Menu
A la une / Vie de maman

Des aînés pas comme les autres

Aujourd’hui je reviens te parler d’un article qui ne traite pas du tout de ma grossesse en cours.

Je ne vais pas te parler de mon fils qui va bientôt devenir l’aîné. Non. Je viens te parler d’aînés plus vieux que ça.

Je viens te parler de mes grands parents, de ceux de Monsieur Génial, des tiens, de tous ces grands parents que nous avons eu la chance ou non d’avoir dans nos vies.

Nos grands-parents à Monsieur Génial et moi

Quand j’ai rencontré Monsieur Génial nous étions presque à égalité parfaite. Trois chacun, et nous avions malheureusement, lui comme moi, perdu le quatrième avant de se connaître (tu pourrais trouver que c’est exagéré de considérer comme perdu quelqu’un qu’on n’a jamais connu mais la place que ces gens prenaient dans le cœur de nos parents nous a suffi à ressentir une perte).

Ma grand mère maternelle est morte avant ma naissance. Ma mère n’était pas très vieille. Une toute jeune adulte qui n’aura jamais pu présenter ses filles à sa maman. Mais je ne suis pas à plaindre. Mon grand-père s’est remarié avec une femme merveilleuse qui a su s’occuper de moi comme si j’étais sa petite-fille. Elle m’a aussi permis de connaître mon arrière-grand mère de cœur, sa maman, qui nous a malheureusement quitté un peu moins d’un an avant mon mariage.

Je n’entretiens pas de très bonnes relations avec mes grands-parents paternels. Ce sont donc mes grands-parents maternels qui m’ont appris tout ce que pouvaient apporter des grands-parents, et même une arrière-grand-mère donc.

Le grand-père paternel de Monsieur Génial est mort peu de temps après sa naissance. Il a connu rapidement ses petits-fils, mais n’a pas eu la chance de les voir grandir (surtout Monsieur Génial, forcément sept ans et demi de différence avec son frère, cela fait sept ans et demi de plus pour connaître son grand-père). Il reste des photos de leur rencontre, mais pas beaucoup plus. Sa grand-mère est restée seule et s’est énormément occupée de lui. Elle l’a beaucoup gardé quand il était jeune et une vrai relation de complicité existait entre eux.

Un peu comme pour moi, il avait beaucoup moins de relation avec ses grands-parents maternels. On se retrouvait donc dans un schéma assez équivalent.

Crédit photo (creative commons): freestocks.org

Sept ans après petit habitant arrive…

…Et malheureusement la situation à bien changé du côté de Monsieur Génial. Depuis quelques mois il n’a plus aucun grands-parents.

Nous avons dit au revoir dans la douleur à sa grand-mère paternelle, deux mois avant le premier anniversaire de Petit Habitant.

Il ne lui restait plus qu’elle. C’était la seule de ses grands-parents à avoir rencontré Petit Habitant. Nous l’avons perdue brutalement et c’est pour elle que j’ai voulu écrire cette article. C’est elle qui m’a fait réaliser à quel point on était chanceux qu’elle ait pu connaître notre fils, même si ce n’était que quelques mois.

Et voilà en quoi cela en fait des aînés exceptionnels (purée, il était temps que tu y arrives Mélimélanie, on se demandait le rapport avec le titre).

Contrairement aux grand-parents qui sont assez stigmatisés par les médias (On en parle de la grand-mère qui porte des lunettes avec un joli brushing de cheveux blancs et qui fait des gâteaux et des boissons chaudes pour le goûter? Ou du grand-père dégarni qui porte lui aussi des lunettes et qui amène son petit fils à la pêche?…), les arrières-grands-parents ont cette chance de ne pas devoir coller à un moule. La société n’attends rien d’eux, et au final, ils prennent la place qu’ils veulent au niveau de nos enfants.

On est juste chanceux de pouvoir encore les avoir avec nous le jour où nous devenons parents. Et ça rend la relation qu’ils créent avec nos enfants magique.

Cette jolie relation à travers les générations

Le dernier souvenir que je garderais de Mamie R., la mamie de Monsieur Génial, c’est elle, le jour du baptême de Petit Habitant, me répétant à quel point elle le trouvait beau et gentil et qu’elle n’en revenait pas de voir un bébé si agréable.

Elle l’a vu, elle l’a connu, et elle a été capable de voir en lui autre chose qu’un bébé de plus. Ce bébé était l’enfant de son petit-fils qu’elle aimait tant et qui avait à ses yeux un sacré caractère de cochon. Pourtant elle reconnaissait de vive voix à quel point elle trouvait notre bébé charmeur (Pas comme son père donc –  Monsieur Génial je rigole, ne te vexe pas).

Elle avait pris sa place dans la vie de mon tout petit, naturellement, sans se forcer pour coller à une image, juste parce qu’elle en avait envie.

Alors oui, ne nous voilons pas la face, cette relation qui peut se créer entre nos enfants et nos grands-parents est intimement liée à la relation que nous, nous entretenons avec eux. Des grands-parents avec qui l’on a aucun contact ne vont pas d’un coup devenir des arrières-grands-parents hyper impliqués et soucieux de la vie de nos enfants.

Et cela, je le vois encore plus dans la relation que mes grand-parents maternels tissent avec mon fils. Au final, ils ont presque la meilleure place.

Pas de rôle préconçu, pas d’attente, pas de contraintes (ce n’est pas à eux qu’on demandera de garder nos enfants un week end, mais bien à nos parents :-D). Ils peuvent choisir comme ils veulent la façon dont ils vont apparaître dans la vie de nos enfants, et passer pour les arrières-grands-parents trop coulants, ne sera vraiment pas gênant.

Je garderais toujours le souvenir de mon arrière-grand-mère comme l’aventureuse, la rigolote, la libérée (et pour son époque ça en a de la gueule d’avoir été une mère célibataire qui travaillait), la battante (qui c’est qui s’est faite écraser deux fois par une voiture et qui a tenu un an avec deux cancers, dont un qui devait nous l’enlever en quelques semaines seulement, normalement). Je n’ai que de merveilleux souvenirs avec elle, des histoires d’une autre époque, de l’aide dans les bêtises et des rires.

Je suis sûre que Petit Habitant aurait vécu tout ça avec Mamie R. et je suis triste de savoir qu’elle n’a fait qu’un passage dans sa vie et qu’elle ne rencontrera jamais notre deuxième enfant. Mais je garde espoir qu’en connaissant mon grand-père, il trouvera un allié dans les bêtises et qu’il pourra lui aussi, profiter de ses arrières-grands-parents comme j’ai pu profiter de mon arrière-grand-mère.

Et, je l’espère, le plus longtemps possible.

Et toi alors? Tu as la chance d’avoir encore tes grands parents? Tu as vu une jolie relation naître entre eux et tes enfants? Ou malheureusement, la vie ne t’a pas offert cette chance, mais tu parles régulièrement d’eux à tes enfants?

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !