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Pépette à la crèche : bilan et ressenti


Publié le 14 décembre 2019 par Bibi

Pépette est rentrée à la förskola, la crèche suédoise, depuis début Septembre. Et en deux mois, elle a déjà beaucoup évolué et changé. Voilà le dernier épisode de Pépette à la crèche!

Bilan de l’adaptation

Pépette est très indépendante et sociale, j’ai donc beaucoup de chance car je savais dès le début que ça ne serait pas difficile pour elle de s’adapter à son nouvel environnement. Aucuns pleurs, aucunes crises, et les premiers jours c’était à peine si elle me regardait une fois arrivée au dagis. Un peu vexant, mais tellement mieux quand tu laisses ton enfant avec un grand sourire aux lèvres! Note bien que j’ai un tout petit peu pleuré en laissant Pépette pour la première fois, pleurs vite séchés quand je me suis rendue compte que ça ne la remuait pas du tout elle, et qu’en plus je pouvais rentrer et zoner sur le canapé à regarder ma série préférée.

Avoir l’option et l’espace pour prendre le temps de bien se sentir dans un nouvel environnement est un beau luxe. Une adaptation aussi longue a beaucoup aidé quelques mamans dans mon entourage pour qui l’intégration n’a pas été aussi facile. Grâce à cette semaine à la crèche, j’ai aussi pu voir comment se déroulait une journée normale, apprendre à connaître les enfants et les gens qui entoureraient Pépette au quotidien, ce qui fait qu’au bout de trois jours j’étais aussi à l’aise qu’elle dans ce nouveau lieu.

Crédit photo (creative commons): Troy T / Unsplash

C’était d’ailleurs chouette de voir comment, au bout de trois jours, elle s’est sentie plus à l’aise. Aux explorations curieuses des débuts ont succédé des pas décidés vers ses jouets préférés. Et surtout, à partir du deuxième jour elle s’est mise à babiller, pour mieux crier par la suite, signe incontestable chez ma Pépette qu’elle va bien.

Cette semaine d’adaptation m’ont aussi permis à moi, maman, de me rendre compte de la patience et du courage du personnel. Au bout d’une journée dans une pièce avec 9 enfants en bas âge, ma tête était prête à exploser. N’ayant pas grand chose à faire à part être là quand Pépette voulait me montrer quelque chose, je me suis aussi profondément ennuyé. Du coup mon respect pour les assistantes et les pédagogues, déjà assez élevé, a monté d’un cran.

Laisser son bébé grandir

Pépette est très indépendante et sociale, avec une grande curiosité naturelle: le dagis est l’endroit parfait pour elle. C’est donc sans culpabilité et remords que je l’ai laissé pour pouvoir de profiter de moments à moi! Ça a été une vraie libération, après un an de congé maternel: pouvoir prendre une douche quand je le souhaitais, retourner au sport ou me remettre sérieusement à ma recherche d’emploi.

Quant à Pépette, on a très vite vu que ce nouvel environnement lui était plus que bénéfique. Elle qui faisait maximum 10 pas à son entrée en crèche gambade maintenant (2 mois plus tard) partout. Elle a pris goût au dessin et au coloriage. Elle mange toute seule sans problèmes aussi (avant la crèche, elle n’en voyait pas trop l’intérêt) et babille dans deux langues. Pendant le premier mois, elle était suffisamment fatiguée en rentrant pour avoir besoin d’une deuxième sieste dans l’après-midi, qu’elle ne fait maintenant qu’une fois sur deux.

Crédit photo (creative commons): Erika Fletcher / Unsplash

Être à la crèche ne lui pas cependant appris que de bonnes choses. Étant beaucoup plus libre dans sa nouvelle classe, elle se retrouve à la maison bien contrainte. Depuis son intégration, on a clairement pu voir qu’elle teste les limites avec nous, et cela régulièrement. Notre petite chipie prend un air de conspiratrice et fait quelque chose d’interdit, et bien sûr pique une crise quand on la punit ou on ne la laisse pas faire. Ce nouveau comportement n’est pas très agréable, mais montre bien qu’à la crèche, pas grand-chose n’est interdit.

Une autre langue

Un de mes plus grands points d’interrogation était de savoir comment Pépette s’adapterait à un environnement 100% suédophone. Ayant deux parents français, c’est la langue qu’elle a entendu majoritairement depuis sa naissance. Et effectivement, les trois premières semaines, notre Pépette si volubile d’habitude a largement réduit son vocabulaire… Pour mieux l’étendre ensuite. Après un mois dans une crèche suédoise, on pouvait déjà voir qu’elle comprenait une bonne partie de ce qu’on lui disait là-bas. Elle a même ajouté deux mots en Suédois dans son vocabulaire : « tack » qui veut dire merci, et « hej », bonjour. Elle répond mieux à certaines injections en suédois qu’en français maintenant et sourit plus volontairement quand on lui parle Suédois (avant les grands sourires d’office étaient réservés aux francophones). Je suis curieuse de voir comment cela va se développer plus tard, et d’avoir une petite bilingue à la maison!

Un autre challenge s’est présenté à nous, car Mister Man ne parle pas Suédois, et les pédagogues ne parlent que très peu anglais. Je me suis donc retrouvée à être le seul point de référence de la crèche. C’est moi qui vais aux réunions de suivi, aux rencontres de parents, et qui transmets tous les messages importants. Et si c’est Mister Man qui amène ou récupère Pépette, les interactions avec le personnel ou les autres enfants sont très limitées. Du coup, Mister Man est d’autant plus motivé pour apprendre la langue (et moi pour le pousser à apprendre)!

Et toi, comment a évolué ton enfant après son entrée en crèche?

Commentaires

Mme Espoir

Ce que tu écris sur les crèches en Suède donne envie même si ça complique les choses à la maison où vous établissez des limites. Mais du coup comment cela se passe-t-il dans les familles suédoises ? Les parents sont plus « permissifs » ?

le 19/12/2019 à 17h56 | Répondre

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