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Le deuxième trimestre de ma grossesse tout en douceur, du côté de mon corps


Publié le 30 octobre 2019 par Maman Ours

Comme pour le premier trimestre, voici un article pour te parler des modifications que j’ai constatées sur mon corps au second trimestre. C’est souvent le trimestre qu’on te « vend » comme le plus agréable à vivre… personnellement je ne suis pas complètement convaincue ! En tout cas, je crois que c’est là que j’ai vu le plus de choses changer.

Plein de petits changements

Je commence par les petits symptômes, absolument pas embêtants, et parfois même plutôt sympas :

Comme je te le disais, c’est vers la fin du premier trimestre, ou le début du deuxième, que mon bidou a commencé à sortir. Il faut commencer à faire du tri dans l’armoire et enfiler quelques vêtements de grossesse, mais j’adore voir mon ventre s’arrondir tout doucement ! Mon nombril devient de moins en moins profond, et finit tout plat ! (Mais s’arrêtera à ce stade, il ne deviendra jamais « sortant »).

Ma poitrine ne veut pas être en reste, et continue, elle aussi , sa croissance. Les aréoles commencent à s’agrandir et s’assombrir (cela continuera jusqu’à la fin de la grossesse, tout doucement). Je suis assez impressionnée : non content de fabriquer un nouvel être humain, mon corps commence déjà à se préparer à le nourrir, alors que ce ne sera pas nécessaire avant plusieurs mois !

Je t’ai aussi déjà dit que c’était vers le début du deuxième trimestre que j’avais commencé à sentir les séances de gym de Petit Ours.

Et puis un jour, je sens une nouvelle sensation dans mon ventre, encore une. Quelques jours plus tard, rebelote. Et à nouveau un soir. C’est là que je comprends, car je suis tranquillement allongée sur mon lit, et je peux donc poser mes mains sur mon ventre et réaliser qu’il est tout dur pendant cette sensation. Qui ressemble vaguement à ce que je ressens parfois pendant mes règles. Ce sont des contractions ! Pas de panique, tant qu’elles ne sont pas douloureuses ni nombreuses, c’est normal. D’ailleurs, après ces trois-là, je n’en aurai quasiment plus jusqu’au huitième mois !

Côté sympa, mes cheveux semblent désormais incapables de se salir. Enfin, disons que cela prend beaucoup plus de temps qu’avant, et je peux donc espacer mes shampoings, c’est toujours un peu de temps de gagné. Je mets un moment à m’en apercevoir, mais je crois que vers la fin du deuxième trimestre environ, ils tombent beaucoup moins qu’avant. Alors ne te fais pas d’illusions, je ne deviens pas Raiponce…. Par contre il n’y a plus en permanence un tapis de cheveux sur le sol de notre salle de bain, c’est appréciable !

Crédits photos (Creative commons) : Garon Piceli – Si seulement !

Je découvre aussi qu’il est « classique » d’avoir des saignements de nez en cours de grossesse, en particulier en hiver. Ils sont assez limités chez moi, mais, comme je ne le savais pas, je suis assez surprise la première fois. Rien de particulier à faire s’ils sont limités, et ils s’espacent avec la fin du deuxième trimestre et la fin de l’hiver.

J’ai aussi occasionnellement des crampes, essentiellement dans les pieds, pendant le sport. Comme j’ai également la joie de découvrir, les soirs où la journée a été un peu trop fatigante, les tiraillements dans le pubis qui sont en réalité les ligaments qui travaillent, ma sage-femme me propose une cure de magnésium. Cela tombe à peu près au moment de mon arrêt, donc je ne sais pas qui remercier, du magnésium ou du repos, mais ces rares crampes et ces douleurs ligamentaires disparaissent rapidement.

Dans la suite de la bobologie de la femme enceinte, voici les remontées acides qui débarquent ! Enfin, j’ai plutôt de la chance, c’est plus une petite sensation d’acidité dans la gorge que de vraies remontées acides. Ma sage-femme me prescrit le petit-médicament-pas-très-bon qui va bien… mais en réalité, je ne m’en suis jamais servie : c’est généralement complètement supportable, et, les seules fois où ça devient un peu pénible au milieu de la nuit, je me redresse, et cela passe alors très vite. Bon ce n’est pas toujours facile de caler l’oreiller pour dormir en position semi-assise, mais comme ça a dû arriver trois fois, ça va.

Enfin, je ne m’attarde pas dessus car je t’en ai déjà parlé, mais pour que la liste soit complète : au milieu du deuxième trimestre, je grossis ! Pouf, comme ça, d’un coup ! Et sans même m’en apercevoir… Comme je te disais, pas de souci de santé lié, donc tout va bien.

Et des plus gros…

Entendons-nous bien, quand je dis « plus gros », c’est très relatif. Il n’y a là-dedans absolument rien de grave. Juste des choses un peu plus embêtantes que « mince, je ne perds plus mes cheveux par poignées ! ». Si, si, ça existe !

Le deuxième trimestre signe l’arrivée d’un des deux seuls symptômes qui m’ont embêtée durant la grossesse. Je t’avais dit qu’au premier trimestre, ma peau sèche était devenue très sèche. Eh bien, malgré tout le temps que je passe à tenter d’hydrater ma peau, au deuxième trimestre, ma peau très sèche devient très très sèche. Vraiment très très très sèche :  je me retrouve avec des petits boutons rouges un peu partout sur le ventre et le dos, et des démangeaisons !!!! Faire mes lacets le matin est une séance de torture, car, bien qu’assise, je me penche un peu en avant, et cela tire donc dans le dos… et déclenche donc une belle crise de démangeaisons. Le soir, me caler enfin dans le canapé déclenche un contact entre ma peau et les coussins, et donc, nouvelle crise de démangeaisons. Pareil lorsque je vais me coucher. Et je passe pas mal de temps en journée à me gratter plus ou moins discrètement le ventre et le dos. Classe, oui. Et assez stupide, aussi, car forcément, comme avec les piqûres de moustiques, gratter n’est pas une solution en soi, au contraire. Mais se retenir n’est pas si facile ! (ce pauvre Monsieur pourrait en témoigner !)

Crédits photos (Creative commons) : Tumisu

Dans mon cas, c’est pénible, mais inoffensif. Toutefois, si cela t’arrive, il vaut mieux montrer ces petits boutons et parler de ces démangeaisons, car, dans de rares cas (selon leur emplacement et d’autres signes), cela peut-être plus compliqué.

Et puis, même si, et c’est le plus probable, c’est la version inoffensive, il faut essayer de les soulager ! Pour moi, après un bon mois ainsi, c’est la crème conseillée par ma sage-femme, que j’applique en alternance avec l’huile de coco que j’utilisais déjà, qui va beaucoup m’aider. Encore une fois, cela tombe au moment de mon arrêt, donc le repos a peut-être également joué.

Peut-être que c’était le moment où ce symptôme devait disparaître, peut-être est-ce la crème, peut-être le repos, peut-être une combinaison de tout cela, mais, en une semaine environ, ça a énormément diminué. Ça continue ensuite, et très vite, ce n’est plus qu’un mauvais souvenir. Il y aura un petit rappel vers le huitième mois, avec quelques boutons, et des petits gratouillis, mais vraiment très peu en comparaison, et à peine quelques jours. Ouf !

L’autre symptôme qui m’aura embêtée durant cette grossesse était déjà présent au premier trimestre, et, contrairement aux légendes, ne s’est pas décidé à me laisser tranquille au second…. J’ai nommé ma chère amie la fatigue !

Disons qu’elle est légèrement différente : au premier trimestre, on aurait dit que j’avais des perfusions à haute dose de somnifères. Là, ce n’est même pas que j’ai continuellement sommeil, c’est que je suis épuisée. Rincée. Kaputt. Tout adjectif du style qui te vient à l’esprit. Tout le temps. Je commence à en avoir marre d’être ainsi au bout du rouleau en permanence.

Et puis, dès le début du deuxième trimestre, moi, marmotte parmi les marmottes, loir suprême, prix Nobel du sommeil (oui, oui, rien que ça)… je me retrouve à faire des insomnies. Au-delà du choc (je ne pensais pas que ce genre de choses pouvait m’arriver !) : mais c’est que c’est vraiment pas marrant cette histoire ! Quasiment tous les matins, vers 4h (parfois 5h les bons jours, youhou), je me réveille, et, au lieu de me retourner et de me rendormir, je reste là, éveillée, pendant quelques heures. Et tu sais quoi ? Et bien c’est drôlement barbant de rester ainsi à s’ennuyer dans le noir ! Oui, je pourrais me lever et aller m’occuper, mais : 1. Je suis fatiguée (et oui !) ; 2. Et si cette fois-ci j’arrivais à me rendormir ? il ne faudrait pas louper l’occasion !

Bon, et au-delà de l’ennui, tu t’en doutes, perdre ainsi plusieurs heures de sommeil chaque nuit, ce n’est pas bon du tout pour ma fatigue, forcément. J’ai essayé les exercices de relaxation, de l’homéopathie, rien n’y a fait. Ah, si : le repos. Incroyable mais vrai : dès que j’ai la possibilité de me reposer un peu (lors de l’arrêt d’une semaine donné par ma sage-femme, pendant les vacances, un week-end prolongé, et puis pendant le big arrêt maladie ensuite), les insomnies diminuent et disparaissent très vite. Dès que je reprends un rythme plus intense, les revoilà. Conclusion : pour être moins fatiguée, il faut être moins fatiguée…. Youpi, c’est tellement simple ! (ou pas.)

L’autre point qui va avec, ce sont les maux de tête. Cela fait plusieurs années que, si j’atteins un certain niveau de fatigue, je me retrouve avec un joli mal de tête. Qui ne se soigne qu’avec du repos. Forcément, avec la fatigue dont je te parle durant ce trimestre…. Ils arrivent ! Je passe donc plusieurs soirées (voire morceaux de nuits) à me débattre avec des gros maux de tête. Et, histoire que ce soit drôle, à ne pas réussir à m’endormir à cause d’eux. Voilà, la boucle est bouclée !!

Pour moi, le second trimestre ne devient donc ce moment cliché, sans symptôme pénible, et où tu peux profiter à fond de ta vie… qu’au 6e mois, quand je suis arrêtée, et que je peux donc casser ces deux cercles vicieux (fatigue-maux de tête-fatigue et fatigue-insomnies-fatigue).

Pour finir, la fatigue était aussi certainement un des symptômes de l’anémie dont je t’ai parlée, avec de gros essoufflements, en particulier durant le 5e mois, mais qui ont disparu après mes injections de fer.

Et voilà, tu sais tout ce qui m’est arrivé au second trimestre ! Toi aussi tu as eu des symptômes que tu n’avais pas vu venir ?


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Commentaires

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Workingmutti (voir son site)

Moi qui ait d’habitude la peau grasse, je suis retrouvée avec une peau qui tiraillait horriblement lors de ma dernière grossesse. Je passais ma journée avec la crème super hydratante de mes fils qui ont de l’eczéma.

le 30/10/2019 à 10h22 | Répondre

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