), deux salles de pré-travail, et un bloc opératoire au bout du couloir, pour les césariennes. Les chambres sont à un étage, les salles de naissance à un autre. Un ascenseur direct relie les deux étages.

Une salle « relaxation », avec baignoire individuelle, est accessible à part : tant qu’on n’a pas eu la péridurale, on peut en profiter. Plutôt sympa !

Néanmoins, on sent que l’on est dans un hôpital. Tout le chuchote (à défaut de le crier).

De plus, nos questions restent sans réponses, ou les réponses m’agacent (notamment sur le nombre d’épisiotomies : « Mais Madame, c’est automatique, les épisio ! » Non, de nombreuses maternités préfèrent que ça se déchire naturellement et peu profondément, plutôt que de faire une épisiotomie systématiquement !). La personne chargée de la visite me regarde de haut, refuse de m’écouter, me tend son papier (le formulaire de satisfaction), et finalement tourne les talons, nous laissant seuls avec nos questions.

Néanmoins, la maternité a de très bonnes critiques, le personnel y est apparemment très très compétent (d’après nos connaissances), et surtout, elle est à une heure de route de la famille de l’amoureux, mais à seulement vingt-cinq minutes de notre futur chez-nous.

C’est donc avec une impression en demi-teinte que nous quittons cette maternité !

La visite de la maternité « ami des bébés »

Première approche : « Les visites, c’est le mardi à 14h. » Dommage, l’amoureux et moi, on n’est jamais disponibles, à ce moment-là. Première déception.

Deuxième approche : j’y vais pour un rendez-vous de contrôle avec une sage-femme (depuis le déménagement, ma gynécologue est à plus d’une heure de route). Je me dis que c’est un bon moyen de mettre les pieds dans la maternité pour une première fois. Histoire de voir si le courant passe.

Surprise : la sage-femme est un homme. Re-surprise : je l’adore. Il est doux, calme, bienveillant, rassurant (ça fait d’ailleurs un vrai contraste avec ma gynéco, certes compétente, mais brusque et pressée). Mon angoisse des hôpitaux et des rendez-vous médicaux s’apaise.

On me propose d’autres rendez-vous dans cette maternité (en attendant que je choisisse où je vais accoucher) et/ou des séances de préparation à la naissance. Je visiterai la maternité quelques jours plus tard, avec ce même sage-femme. Et cette visite va être… radicale.

On commence par visiter les chambres : spacieuses, colorées, avec de jolis et confortables fauteuils (convertibles pour le papa), une baignoire de bébé dans la chambre et une grande salle de bain. Bref, peu d’éléments qui rappellent le médical, au final.

Il y a deux salles de naissance, immenses (par rapport à celles de la clinique), équipées de lianes (pour permettre des étirements et suspensions pendant le travail), avec de très larges lits qui permettent plusieurs positions (et pas seulement la position gynécologique comme à la clinique)… Elles me font presque penser à la salle nature de la clinique, sans les couleurs flashy.

D’ailleurs, parlons-en, de la salle nature, puisque la maternité en a une aussi. Imagine un ciel étoilé, un lit banquette gigantesque, une baignoire, une chaise hollandaise, des lianes… Le tout dans une ambiance chaleureuse, cocooning, qui ne ressemble pas du tout à une salle d’accouchement. Tout ce qui a trait au médical est caché habilement.

Le bloc opératoire est tout de même à proximité immédiate, juste à côté ou en face des trois salles. Là encore, changement par rapport à la clinique, où le bloc était certes proche, mais pas dans la même aile du bâtiment.

Ma réaction : je veux. L’endroit respire la sérénité, mais aussi la capacité d’adaptation de l’équipe obstétricale. On répond à mes questions, on m’explique, on me donne des anecdotes rigolotes, on me raconte comment on peut accoucher (comme on veut, partout).

Cette salle me donne envie, la maternité aussi. L’accueil et le soutien du personnel est génial. Et étant donné que c’est une petite maternité, on a vraiment l’impression d’être chouchoutée et de ne pas être qu’un numéro. J’apprécie.

Comme tu as pu le deviner, c’est donc dans la maternité « ami des bébés » que j’accoucherai. Et pour l’instant, je suis ravie ! (Et psssst, à l’heure qu’il est, j’ai vraiment hâte d’y accoucher !)

Si ça t’intéresse, je t’expliquerai en détail les spécificités d’une maternité « ami des bébés » dans un prochain article.

Et toi ? As-tu visité plusieurs maternités ? Comment as-tu fait ton choix ? As-tu opté pour le label « ami des bébés » ? Qu’en as-tu pensé ? Viens nous raconter !

A propos de l’auteur

26 ans, mariée depuis quelques mois, en couple depuis six ans et maman d'un bébé chat et d'un bébé (plus si bébé) Cookie né en avril 2016, je suis prof de français pour migrants, optimiste, bordélique, passionnée de voyages, de contes, de cuisine et de tout ce que essayer de faire avec mes dix doigts, je fatigue (légèrement) mon entourage. Mais c'est souvent pour la bonne cause ! Pour me contacter : Instagram : @djawene Email : freesiabdv@gmail.com