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Notre grande aventure de l’allaitement : allaitement non écourté et co-allaitement


Publié le 31 octobre 2019 par Claire Gezillig

Je te racontais la dernière fois comment se sont passés les débuts de l’allaitement chez moi. Mais l’aventure ne s’est pas arrêtée !

Reprise du travail et poursuite de l’allaitement

J’ai repris le travail aux douze semaines de ma fille. À ce moment-là et depuis quelques semaines déjà, j’avais décidé qu’il était hors de question de mettre en péril mon allaitement en faisant du mixte (c’était mon idée de départ, réticente à tirer mon lait), il est tout à fait possible de donner du lait en poudre à son bébé quand on n’est pas là et de continuer à donner le sein matin et soir par exemple mais c’est un coup de poker, parfois ça fonctionne pendant des mois, parfois ça met fin très vite à l’allaitement au sein.

J’avais donc investi dans un tire-lait manuel, j’avais été un peu traumatisée par le tire-lait électrique loué à l’hôpital après la naissance et comme je n’étais pas sûre de tenir longtemps à pomper mon lait sur mon lieu de travail, je ne voulais pas dépenser trop pour ça (j’ai appris il y a peu que j’aurais en fait pu me faire rembourser par mon assurance maladie).

Au travail, en effet à l’époque, à moins qu’une salle de classe soit libre, il n’y avait que le petit bureau / salle des profs à l’époque où je pouvais tirer mon lait. Cette pièce est partagée avec les profs et donc pas totalement isolée même si je pouvais choisir mes horaires quand je savais que je ne serai sans doute pas trop dérangée. Je n’étais pas super à l’aise avec l’idée mais comme je suis la cheffe d’une équipe presque uniquement féminine, je me suis dit aussi que je donnais un message fort : dans mon entreprise, c’est tout à fait normal de tirer son lait (depuis, nous avons un bureau de plus, et quand une de mes collègues a repris le travail après son congé maternité, elle a donc tout naturellement récupéré la clé pour pouvoir y tirer son lait…).

J’ai donc fait des réserves avant ma reprise et puis après, j’ai mis un message sur le groupe de l’équipe pour prévenir que s’ils me voient avec un grand lange au niveau de la poitrine avec les mains cachés dessous, c’est que je tire mon lait, mais que pas de problème pour entrer ou parler (dans les faits, j’ai souvent trouvé des moments seule et sinon c’est vite devenu normal pour tout le monde. À part la fois où des enfants d’un cours sont rentrés, je ne me suis jamais vraiment sentie mal à l’aise…).

Et comme j’ai toujours eu une production de compétition, j’ai tiré des 3 à 9 mois de ma fille mais j’ai pu fournir la crèche en lait maternelle jusqu’à ses un an !

J’espère pouvoir faire de même pour mon fils. (Même si le tire-lait, ce n’est pas ma plus grande passion, on va dire que ça a au moins l’avantage de m’obliger à faire des vraies pauses dans mon boulot).

Allaitement non écourté ?

Dès le début de mon allaitement, si on me demandait « combien de temps tu veux allaiter ? », je répondais « on verra ». Je ne m’étais pas vraiment fixée de limite. L’idée c’était tant que ça nous convient au bébé et à moi.

Et puis, plus ça allait, plus j’adorais allaiter : je suis très sensible au shoot d’hormones que ça provoque, ça me rend zen direct après une journée stressante. J’adore le lien que ça tisse avec le bébé, cette impression de très grande proximité, de symbiose. Et puis, plus ça va, plus c’est rapide et facile.

Bon, on a eu vers trois mois, la première dent où il a fallu apprendre à ne pas mordre. Puis après le pic des 3 mois, elle a eu plusieurs semaines où elle prenait le sein que couchée pour faire face au ref et à l’hyperlactation dont je parlais dans le dernier article. Puis vers 9 mois, un semblant de grève : elle ne prenait le sein que dans le noir en étant bercée, je me suis fait les bras !

Mais pas une seule fois, je me suis dit que j’avais vraiment envie d’arrêter. J’ai d’ailleurs toujours eu peur que ma fille me boude pour le biberon. Mais c’était clair pour elle ; le biberon, c’est quand maman n’est pas là, il suffisait que je passe la porte pour qu’elle lui préfère le sein. (Pour celles que ça intéresse, on peut aussi proposer autre chose que le biberon pour éviter une possible confusion / préférence mais je ne peux pas trop t’en parler, après avoir lu beaucoup sur la confusion, j’ai décidé à nouveau de prendre le « risque » du biberon pour mon fils).

C’est pour ça qu’une fois que ma fille a eu un an, il était assez clair dans ma tête que nous allions vers un « allaitement non écourté » aussi appelé « allaitement long » mais j’aime la notion du fait qu’il s’agit de dire que c’est l’enfant qui décidera quand il est prêt à être sevré.

J’avais en tête les recommandations de l’OMS qui préconise l’allaitement jusqu’à au moins 2 ans (et 6 mois en exclusif). J’étais donc partie là-dessus…

À ses un an, c’était tétée avant chaque dodo quand nous étions ensemble : les deux siestes par jour et le soir plus le matin au réveil. Quand nous n’étions pas ensemble en journée, c’était matin et soir seulement (après, elle mangeait des laitages, on a donc abandonné les biberons à ses un an).

Et puis, à ses 13 mois, je suis tombée enceinte.

Grossesse et allaitement

Ma grossesse n’était pas planifiée. Et dans le tourbillon des émotions contradictoires de cette nouvelle, j’avais peur de trahir ma fille en provoquant la fin de notre aventure d’allaitement.

J’ai beaucoup lu sur la question. Je savais que les statistiques étaient contre nous, il y avait des chances que ça s’arrête (venant de moi ou de ma fille). Mais d’un autre côté, je ne me voyais pas allaiter deux enfants… J’ai donc décidé de continuer comme jusqu’à maintenant « on verra ».

Au premier trimestre, j’étais très fatiguée et j’étais agacée et ressentais un peu de douleur aux tétées pré-sieste, j’ai donc cessé de lui proposer le sein à ce moment, elle ne le réclamait pas et avait l’habitude de s’en passer quand je n’étais pas là. C’est passé comme sur des roulettes et les tétées du matin et du soir se passaient bien même si clairement j’avais perdu ma bouffée de zénitude hormonale que j’aimais tant dans l’allaitement. Ça restait un bon moment câlin (et j’ai eu la chance de ne pas ressentir vraiment de douleur ou d’agacement pour ces moments). Et puis, enfin, je pouvais arrêter de porter des soutien-gorges et des coussinets jour et nuit, c’était agréable après un an !

Au deuxième trimestre, on a déménagé et les couchers sont devenus l’enfer. J’étais épuisée et je n’arrivais plus à gérer le coucher, la voir s’agiter au sein et se mettre à hurler dès que j’arrêtais pour la mettre au lit était devenu trop difficile. On a décidé de tenter de ne plus lui proposer le sein le soir et papa gérait le coucher. C’est passé assez facilement et ça a simplifié les couchers.

À ce moment-là de l’histoire, j’étais persuadée que petit à petit nous arrivions à la fin de cette allaitement, j’avais de moins en moins de lait et souvent elle ne prenait même plus le matin.

Mais il suffisait d’une mauvaise journée, d’un grand besoin de réassurance pour qu’elle me réclame un matin. Et même après des pauses de 15 jours, il y avait encore du lait (je la voyais déglutir).

À la fin de la grossesse, elle a réclamé quelque fois mais une fois le sein dans la bouche, elle ne tentait pas de téter et disait non et partait faire autre chose. Comme ça s’était fait progressivement, j’avais accepté, l’allaitement pour ma grande était terminée. C’était un sevrage induit par la grossesse mais qui s’est fait en douceur.

Co-allaitement

Mon fils est né et c’était reparti pour l’aventure avec un autre enfant. Ma fille, elle, a été très intriguée par la tétée mais on l’avait beaucoup préparée avec des livres, « les bébés, ça tète beaucoup ». Le plus dur pour elle qui voulait tant s’en occuper, lui faire des câlins, a été de lui expliquer que non, elle ne peut pas donner le sein à son petit frère, elle n’a pas de lait.

Et puis, 10 jours après la naissance environ, elle m’a demandé à téter. Je l’ai laissé essayer, je croyais qu’elle avait perdu le réflexe de succion puisqu’elle ne tétait plus une fois le sein dans la bouche avant l’accouchement mais non, une fois que le lait était là, elle a très bien su retrouver comment faire !

Et voilà, comment sans l’avoir prévu, je me suis retrouvée à allaiter deux enfants !

allaitement en tandem
Crédit photo : photo personnelle
En général, je cherche plutôt des photos libres de droits pour illustrer mes articles afin de préserver un peu l’anonymat de mes enfants. Sauf qu’il est impossible de trouver une photo d’allaitement en tandem et un des sites que j’utilise met même un blocage « adult content » pour les photos d’allaitement – c’est comme ça que j’ai décidé de publier mes seins sur Internet, par militantisme #normalisonslallaitement

Et bien, c’est une chouette aventure. Nous avons mis la règle que « les grandes filles, elles ne tètent que le matin, elles ont plein de bonnes choses à manger le reste de la journée (alors que les bébés, ça ne mange que du lait) ».

J’ai plusieurs fois, surtout au début allaiter les deux ensemble, ma fille adore et caresse la tête de son frère pendant qu’elle tète (mais j’avoue que moi, je trouve ça trop chou mais pas très pratique, surtout de bien positionner le bébé pour qu’il tète bien).

Actuellement, le petit tète tôt le matin, puis la grande à son réveil aussi couchée au lit et ça me fait un moment câlin privilégié avec mes deux enfants chaque matin, c’est chouette.

En plus, ma fille est quand même vachement douée pour me soulager d’un sein un peu trop plein, parce que clairement, elle ne se contente pas de tétouiller !

Et puis, l’allaitement nous a un peu sauvé la mise il y a quelques semaines. Ma fille a eu une accident assez grave où elle s’est ouvert la lèvre et a été recousue sous anesthésie général, son corps a fait une réaction à tout cela et elle est montée en fièvre et surtout était totalement léthargique et refusait de manger et de boire. Quand idée brillante, j’ai dit « tétée ? », elle a eu un petit oui et a pris le sein… Juste après, elle est descendue en fièvre et allait bien mieux. J’en pleurais de joie.

(Bon, cette semaine fut celle de l’enfer car le fait d’allaiter la grande à la demande pour la soulager a aggravé d’un coup mon hyperlactation et le petit a eu trop du mal à gérer le lait qui arrivait encore plus rapidement ce qui s’est traduit en nuit de l’enfer, bébé qui hurle, pleure et impossible à calmer sinon en écharpe, qui refuse le sein, visite chez le médecin de garde car on suspectait quelque chose de grave… avant que je comprenne ce qui s’était passé et que j’aide mon fils à reprendre le sein).

Aujourd’hui, tout roule pour mon double allaitement, négociée avec la grande, à la demande pour le petit. Quand je suis coincée un bébé au sein dans les phases de pics de croissance, on lit plein de livres avec ma puce pour faire passer le temps et papa nous nourrit. Je suis sereine et surtout super heureuse de cette aventure.

Et quand est-ce que j’arrêterai ?

« On verra » !

Mais quelque chose me dit que le plus tard possible sera le mieux parce qu’honnêtement, je trouve que c’est une sacrée belle aventure !

P.S : je sais que le sujet est sensible, je tiens donc à préciser qu’avant d’être pro-allaitement, je suis pro-choix. Je vois très bien pourquoi certaines femmes ne veulent pas allaiter, j’imagine très bien que si ce n’est pas un vrai choix, ça peut vite donner une impression de dépossession et même d’esclavagisme quelque part. Et je suis heureuse de vivre dans un monde qui propose une alternative pour que les femmes choisissent ce qui correspond le mieux à leur vision de la maternité.
Par contre, je suis triste pour toutes celles qui souhaitent vraiment donner le sein et qui ne reçoivent pas la bonne information pour le faire. Si l’allaitement est naturel, il faut un certain nombre de facteurs facilitateurs et surtout la bonne information et bon accompagnement pour permettre de le faire. Et il me semble qu’il y a encore beaucoup de boulot là-dessus… Si je peux aider par mon témoignage, je réponds à toutes les questions.

Et toi, tu envisages un allaitement long ou pas du tout ?

Commentaires

20   Commentaires Laisser un commentaire ?

Nathalie (voir son site)

C’est un bel article ❤️
J’ai allaité jusqu’à ses 3 mois, puis tiré mon lait jusqu’à ses 6 mais honnêtement je galérais à avoir assez de lait quand je tirais, donc c’était stressant de savoir si je produirais assez. Du coup, à ses 6 mois elle est passée en mixte avec du lait artificiel. Ça m’a beaucoup soulagée de mon stress quotidien (aller tirer, tirer le matin, le soir, pour être sûre d’avoir assez). On a tenu en mixte jusqu’à 13 mois, au moment où elle a eu la baisse de demande des 13 mois. J’ai pensé qu’elle se sevrait toute seule donc j’ai arrêté (typiquement je ne savais pas qu’il y avait souvent une baisse de demande vers ces âges là mais que ça reprenait après). J’étais dans une phase où j’avais beaucoup trop de choses pas drôles à gérer et j’étais dans une phase où psychologiquement ça n’allait vraiment pas (sans lien avec ma fille) et où je n’étais vraiment pas soutenue pour poursuivre, donc je sais que je n’aurais pas pu continuer dans ces conditions (quand je suis mal, je produis moins c’est logique).

Aucun regret de mon côté, je suis contente d’avoir eu des alternatives (tire lait puis lait artificiel) qui m’ont permis d’allaiter 13 mois !

le 31/10/2019 à 07h47 | Répondre

Virg

Je fais partie de celles qui ont raté la mise en place de l’allaitement faute de bonne formation/information. C’est un vrai regret avec lequel j’ai appris à vivre mais, oui, ce choix n’est possible que si on est bien conseillé, rien ne se fait tout seul, maman et bébé doivent apprendre.
Une petite question certainement indiscrète mais qui m’est venue tout de suite lors de ton dernier article, ne répond que si ça ne te gêne pas : quid de la sexualité du couple ? Déjà que certains hommes sont bloqués par la grossesse, j’imagine que c’est pareil avec l’allaitement. Ton mari a-t-il participé à ce choix ?
Merci de ton retour

le 31/10/2019 à 08h37 | Répondre

Sarajade

Je me permets de te répondre, pour ma part ni mes grossesses ni mes allaitements n’ont fait diminuer l’envie de mon mari. En fait, en allaitant, tu as souvent les seins « sortis », et toujours assez accessibles, ce qui a toujours beaucoup émoustillé mon mari. Personnellement, le plus difficile dans ce domaine pour moi a été de gérer ça de mon côté : quand bébé est très souvent au sein et à bras, et que ton mari arrive quand tu as enfin pu poser bébé, c’est assez difficile de ne pas laisser le côté sauvage de « laissez moi mon corps tranquille pour moi toute seule ! » prendre le dessus 😄 XD

le 31/10/2019 à 09h51 | Répondre

Neige

Un peu pareil de mon côté. A vrai dire, tant que j’ai allaité c’était ma libido qui était très affaiblie. En plus, j’ai développé un « blocage » sur mes seins qui ne sont désormais plus la zone érogène qu’ils étaient. Je ne sais pas si c’est physique (à force d’avoir été tetouillé) ou psychologique, mais c’est un fait: je préfère qui les laisse tranquille…

le 31/10/2019 à 11h38 | Répondre

Virg

En fait, je pensais aux deux, que ce soit la maman ou le papa, l’allaitement me paraît être une source potentielle de « malaise » (le terme n’est pas bien choisi).

le 31/10/2019 à 11h43 | Répondre

Sarajade

C’est plus le bébé en lui même, ses besoins de câlins plus ou moins intenses, qui jouent je pense, enfin c’est comme ça pour moi. Et surtout le fait qu’il fasse ses nuits ou pas !! Pour le reste, si je compare à mes proches non allaitantes, je pense qu’on a repris une vie de couple épanouie peut être plus tôt, et en tout cas suffisamment pour envisager un autre enfant à l’issue de la première année de bébé malgré l’allaitement persistant. Après, (ce que je vais dire est très sexiste, mais je suis persuadée, et j’espère du plus profond de mon cœur, que j’ai juste sous les yeux un « mauvais » échantillon non représentatif !!), dans ces couples qui nous entourent, papa se lève autant que Maman puisque c’est des biberons, et ces messieurs supportent beaucoup moins bien les réveils nocturnes 😆 d’où les mamans qui n’arrivent pas à motiver les papa pour s’amuser un peu une fois les enfants couchés 😄 Bref, c’est juste un exemple, je pense qu’il n’y a pas de règles, mais qu’en tout cas l’allaitement n’est pas particulièrement un frein 🙂

le 31/10/2019 à 12h59 |

MmeExpat

Je me permets de répondre aussi. J’ai allaité ma 2e quasiment 14 mois et on a repris une vie de couple trés vite et vraiment sans aucun souci. L’allaitement peut être lié à quelques désagréments (comme la sécheresse vaginale par exemple mais ça peut être le cas pendant la grossesse aussi) mais il y a des solutions pas très compliqués pour pallier à ce « problème ».
Et le papa a toujours soutenu et pris part les décisions concernant l’allaitement. Je crois plutôt qu’il trouvait trés émouvant de voir notre fille au sein.

le 01/11/2019 à 14h25 |

Mélinda

Ma libido était inexistante pendant les 5 mois où j’ai allaité, je ne supportais pas qu’on me touche. Toutefois, j’imagine que cette sensation doit s’atténuer à mesure que l’allaitement avance vu que les tétées sont de plus en plus faciles et moins nombreuses ?

le 01/11/2019 à 15h51 | Répondre

Jubijoba

Maman ayant allaité mon premier 8mois, et encore en allaitement avec mon deuxième de 7mois, je me permets de répondre à mon niveau a ta question. Mon mari est du genre complètement bloqué niveau libido pendant la grossesse. On a eu la chance de retrouver une intimité très rapidement après chaque accouchement, malgré le cododo ( vive les siestes des enfants et ça permet de remettre du piment avec des lieux et des moments insolites 😁). J’ai eu un ref les premiers mois donc impossible pour moi de le laisser accéder à mes seins, et je porte un soutien gorge en permanence, mais il a toujours respecté ça sans que ça le dérange, et depuis un mois que je suis de nouveau a l’aise avec mes seins et le laisse a nouveau s’en approcher ça se passe bien, même si moi je les trouve moche! Par contre ça demande un peu d’anticipation, je dois porter des coussinets d’allaitement en permanence pour les petites fuites et je trouve ça antiglamour alors quand j’entrevois une opportunité de rapprochement je les vite discrètement 😂

le 02/11/2019 à 15h43 | Répondre

Lumi (voir son site)

Merci pour ce joli témoignage !

Je m’y reconnais beaucoup. Au début je pensais allaiter jusqu’à ma reprise, puis jusqu’à 6 mois, puis jusqu’à 1 an… Et finalement, « on verra ». Mon fils a 22 mois aujourd’hui et on ne semble pas encore prêts ni l’un ni l’autre à mettre fin à l’aventure…

le 31/10/2019 à 08h47 | Répondre

Lumi (voir son site)

Ah, et j’oubliais : très jolie photo <3

le 31/10/2019 à 08h52 | Répondre

Raphaelle

Quelle aventure en effet! Cette photo est à fondre! Ca a du aider à la jalousie des premiers mois 🙂 ! Team bonne laitière moi aussi je peux te dire que même quand je souhaitais le sevrer, une tétée le matin et une le soir suffisait clairement à maintenir la production, même une seule tétée par jour et oui, même avec une têtee tous les deux jour la production ne diminuait pas!.. et ce même en me bourrant de tisane de sauge. Au final j’ai dû juste dire stop et stopper completement les tétées pour que la production s’arrête enfin mais ca m’a causé 15 jours de souffrance atroce (mal aux seins à ne pouvoir dormir la nuit). Au moins avec un allaitement très long tu ne vivras probablement pas cette douleur. Et je te rejoins tout à fait sur le « choix ». J »ai malheureusement l »impression que ce choix reste encore assez théorique de nos jours.. avec celles qui veulent arrêter au bout de quelques mois pour retrouver leur corps (comme moi) et qui se retrouvent sermonnées comme des enfants et culpabilisées, et celles qui veulent allaiter longtemps qu’on regarde de travers ou qu’on essaye de décourager..

le 31/10/2019 à 08h49 | Répondre

Neige

Oui. L’important c’est d’avoir VRAIMENT le choix. Pour ma part, je l’ai eu mais c’est parce que j’ai « du caractère » comme on dit pudiquement. Pour mon 1er, une remplaçante de ma sage-femme a envisagé (à ma place donc) l’arrêt de l’allaitement alors que mon fils avait quelques jours sous prétexte que je n’avais pas assez de lait. Je m’étais assez renseignée en amont pour savoir que c’était une co***rie, mais je comprendrais tout à fait que quelqu’un qui a peur de mal faire, qui est fatiguée, qui pense qu’une pro sait, puisse céder. J’ai persévéré et j’ai pu l’allaiter tant que j’ai voulu… soit 2,5 mois… J’avais envisagé de poursuivre après ma reprise du travail mais j’ai réalisé que je ne pourrai pas l’assumer. Et pour mon second j’ai fait pareil mais avec moins d’enthousiasme. Alors l’image que tu évoques à la fin de ton bébé collé à toi et de ton mari qui vous nourrit toi et ta fille, ça me convainc que non je n’aurais pas pu aller plus loin. Je suppose que tu as vécu ça avec zenitude. Moi j’aurais crié au scandale de ne pas être libre de mes mouvements. Philosophiquement, j’aurais voulu faire comme toi mais psychologiquement je ne pouvais pas.

le 31/10/2019 à 11h19 | Répondre

Pauline

Super témoignage! La photo est tellement attendrissante, super bien choisie et très « real life » de maman de 2 bébés 🙂
Je fais partie de celles qui auraient voulu allaiter et pour qui cela « allait de soi » mais qui n’ai pas pu. Je l’ai mal vécu et encore aujourd’hui la culpabilité traine de ci de là… Les remarques des autres sont parfois blessantes quand ce n’est pas ton choix et que tu ne le vis pas toujours bien, alors bravo pour ton ouverture d’esprit.

le 31/10/2019 à 11h21 | Répondre

MmeExpat

Très interessant et surtout très personnel, merci d’avoir parlé de votre histoire d’allaitement à tous les 3.
J’ai allaité mon aîné 4 mois 1/2 et de grosses difficultés personnelles m’ont poussée à arrêter l’allaitement. Il est passé au biberon sans souci.
Pour sa soeur, je savais que je voulais allaiter au moins 6 mois en exclusif, ce qui s’est passé et puis on a continué en mixte. Je pensais qu’elle allait se sevrer seule avant ses 1 ans mais non.

Elle déteste le lait (en poudre ou de vache, on a tout essayé) et a refusé TOUS les produits laitiers jusqu’à quasiment 18 mois. La pédiatre m’avait dit de continuer d’allaiter (si possible et si j’en avais envie) jusqu’à ses 1 ans puisqu’elle refusait les autres laits, afin d’assurer qu’elle ait assez de calcium. Alors on a continué. J’avais peur qu’elle me morde une fois les dents sorties mais elle a eu sa 1e dent très tard donc le problème ne s’est jamais posé. On a longtemps gardé juste 1 repas lacté par jour: celui de la nuit. Elle mangeait et buvait assez dans la journée pour ne pas avoir besoin de mon lait. Elle était habituée depuis un bon moment à ne pas avoir de lait pour le coucher ce qui permettait au papa de s’occuper du coucher. Et puis, elle a fini par faire ses nuits et donc ne plus réclamer de lait la nuit. Elle s’est donc sevrée seule à presque 14 mois.

Je suis de nouveau enceinte et elle aura 2 ans quand sa petite soeur naîtra. J’espère que l’allaitement de ce 3e enfant sera aussi simple et agréable de celui de la 2e. Je n’ai par contre absolument pas envie de ré-allaiter ma grande et j’espère qu’assez de temps aura passé entre le sevrage et la naissance pour qu’elle ne soit pas demandeuse. On verra ce qu’il en est en avril.

le 01/11/2019 à 14h20 | Répondre

Mélinda

Quelle belle histoire !

le 01/11/2019 à 15h49 | Répondre

Elodie

Magnifiques témoignage et photo!
Actuellement enceinte de 2 mois, j’allaite toujours mon petit de 27 mois. Il est accro et pas prêt à se sevrer. Personnellement j’avoue que j’en ai assez…mes seins sont sensibles et j’ai envie de me les re approprier avant l’arrivée du second bébé mais je prends sur moi pour sevrer en douceur et voir comment ça évolue.

le 03/11/2019 à 11h09 | Répondre

Viviane

Bravo ! Vous êtes très beaux !

le 03/11/2019 à 16h46 | Répondre

Maman Ours

Merci pour ce super témoignage, et d’avoir osé publier ta photo : elle est magnifique !!!! (et Internet a bien besoin de plus de telles photos). J’adore la devise « on verra! » !!

le 03/11/2019 à 19h11 | Répondre

Croco

Quand je vois cette magnifique photo, j’avoue que je t’envie un peu. Je me console en me disant que si j’avais co-allaité, je n’aurais surement pas eu le courage de tirer en plus du lait pour le lactarium, et que les prématurés qui profiteront de mon lait en on plus besoin que mon petit garçon de presque deux ans. Et puis, mêmes’il ne tète plus, ça n’empêche pas de faire des câlins à trois pendant que la petite est au sein.

le 05/11/2019 à 09h53 | Répondre

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