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La diversification alimentaire, entre sur-organisation et anarchie

Cela fait un petit moment que je voulais écrire un article sur la diversification alimentaire. Depuis celle de PetitePerle en fait. La diversification alimentaire était pour moi une étape-clé mais surtout une cause de stress intense : quand commencer ? Par quoi ? Quelle quantité ? A quel moment ?

Je garde donc un souvenir assez tendu de la diversification de PetitePerle. Et Barbouille est arrivé et, force est de constater qu’avec l’expérience, cette étape est passée par des sentiments exactement contraires à ceux de ma fille !

Petit tour d’horizon de la diversification alimentaire chez mes deux enfant, avec une gestion totalement opposée !

PetitePerle, quand diversification rime avec organisation

Lorsque nous avons commencé la diversification avec PetitePerle, nous avons pris une foule de renseignements chez la pédiatre qui la suivait. Elle nous a conseillé d’attendre les cinq mois révolus et nous avons quitté le cabinet avec quatre feuilles A4 recto-verso de : quoi donner, quand et les quantités avec des menus-type mois après mois.

Il y a avait des indications sur l’ordre d’intégration des aliments : d’abord les légumes, puis les fruits, puis les laitages sous autre forme que le lait, puis les protéines… Et aussi sur les aliments déconseillés.

Les quantités étaient indiquées avec une grande précision pour chaque repas.

Je tenais un petit cahier où je notais chaque jour les menus de PetitePerle histoire de varier au maximum et de ne pas lui donner des carottes à midi deux jours de suite par exemple.

Je préparais la totalité de ses purées moi-même et notre congélateur était rempli de petits pots. La nounou avait tous les matins un repas complet pour le midi avec la composition de la purée écrite sur un post-it collé sur le pot.

Je pesais minutieusement chaque pot que je cuisinais. Bin, oui il était écrit 230 grammes sur la fiche de la pédiatre, il y a une grande différence entre 228 et 230…

Oui, j’étais ultra-organisée mais surtout ultra-stressée. Cette diversification  était rythmée comme du papier à musique et gare à celui de la famille qui donnait une cuillère de yaourt au chocolat à PetitePerle alors qu’il était écrit « chocolat à huit mois » et qu’elle n’avait pas l’âge révolu.

Je pensais me complaire dans mon organisation quasi-militaire, même si je dois l’avouer, j’étais soulagée quand PetitePerle a commencé à pouvoir manger des repas comme nous, non moulinés.

crédit photo : yalehealth (Pixabay)

Barbouille, quand diversification rime avec improvisation

Avec mon Barbouille, l’organisation (ou plutôt son absence) était totalement différente. J’avais hâte de pouvoir commencer la diversification le plus tôt possible. C’est donc sur les conseils de mon nouveau médecin qui a autorisé l’intégration des aliments à partir de quatre mois que Barbouille a commencé les cuillères. Bon en vrai, j’ai commencé quand mon fils avait trois mois et trois semaines. Le médecin m’avait expliqué qu’il fallait mieux faire la diversification plus tôt et avoir le temps de la faire correctement plutôt que de diversifier à six mois et stresser pour la reprise du travail par exemple.

Ce docteur m’a aussi dit qu’il n’y avait que quelques aliments fortement déconseillés avant un an (le miel notamment) mais que globalement, plus l’enfant était confronté tôt au plus d’aliments possible, moins il aurait de risques de développer des allergies plus tard.

Tu l’as compris, nous avons fait une diversification sans prise de tête. A la poubelle les feuilles A4 recto-verso avec les préconisations ! J’étais juste vigilante sur les quantités pour ne pas commencer à donner 300 grammes de purée de courge dès la première cuillère !

Les repas du midi étant gérés par la crèche, je ne me prends plus le chou a noter chaque plat dans un cahier. Je suis seulement vigilante à diversifier les légumes entre le repas du midi et celui du soir.

D’ailleurs parlons de la préparation des repas si tu veux bien. Je suis passée de la préparation maison pour ma fille aux petits pots industriels pour mon fils. C’est beaucoup trop compliqué pour moi de préparer le repas de Barbouille avec deux loulous dans les pattes. Mais la principale difficulté c’est le manque de place. Comme nous sommes dans un appartement de transition le temps de la construction de notre maison, nous avons récupérer notre petit frigo d’appoint qui était dans notre garage avant. Il a un congélateur vraiment très petit : à peine de quoi y stocker trois sachets de légumes surgelés… Impossible pour moi de préparer des grosses quantités comme je le faisais pour PetitePerle et de congeler pour les quinze jours suivants… Bien sûr le midi, il mange parfois des légumes frais, mais le soir c’est bien plus compliqué !

Donc pour Barbouille, c’est une diversification complètement anarchique mais qui ne semble pas le déranger plus que ça ! Bien au contraire ! Il faut dire que l’organisation de la vie de famille est bien différente maintenant.

J’aurais aimé tester la DME mais je crois que mon manque de temps à eu raison de cette envie et puis la crèche ne nous suivait pas dans cette optique. Bon, je donne des morceaux de légumes crus ou de fruits à mâchouiller à Barbouille de temps en temps, mais la proportion des aliments mixés reste importante.

Voilà, mes deux expériences complètement opposées de la diversification alimentaire de mes enfants !

Et toi ? Comment s’est passée la diversification ? Etais-tu plutôt organisée ou au contraire, plutôt zen ? As-tu testé la DME ? Dis-nous tout !

A propos de l’auteur

Salut moi c'est Doupiou ! Je suis mariée, maman d'une PetitePerle née à l'été 2015 et d'un petit Barbouille né peu avant le printemps 2018. Tatouée, motarde, fan de foot mais aussi très coquette, addict aux robes et aux talons : je suis pleine de contradictions ! Je viens ici te raconter mon quotidien avec mes deux enfants et mes expériences de la parentalité. J'essaie toujours de positiver !