Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Mon deuxième accouchement : entre envies et réalité – Partie 1


Publié le 14 octobre 2019 par Mélinda

Dans un article précédent, j’expliquais avoir de nouveau envie d’un accouchement physiologique, sans péridurale, pour ma deuxième grossesse, mais que je n’avais pas fait le choix d’un établissement qui favorise ce type d’accouchement.

7 mois après la naissance de Tibou, je viens enfin te raconter le dénouement. Alors, à ton avis ? Péri ou pas péri ?

Crédits : Parentingupstream (Pixabay)

Un bébé qui se fait attendre

Comme sa sœur, Tibou s’est fait attendre jusqu’au bout. J’étais désespérée pendant la dernière semaine avant le terme. D’abord, parce que ça faisait 4 mois que je souffrais d’une douleur de sciatique très invalidante et ça me pesait sur le moral. Ensuite, parce que j’avais peur d’être encore déclenchée. J’étais toujours motivée pour accoucher sans péridurale et l’accouchement de la loupinette m’avait montré que je ne risquais pas d’y arriver avec un déclenchement.

Et puis, je voulais savoir ce que c’était des contractions ! Je voulais accoucher par moi-même, savoir ce dont mon corps est capable !

Finalement, après une semaine à tout tenter, dont me forcer à marcher malgré mon blocage au bassin, faire les vitres, ranger le placard, boire des litres de feuilles de tisane de framboisier ou encore motiver le papa pour un câlin, j’ai fini par réussir à obtenir un décollement des membranes à J+2 de ma date prévue d’accouchement.

C’était un dimanche matin, et la sage-femme que j’ai rencontré ce jour là s’était montrée complaisante. Mon col était à peine à 2 et la sage-femme vue le jour du terme avait refusé. Pour l’anecdote, ma gentille sage-femme m’a toutefois prévenue, avant de procéder au décollement, que le service était plein ! Je ne devais donc pas accoucher trop rapidement… 

Ce matin-là, je suis partie seule à la maternité, à pied, en me demandant tout au long du chemin si ce jour serait le bon. Et finalement les premières contractions sont apparues ce soir là. J’ai commencé à les chronométrer, puis je suis allée me coucher.

J+3 : c’est enfin le bon jour !

1h45 le lundi matin, soit quelques heures plus tard, je suis réveillée par ces mêmes douleurs.

Je me rends dans le salon pour les gérer sans réveiller personne. Les contractions que je ressens me serrent uniquement le bas du ventre. Elles sont faciles à gérer, je reste debout, un peu penchée en avant, en faisant des ronds avec le bassin et en soufflant fort. Un peu plus tard, je rajoute des « ommmmm ». Elles sont régulières et assez rapprochées, toutes les 5 minutes environ.

Vers 3h, je vais réveiller le papa en lui disant que j’ai des contractions et que je vais aller prendre un bain. Il relève, passe dans le salon, s’allonge sur le canapé et se rendort aussi sec.

Moi, je fais couler l’eau, je prends aussi deux Spasfon. J’ai les idées bien claires, j’enchaîne les étapes les unes après les autres, comme une bonne élève qui aurait bien appris sa leçon. Je prends mon bain en position assise, toujours penchée vers l’avant, en me balançant dans le bain. Je continue à souffler, faire des sons graves. La loupinette se met à pleurer, dans la chambre juste à côté. J’ai peur de la réveiller, donc je sors. Les contractions ne se sont pas arrêtées, j’en déduis donc que le travail est réellement lancé.

Quand je m’allonge, le rythme ralentit. Dès que je suis debout, les contractions se rapprochent, revenant toutes les 3 minutes.

Vers 4h, j’appelle la maternité, qui me dit de venir tranquillement mais sans trop tarder quand même car c’est un deuxième enfant (voilà une information claire…). J’appelle ma maman qui habite à côté de chez nous. Elle me répond toute ensommeillée mais elle arrive au bout de quelques minutes seulement, comme si elle avait attendu mon appel toute la nuit. Ça tombe bien, les contractions se font plus fortes.

On part à la maternité en voiture. Sur le trajet, j’ai une contraction en partant que je gère en me suspendant à la poignée du plafond. Le trajet est très court, il n’y a personne sur la route. En arrivant devant l’entrée de la maternité, une nouvelle contraction arrive, mon mari roule sur un dos d’âne, un peu vite, et je descend de la voiture en geignant que j’ai mal !

On arrive dans le sas d’accueil de la maternité, il est 4h30. Une dame nous accueille et m’enregistre pendant que je continue à souffler fort et à bouger mon bassin pendant les contractions. Entre deux, je discute normalement mais j’essaie de garder les yeux fermés. Enfin, on nous fait rentrer dans le couloir des salles de naissance. Là, je m’appuie au mur pendant une contraction et quelqu’un dit « vous avez bien fait de venir ».

L’épreuve du monito et un doute sur le fait que mes volontés seront suivies

On nous installe dans une salle de naissance. Je continue à gérer mes contractions debout. Je souffle, j’ai mal. Une sage femme vient m’installer pour le monitoring. Je demande à le faire sur un ballon, c’est non. Je veux m’allonger sur le côté, et c’est l’extrême limite qu’on veut bien m’accorder « mais les capteurs ne vont jamais tenir ».

(A ce moment-là, je me dis qu’on est tombé sur une sage femme pas très aidante. Avec le papa, on la surnommera la vieille bique.)

De fait, ils ont eu du mal à fixer les capteurs. Les contractions se ralentissent lorsque je suis allongée, et je suis bien contente de ne pas être coincée sur le dos pour pouvoir gérer la douleur (d’autant plus que mon bassin est complètement bloqué et que tout mouvement sur le dos est douloureux !). Le monitoring est long, il dure plus de 30 minutes.

A ce stade, je ne suis plus bien sûre de la suite. Je sais juste que quand je suis debout, les contractions font très mal et sont très rapprochées. Je m’accroche à mon mari quand j’ai une contraction mais je n’arrive pas à me soulager comme cela. Je gémis de plus en plus fort.

Alors péri ou pas péri ?

La sage-femme me fait un contrôle et me dit que je suis à 4.

A 4 ! A 5h30, alors que j’ai des contractions depuis 1h45 du matin, que j’étais à « 2 large » la veille, et que « ça devait aller vite » ? 

Alors quand elle me propose la péridurale, je dis que je voulais faire sans puis je dis oui. Peut-être que j’aurais pu faire sans. Si j’étais restée debout, le travail serait peut être allé très vite. Je ne sais pas et j’essaie de ne pas y penser pour ne pas avoir de regret.

Je dis oui à la péri, en espérant que, le temps qu’elle soit posée, j’aurais peut-être déjà accouché. Raté, l’équipe d’anesthésie sort d’une césarienne et est juste derrière la porte. Alors, ils me la posent tout de suite. Ils sont jeunes, de bonne humeur, ils plaisantent entre eux. La pose est sans douleur, j’arrive à gérer la contraction qui arrive au milieu.

L’infirmier me scotche le tube dans le dos, en mettant du sparadrap sur toute la hauteur du dos. C’est bon, il va tenir ! Je me rallonge sur le lit.

Finalement, je ne serais pas allée au bout de mes envies. A ton avis, vais-je le regretter ? Je reviens te raconter la suite de mon accouchement très vite. 


Guide accouchement

Pendant la grossesse, tu t’imaginais épanouie, heureuse, avec un joli ventre rond, et bien sûr, il y a de ça. Mais tu n’étais peut-être pas tout à fait préparée pour les vergetures, les coups de pied dans la vessie à 2 heures du matin et les galères administratives. On ne te la refera pas deux fois. Avec le guide hyper complet et concentré de Dans Ma Tribu, tu sauras exactement ce qui t’attend après l’accouchement. Clique ici pour en savoir plus.

Commentaires

2   Commentaires Laisser un commentaire ?

Weena (voir son site)

Le suspens de ouf à la fin !!!!
Clairment, pour le sans péri, l’équipe sur place est déterminante : pour mon deuxième, je suis tombée sur une vieille bique aussi et j’ai craqué … heureusement, il a déboulé pendant la pause … ‘-_-
Pour mon troisième, une équipe au top, la salle physio m’ont permis d’avoir un accouchement de rêve sans péridurale, alors même que la poussée fut finalement plus longue, bébé ayant du mal à s’engager dans le bassin.

le 14/10/2019 à 15h45 | Répondre

Raphaelle

« l’accouchement idéal » nous est présenté comme un accouchement sans peri et du coup ça reste une forme de graal, bien que relativement rare au final. Et je remarque que ça laisse chez de nombreuses femmes (moi la première) comme un petit goût amer. Comme si avec peri on n’avait pas complètement réussi la chose. Alors pourtant qu’on a nous aussi tant souffert et tout donné, pendant des heures voire des jours!.. hate de lire la suite en tout cas 🙂 !

le 14/10/2019 à 19h30 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?