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A la une / Témoignage

Mon deuxième trimestre de grossesse : accident, dépistage, découverte du sexe…

Le mois commence très mal. Il fait exceptionnellement mauvais : on ne dépasse pas les 15 degrés et il pleut sans arrêt ! Heureusement que je ferme encore sans souci mes vestes.

C’est mon dernier mois de travail en CDD. À la fin du mois, je serai au chômage, et je ne compte pas chercher un autre emploi dans la foulée. (Oui je sais, je vais profiter du chômage, c’est mal…) Mais en même temps, c’est ultra compliqué de chercher du travail au mois de juillet, alors qu’on est enceinte !

Une grosse frayeur pour commencer ce deuxième trimestre

Bref, un matin très pluvieux, je pars au travail. Malgré le temps, je suis de bonne humeur ! Bah oui, je suis enceinte, ça commence à se voir et c’est officiel ! Je mets la musique à fond dans ma voiture et je roule. Pour aller à mon travail, il y a vingt-cinq minutes de voiture sur des routes de campagne limitées à 90km/h, où il n’est pas rare de tomber sur un tracteur. Il y a deux ronds-points et deux villages à traverser. Et ce matin-là, le passage du deuxième rond-point ne se déroule pas bien du tout.

Juste avant le rond-point, il y a un virage et des bandes blanches sur la route. Et comme d’habitude, plutôt que de prendre le virage complètement, je passe sur les bandes blanches et j’en profite pour ralentir en vue du rond-point. Je ne roule pas particulièrement trop vite (en tout cas pas au-dessus de la limitation), mais sûrement trop vite pour un freinage dans un virage et sur une bande blanche, le tout sous la pluie. Les roues n’accrochent plus, et la voiture dérape. Aquaplaning. C’est fou le nombre de choses qui vous passent par la tête en un si court instant.

Au moment où je sens que la voiture n’accroche plus, j’ai le temps de faire plein de choses et de penser à plein de trucs.

  • Je bloque le volant (bon réflexe).
  • J’écrase la pédale de frein (mauvais réflexe, très très mauvais réflexe !).
  • J’éteins la musique (oui oui, pendant que la voiture tourne sur elle-même…).
  • Je vois où la voiture va s’arrêter (un collègue a eu un accident au même endroit pour les même raisons six mois plus tôt, je m’étais arrêtée pour l’aider).
  • Je bande mes muscles en prévision du choc, pour (tenter de) ne pas me cogner la tête.
  • Je sais que ma voiture va se retourner dans le fossé.
  • Et qu’elle sera foutue.

Par contre, à aucun moment, je n’ai peur pour le bébé. Pas à ce moment-là, en tout cas. Je travaille dans l’industrie automobile et je sais que l’accident que je suis en train d’avoir n’aura pas de conséquence physique. En tout cas, sur le moment, je n’ai pas imaginé une seconde que ça puisse être grave.

Finalement, après avoir fait un tour et demi, ma voiture s’arrête en haut du monticule, sans passer dans le bas-côté (bon ok, il y a quand même une roue dans le vide). Je n’ai tapé ni ma tête, ni autre chose (aucun problème corporel). D’ailleurs, après vérification le soir-même, la voiture n’a rien du tout !! Pourtant celle de mon collègue était bonne pour la casse (mais il a dérapé 2 m avant moi).

Je prends la décision de ne pas aller à l’hôpital, car je n’ai vraiment rien. Je contrôle juste que je n’ai pas de perte de sang. Et je parle de cet accident à mon gynécologue la semaine suivante, lors du rendez-vous mensuel. Une histoire qui se termine bien ! Ouf ! Mais j’ai conscience que ça aurait pu être beaucoup plus grave. Tu n’imagines même pas à quel point j’ai changé ma conduite depuis ce jour-là ! Surtout quand je repasse par cette zone…

Un petit conseil si ce genre d’accident t’arrive un jour : essaye de reprendre le volant le plus rapidement possible pour éviter le traumatisme et la peur de la conduite. J’ai repris le volant le soir même. Pas par choix. Et si j’avais eu le choix, je n’aurais pas conduit. Mais le fait de reprendre la route si tôt m’a permis de ne pas virer paranoïaque.

deuxième trimestre de grossesse sexe du bébé

Crédits photo (creative commons) : Karl Marx

À part ça, les petits événements de la vie

Je sens bouger mon bébé à pile poil 4 mois de grossesse. Loin des bulles dont on m’avait parlé, je sens des trucs bizarres au niveau de ma vessie. Et comme c’est une sensation que je n’ai jamais connue avant, j’en conclus que c’est mon bébé. Je ne le sens que très rarement : il faut que le bébé soit réveillé (ce qui, rappelons-le, arrive assez peu souvent à ce stade), et que je sois moi aussi dans un environnement calme. Souvent, je le sens donc le soir, allongée dans mon lit.

J’avoue que c’est hyper bizarre, la sensation n’est pas agréable. Mais en même temps, j’adore savoir que c’est mon bébé. Et puis si je ne le sens pas de la journée, je flippe !

Allez avoue : tu veux savoir le sexe. Eh bien moi aussi. Alors, à 4 mois et demi, le gynéco m’annonce qu’il peut me l’indiquer avec une certitude de 90%. Bien sûr, j’accepte !

C’est une fille ! Et là, je peux te le confier : j’aurais été déçue (un peu hein, pas beaucoup non plus) si j’avais eu un garçon. J’ai toujours voulu avoir une fille et le fait d’être enceinte d’une fille pour mon premier est un énorme avantage. Car je sais que pour mes futures grossesses (oui, avec plein de S), je ne serai jamais déçue ! Même si j’ai trois garçons derrière (quoi, c’est bien quatre enfants, non ?). Je ne serai jamais déçue, car j’aurai eu ma fille. Ah, le soulagement ! Eh oui, désolée Monsieur D, mais tout sera en rose !!

À 5 mois et demi de grossesse, je me lance et je réalise mon tout premier achat : un transat rose. (Qui d’ailleurs s’avérera nul, je ne m’en suis presque pas servi.)

Bref, ce trimestre se termine bien. Et ma belle-sœur accouche d’une petite fille fin septembre ! Elle m’envoie du rêve puisqu’elle accouche sans péridurale (trop rapide) d’un bébé de 4 kg. Hum hum…

Le deuxième trimestre… d’un point de vue physique

Suite à mon premier trimestre presque parfait, je ne m’inquiète pas trop pour celui-là. Et j’ai bien raison. Je prends trois kilos (les trois que j’avais perdus pendant le premier trimestre), j’ai un beau ventre tout arrondi, mon nombril commence à se faire la belle (ce qui est vraiment très bizarre), je ne prends toujours pas de poitrine (à mon grand désespoir) et j’ai de super cheveux !!! (Imagine-moi en pub l’Oréal ! Yeah !)

Il parait que le deuxième trimestre est le meilleur, car on n’est plus malade et pas encore trop grosse. Du coup, j’ai testé pour toi :

  • Les huit heures de voiture : c’est long, mais ce n’est pas nouveau : OK.
  • Le catamaran, sur lac avec peu de vent et trois ans de compétition de voile amateur : OK.
  • La randonnée de montagne, altitude 2220 m, chemins balisés étroits et proches du précipice : PAS OK ! Je pensais faire une balade ultra touristique, mais le parking étant plein, nous sommes partis de plus bas. Et là, ce n’était plus du tout adapté à mon sixième mois de grossesse. Pour celles qui connaissent : Le lac d’Allos. C’est magnifique ! Mais à ne pas faire enceinte.
  • Monter un dressing Ikea avec l’Homme, ne faire que donner les vis et clous (se baisser et se relever encore et encore) : PAS OK !
  • Finir aux urgences gynécologique un samedi soir à 23h : PAS OK ! Je perdais du sang et j’avais mal au ventre ! Au final, j’avais juste fait trop d’efforts dans la journée (et le pire c’est que j’ai dû moi-même conduire pour rentrer de l’hôpital, car l’Homme n’a pas supporté l’examen médical et est tombé dans les pommes …).
  • Flipper horriblement pour la présence du papa pendant l’accouchement : PAS OK ! L’homme dans toute sa splendeur ! On se réveille, messieurs ! Ce n’est pas vous qui allez accoucher, alors soyez gentil et supportez de voir ce que nous subissons !

… et du côté médical

Tu connais l’examen de la glycémie pour vérifier si tu fais du diabète ? C’est LE PIRE EXAMEN DU MONDE ! (Ok, de mon point de vue). J’ai bien failli vomir trois fois en buvant le sirop. J’ai mis trop de temps à le boire, et ensuite j’ai fait de l’hyperglycémie !! Eurk ! Mais ouf, pas de diabète.

Lors de l’échographie du premier trimestre, on m’a proposé de faire un examen sanguin pour contrôler le risque de trisomie. La prise de sang est à faire à un moment bien particulier : entre la 14ème et la 18ème semaine d’aménorrhée. Ce résultat ne nous est pas transmis directement, c’est le prescripteur qui le reçoit. Le résultat est ensuite associé à notre âge et à la clarté nucale du fœtus, et ils en sortent un pourcentage de risque trisomique. En dessous de 1/250, on propose l’amniocentèse.

Mon taux est de 1/1500. Ce qui en soi n’est pas mauvais. Sauf que la prise de sang n’est vraiment pas bonne.

Mon gynécologue essaie de me rassurer. La nuque est parfaite. Le test ayant été fait sur la limite tardive, c’est possible qu’il ne soit pas sûr. Il me dit qu’il ne l’a pas fait faire à sa femme lors de ses deux grossesses, mais qu’il est obligé de me parler de ça. Il me propose l’amniocentèse, mais me parle des risques de fausse-couche associés. Il ne le dit pas, mais je vois qu’il ne tient pas à ce que je la fasse. Il ne croit pas du tout à un bébé trisomique. Il me le répète encore lorsqu’il me fait une petite échographie de contrôle. Il me propose une échographie poussée, faite par un spécialiste à un stade particulier de la grossesse, pour contrôler d’autres signes d’une possible trisomie.

Lors de cette échographie, nous ne sommes pas rassurés. L’échographiste nous explique chaque chose et est très gentille. À la fin de l’échographie, elle n’a repéré qu’un seul facteur : l’estomac. Elle nous explique que ça peut tout aussi bien n’être rien du tout, mais qu’elle est obligée de nous dire ce qu’elle a repéré. Mais encore une fois, pour elle non plus, ce n’est pas un bébé trisomique.

Elle en profite pour nous confirmer qu’il s’agit bien d’une fille (photo à l’appui !). Elle nous parle aussi d’une nouvelle prise de sang qui permet d’identifier de manière certaine la trisomie, et ce, sans passer par l’amniocentèse. Le problème, c’est que cet examen ne se pratique pas ou très peu en France, et qu’il est très cher : 6000€ non remboursés. (Ça date d’il y a deux ans maintenant, mais il me semble avoir vu passer récemment des articles sur cette prise de sang qui se démocratise en France.)

Au vu de ces informations, nous décidons de ne pas faire l’amniocentèse. Mon gynécologue me propose alors de la faire à 7 mois, car les risques de fausses couches ne sont plus là (en cas de problème, j’accoucherai prématurément, mais le bébé serai viable). Mais je refuse aussi, car si je suis capable d’avorter à 3 mois de grossesse en cas de trisomie (et encore, ce n’est qu’une supposition), je ne le serai de toute façon plus à 7 mois ! Alors tant pis. On verra !

Voilà, nous sommes fin septembre. J’adoooore être enceinte et je commence à être impatiente de rencontrer ma fille d’amour que j’aime déjà à la folie !

La prochaine fois, je te raconte mon dernier trimestre, avec une explosion totale de la carte bleue, les cours de préparation à l’accouchement, une jolie petite dépression, mes premiers kilos, et la prise de tête avec notre entourage quand on commence à parler de déclenchement de confort.

Et toi, tu as eu une suspicion de trisomie lors de ta grossesse ? Tu as trouvé que le test de la glycémie était abominable ? Tu as été rassurée en découvrant le sexe de ton bébé ? Quand as-tu commencé à sentir ton bébé bouger ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Madame D depuis septembre 2015, je suis la maman (comblé) de Princesse, 5 ans et de PetitLion 1 an et demi (à peu près). Absente par ici depuis quelques temps, je reviens te raconter cette seconde grossesse et notre nouvelle vie à 4 (oui je te raconte ma vie quoi !)