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A la une / Vie de maman

Les femmes qui ont fait grandir ma fille : ses nounous


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J’ai été au chômage tout au long de ma grossesse, ce qui a présenté certains avantages : pouvoir dormir tout son soûl, éviter les transports en commun, être proche des toilettes en permanence, bien préparer l’arrivée de Petite Fleur, etc.

Bref, ça ne m’a pas déplu de ne pas travailler pendant cette période. Puis Petite Fleur est arrivée, et j’ai trouvé du travail à ses 3 mois et demi. J’ai donc pu profiter de mon bébé plus longtemps qu’une maman ayant déjà un emploi, qui aurait dû retourner travailler aux 2 mois et demi de son bébé.

Le souci, c’est que j’ai su que j’allais travailler dix jours avant de commencer. Il a donc fallu trouver un mode de garde en très peu de temps ! Panique à bord ! J’avais dix jours pour me faire à l’idée de laisser mon bébé toute la journée et pour trouver la personne à qui la confier. Ça fait beaucoup en peu de temps !

Bah oui, parce qu’au mois de février, les places en crèche, c’est aussi répandu qu’une galette des rois au mois de juillet… Alors, Petite Fleur serait forcément gardée par une assistante maternelle. Ça ne me gênait pas, au contraire, ça me rassurait de savoir qu’une femme unique prendrait soin de mon tout petit bébé pendant que je ne serais pas là pour le faire.

Choisir une assistante maternelle

Crédits photo (creative commons) : Unsplash

Pour trouver une assmat, nous avons fait jouer notre réseau : « Dis, tu ne connais pas une bonne assmat qui a un agrément de libre au plein milieu du mois de février… ? » Tu les vois, les trois conditions impossibles à réunir ??

Finalement, mes beaux-parents nous ont dit : « Mais nous on connaît une super assmat qui a une place de libre en ce moment. En plus, c’est une copine, on la connaît très bien !! » Vite, vite ! Nous sommes allés la rencontrer un soir après le boulot de l’Homme.

On a parlé avec cette dame pendant deux heures, Petite Fleur faisant tranquillement un somme dans son cosy. Le courant est très bien passé, on se tutoyait, elle nous a expliqué tous les méandres de l’administration pour l’embauche d’une assmat, nous a parlé de l’association de nounous dont elle était présidente, des autres enfants qu’elle gardait. Nous avons visité son appartement : un salon plus grand que le nôtre et une chambre « dortoir » avec trois lits à barreaux.

Bref, une réussite, cet entretien ! Et heureusement, parce qu’en dix jours, si on n’avait pas trouvé, on ne sait pas comment on aurait fait…

C’était décidé, ce serait elle la dame qui garderait Petite Fleur pendant nos journées de travail. Après une petite période d’adaptation (deux heures puis une demi-journée), les grandes semaines ont commencé.

L’Homme déposait Petite Fleur chez Nounou, elle y passait de grandes journées de onze heures, et je la récupérais le soir, de bonne humeur et souriante. Cette période a été très agréable, pour nous tous : j’ai redécouvert la joie d’aller travailler et de développer un cercle social, tandis que Petite Fleur découvrait la cohabitation avec d’autres enfants et de nouvelles activités, chez la nounou ou à l’association.

Cette association permet à plusieurs nourrices de se retrouver dans un local (une salle avec une grande baie vitrée) où tous les enfants trouvent des tapis, des jouets par centaines et plein de copains. Nous avons vraiment été enchantés que Petite Fleur puisse profiter de cette diversité et de cette sociabilisation deux fois par semaine.

Petite Fleur a grandi avec cette assmat : elle a vécu ses premiers repas à la cuillère, ses premiers retournements sur le ventre, ses premiers rires… Tous les matins, elle faisait de grands sourires en la retrouvant, et nous la laissions confiants et détendus.

J’avais été embauchée pour un CDD de six mois, nous l’avions dit à la nounou. Quelques mois plus tard, mon employeur a évoqué la possibilité d’un CDI. Chouette chouette chouette !!

J’en ai rapidement informé la nounou, mais c’était trop tard… Elle s’était déjà engagée avec un autre enfant dès le mois de septembre. Nous ne lui en voulons pas : elle s’est assuré un revenu pour la suite, ce qui est tout à fait normal. Mais nous étions revenus au point de départ.

Il allait falloir chercher une nouvelle assistante maternelle et chambouler les habitudes de Petite Fleur… Cette situation m’a beaucoup angoissée : comment mon bébé de 10 mois (l’âge qu’elle aurait au moment du changement de nourrice) allait gérer ce changement d’environnement, de nourrice et de toutes les habitudes qui vont avec ???

Nous avons rencontré trois nourrices :

  • La première était très bien, avec une grande et belle maison de plain-pied, une seule chambre pour tous les enfants, des chats, des jouets par centaines et des activités ludiques. En plus, elle faisait aussi partie de l’association. Mais elle a rencontré trois familles et en a choisi une autre que la nôtre, snif…
  • La seconde avait l’air sympa, mais nous n’avons pas eu le temps d’en savoir plus : elle nous a dit tout de suite qu’elle ne travaillait pas le mercredi, pour passer du temps avec ses enfants. Je comprenais très bien sa démarche, mais ça ne nous arrangeait pas du tout.
  • La troisième nous avait été recommandée par notre nourrice. Elle avait une grande maison avec une chambre pour chaque enfant. Elle était très calme, affectueuse, prônait l’éducation bienveillante. Sa fille étant psychomotricienne, elle était au courant des dernières études sur le développement du bébé. Elle proposait de nombreuses activités ludiques et emmenait les enfants à la bibliothèque (oui !! Vive les livres !!!). Moi, je l’aimais beaucoup, mais l’Homme la trouvait un peu « hippie ».

Au final, tu l’auras compris, notre choix s’est porté sur la troisième personne. On a signé une promesse d’embauche après une réflexion de quelques jours.

Heureusement, il y a eu les vacances entre-temps. Petite Fleur a passé trois semaines avec nous, dans un rythme totalement différent, et a ainsi pu « oublier » un peu le rythme et son ancienne nounou, à qui nous avons dit au revoir avec beaucoup d’émotion et un petit souvenir.

merci nounou

Crédits photo : Création personnelle

De retour de vacances, Petite Fleur a passé deux heures avec la nouvelle nourrice. Ça s’est très bien passé, elles ont joué ensemble et pris le goûter. J’ai vraiment de la chance que mon bébé soit aussi sociable, parce qu’après trois semaines vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec ses parents, passer deux heures avec une inconnue, ça aurait pu être difficile… mais pas pour elle !

Nous avons laissé passer un weekend, puis elle a passé une demi-journée avec la nourrice, puis une journée de huit heures, et enfin, une journée de onze heures. L’adaptation s’est très bien passée.

Aujourd’hui, Petite Fleur est chez cette nouvelle nourrice depuis plus d’un mois. Elle y est très heureuse, s’y est fait un grand copain et y a fait son premier quatre pattes.

Moi, je suis plutôt contente des relations qu’on entretient, même si parfois la nounou oublie de remettre le biberon ou la crème dans le sac le soir. Par contre, l’Homme a un peu plus de mal avec elle. Il préférait sans conteste l’ancienne nourrice, mais il met un mouchoir sur son sentiment, en voyant à quel point Petite Fleur est heureuse là-bas.

Au final, les deux nourrices de Petite Fleur, toutes les deux trouvées dans la précipitation, avaient des qualités et des défauts, mais à chaque fois, nous avons été heureux de voir que nous avions fait le bon choix, vu le bonheur avec lequel notre fille retrouve sa nounou chaque matin. Et ça, ça remplit le cœur de tendresse pour la journée !

Et toi ? Ton enfant est-il chez une assistante maternelle ? Comment l’as-tu choisie ? Qu’a-t-elle apporté à ton enfant ? Dis-nous !

A propos de l’auteur

Je suis une passionnée d'histoire, de dessins animés et de pâtisserie. Après avoir quitté la région parisienne, je vis dans une maison en province avec mon mari, nos deux chats et Petite Fleur. C'est une petite fille gentille et malicieuse qui illumine chacune de nos journées.