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A la une / Récit de grossesse

Les sentiments de la grossesse


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Durant la grossesse, on passe par beaucoup de sentiments différents. Certains diront que c’est la faute des hormones (oui, je ne peux qu’acquiescer), mais pas que.

Cet article ne concernera pas uniquement mes sentiments en tant que femme enceinte, mais aussi les sentiments que les autres, ceux qui nous entourent, peuvent éprouver en apprenant notre grossesse et en vivant avec nous ces neuf mois. Et crois-moi, il ne faut pas négliger le ressenti des gens qui t’entourent, car ce ressenti peut t’impacter plus ou moins fort.

Cet article ne se veut pas exhaustif. Il reflète juste ce que j’ai ressenti jusqu’à maintenant et ce que j’ai cru percevoir du ressenti des autres.

Les sentiments de la grossesse

Crédits photo : Photo personnelle

La joie et l’euphorie

Commençons par les sentiments agréables d’une grossesse.

Je me souviendrai toujours du jour où je l’ai annoncée à mon chef. Je lui ai annoncée comme ça, au détour de la conversation, alors que j’étais dans son bureau pour parler d’un problème de travail.

J’étais derrière lui, pour pouvoir regarder l’ordinateur, et je le vois encore se retourner face à moi, le visage illuminé par un énorme sourire (oui, mon chef est top – je sais, j’ai de la chance). À cette époque, j’avais encore du mal à me réjouir, et le voir aussi heureux pour moi, malgré mes antécédents, ça m’a mis un coup de boost.

En rentrant chez moi le soir, je chantais dans ma voiture, avec un grand sourire, en me caressant le ventre. Eh oui, les annonces permettent d’avoir un panaché de sentiments (bons ou mauvais) de la part des autres ! Je t’en parlerai dans un prochain article.

Donc oui, la grossesse, ça te fait t’arrêter en voiture pour laisser traverser la halte-garderie (ce qui d’habitude t’exaspère, parce que oui, ils sont mignons, mais faire traverser cinquante enfants rapidement et en rang, c’est un peu comme ne pas faire pipi toutes les cinq minutes quand tu es enceinte : du domaine de l’impossible), avec un grand sourire, en plus, et en te projetant : lequel de ces petits bouts de chou pourrait ressembler à notre futur mini-nous ?

Ça te fait essayer d’évaluer l’âge de tous les bébés que tu croises, qui bien évidemment te font fondre. (Oui, soyons honnête, j’étais guimauve avant, mais depuis le début de la grossesse, c’est carrément pathologique. Je pense que je dois ressembler aux nounours au chocolat que l’on trouve au supermarché – miam !)

Mais surtout, ça te fait sourire bêtement en te touchant le ventre, ça te donne envie de sauter en l’air quand tu sors de l’échographie, ça te fait devenir toute chose quand, pour la première fois, le futur papa pose la main sur ton ventre pour caresser bébé (vu que ça fait dix jours que tu le bassines en lui disant que maintenant, bébé ressent les caresses)…

Bref, si tu pouvais faire une affiche 300*150 m de Monsieur et de toi souriants, avec la légende « Nous attendons un bébé », et l’accrocher à un avion qui ferait le tour du monde, tu n’hésiterais pas une seconde.

L’angoisse et l’inquiétude

Comment ça, quand on est enceinte, on ne nage pas uniquement dans un océan de bonheur ?

Oui, je te l’accorde, je suis de nature inquiète, Monsieur aussi (j’entends « hypocondriaque », dans la salle), et les débuts de grossesse ne ménagent pas notre nature angoissée. Surtout qu’on a eu le malheur de connaître une première grossesse qui a mal fini.

On ne va pas se voiler la face, si on recommande aux futurs parents de ne pas annoncer la grossesse avant l’échographie du premier trimestre, c’est parce qu’il y a un risque de faire une fausse-couche. Donc les médecins te maintiennent un peu dans ce climat permanent de : « C’est une très bonne nouvelle mais », comme je l’appelle.

Je ne pourrais pas dire si c’est pareil pour toutes les femmes enceintes, mais moi, j’étais capable de passer de l’état de plénitude et de bonheur, à celui d’angoisse intense et de presque crise de panique, en quelques minutes à peine. Mais, comme le disait Madame Chance, les angoisses de la femme enceinte sont plutôt courantes.

Ce que je n’avais pas prévu, c’est l’angoisse qu’une grossesse peut générer chez le futur papa. Bon, pour la défense de mon chéri, il a failli me perdre, il y a bientôt un an, avec la grossesse extra-utérine. Donc je savais que tant qu’on n’aurait pas écarté ce risque, il serait très inquiet. Mais ses inquiétudes ne se sont pas arrêtées là.

Monsieur Génial a très envie d’être papa. Lors de ma GEU, il a (sans que je ne m’en rende compte) tout de suite imaginé le futur : neuf mois après, avec un petit bébé. Ce bébé, il le veut jusqu’au plus profond de lui, et dès le début, il a eu peur de le perdre à nouveau.

Il faut dire que, pour les futurs papas, c’est très difficile, ce début de grossesse. C’est déjà un peu « virtuel » pour nous, mais nous sentons quand même notre corps changer. Lui, il est exclu, et il a du mal à trouver sa place.

Sa plus grande peur est que le bébé meure d’un coup. Pour le rassurer, j’ai donc acheté un doppler fœtal. Comme ça, tous les soirs, il peut entendre deux ou trois minutes le cœur de son bébé, et s’endormir rassuré. (Oui, parce qu’à force de s’inquiéter, il en était tombé malade physiquement. Il ne dormait plus que d’un œil, pour pouvoir être tout de suite opérationnel si j’avais un problème dans la nuit.)

Je dois reconnaître que pendant le premier trimestre, ces sentiments d’angoisse et d’inquiétude ont été majoritaires. Mais avec les annonces, un nouveau sentiment est arrivé…

La jalousie

Alors attention, je ne dis pas que la jalousie empêche de se réjouir. Mais malheureusement, la vie étant ce qu’elle est, il faut aussi vivre avec ce sentiment.

Oui, même moi, je suis jalouse de ces grossesses idylliques que vivent certaines.

Une de mes collègues de travail est enceinte et a le même terme que moi. Mais elle, contrairement à moi, n’a pratiquement pas eu de nausées, et a pu continuer à travailler sans problème. De mon côté, je ne pouvais même pas sortir faire une course dix minutes sans manquer de m’évanouir !

Donc je suis super heureuse pour elle, mais aussi jalouse. Moi aussi, j’aimerais passer mes journées avec mes collègues, au lieu de les passer à parler à mon chat. Mais je ne désespère pas de pouvoir retourner travailler jusqu’à mon congé maternité au retour des températures clémentes.

Et puis, il y a la jalousie des autres. J’ai eu de la « chance », dans ma malchance. Avoir fait une GEU neuf mois avant de commencer cette grossesse a un peu empêché les gens d’être envieux.

Mais moi, je sais que j’ai de la chance. J’ai trouvé un mari génial que j’aime et qui m’aime, j’ai un travail stable, on a un joli appartement, et j’ai réussi à tomber enceinte au bout de cinq cycles, avec une trompe en moins.

Et pour certains, ça peut être énervant. Je sais que ma sœur m’adore, mais suite à l’annonce de ma grossesse, elle m’a dit des choses qui s’apparentaient à de la jalousie, et je l’ai mal vécu. Malgré tout, ce sont des sentiments normaux et il faut faire avec.

chat pot de colle et jaloux

Crédits photo : Photo personnelle

Les animaux aussi sont jaloux. Là, elle me suit jusqu’aux toilettes pour être sûre de… je ne sais pas trop quoi, en fait.

Et on va où ?

Se projeter dans une grossesse, c’est compliqué. Faire un enfant, c’est faire un saut dans l’inconnu.

C’est paniquer devant le choix des biberons et des poussettes. C’est se demander, en regardant son ventre, quelle idée folle nous a piquée quand on a décidé de se lancer dans cette grande aventure. C’est ne pas savoir ce qu’il va se passer pendant neuf mois, ni même après.

À peu près tout le monde a son avis sur votre avenir : de la grossesse aux premiers mois de bébé, en passant par l’accouchement.

Mais pour être honnête, moi, même si je suis persuadée en mon for intérieur que Monsieur Génial va être un super papa, je suis bien incapable de savoir à quoi notre vie à trois va ressembler, ou comment va se dérouler mon accouchement. (D’ailleurs, je n’envisage pas du tout de faire un projet de naissance : j’ai peur de passer pour une dingo à la maternité si je viens avec mon projet de naissance comprenant toutes les options différentes pour essayer de parer à tous les scénarios.)

Là, aujourd’hui, j’ai sauté dans le vide, main dans la main avec mon mari, alors que ce n’est pas vraiment notre façon de faire, ni à lui, ni à moi. C’est effrayant… et excitant à la fois, non ?

Et toi ? Tu es passée par différents sentiments durant ta grossesse ? Et ton entourage ? Comment as-tu vécu le début de ta grossesse ? Raconte-nous !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !