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A la une / Récit de grossesse

Premier trimestre de grossesse et annonces aux proches


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Après avoir fait un test qui s’est révélé positif, je prends rendez-vous chez le médecin pour enclencher tout le processus médical « grossesse ».

Il me fait les diverses recommandations d’usage (alcool, cigarette…) et me rappelle que la plupart des mauvaises surprises ont lieu au premier trimestre, donc (je cite) : « On est heureux, mais pas trop. »

Lui n’est pas un flippé de la toxoplasmose et de la listériose, il considère que les risques sont plutôt dans le cas où l’on se met à faire des expériences culinaires, où l’on change complètement ses habitudes.

Malgré tout, je décide de suivre tous les interdits (d’autant que les plus importants concernent des choses que je ne consomme déjà pas, étant végétarienne : charcuteries, poissons crus), mais en m’autorisant très exceptionnellement un petit écart pour un bout de fromage au lait cru, sans trop de complexes.

Je l’interroge au sujet des voyages, suite à l’article de Mme Louli, dont le médecin déconseillait tout long trajet et le sport en général. Il se trouve que nous avons justement un trajet en voiture de plus de six heures qui est prévu pour très bientôt !

Mon médecin ouvre des yeux ronds : pour lui, soit l’embryon est bien accroché, et dans ce cas, ce n’est pas ça qui le délogera, soit il ne l’est pas, et alors le trajet ne ferait qu’avancer de quelques jours une fausse-couche qui aurait de toute façon eu lieu, voyage ou pas. Quant au sport, il m’indique que si j’avais l’habitude d’en faire, je peux continuer… Et que dans le cas contraire, ce n’est certainement pas le moment de commencer.

Tandis qu’il me parle des médicaments, je me renseigne également sur les huiles essentielles. Elles sont théoriquement fortement déconseillées, quel qu’en soit l’usage (ingérées, appliquées sur la peau, ou même à respirer).

Il m’explique qu’en vérité, pour ça comme pour les médicaments classiques, on n’a aucune certitude quant à la nocivité éventuelle sur l’embryon puis le fœtus. Pour une raison d’éthique, on ne pratique jamais de test sur les femmes enceintes ! Oui, c’est logique en y réfléchissant… Selon lui, il est probable que la simple inhalation soit sans danger, mais on ne peut pas l’affirmer.

Là encore, cette information en tête, je m’autorise quelques petits écarts. Un pschitt très léger sur mon oreiller afin de pouvoir fermer l’œil les quelques jours où je suis enrhumée, et en application sur la peau uniquement dans des zones très éloignées du ventre (mains et pieds).

Savoir qu’on n’a aucune preuve de leur nocivité m’aide aussi à ne pas paniquer quand je débarque chez mes parents un mois et demi plus tard, alors que les tomettes ont été huilées avec un mélange à base de térébenthine qui embaume dans toute la maison… (Enfin, je ne suis quand même pas super rassurée sur ce coup-là, mais je ne peux pas y faire grand-chose…)

Je ressors avec en poche les ordonnances pour la prise de sang qui confirmera la grossesse et l’échographie de datation. Lors de celle-ci, ma DPA (Date Prévue d’Accouchement) sera fixée au 3 juillet, ce qui sera confirmé par la suite.

Le séjour chez ma belle-sœur, enceinte de quelques semaines de plus que moi, est assez cocasse, puisqu’elle évoque toutes sortes de symptômes, et le fait de ne pas encore se rendre compte de sa grossesse malgré tout. On a très envie de dire : « Ah oui oui, c’est pareil pour nous ! » Mais nous préférons attendre trois mois pour l’annonce.

Je me sens mal le dernier jour et pendant le trajet du retour, je ne peux pas le cacher, mais ça arrive à passer pour un simple souci de santé.

Malgré le déménagement prévu d’ici la fin de grossesse, je souhaite aussi m’inscrire dans un hôpital de ma ville actuelle, au cas où. Je suis alors à moins de 2 mois de grossesse, mais on me répond qu’il n’y a plus de place !

Ok… On est supposé s’inscrire quand, au juste ? « Allô, on va faire l’amour là tout de suite, on est en essais bébé. Vous nous gardez une place pour dans neuf mois ? Je vous tiens au courant ! »

Et puis la même pour la crèche, dans la foulée, tant qu’à faire. Hum, bref.

Tant pis pour le cas où, je serai donc inscrite uniquement dans la maternité à deux heures de là (où il faut s’inscrire… au huitième mois ! Changement d’univers…).

Pendant ce premier trimestre, mes principaux symptômes touchent à mon estomac. Heureusement, je retrouve rapidement ma super capacité à ne pas être malade en voiture. Mais voilà que j’ai des maux d’estomac régulièrement…

Bien vite, j’apprends que si un aliment ne m’inspire pas du tout, ça ne sert à rien de me forcer à le manger. Une bouchée de gnocchis avec des poivrons me donne sérieusement envie de vomir… Mais quand je mange le gnocchi sans les poivrons, rien du tout ! (Bref, M. Lutin se retrouve avec tout le poivron, et je termine mon repas à base de gnocchis à rien.)

Peu d’aliments me tentent, et presque uniquement des très simples. Il faut dire que j’ai l’impression d’avoir perdu la mémoire du goût ! J’ai toujours du goût quand je mange, mais la perspective de manger quelque chose de bon ne me met aucunement en appétit. Préparer à manger devient vraiment pénible.

C’est ainsi qu’alors que nous avions bien entamé notre route vers le « mieux consommer », en réduisant les produits transformés…. les soupes en brique redeviennent nos fidèles alliées pour l’hiver. Je vis ça comme un échec, moi qui étais si fière de notre évolution ! Mais voilà, cuisiner me donne la nausée, et mon mari n’est pas suffisamment motivé, et n’a pas assez de temps, pour cuisiner midi et soir.

Je jongle avec les nausées (qui, heureusement, ne me provoquent pas de vomissements) et les maux d’estomac. Selon les périodes, tout peut être très différent. Il y a :

  • quelques accalmies,
  • des moments où j’ai vraiment du mal à manger,
  • d’autres où pour que ça « passe », je dois manger toutes les trois heures.

Comme j’ai généralement de très fortes nausées au levé, je me décide à suivre un conseil trouvé sur internet : manger un peu AVANT de poser le pied par terre. En effet, avec une demi-galette de riz ingurgitée, je peux me préparer sans me presser. (Auparavant, je devais bondir sur un truc à manger, au risque d’être au bord des vomissements.)

À l’échographie des 12 SA, une semaine avant Noël, tout va bien.

petites affaires de bébé

Crédits photo : Photo personnelle

Le gynécologue nous parle du test de la trisomie. Nous décidons de ne pas le faire, car les tests ne sont pas parfaitement fiables (ils peuvent donc faire peur pour rien, ou ne pas détecter une trisomie). De plus, en cas de mauvais résultats, le seul test complètement fiable, l’amniocentèse, augmenterait les risques de fausse-couche, tout en étant très intrusif. De toute façon, surtout pour notre premier enfant, nous aurions très probablement choisi de garder le bébé !

En revanche, ce gynécologue n’est pas du tout sympathique. On a l’impression qu’il déroule les informations obligatoires tel un automate. Sa question « Tout va bien ? » sonne plus comme une affirmation que comme une interrogation. Et quand, malgré tout, j’ose évoquer quelques problèmes d’estomac, il ne réagit pas du tout.

Le pompon, c’est qu’il donne des ordres. Qu’il me conseille vivement de ne pas prendre plus de dix kilos (étant déjà en surpoids), je le comprends tout à fait. Qu’il en fasse une injonction, alors que je lui dis que je ferai ce que je peux (« Non non, je ne vous laisserai pas prendre plus de dix kilos ! »), par contre, ce n’est pas possible.

Bref, un semi-mensonge plus tard (nous prétextons notre prochain déménagement), nous récupérons les deux exemplaires de mon dossier pour aller voir ailleurs.

Mon troisième mois de grossesse se terminant tout début janvier, nous décidons de profiter des regroupements familiaux de Noël pour faire l’annonce.

Pour nos parents, nous préparons une boîte contenant une paire de petits chaussons en cuir souple, ainsi qu’un petit carton avec une image de l’échographie et un message annonçant la nouvelle. Le tout emballé comme un banal cadeau…

Le soir du 24, après avoir déjà ouvert quelques paquets, nous donnons innocemment la boîte à mes parents. Ils sont très surpris, mais ils sont contents !

Le 26, nous retrouvons des amis (dont la fille est ma filleule) qui habitent à l’étranger et ont un petit garçon d’un mois. C’est le premier nourrisson que M. Lutin porte dans ses bras ! Et c’est en disant qu’ainsi « il s’habitue pour quand ce sera le sien, en juillet », que nous leur annonçons la nouvelle.

Le 28, repas avec mes demi-sœurs et leurs familles. Nous l’annonçons simplement pendant l’apéritif.

Le 29, nous arrivons chez les parents du Lutin. Nous insistons pour qu’ils ouvrent le paquet de l’annonce tout de suite… Ma belle-mère semble comprendre lorsqu’elle découvre une boîte en carton neutre. Une fois son intuition confirmée à l’ouverture, elle est au bord des larmes et vient nous serrer dans ses bras. Pas de petits-enfants pendant des années, et d’un coup, en l’espace de six mois, trois qui arrivent !

Le 30, le petit frère de M. Lutin nous rejoint chez leurs parents. Nous lui donnons le petit carton avec l’annonce… Il reste bouche-bée, puis s’exclame : « On va avoir un bébé ! » (Bon, dit comme ça, c’est un peu bizarre, mais il est très proche de mon mari, et je le considère un peu comme mon petit frère aussi – même s’il a deux ans de plus que moi. Du coup, cette réaction nous fait très plaisir.)

Le 1er janvier, nous profitons des coups de téléphone traditionnels de bonne année pour l’annoncer à la sœur et au frère aîné du Lutin, ainsi qu’à ma tante et à nos grands-parents. Ma grand-mère est justement au chevet de son frère en fin de vie, et je suis heureuse d’avoir ce petit rayon de soleil à lui apporter…

Et toi ? Comment s’est passé ton premier trimestre ? Est-ce que tu as eu de mauvaises surprises au moment de l’inscription à la maternité ou à la crèche ? Comment as-tu annoncé ta grossesse à ta famille et à tes amis ? Viens nous dire !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

J'ai 27 ans et un mari super-chouette ! Notre fille "Pimprenelle" est née à l'été 2015 et nous régale de sa bonne humeur... "Ninette" nous a rejoint au printemps 2018. Je m'occupe d'elles à plein temps. Moi, je suis une lutine lunatique, mais généralement très joyeuse et espiègle. Écolo, féministe, non-violente, végane, cousette, fana de prénoms et de vieilles comédies musicales ! Tu peux aussi me retrouver sur le blog Sous Notre Toit et sur Instagram @danslamalledenilith