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Nous, les parents novices


Publié le 5 décembre 2019 par Mère Renarde

Aujourd’hui, notre fille a 18 mois. Nous avons tâtonné comme tout nouveaux parents mais désormais, nous sommes convaincus du type d’éducation que nous allons lui donner. Je vais développer.

Notre pédagogie alternative

Il y a quelques mois de cela, je t’ai présenté un article sur nos choix avant la naissance de petit koala. Comme je l’avais dit à l’époque, nous avons fait des choix totalement subjectifs, qui se sont ensuite affinés avec l’arrivée de notre fille.  Bien évidement plusieurs choses ont changé. Je pense de toutes façons que plusieurs critères déterminent le type d’éducation vers laquelle on finit par tendre.

Déjà, il y a l’éducation reçue et la façon dont nous l’avons vécu. Naturellement, si on n’est pas d’accord avec la façon de faire de nos parents, ou si on a constaté en grandissant que cela a été plus nocif qu’autre chose sur nous, on ne va pas essayer de reproduire le même schéma. A l’inverse, si on est content et confiant que l’adulte que nous sommes devenus l’est grâce à ce qu’on nous a inculqué, on va s’en inspirer. Ensuite, il y a les tendances et études qui sont sortis, que nous avons lus, entendus, sur lequel nous avons (ou pas) un avis, qui nous semblent logiques (ou pas), idéales (ou pas), géniales (ou nazes). Et finalement, critère le plus important je pense, on adapte l’éducation à l’enfant qu’on a. Je ne pense pas que ce soit l’inverse, et cela, je m’en rends de plus en plus compte au fur et à mesure que notre fille grandit.

Ni mon mari, ni moi ne nous reconnaissons totalement dans le courant très populaire actuel, à savoir 100% Montessori, maternage le plus proximal possible, et éducation bienveillante à outrance. Pour autant, nous pensons que tout ce que nous faisons à une finalité bienveillante pour notre fille. Les principes de base de Montessori, ce sont notamment la découverte, l’éducation sensorielle et la liberté de l’enfant. On doit plus que possible respecter son rythme de progression sans l’obliger à faire quoi que ce soit. Déjà en partant de ça, nous péchons du côté motricité libre puisque notre fille dort dans un lit à barreau et nous n’avons pas prévu de la passer au lit au sol pour l’instant. Elle a besoin de se sentir dans un cocon pour bien dormir et est paniquée dès qu’elle n’est pas dans un espace bien borné et clos pour s’endormir. Dans une configuration contraire, elle finit juste par tomber d’épuisement en s’endormant dans nos bras. Alors certes, elle ne peut pas monter et descendre de son lit seule, mais elle s’endort toujours paisiblement quand on la couche. Pour nous, respecter cet aspect de sa personnalité prévalait sur le principe de la motricité libre dans sa chambre. A côté de ça, nous la laissons pratiquement toujours grimper sur tout, et courir partout tant que cela n’est pas dangereux. Elle a commencé à marcher le long des meubles très tôt, et malgré nos appréhensions, nous n’avons jamais rien fait pour la freiner.

Il est également difficile de faire un maternage proximal avec un enfant qui n’en a pas du tout envie. Si les premiers mois elle a volontiers accepté d’être portée en écharpe, petit koala nous a rapidement fait comprendre qu’il ne fallait pas que cela s’éternise. Très rapidement, porte-bébés et écharpes sont retournés au placard car ils lui occasionnaient des grosses crises de larmes. Même histoire pour le sommeil, pour lequel nos plans ont du être changés. Nous avons passé petit koala dans sa chambre à 2 mois. Impossible pour moi, en pleine dépression post-partum à ce moment-là, de réussir à dormir à côté d’un bébé qui faisait des pauses respiratoires très fréquemment. Ça parait paradoxal comme ça, mais ça a été une des meilleures décisions que nous avons prises pour m’aider à aller mieux.

J’avais également dit que jamais je ne laisserais pleurer mon bébé. Mais il s’est avéré que nous avions une version qui avait besoin d’être seule quand elle déchargeait. Autant certains bébés ont besoin des bras et de bercements pour s’apaiser, autant la nôtre, c’était en gros « fichez-moi la paix » (en même temps, je t’ai dit qu’elle n’aimait pas être portée, de fait, cela n’est pas totalement étonnant). Au début, nous nous entêtions à la garder dans les bras alors qu’elle se débattait car je ne voulais pas qu’elle s’endorme dans les larmes. On a vite constaté que finalement, qu’on la pose directement dans son lit ou épuisés (et sourds) après une heure de bataille (et de catch), le résultat était le même ! Elle hurlait (vraiment) pendant dix minutes et pouf, elle s’endormait comme si de rien était. On l’a donc laissé pleurer. Ça m’a d’abord brisé le cœur, et petit à petit, j’ai accepté. Je m’y suis faite. Et aujourd’hui que la phase de décharge avant le sommeil est partie, une fois qu’on la couche, on lui dit bonne nuit et on ne l’entend plus jusqu’au lendemain matin (oui, tu peux me détester). Cela me conforte dans l’idée que notre fille se sent rassurer et qu’on n’a pas fait d’erreur en acceptant le fait qu’elle avait besoin d’être seule pour décharger au début. Maintenant, quand elle pleure au coucher, on sait que quelque chose ne va pas, et elle sait qu’on ne la laissera pas dans sa détresse.

Notre fille nous fait confiance, et c’est ce qui nous importe. Alors oui, je passe surement pour une mère monstrueuse et sans cœur quand je dis qu’on l’a laissé pleurer, mais c’est bien plus complexe qu’il n’y parait.

Crédit Photo: Mabel Amber – Pixabay

Et ça me fait une transition toute trouver pour un point sensible que je souhaite aborder.

VEO et compagnie

J’ai constaté récemment qu’un sujet déchainait les passions sur la toile encore plus que celui de l’allaitement : les violences éducatives ordinaires. C’est un chapitre très important pour ceux qui prônent une bienveillance à toute épreuve, à tel point que je trouve qu’on a atteint un autre extrême.

Alors déjà, qu’est-ce qu’une VEO? Sur le site STOP VEO, voici la définition qu’on peut trouver : « La Violence Éducative Ordinaire (plus souvent nommée « VEO »), est la violence (physique, psychologique ou verbale) utilisée envers les enfants à titre éducatif (corrections, punitions) communément admise et tolérée (« ordinaire »). Plus simplement : claque, fessée, tape mais aussi humiliation, chantage affectif et autres. »

Ok. A première vue, je pensais que la VEO c’était les gifles et les fessées, mais en fait ça va beaucoup plus loin, puisque sur le même sujet, on peut lire ça sur le site des pros de la petite enfance : « Elle se manifeste aussi très souvent par des paroles dévalorisantes, humiliantes, blessantes, ( » tu n’es pas gentil, tu es méchant, ce n’est pas bien ce que tu fais! » etc.), du chantage, des menaces, des moqueries, des mensonges, de la culpabilisation, par des gestes brusques ou brutaux. Les adultes […] le punissent, lui font peur, crient font les gros yeux. ».

C’est hyper violent et culpabilisant cette histoire, et très loin de la bienveillance prônée. Parce qu’apparemment, on ne doit jamais, au grand jamais poser des limites à l’enfant.

 « Si tu ne peux pas faire ce sacrifice, tu ne mérites pas ton enfant. Et si ça te fait culpabiliser de lire ça, c’est que tu as tort». Cette phrase, on la retrouve régulièrement dans les commentaires quand il y a les 2 camps qui s’affrontent. Je le trouve assez symptomatique de notre société actuelle. Comme si déjà avoir les critiques et avis de tes proches sans n’avoir rien demandé ne suffisait pas, en 2019, tout le monde donne son avis sur tout.

Cas d’école : une fois, une femme m’a arrêté dans la rue parce que je venais de mettre de force ma fille dans sa poussette. Elle m’a fait un sermon pour me dire que j’étais en train de la détruire en la brimant et qu’elle perdait confiance en elle. J’étais une mauvaise mère égoïste qui ne pensait qu’à arriver plus vite à mon point de chute, au détriment du développement émotionnel de ma fille. Rien que ça. La vérité, c’est que ma fille voulait jouer avec l’accroche de sa poussette, qu’elle était tombée 2 fois déjà à la renverse parce qu’elle était dans une position dangereuse, et qu’a un moment oui j’en ai eu marre de la voir risquer de se faire sérieusement mal, et que oui, il fallait que j’avance.

Si je m’arrête aux 2 définitions mises plus hauts, je suis une pratiquante quotidienne de VEO, et ce depuis la première heure en ayant imposé des soins à ma fille sans son consentement (je caricature à peine). Je dis à ma fille quand elle fait une bêtise que ce n’est pas bien. J’hausse la voix, je l’oblige à me donner la main parfois, à manger plus que 4 haricots rouges (histoire vrai), et qu’elle n’est pas gentille quand elle prend le jouet du copain de la nounou juste parce qu’il ne se défend pas. Ce que je me demande, c’est où se trouve la limite entre VEO et simple bon sens ? Que suis-je censée faire si ma fille ne tient pas en place au moment de sa prise de sang sinon la bloquer de force ? Que suis-je censée faire quand elle veut mettre ses doigts dans une prise, ou ne pas me donner la main pour traverser sur un passage piéton ? Si après lui avoir expliqué pourquoi il ne fallait pas faire une chose une multitude de fois, elle persiste et finit par se mettre en danger, que suis-je censée faire si je dois ni être ferme, ni gronder, ni punir, ni même faire les gros yeux ?

Un enfant est un enfant, se comporte comme un enfant. On ne peut pas lui demander de réagir et de raisonner comme un adulte, et donc on ne peut pas réfléchir à comment on va agir avec lui en se disant « je ne ferais/dirais pas ça si c’était un adulte ». C’est incohérent. Je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut pas condamner les réelles violences qu’elles soient physiques ou psychiques. Je dis qu’il faut faire la part des choses. On ne peut pas mettre sur le même pied d’égalité un enfant battu et un enfant qui a reçu exceptionnellement une tape sur une main par exemple ; ou un enfant à qui on a dit « ce n’est pas gentil de ne pas prêter ton jouet » et un autre à qui on a dit « tu n’es qu’une crasse immonde ». Le mieux encore à faire, c’est d’essayer de s’adapter le plus possible à notre enfant, à son âge, à son degré de compréhension.

Crédit: Rotaru Florin – Pixabay

L’égoïsme du parent

Il faut l’avouer, finalement le parent est purement et profondément égoïste. Qu’on choisisse une éducation « bienveillante » (je n’aime définitivement pas cette appellation qui me donne l’impression que tous les autres choix sont mauvais), ou une éducation « classique », on part tous du principe que ce qu’on a décidé est le meilleur pour l’enfant. Lui derrière il n’a rien demandé, comme toujours. C’est de la théorie et rien ne garantit que ça va fonctionner et aboutir à un « parfait » adulte derrière.

Aujourd’hui, on n’a absolument pas le droit à l’erreur en terme d’éducation parce que « les études ont montré que… », parce que « tu devrais savoir que… ». Les études c’est bien, mais dans la vraie vie, notre enfant peut faire partie de la minorité qui n’a pas validé les critères des études. Et c’est là que le bât blesse.  On met trop la pression aux parents, et finalement c’est contre-productif car les vraies batailles se perdent. Et puis, les sentiments et émotions des parents sont complètements occultés au profit d’un contrôle permanent pour ni crier, ni s’énerver ou juste dire « parce que je l’ai décidé (égoïstement) ». Et c’est ce qui me dérange à chaque fois. C’est peut-être bienveillant envers l’enfant, mais pas envers le parent.

Un type d’éducation va parfaitement fonctionner sur un enfant, et absolument pas sur un autre. C’est aussi pour cela que je trouve assez ridicule cette course au parent « parfait » sur les réseaux sociaux et Internet. Dans ma tête le principe de l’éducation est simple : accompagner l’enfant à comprendre le fonctionnement du monde qui l’entoure, ses règles, les conséquences de ses actes. On doit l’aider au mieux à se faire confiance, à faire attention autant à soi qu’aux autres, à faire la différence entre le bien et le mal, l’importance du consentement. Notre choix d’éducation n’est pas le bon, mais c’est celui qui nous convient et qui convient à notre enfant. Il n’y a de toutes façons pas de « bon » choix. On fait tous comme on peut, avec ce qu’on a. Je ne suis pas malveillante envers mon enfant parce que je n’applique pas à la lettre l’éducation dite bienveillante.

Mon mot final sur tout cela est qu’il faut prendre du recul. Peu importe le sujet, il y aura de toutes façons toujours un fond culpabilisant si tu n’as pas choisi le même courant que la personne en face de toi. Tu seras toujours soit trop laxiste, soit trop dur, pas assez ceci, ou trop cela. Mais fait bien comme tu le sens, tant que c’est ce qui compte à tes yeux. Tu es la seule personne à parfaitement connaitre tes enfants.


 


Commentaires

23   Commentaires Laisser un commentaire ?

Morgane

Merci pour ton article !! Il me fait me sentir moins seule et déculpabiliser de l’éducation que j’essaie de mettre en place avec mes enfants !!
Cette éducation bienveillante dont on entend parler partout me paraît tellement utopique ! Elle dépend tellement de nos enfants et de leur façon d’être ! J’ai 2 enfants, 1 qui est plutôt d’un caractère assumé et pour qui l’éducation bienveillante se résumerait à être laxiste et 1 qui écoute dès qu’on lui dit quelque chose, qui est d’un caractère plus introverti et qui n’ira pas au conflit. Pour mon 2ème c’est plutôt facile d’appliquer l’éducation bienveillante sans que mon enfant ne se mette en danger ! Pour autant je ne pense pas pratiquer des veo ! J’essaye juste d’inculquer du vivre et des règles de sécurité à mes enfants et si parfois cela veut dire aller contre leur volonté et bah tant pis !
Malgré tout les discours du moment me font souvent me remettre en question et me font culpabiliser ! Alors vraiment merci pour ton article !

le 05/12/2019 à 08h04 | Répondre

Raphaelle

Heureuse de lire cet article! Ce mode d’education « à la mode » donne en effet l’impression que c’est l’unique bon choix à faire.. et comme on le voit partout ça nous donne l’impression que tout le monde le suit à la lettre!.. j’ai le même ressenti sur le fait que pris à la lettre ce n’est pas très bienveillant pour les parents.. je trouvais les grands principes du maternage proximal hyper alienant pour la mère, sensée sacrifier son dos, son corps, son sommeil, ses pauses pipis (j’exagère à peine) pour que son bébé n »ait jamais une seconde de frustration.. tout ca en rajoutant une couche de culpabilisation si on ne le fait pas.. après évidemment je pense que tapper ou humilier son enfant ne devrait jamais etre normal.

le 05/12/2019 à 08h35 | Répondre

Madeleine

Coucou. Voilà un super article de prgr (une blogeuse de talent) qui fait le point sur les veo. Globalement elle est d accord avec toi 😊.
https://prgr.fr/veo-stress-cerveau-enfant/
Des bises

le 05/12/2019 à 08h57 | Répondre

Mme Espoir

Merci pour cette référence, cet article est passionnant !!

le 05/12/2019 à 09h12 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Merci pour cet article très instructifs et déculpabilisant.

le 05/12/2019 à 10h51 | Répondre

Madeleine

Et celui là. https://prgr.fr/education-approximative-agnes-labbe/
Ce livre est top, je pense que chacun s y retrouvera !

le 05/12/2019 à 20h05 | Répondre

Jeanne

Maman d’une petite fille de 18 mois et educ en crèche je suis globalement bien d’accord avec toi. Il ne faudrait dire aucune phrase négative, tout laisser expérimenter… D’accord, mais dans la limite du raisonable ! Pour ton exemple de la poussette ou de la prise de sang c’est du bon sens, il s’agit de sa sécurité/sa santé ! Idem pour moi pour l’habillage. J’ai régulièrement des enfants qui arrivent à la crèche en pyjama parce qu’ils n’ont pas voulu s’habiller le matin. Personnellement je n’accepte pas cela de ma fille, elle peut choisir si elle met le pull bleu ou le rouge, si elle s’habille dans la chambre ou dans le salon mais dans tous les cas elle sera habillée a 8h pour partir !
Pour le tu es pas gentille, si je peux me permettre ici j’essaie de ne jamais dire « tu es » pour les remarques négatives mais « ce que tu fais es ». Par exemple je ne lui dis pas « tu es pénible » mais « c’est pénible que tu jettes la nourriture, je ne suis pas d’accord ». Pour le pret de jeux, très difficile pour de si petit je leur dis que je comprends que ça ne soit pas facile de prêter, qu’ils pourront utiliser le jouet quand le copain aura fini de s’en servir… Mais je laisse régulièrement échapper « tu me fatigue ! » Et c’est pas si grave, nous ne sommes pas parfait et tant mieux pour nos enfants !

le 05/12/2019 à 09h29 | Répondre

loutre

Tu me fatigues 🙂
Maintenant mon fils me le dit ou le dit à son petit frère.

le 05/12/2019 à 10h20 | Répondre

Ségolène

Bravo ! Je plussoie, cet article fait du bien à lire… Mon mari et moi partageons l’idée que considérer l’enfant comme un adulte, attendre de lui qu’il raisonne comme tel et comprenne les conséquences de ses actes aussi bien qu’un adulte, ce n’est pas lui rendre service. Tant de responsabilités pour un petit être en construction ! Pour nous, fixer des limites fait partie de notre rôle de parents.
Pour autant, j’ai le sentiment de rester dans la bienveillance et il m’est rarement arrivé d’élever la voix sur ma fille. Bon ok, elle n’a encore que deux ans 🙂
Concernant les pleurs, je me suis aussi retrouvée dans ton expérience… Quand elle était toute petite, elle avait des périodes où elle s’endormait en pleurant : une vraie torture pour moi. Alors je m’obligeais à attendre que 5 minutes passent, les yeux rivés à ma montre… Tout en me demandant si j’étais en train de détruire mon enfant en la laissant pleurer (c’est que ça fait culpabiliser tous ces messages de la majorité bienveillante!).

le 05/12/2019 à 09h45 | Répondre

Madame Choux

Merci pour cet article! Nous on appelle ça l’éducation « comme on peut ». On a banni certains trucs de la maison (corrections phyiques par exemple) mais par contre c’est pas possible avec ma fille de ne pas lui obliger a faire un truc de temps en temps ou de ne pas du tout hausser la voix… On lui explique une fois, deux fois et apres c’est bon. Mlle est la pro en matière de négociations, si tu commences ce jeu là avec elle: 1/ tu vas y passer des heures 2/ tu vas perdre. Donc oui j’ai pas envie de passer 2h par soir à lui expliquer pourquoi il faut se brosser les dents, donc oui je lui impose.

Bref, on fait du mieux que l’on peut!
Karine

le 05/12/2019 à 10h11 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Merci beaucoup pour ton témoignage que je trouve très juste.
Je me retrouve dans tout ce que tu écris.
Moi aussi, je ne suis pas une adepte du maternage, et j’ai peut etre eu de la chance mais ma fille non plus. Elle détestait l’écharpe et préférait clairement la poussette.
Pour autant, à 2 ans et demi c’est une enfant très caline, hyper affectueuse avec les gens qui l’entourent et s’intéressent à elle.
Je sais que je dis souvent à mon mari, elle est petite encore « elle ne comprend pas ». Bien sûr elle comprend beaucoup de choses maintenant, mais cela n’en reste pas moins une enfants avec ses frustrations et ses désirs.

le 05/12/2019 à 10h58 | Répondre

Virg

Alors là; ++++1 pour ton raisonnement et j’aime beaucoup l’expression de Madame Choux l’éducation « comme on peut » 😉
Ma question du moment, c’est comment on vient à bout des coups ? Non parce qu’un enfant de 2 ans et demi fatigué et agacé, ça ne retient pas sa force et ça fait maaaal. Or, j’ai tout essayé, pédagogie, exemple (oui, je lui ai demandé calmement si je pouvais faire pareil, elle m’a répondu oui, je lui ai donc mis une petite tape sur la joue… satanas que je suis) mais rien ne fonctionne, ou pas longtemps. Si quelqu’un a une idée, je prends.
En ce qui concerne le fait de devoir occulter les émotions de l’adulte, je trouve ça contre-productif. Si on n’exprime pas ses propres émotions, je ne vois pas bien comment l’enfant peut apprendre à les gérer. Nous avons opté pour la verbalisation systématique « j’ai peur » « je suis en colère » « j’ai faim » « je suis fatiguée » « je t’aime » « tu me fais plaisir » etc. Du coup, ma fille les exprime aussi. Parfois, c’est cocasse « je suis en colère ! » « Non, c’est moi en colère ! » « Je suis fatiguée » « pas moi, veux pas dodo: (là je suis deg en général 😉 ).
Un enfant = une éducation me paraît aussi être une notion fondamentale. J’irai plus loin en disant une phase de l’enfant = une éducation. Non seulement ils ont chacun leur singularité mais ils évoluent aussi.
Bref, vaste sujet, ton article est très bien écrit en plus.

le 05/12/2019 à 11h03 | Répondre

Sarah

Je suis dans le même état d’esprit que toi. J’ai lu des livres sur l’éducation dite bienveillante (notamment le Faber & Mazlisch) et cela donne des bonnes pistes. Le problème, c’est que certains parents transforment ces méthodes en idéologie intransigeante et qui DOIT s’appliquer à tous, alors que chaque enfant, chaque famille est unique. Et en tant que parent, nous ne nous devons pas de tout sacrifier, santé mentale et le reste, à nos enfants. Nous ne sommes pas parfaits, nos enfants ne sont pas parfaits, et c’est très bien comme ça. Alors quand je lis que mettre un enfant dans une poussette est de la maltraitance émotionnelle, ça me fait moitié rire, moitié pleurer. Pleurer parce que certains parents un peu paumés pourraient y croire et se pourrir la vie à cause de ça. Ma fille a toujours détesté le porte-bébé et aimé sa poussette, à 3 semaines je l’ai mise dans sa chambre car comme toi j’étais épuisée par ses pauses respiratoires. Elle a très bien dormi et moi beaucoup mieux. Même chose pour les pleurs de décharge, nous la laissions pleurer pendant 10 minutes quand nous voyions que c’était ça et non pas le besoin d’être dans les bras ou une douleur. Des parents sacrificiels et épuisés n’ont jamais rendu un enfant heureux.

le 05/12/2019 à 11h07 | Répondre

Maud

Je suis tellement, tellement, tellement d’accord avec vous!! surtout la partie pas bienveillant envers les parents… Et l’ecueil quand on a plusieurs enfant: ne pas gronder celui qui prend systématiquement les jouets de l’autre pour être bienveillant envers lui?!! Mais est-ce bienveillant pour celui qui se retrouve sans jouetsn on y pense??

le 05/12/2019 à 11h20 | Répondre

Elodie

Finalement on est nombreuses à être d’accord avec toi. Pour moi éduquer un enfant c’est lui transmettre les valeurs et les outils nécessaires pour qu’il puisse vivre en société à l’âge adulte. Effectivement il a le temps pour apprendre la dureté de la vie, mais si on ne lui apprend pas, comment fera t il?

le 05/12/2019 à 11h36 | Répondre

Claire

Merci pour cet article ! Un peu de vrai, ça fait du bien.
Personnellement ce qui me gêne le plus dans la tendance actuelle, c’est qu’on occulte la notion de respect des autres. A moins de vivre en ermite, le respect d’une personne se construit forcément avec le respect des autres, en démarrant par celui des parents, des camarades, des adultes encadrants, des passants dans la rue. Et à vouloir proposer une image lisse et parfaite du monde qui l’entoure à un enfant, il ne va pas comprendre qu’on peut rencontrer des difficultés, se mettre en colère, crier, extérioriser certains sentiments, qu’il ne saura pas lui-même gérer par la suite. Il ne comprendra pas non plus les règles qu’impose la vie en société et ne sera donc pas équipé pour s’intégrer dans ses futurs environnements scolaire, professionnel et social ou pour résoudre des problèmes. Bref, j’assume mes imperfections de parents et j’apprends surtout à ma fille qu’elles sont normales et saines quand on sait les accepter et les gérer.

le 05/12/2019 à 12h40 | Répondre

Pauline

Bonjour, je trouve que c’est parfois assez difficile d’être dans l’éducation bienveillante même si c’est mon idéal. Une des principales, difficultés, de mon point de vue, c’est que pour la plupart d’entre nous, ce n’est pas comme ça que nous avons été élevés. Il faut souvent faire un vrai travail sur soi pour « déconstruire » certaines croyances, certains réflexes. Et je ressens parfois un vrai sentiment d’injustice quand je pense par exemple que mes parents auraient réglé en 2mn (fessée) une crise que je mets une heure à gérer (discussion, câlins et exercices de respiration- pour moi la respiration pour rester calme). Je veux dire, on fait des efforts (parfois considérables) qu’on a pas fait pour nous. C’est l’équivalent en éducation des retraites qu’on paie et qu’on recevra probablement pas !
Je ne crois pas que l’éducation bienveillante soit une mode. Je crois qu’elle correspond à une évolution positive de notre société. D’ailleurs, les études prouvent (dans les pays nordiques en avance sur nous) que les enfants élevés avec moins de violence donne des adultes mieux dans leur peau et moins sujet à la délinquance.
Je te rejoins aussi sur l’idée que les « professeurs » d’éducation bienveillante en manque parfois singulièrement à l’égard des parents. Oui parfois, nous devons parcourir cent mètres en moins de 20mn ! Oui parfois, on couche un enfant pas tant parce qu’il est fatigué mais parce qu’on besoin de se reposer ou de passer du temps entre adulte. La liste est longue vu combien la barre est haute ! Oui, nous sommes des parents imparfaits ! Mais je considère chaque petit moment de bienveillance (envers l’enfant et envers nous) comme un pas pour un avenir plus beau (rien que ça ! :-)).

le 05/12/2019 à 14h29 | Répondre

Jen

Ah la la !!! Mais tout pareil ! Je n’aime pas le terme d’éducation bienveillante, parce qu’en effet, ça sous entend que le reste est malveillant. Ce qui est néfaste, ce sont les coups, surtout répétés, la violence installée et banalisée, tant physique que mentale.
MAIS notre enfant va vivre dans une société, il est donc primordial de lui permettre d’y vivre correctement, en interaction avec les autres et pas seulement avec ses propres envies et sentiments. Les sentiments des autres sont aussi importants.
J’ai lu des choses particulièrement choquante sur les VEO et l’éducation bienveillante. (D’ailleurs, j’arrête de les lire, ça m’enerve). On ne peut pas comparer un enfant à un adulte, puisqu’un adulte a déjà fabriqué son esprit critique. Mettre l’enfant au même niveau que l’adulte, c’est ne pas l’éduquer. ET je trouve ceci encore plus violent car l’enfant, en manque de repère sera un enfant stressé et malheureux (alors que l’éducation bienveillante se base sur les effets du stress sur le cerveau !!). Voir autant de commentaires, ça me fait un bien fou de ne pas me sentir seule à penser ceci ! 😀

le 05/12/2019 à 22h13 | Répondre

Sandrine

Merci merci merci pour cet article!!! Et merci aux mères qui ont commenté!!! Ça fait un bien fou de vous lire et de se dire qu’on est pas folle de penser que tout le délire autour des VEO va trop loin… mon fils de 3 ans a subit des DRP matin et soir de ses 3 mois à ses 2 ans c’est uniquement une opération des végétations qui lui a permis de respirer presque normalement et le dernier article traitant du sujet que j’ai lu me classer dans la catégorie des mauvaises mères qui traumatisaient leur bébé… si vouloir que son fils respire fait de moi une mauvaise mère OK j’en suis 1!!! Tout va trop loin dans cette histoire, tout est disproportionné… ici je pratique le chantage avec mon fils car pour lui le seul moyen d’arrêter une bêtise c’est d’en expérimenter la conséquence on a testé des tas d’autres méthodes sans succès mais je met un point d’honneur quand la punition est levée à discuter avec lui de se qu’il s’est passé pour que ce soit constructif. Je le laisse également pleurer seul dans sa chambre en période de crise car la discussion est impossible. Quand il est calmé on parle et on explique ce qui s’est passé. Il y a une éducation pour 1 enfant je suis bien d’accord et il manque énormément de bienveillance entre adultes je fuis maintenant comme la peste tous les groupes de parentalité car même le respect n’y est plus. Mes seules lectures sur le net se limitent à DMT et cet article prouve que j’ai bien raison ^^ encore merci à toutes!!!

le 05/12/2019 à 22h33 | Répondre

Soazig

Ouah, je sais pas quels livres/blogs vous avez lu sur le sujet, je tombe un peu de l’armoire de voir vos ressentis sur ce sujet. Que le nom soit limite, ok. D’ailleurs, pour moi qui ai été élevée comme ça, c’est juste de l’éducation classique. Mais non, je n’ai jamais compris que je devais disparaître dans la figure de la mère courage. Tout ce que je fais pour mes enfants, je le fais parce que je suis physiquement mal quand ils sont mal. Et c’est important d’être un exemple pour nos enfants en leur montrant que nous aussi on a nos limites, qu’on est pas parfait. J’ai eu une phase où je criais quand ma fille était enragée. Et bizarrement depuis que j’ai verbalisé mon émotion avec elle (en gros je criais mon impuissance et l’injustice de ne pas réussir à trouver une manière acceptable qu’elle exprime sa colère) je suis nettement plus zen lors des crises (et coup de bol, elles se sont espacées ensuite, ce qui aide carrément à les prendre avec plus de philosophie).

Par contre, j’ai jamais lu nulle part que je devais être laxiste (devoir et laxisme c’est antinomique pour moi). Il y a des règles à la maison. Elles sont juste peu nombreuses et valables pour l’ensemble des occupants et invités : interdiction de taper/mordre etc, d’insulter/humilier etc. On ne fait pas de trucs trop dangereux pour son âge : courir dans les escaliers ou prendre un truc dans le four sans gants pour papa/maman, utiliser les couteaux de grands pour l’ainée de 2 ans et demi, jouer avec des petits objets ronds pour la cadette de 5 mois. Du bon sens quoi. Les soins de santé sont obligatoires mais expliqué et la douleur est indiquée (sans drame : ça va faire une piqûre de moustique pour les vaccins -> oui ça fait mal mais c’est court et on mets le patch pour que ça fasse moins mal et un bisou magique pour chasser vite la douleur et aider à guérir).
Pour l’hygiene, la coopération est recherchée au max par confort pour moi. Si je dois forcer, j’explique les raisons et j’agis avec calme si j’y arrive ;).
J’imagine que c’est ce que tout le monde fait, qu’on parle pas entre gens qui tabasse leurs gosses parce que le verre d’eau a été renversé alors que l’enfant est crevé. Pour ce qui est des VEO « verbales », je me suis fixée comme règle de faire passer les consignes comme j’aimerai que mon chef le fasse avec moi : avec politesse, mesure et en s’adaptant à mon niveau de compétence et de compréhension. Et je ne parle pas à ma fille d’une manière que je n’oserai pas utiliser pour l’enfant de la voisine.

J’espère ne pas être vue comme une extrémiste, j’ai souvent croisé vos points de vue sur le net et j’ai l’impression que ça part d’une incompréhension (de qui, ça n’est pas la question). Je me suis dit que présenter mon expérience d’enfant éduquée avec une « méthode alternative » serait peut-être intéressante. Sinon tant pis hein 😉

le 06/12/2019 à 05h57 | Répondre

Maye

« en 2019, tout le monde donne son avis que tout » alors oui, et d’ailleurs vous le faites dans un très long article aha.
C’était chouette a lire, ça sort de l’ordinaire, malgré tout le propos me chagrine un peu. Pas que j’ai un quelconque problème avec l’éducation que vous offrez a votre fille, on fait bien tous comme on peut. Simplement je ne comprends pas pourquoi des gens se sentent l’envie de dire que les VEO inclus les soins ou que les bienveillant sont des laxistes. Être bienveillant c’est envers son enfant, respecter ses besoins et le traiter comme un être humain qu’il est, enfait. Ce que vous expliquez très bien avec les pleurs de décharge. Vous avez respecté son besoin de décharger seule. Si c’est pas de bienveillance ? Mais la bienveillance c’est aussi envers les autres adultes et surtout envers soi-même. Et surtout ça ne veut pas dire que l’enfant fait ce qu’il veut. A la maison, nous on fait ce qu’on peut. Evidemment ! Mais ce courant réagis surtout a celui d’avant ou le moindre pet de travers était suivi d’une correction violente, ou un enfant devait rester a sa place, n’avait pas le droit de parler, devait le respect a ses géniteurs sans l’avoir en retour… Alors bon oui, le terme a pas fou mais ce baser la dessus c’est comme dire que qu’on est pas féministe parce que le mot est mal trouvé. En s’en fou enfait, on veut l’égalité entre les hommes et les femmes bah ont est féministes même si ya juste le mot femme dedans.

Bref tout ça pour dire que j’ai l’impression que vous n’avez lu que les extrêmes, ces gens dangereux qui refuse même de moucher leurs enfants. Je crois qu’on est toutes d’accord ici pour dire qu’on insulte pas nos enfants, qu’on ne les humilient pas quotidiennement et qu’on ne les frappe pas. Ne sommes nous donc pas toutes bienveillante ? On fait ce qu’on peut comme on peut pour leur offrir de grandir dans un environnement sains qui on l’espère leur feront devenir des personnes heureuse.

Les gens qui se permettent de juger ce que vous faites ne le sont pas, bienveillant, en passant. Juger une maman qui réagis difficilement aux actes de son enfant quand il est dehors comme votre histoire en poussette, dans les magasins, au resto… Ça me dépasse tellement. On ne sais rien des gens que l’on croise, de ce qu’ils ont vécu, de leurs enfants… Peut être que c’est justifié (la sécurité bon sang !) Ou peut être qu’on est simplement a bout, ça nous arrive tous. Ça me rend vraiment folle ça.

le 06/12/2019 à 13h03 | Répondre

Charlotte

Inspirons-nous des exemples des familles nombreuses ! Agnès Labbe, par exemple, a 4 enfants, Marie Perarnau aussi : voilà ce qui explique leur formidable « éducation approximative » ! Elles sont confrontées tous les jours à la singularité et à l’évolution permanente de chacun de leurs enfants et c’est pour cela qu’elles se préservent des dérives de l’éducation bienveillante. Personnellement depuis que j’attend mon 3ème et que j’ai vraiment envie d’un 4ème ensuite, je suis bcp plus relax sur ce qui est qualifié de VEO et que j’emploie bcp avec mon aînée qui a une volonté de fer et un caractère fort : retrait ds sa chambre, si tu ne manges pas tu n’as rien d autre, et loooongues discussions rares mais de qualité sur les forces et les faiblesses de son caractère. À l’inverse, mon 2ème qui est une crème bénéficie de moments plus libres et créatifs type Montessori qui lui conviennent très bien. Ils s’adorent et ont compris leur complémsntarité. Et je remercie ma maman qui m’a élevée comme ça avec mes 4 soeurs !

le 06/12/2019 à 16h34 | Répondre

MinnieLilie

Je ne peux pas encore parler de mon vécu en temps que maman, mais mon métier m’amène à travailler avec des enfants de 3 à 11 ans… dont je croise les parents tous les jours.

Effectivement, « l’éducation bienveillante » est sur toutes les lèvres…je pense qu’il s’agit d’une mutation de notre société qui a fait la part belle à la vulgarisation de recherches en sciences de l’éducation (coucou Mmes Montessori, Alvarez et compagnie).
Le problème à mon sens, c’est qu’une fois de plus, dans notre société où tout va à 100km/h, de très (trop?) nombreuses personnes ont gardé l’info qui les arrangeait bien (bienveillance = pas de frustration) sans creuser un peu, ce qui a donné certains discours totalement extrêmes et moralisateurs (sur tous les aspects du développement de l’enfant, VEO compris).
Beaucoup pratiquent de la pédagogie de comptoir, citent des auteurs qu’ils n’ont jamais lus sur la base d’interview tf1 et de reportages nrj12…

Bref.

Alors, oui, il est scientifiquement prouvé qu’encourager son enfant dans ses réussites participe à un bon développement émotionnel, psychologique et cérébral (recherches en neurosciences des 10 dernières années). A l’inverse, dévaloriser et humilier semble avoir un impact négatif.
Tout ça, c’est lié à une sécrétion d’hormones…

On sait aussi aujourd’hui que l’enfant passe par différents stades émotionnels… qu’il est plus ou moins capable de gérer selon son âge. (Je ne vais pas me lancer dans un cours… pour de la lecture scientifique mais accessible, il y a Catherine Gueguen 😉 )

Ce que beaucoup de grands moralisateurs oublient…
Bienveillance ne va pas sans règles ni limites. L’enfant, pour s’épanouir a besoin de connaître les règles du jeu en amont (qu’il tentera bien de transgresser un jour ou l’autre pour x ou y raison). C’est comme une plante: pour pousser droit, il faut un tuteur sur lequel s’adosser… sinon patatras.
Crier/hurler/frapper c’est impressionnant, ça calme. Ergo les « de mon temps… » des grands-parents. L’effet à long terme reste toutefois limité: pas de garantie sur la récidive.
La fermeté dans la voix (la vraie, celle où on n’a pas besoin de répéter 3 fois) est plus efficace… et l’enfant doit comprendre en quoi son comportement est répréhensible. (Donc règles et cadre fixe…). Comprendre donc: le lui redire simplement, sans l’humilier —> sanction proportionnée —> verbalisation par l’enfant (j’ai été puni parce que…)

Dernière chose (parce que je ne veux pas faire partie des moralisateurs): personne n’est parfait tout le temps, et effectivement, chaque enfant est différent. Parlez-en à ma classe de 28…

le 10/12/2019 à 05h26 | Répondre

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