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A la une / Récit de grossesse

Je suis enceinte, et maintenant ?

Après le premier test, je me suis retrouvée dans un sentiment de demi-conscience. Je n’arrêtais pas dans ma tête de me dire « oh mon dieu ça a été si vite c’est trop beau pour être vrai » et « mais pourquoi on a fait ça? ». Plus rien ne serait plus comme avant, et tous nos plans pour les mois à venir étaient chamboulés. Nous devions aller au Japon en Mars. Calcul rapide: je rentrerais dans mon 6e mois de grossesse. Faisable mais serait-ce bien raisonnable?

Et au niveau du boulot? Je n’ai pas encore un an d’ancienneté, comment mon chef va t’il accueillir la nouvelle?

Mais surtout, comment Lhomme va t-il l’accueillir lui?

L’annonce à Lhomme

J’avais prévu, au début de nos essais, d’annoncer ma grossesse à Lhomme à l’aide d’un body. J’en avais acheté un sur Etsy que j’avais fait personnalisé. Mais il s’est avéré que nous avions prévu de faire un shooting photo pour nos noces de coton (bien en avance puisque nous nous sommes mariés en décembre, mais je voulais à tout prix les couleurs automnales) et celui-ci tombait 5 jours plus tard. L’occasion était trop belle pour avoir un souvenir immortel de la réaction de Lhomme. J’ai mis notre photographe dans la confidence, et il ne me restait plus qu’à réussir à garder le secret.

Comme nous avions prévu de nous offrir un petit cadeau en coton, j’ai acheté une joli petite boite en bois que j’ai tapissé de coton et dans laquelle j’ai mis le body, le test et une tétine, ainsi qu’un petit mot (au cas où il ne percuterait pas en voyant le tout). Les 5 jours entre le test et le shooting ont été très longs et je ne pensais pas réussir à ne pas me faire prendre. Je souffrais de douleurs ligamentaires atroces que j’ai fait passé pour mes règles; j’avais tout le temps faim aussi mais je commençais déjà à être dégoûtée par certains aliments. Il a fallu que je commence à prendre de l’acide folique et à la pharmacie, j’ai bien cru assommer le pharmacien quand il a dit super fort « vous êtes à combien de semaines de grossesse ? » alors que l’homme n’était pas loin.

Mais j’ai quand même réussi et le jour du shooting, la surprise a été totale. Il a été super heureux et nous nous souviendrons toujours de cet instant un peu magique à nos yeux.

Crédit: Vincent Besson photographie

La quête de mon équipe médicale

Maintenant que Lhomme savait, je devais rapidement trouver mon équipe soignante pour cette grossesse. Pour mon diabète jusque là j’étais suivie par mon généraliste qui est très bien. Seulement, il consulte uniquement sans rendez-vous et même en arrivant à 7h du matin, il faut souvent attendre une à deux heures pour le voir. Je ne voyais pas comment cela allait être possible pour tout le suivi de ma grossesse, il fallait donc que je trouve un diabétologue rapidement, d’autant plus que je constatais que mes glycémies à jeun commençaient déjà à s’emballer.

Je suis allée fouiller sur Doctolib, et j’en ai trouvé une qui était facilement accessible en transport pour moi, et qui m’a prise en rendez-vous une semaine après. J’ai prié pour qu’elle soit bienveillante, et ça a été le jackpot.

Je suis tombée sur une jeune femme, Mme M. à l’écoute, qui a pris le temps de me rassurer et de m’expliquer ce à quoi je devais m’attendre. Aucun ton culpabilisant ou moralisateur sur mon poids, surtout du professionnalisme.

Crédit: valelopardo – pixabay

Il me fallait aussi un gynécologue. Même si je savais que je pouvais faire suivre ma grossesse par une sage-femme, je préférais être dans un environnement médicalisé. Je suis coutumière des hôpitaux depuis toute petite, et comme je suis une stressée par nature, ça me rassurait de penser que je serais suivi par un spécialiste. Je ne dénigre pas du tout le travail et la compétence des sage-femmes, mais ce n’était pas ce qui me convenait. J’ai besoin d’être dans un environnement hyper médicalisé pour ne pas être stressée, et comme il s’agirait d’une grossesse à risque, je préférais partir déjà de là, plutôt que de devoir changer en cours de route.

Comme je te l’avais dit, j’étais allée voir plus tôt dans l’année un gynécologue dans notre HFME local. J’ai rappelé 2 semaines après le test pour prendre Rendez-vous avec lui, et j’ai été renvoyée vers le site internet. « Connectez-vous, inscrivez-vous et vous verrez bien si c’est lui qui vous est attribué ou pas ». Heuuu, non merci, j’ai pas envie que ce soit une loterie qui choisisse mon gynécologue pour moi.

Je me suis tournée vers un autre complexe hospitalier réputé de la région. J’ai appelé toute guillerette en disant que j’étais enceinte de 5 ou 6 SA d’après la prise de sang, et j’ai eu un retour glaciale : « rappelez quand vous serez à 10 Semaines de grossesse, avant ça ne sert a rien, qu’est ce qui vous dit que ça va tenir ». Le fait que je mentionne que j’étais diabétique n’a rien changé, j’ai juste eu un « et alors, qu’est ce que ça change? ».
J’ai raccroché en larmes.

J’ai fini par décider de sonner à la clinique à proximité de mon boulot, qui avait elle aussi une très bonne réputation. Mais j’étais très refroidie et j’avais peur de me heurter encore une fois à une secrétaire mal lunée. J’ai donc préféré  passer une fois de plus par Doctolib pour choisir quel gynécologue j’irais voir, en me disant qu’au pire s’il me convenait pas, je pourrais toujours changer ensuite. Et bien une fois de plus, je suis tombée sur un praticien hyper professionnel, dont je te parlerai plus en détails dans mes prochaines chroniques.

Et toi, plutôt sage-femme ou gynécologue pour le suivi de ta grossesse ? As-tu eu des difficultés pour obtenir tes premiers rendez-vous ? 

A propos de l’auteur

Après avoir raconté mon mariage sur Mademoiselle Dentelle, je passe de l’autre coté pour te parler de mon approche de la maternité. Je suis devenue maman en 2018, et ce fut un grand chamboulement qu’il me tarde de te raconter. Si tu veux suivre nos aventures au quotidien, je t’invite à me retrouver sur instagram sous le pseudo el_m_b