Menu
A la une / Vie de maman

Deuxième grossesse : les suites de couches

L’avantage avec un deuxième accouchement c’est que tu es mieux préparée aux si mystérieuses suites de couches. Ce terme si secret dont on ne parle pas beaucoup… Des récits d’accouchements, il y en a autant que tu en veux ! Mais sur les suites de couches, un peu moins !

Je t’avais déjà raconté les suites de couches de ma première césarienne où physiquement ça allait plutôt bien mais psychologiquement, j’avais un gros baby blues.

Pour ce second accouchement je savais résolument à quoi m’en tenir… sauf que les circonstances n’étaient pas les mêmes !

Les montagnes russes du moral

J’ai accouché sous anesthésie générale en catastrophe. Je n’ai compris que mon fils était sorti de mon ventre que quand la sage-femme me l’a ramené au bloc. Il était déjà pesé, nettoyé, emmailloté.

Sur le coup je n’ai pas vraiment saisi. C’est lorsque que la sage-femme m’a accompagnée en salle de réveil que j’ai réalisé que je n’aurais jamais le souvenir de son premier cri. Vas savoir pourquoi cela m’a ruiné le moral. J’ai pleuré, je me suis excusée. J’en ai même fait pleurer la sage-femme qui m’a grondé, les larmes aux yeux, en disant que je n’avais pas le droit de dire ça.

Quand je me suis retrouvée dans ma chambre avec mon fils, j’ai mis du temps à « m’accrocher » à lui. Les deux premiers jours, je m’en occupais mécaniquement. Le lien a été compliqué à mettre en place. Et puis soudainement, je me suis attachée à lui comme si j’avais accouché une seconde fois. Pourquoi ? Comment ? Je ne sais pas.

A partir de ce moment-là, malgré la fatigue, j’avais le sourire aux lèvres toute la journée (et la nuit aussi). Ce qui inquiétait beaucoup les sages-femmes… La psychologue de l’hôpital et la sage-femme cadre passaient tous les jours dans ma chambre pour me faire parler. Mais je me sentais super bien ! Je souriais tout le temps, j’étais sur mon petit nuage. Dans les yeux de l’équipe médicale, j’avais l’impression qu’ils avaient une démente en face d’eux. Ils me demandaient de parler de mon accouchement, avec un air grave, mais moi j’étais déjà passée à autre chose.

Après une semaine d’hospitalisation, la veille de rentrer chez moi, je me suis dis que si mon moral était si bon, j’allais forcément le payer une fois à la maison. Je m’attendais à accueillir le baby blues…

Et bien non. Même pas. J’étais ravie de rentrer chez moi, de retrouver ma chambre, PetitePerle, mes habitudes… Je crois que mon cerveau s’est mis en mode « automatique ». Même quand deux jours après notre retour à la maison Barbouille a dû être hospitalisé pour une grosse chute de poids, j’avais un moral d’acier.

Un mental de vainqueur, une forme olympique (dans ma tête) et l’envie de faire pleins de choses, tout allait bien ! Sauf que …

Quand le physique est à la traîne

Je souffrais terriblement. J’ai eu nettement plus mal que pour mon premier accouchement.

Le premier levé post-accouchement a été vraiment difficile. Mais le pire était ma cicatrice. Elle est tout bonnement horrible : très longue (près de vingt centimètres), haute sur le pubis (elle dépasse du maillot de bain) et complètement asymétrique. Il n’y a pas un professionnel qui l’a vue sans crier au scandale. Mon gynécologue m’a même dit que je devais me faire opérer à nouveau pour la faire rattraper.

Forcément, mon ventre me fait souffrir, j’ai des hématomes sur le pubis et sur le bas du ventre. Chaque mouvement n’est que souffrance et comme je suis allergique à l’ibuprofène, c’est au doliprane que j’atténue les douleurs… Efficacité proche du néant !

Ensuite s’en vient la magique montée de lait. Je n’ai pu allaiter Barbouille que vingt-quatre heures, mes douleurs ont eu raison de la mise au sein. En plus, les crevasses ont à nouveau fait leur apparition. La montée de lait a été brève mais intense. Du coup j’ai eu très mal mais uniquement sur une journée et une nuit.

Autant à l’hôpital je rongeais mon frein en sachant que les douleurs disparaîtraient rapidement une fois chez moi, autant à la maison je me sentais complètement diminuée. Heureusement que ma sage-femme venait tous les deux jours pour vérifier la prise de poids de Barbouille et ma cicatrisation, j’étais incapable de faire plus de dix pas d’affilé. Je me rappelle avoir tourné au doliprane pendant plus d’un mois.

Lorsque j’ai pu recommencer à bouger, je suis allée faire des séances de rééducation abdominale chez une super kiné qui me travaille la cicatrice pour supprimer les adhérences. C’est très douloureux mais rudement efficace !

crédit photo : Free-Photo

L’un de ne va pas sans l’autre

Les suites de couches de cet accouchement sont complètement à l’inverse de celles de mon premier bébé.

J’avais envie d’aller me promener en poussette, de faire du ménage, de cuisiner mais mon corps me rappelait à l’ordre trop souvent. J’ai eu beaucoup de mal avec cette envie viscérale de bouger mais cette incapacité à le faire.

Je me rappelle une fois, à quinze jours post-accouchement, je me suis fais violence pour sortir me promener. Au bout de trente mètres je pleurais de douleur et j’ai mis plusieurs jours à m’en remettre.

Je dirais qu’il a fallu presque deux mois pour que je retrouve ma forme !

Et toi ? As-tu souffert physiquement des suites de couches ? Etait-ce plutôt le moral ? Ou au contraire, est-ce que tout s’est bien passé ? Dis-nous tout !

A propos de l’auteur

Salut moi c'est Doupiou ! Je suis mariée, maman d'une PetitePerle née à l'été 2015 et d'un petit Barbouille né peu avant le printemps 2018. Tatouée, motarde, fan de foot mais aussi très coquette, addict aux robes et aux talons : je suis pleine de contradictions ! Je viens ici te raconter mon quotidien avec mes deux enfants et mes expériences de la parentalité. J'essaie toujours de positiver !