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Le deuxième trimestre de ma grossesse toute douce – Partie 1


Publié le 1 octobre 2019 par Maman Ours

Je t’ai raconté comment s’est passé mon premier trimestre (ici, puis ), et les changements sur mon corps. Mais voilà que c’est déjà le deuxième trimestre qui commence ! J’ai vraiment trouvé cela étrange de me dire qu’un tiers de la grossesse s’était déjà écoulé, alors que cela commençait à peine à être « officiel » (disons que c’est là que toutes les annonces sont faites, ainsi que la déclaration à la Sécu, et que ton bidou commence à clairement dire « non non, elle n’a pas abusé de la tartiflette, elle est enceinte ! »).

Il bouge !

Le grand moment de ce début de deuxième trimestre : je sens mon bébé bouger dans mon ventre ! Je crois que je vais être une piètre chroniqueuse : cela fait désormais plusieurs mois que je le sens chaque jour, mais je suis toujours incapable de décrire cette sensation, et encore moins la fascination et la joie qu’elle me procure. Que veux-tu, je ne suis pas Homère. Bon, je vais faire ce que je peux, sois indulgente s’il te plaît, c’est vraiment indescriptible à mes yeux.

J’avais entendu parler de « papillons » ou de « bulles d’air », mais, vraiment, je ne suis pas poétique comme fille. Je dirais plutôt que je sens, un mardi, quelques petits coups dans mon abdomen. Des trucs qui bougent. Ça pourrait être des ballonnements… mais, non, vraiment, ce n’est pas la même sensation. Le lendemain, à nouveau, et même un peu plus marqué. J’annonce à Papa Ours que je crois que je commence à le sentir, même si je ne suis pas encore tout à fait sûre. En quelques jours, plus aucun doute n’est permis, on le sent aussi de l’extérieur. D’ailleurs, parfois, on ne le sent que de l’extérieur !

Papa Ours et moi passons de longs moments à « écouter » le bébé, les mains sur mon ventre. Voilà. Non seulement je suis enceinte, mais en plus, ce petit bébé, qui était la suite logique, et qu’on devait accueillir un jour… Eh bien, il est là. Avec nous, à quelques centimètres de nos doigts. On le sent, et manifestement lui aussi, car il réagit à nos mains et nos voix. Il n’est pas encore fini, mais c’est notre bébé, déjà.

Je ne sais pas si c’est lié, mais c’est à cette période que je commence à lui parler (au bébé, pas à mon amoureux, ça, j’ai commencé il y a un moment !). De tout ! De choses anodines (« ah, mais il fait froid aujourd’hui mon bébé ! bon toi tu es bien au chaud, ça ne t’embête pas »), de ce qui lui arrive (« demain on va voir Papi et Mamie ! tu vas entendre des nouvelles voix ! »), et de choses plus importantes, par exemple quand on attend les résultats d’examens. Je t’avais dit que j’étais bavarde ?

Je sais que certaines n’apprécient pas plus que ça ces mouvements, d’autant plus qu’ils vont prendre de l’ampleur au fil des mois. Mais de mon côté, j’en suis raide dingue. Complètement fascinée, gaga, amoureuse. Je n’ai pas le talent littéraire pour te décrire ce que cela me fait et continuera de me faire durant toute la grossesse, mais, pour fixer les idées (comprendra qui pourra) : au troisième trimestre (on pourrait croire que je me suis habituée entre temps !), nous nous sommes refait les films Harry Potter. Bon et bah, pendant la mort de Dobby, je souriais. Parce que Petit Ours faisait « toc, toc, toc » dans mon ventre. OK, ce ne sont que les films, ils me prennent bien moins aux tripes que les livres. Mais. J’ai. Souri. Pendant. La. Mort. De. Dobby. Tu as déjà entendu parler d’une drogue suffisamment puissante pour faire un tel effet toi ?

Crédits photos (Creative commons) : innokurnia
Peu importe la grisaille, quand mon bébé bouge, je suis comme ça !! (Dans ma tête hein, uniquement dans ma tête !)

L’hiver approche

Plus pragmatiquement, mon entrée dans le deuxième trimestre (tant vanté) coïncide à peu près avec l’arrivée de l’hiver. Et, moi qui ne suis que très rarement malade, j’attrape un rhume. Il paraît que le système immunitaire est moins performant pendant la grossesse… Je veux bien le croire ! Ce rhume n’est pas méchant en soi, mais, fatiguée comme je l’étais, il me secoue bien. Et j’en ressors donc encore plus fatiguée. Crois-moi que j’ai passé les mois suivants à rester très très loin de tout être vivant qui semblait avoir éternué au cours des 72h précédentes ! Je te concède que ça peut sembler un peu extrême, mais ça a été très efficace, j’ai passé le reste de l’hiver sans encombres.

Toutefois, au rendez-vous du quatrième mois, je (comprendre : mes cernes et ma tête de zombie) fais un peu peur à ma sage-femme, qui décide donc de m’arrêter une semaine pour que je puisse reprendre quelques forces. J’étais un peu réticente à la base, considérant que je n’avais pas de problème de santé, et donc que je ne « méritais » pas un arrêt. Mais elle insiste en m’expliquant que la fatigue relève de la santé… et elle a, évidemment, infiniment raison. D’ailleurs, j’apprendrai ensuite que mes collègues ont réagi à la nouvelle par des « ah il était temps, elle avait vraiment une sale tête ! ». OK, merci les gars !

Ces quelques jours passent très vite, et j’apprécie infiniment de pouvoir enfin dormir tout mon soûl. La fatigue revient en quelques jours après la reprise, mais cette semaine aura été une bouffée d’oxygène !

J’en profite pour faire le vaccin contre la grippe, puisque c’est la saison, et qu’il est recommandé à toutes les femmes enceintes, peu importe l’avancée de la grossesse, de le faire. Quand je vois ce que j’ai pris avec un pauvre rhume, je n’hésite pas un instant : la grippe, ce serait vraiment violent !

Je vais aussi sagement, sur l’invitation de la sécurité sociale (et gratuitement), faire un contrôle chez la dentiste. Tout va très bien, je m’en doutais, mais la grossesse est une période qui mérite une surveillance particulière de ce côté, donc autant profiter de cette gentille invitation et en avoir le cœur net. Le rendez-vous est également l’occasion d’apprendre des conseils de prévention pour les futures dents du bébé (pas de biberons de jus de fruits ni de soda !! et oui, il semblerait qu’il y ait besoin de le dire).

Et c’est déjà le milieu de la grossesse

La moitié, déjà ?? Noooon, ça passe vraiment trop vite (autant te prévenir, je ne vais pas arrêter de trouver que ça passe vite. Et j’imagine que ça ne va pas s’arranger après la naissance !).

La bonne nouvelle de ce cinquième mois, c’est que ce sont les vacances !! Cette année, on a limité les déplacements familiaux pour les fêtes, et j’essaie de me reposer au maximum.

Crédits photos (Creative commons) : Lisa Fotios

Cette année, je prends les photos ! Débrouillez-vous avec l’installation du sapin et les cartons de guirlandes à porter dans les escaliers !

On passe de très bonnes vacances (forcément, je peux dormir), et Petit Ours bouge de plus en plus, un vrai gymnaste !

On rencontre ce mois-ci la gynécologue de la maternité. Elle est très gentille, mais ce n’est clairement pas le même genre de suivi qu’avec ma sage-femme adorée : peu de place pour des questions ou pour discuter de sujets de « confort », mais un toucher vaginal et une petite échographie d’office… C’est un autre style ! Tout va bien, c’est ce qui compte.

Le regard de Papa Ours

À ce stade, petite pause dans mon récit pour découvrir ce que mon cher Papa Ours a pensé à ce sujet, car ça l’a marqué !

Un certain temps avant que nous essayions d’avoir un enfant, Maman Ours avait déjà fait le choix de réaliser son suivi gynécologique chez une sage-femme, et plus chez un gynécologue. Elle m’avait déjà parlé de cette différence d’approche entre les deux. Mais jusqu’à la grossesse, je n’en avais pas vraiment pris la mesure. En temps normal, je ne fréquente pas beaucoup ces corps de métier moi-même, et je n’assiste pas aux rendez-vous de ma femme.

C’est avec la grossesse de Petit Ours que j’ai réellement découvert la différence, d’un point de vue extérieur. Je me suis d’abord dit que c’était parce que la sage-femme qui faisait notre suivi de grossesse était formidable, mais nous avons retrouvé ces traits de caractère chez la plupart des sages-femmes que nous avons consultées (échographies, maternité, etc).

Je commence par la sage-femme, parce que c’est la première approche que j’ai moi-même découverte. Elle nous explique tout (chez elle, je ne suis pas que « le mari », je suis avant tout « le papa »), avec beaucoup de patience et de pédagogie. Elle essaie d’examiner (j’ai appris pendant la grossesse que, souvent, dans ce contexte, ce mot signifiait « introduire ses doigts dans le vagin de la patiente ») le moins possible parce qu’elle est consciente que c’est désagréable. Et lorsqu’elle le fait, c’est avec beaucoup de délicatesse. Elle s’intéresse aux petits maux de la grossesse, pas uniquement aux symptômes d’un éventuel problème. « Est-ce que vous avez les jambes lourdes ? Des nausées ? Comment ça va moralement ? Vous avez l’air un peu fatiguée ». Toutes ces petites choses qui peuvent être normales pour une grossesse mais qui nécessitent tout de même qu’on s’y attarde un peu.

Après plusieurs rendez-vous chez la sage-femme, le premier avec une gynécologue change tout de suite la donne. Le temps semble compté. Les examens médicaux (toucher vaginal et échographie) sont systématiques, même s’ils ne servent à rien. Par exemple, l’échographie de 5 minutes, quelques jours seulement après une échographie complète d’une heure. Et encore, je suis à peu près sûr que nous sommes tombés sur une gynécologue parmi le top de ce qui peut exister. L’approche est médicale, technique. L’humain en est quasiment exclus. S’il n’y a pas de pathologie ou de symptômes, son travail est terminé.

Je suis conscient qu’il est important de s’assurer de l’absence de symptômes qui pourraient traduire un problème grave. Mais, lorsqu’elle se passe bien, la grossesse n’est-elle pas d’abord un événement humain, bien plus que médical ? Des parents informés, rassurés, sereins ne sont-ils pas aussi profitables, voire plus, au bébé à naître qu’un suivi médical rapproché ? (Toujours dans le cas majoritaire où tout se passe bien, on est d’accord)

C’est aussi environ à cette période qu’on commence à s’intéresser à « la suite » : et si on envisageait de lui donner un prénom, à ce bébé ? On commence à faire tous les deux des listes, et puis on les réduit, on les compare, et on en arrive à une liste commune… et puis on n’y touche plus pendant quelques temps, il faut que ça mijote ! Au final le choix aura été assez facile, même si cela nous aura pris plusieurs semaines de réflexion.

Et puis aussi : et si on commençait à s’intéresser au matériel dont il aura besoin, ce bébé ? Entendons-nous, « besoin », c’est un bien grand mot, un nouveau-né n’a réellement « besoin » que de très peu de choses. Mais bon, il faut reconnaître qu’un certain nombre d’objets et de meubles peuvent quand même être bien utiles. Mais ce sujet m’a paru tellement vaste et compliqué que je crois que je t’en parlerai dans un billet dédié ! (qui eut cru que l’intersection de « bébé » et de « shopping » pourrait être aussi complexe ?)

L’échographie du deuxième trimestre

Pendant les vacances, nous retournons voir la gentille échographiste pour mesurer une nouvelle fois Petit Ours sous toutes ses coutures. C’est incroyable comme il a grandi ! On reconnait très bien tous les organes et tous les membres. Encore une fois, il bouge beaucoup ! Il porte ses mains vers son visage, ouvre et ferme la bouche…

Pendant quelques minutes, on nous montre notre bébé avec le mode « 3D » de l’échographie, et c’est vraiment impressionnant de réalisme : on croit réellement voir un petit bébé, bien qu’encore un peu maigrichon bien sûr. Pour la première fois, on découvre les traits de son petit visage.

Crédits photo (Creative commons) : MedicalPrudens

Petit aparté : comme nous préférons garder la surprise de son sexe, on le mentionne lors des premières minutes du rendez-vous, et c’est ensuite très facile. On ferme les yeux au moment où la sonde est posée sur mon ventre, au cas où, on les rouvre une seconde après quand l’échographiste nous annonce qu’elle est arrivée sur la tête du bébé. On les referme à nouveaux quelques instants quand elle examine les organes génitaux (elle doit s’assurer bien sûr que tout va bien de ce côté-là également) et hop, le tour est joué !

L’échographiste vérifie également que le volume de liquide amniotique n’est ni trop élevé ni trop peu, que le placenta n’est pas inséré trop bas dans l’utérus, et que le col de ce dernier est encore bien fermé et bien long. Tout est bon !

Est-ce que toi aussi, tu as continué à avoir de la chance côté santé au deuxième trimestre ? Et les mouvements de bébé alors, le bonheur, ou franchement désagréables ?


Guide accouchement

Pendant la grossesse, tu t’imaginais épanouie, heureuse, avec un joli ventre rond, et bien sûr, il y a de ça. Mais tu n’étais peut-être pas tout à fait préparée pour les vergetures, les coups de pied dans la vessie à 2 heures du matin et les galères administratives. On ne te la refera pas deux fois. Avec le guide hyper complet et concentré de Dans Ma Tribu, tu sauras exactement ce qui t’attend après l’accouchement. Clique ici pour en savoir plus.

Commentaires

10   Commentaires Laisser un commentaire ?

Virg

Les articles des femmes enceintes en kiff sur l’état presque d’euphorie de la grossesse me rendent nostalgiques …. puis bébé me réveille la nuit (câlin bobo biberon, etc.) Et je me dis pfiouuu je n’aurais plus l’énergie pour le bib toutes les trois heures 😉 🙂
Je suis du genre à relire les HP en espérant chaque fois que le passage de la mort de Dobby ait été changé par magie (on ne sait jamais hein ?) Donc je comprends parfaitement de quoi tu parles, j’ai rigolé en te lisant.
En ce qui concerne le suivi sage-femme, j’aurais vraiment préféré et merci papa Ours de nous donner ton ressenti, donné avec autant de recul, il est très révélateur. Malheureusement en province, il n’était pas encore tout à fait mis en place chez nous. Dommage.

En tout cas, ça fait du bien de lire une expérience grossesse qui se passe bien, donc merci de ce témoignage 😉

le 01/10/2019 à 08h38 | Répondre

Maman Ours

Moi aussi, je me rends nostalgique haha !
Pfff pour Dobby, j’ai fini par me faire une raison, mais maintenant j’anticipe et je sors les mouchoirs + je m’installe dans un coin tranquille, seule, dès qu’on arrive au manoir des Malfoy, c’est plus prudent ! mais je te comprends, il faut espérer !!!
Derien, ça me fait plaisir de montrer qu’une grossesse peut aussi bien se passer !! 🙂

le 02/10/2019 à 12h07 | Répondre

Lumi (voir son site)

Moi aussi j’aimais beaucoup sentir mon bébé bouger, c’est une sensation assez indescriptible dont je suis très nostalgique 🙂

Et votre témoignage, à Papa Ours et toi, me donne bien envie de tester le suivi chez une sage-femme pour une seconde grossesse…

le 01/10/2019 à 09h33 | Répondre

Maman Ours

Ouiiii, c’est tellement inouï, cette sensation !
Si tu as l’occasion et que tu as une grossesse physiologique, je ne peux que t’y encourager, j’ai beaucoup aimé ce suivi !

le 02/10/2019 à 12h10 | Répondre

Raphaelle

A la base je voulais aussi me faire suivre par une sage femme mais au final en tant que stressée de la vie ça m’a rassurée d’etre suivie par une gynécologue. Et justement ces mini echographies de contrôle je les attendaient avec énorme d impatience à chaque rendez vous! Ma gynécologue était aussi quelqu’un de peu intrusif et respectueuse donc ça aide. Le suivi sage femme est probablement plus intimiste mais il faut en trouver une bonne aussi j’imagine..

le 01/10/2019 à 10h54 | Répondre

Maman Ours

Oui, c’est comme tout, ça dépend aussi en grande partie de la personne en face : on a croisé plusieurs sage-femmes et toutes étaient plus ou moins supers, mais ma « sage-femme référente » est particulièrement géniale !!!
Et pareil, c’est comme tout, il faut faire les choix qui nous conviennent : si tu es plus rassurée avec un gynéco, c’est qu’il vaut mieux que tu vois une gynéco tout simplement ! L’important c’est de savoir les choix possibles et de faire les siens 🙂

le 02/10/2019 à 12h12 | Répondre

La Renarde (voir son site)

Merci pour ce témoignage et mention spéciale pour : « Mais. J’ai. Souri. Pendant. La. Mort. De. Dobby. Tu as déjà entendu parler d’une drogue suffisamment puissante pour faire un tel effet toi ? » ;p

le 01/10/2019 à 13h08 | Répondre

Maman Ours

et légale en plus !! 😀

le 02/10/2019 à 12h13 | Répondre

WorkingMutti (voir son site)

C’est vraiment chouette que vous ayez pu vivre ces premiers moments de communication avec bébé de manière aussi douce :). Et chapeau pour réussir à ne pas demander le sexe, jamais je n’aurais pu tenir (je le demande même à la première écho)

le 02/10/2019 à 09h41 | Répondre

Maman Ours

j’en reparlerai plus en détails, mais pour nous, il ne s’agissait pas de « tenir », simplement que cela ne nous « intéressait » pas ; je suis persuadée que si on a envie de savoir…. bah autant demander, pourquoi se priver ^^
Et oui ces moments de découverte dès la grossesse, et même tôt, étaient vraiment géniaux : c’est magique de créer un lien et de découvrir ce tout petit être !

le 02/10/2019 à 12h16 | Répondre

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