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Laisser son bébé s’envoler… L’épreuve de l’IMG


Publié le 3 avril 2020 par Pomme Noisette

Dans l’imaginaire collectif, il est des événements qui “n’arrivent qu’aux autres”. Mais depuis que nous avions signé les papiers demandant une interruption médicale de grossesse, impossible de nier l’évidence. Cette fois-ci, “les autres”, c’était nous, c’était moi. 

Ces derniers jours en tête-à-tête avec mon ventre rond furent aussi douloureux que nécessaires. Lui parler beaucoup, lui expliquer pourquoi, lui demander pardon. S’imprégner des sensations laissées par ses petits mouvements, pleurer souvent, prendre quelques photos de mon ventre, lui trouver une belle tenue de naissance… Et contacter les pompes funèbres.

Crédits photo (creative commons) : Tante Tati

L’ordre des choses balayé

Au moment où nous aurions dû nous poser la traditionnelle question “Ass’ mat’ ou crèche ?”, nous étions confrontés à “enterrement ou incinération ?”. Et au lieu de statuer sur la couleur d’un berceau, c’est sur celle d’un cercueil qu’il nous a fallu nous pencher.

Tu te demandes sûrement pour quelles raisons l’hôpital ne s’est pas chargé de la gestion des obsèques. A vrai dire, on nous l’a proposé. Après avoir accepté dans un premier temps, les insomnies qui m’ont hantée les nuits qui suivirent m’ont fait changer d’avis. S’il était arrivé malheur à Petit Chat, aurais-je laissé à des inconnus le soin de s’occuper de lui ? La réponse était évidemment sans appel. Il en serait donc de même pour Petite Etoile. J’étais sa maman, et je l’accompagnerai jusqu’au bout. Il n’y aurait pas de premiers pas, de première rentrée scolaire ou de premier spectacle de danse. Il n’y aurait que des funérailles. Alors, c’était bien le moins que je puisse faire. Elles seraient belles, intimes et pleines d’amour.

J-1 avant l’IMG

Je suis admise à la maternité en fin d’après-midi. Le moral est au plus bas et lorsqu’on nous annonce que plus aucune chambre n’est disponible et que nous devrons donc dormir en salle de naissance, j’explose de colère. Je hurle que je veux rentrer chez moi, que je n’ai aucune envie d’être là. Je ne comprends pas pourquoi le sort s’acharne ainsi, j’ai l’impression qu’on cherche à me torturer jusqu’au bout. J’en veux à la Terre entière.

Dans la soirée, on vient me poser des dilatateurs dans le col de l’utérus, afin d’en favoriser l’ouverture. Car oui, à 18 SA, la nature n’a pas prévu de laisser sortir ton bébé, alors évidemment, il faut lui donner un sacré coup de pouce. “Mais comment ça, ouvrir le col de l’utérus ? Tu as accouché ? Tu n’as pas été opérée ?”, tu dois te demander. Hé bien non ! Passé un certain terme, une IMG se pratique comme un accouchement classique, déclenché.

Je serre les dents, broie la main de Mr Geek – j’avais quand même eu la présence d’esprit de couper mes ongles en amont – et bénis l’existence des antalgiques et du gaz hilarant. Puis, je dois me reposer. On viendra me chercher demain à 8h.

L’enfer de l’attente

A l’heure dite, je suis prête : douchée à la Bétadine, vêtue d’une blouse propre. Je travaille sur mon mental et ma respiration. Ça va aller, tout va bien se passer. Après trois heures d’attente sans aucune nouvelle, je ne contrôle plus ni mon mental, ni ma respiration. Je suis une bombe à retardement lorsque l’infirmière vient me poser un cathéter. Mon corps tremble comme jamais, je suis en pleine crise d’angoisse, morte de peur. Il faut faire vite ou je ne tiendrai pas le coup. 

Il est midi lorsqu’on vient me chercher pour me conduire dans une autre salle de naissance. Je ne me contrôle plus du tout. Je pleure, je bouge dans tous les sens, je suffoque. Mr Geek me colle sur le visage le doudou de Petit Chat. Son odeur m’apaise. Au bout de trois essais, le pauvre interne anesthésiste – qui a profondément dû me détester – parvient enfin à me poser la péridurale.

Nous faisons alors la connaissance de la sage-femme qui va s’occuper de moi. Elle est douce, elle m’inspire confiance, je suis rassurée. 

L’ocytocine est branchée et les contractions ne mettent pas longtemps à arriver. Ayant accouché de Petit Chat en à peine 5h, une part de moi sait que ce sera rapide. “Mais tu n’avais pas peur qu’elle naisse vivante ?”, tu te demandes sans doute. Si, bien sûr… J’ai tout de suite fait part de cette crainte au personnel qui m’a expliqué qu’à ce terme, son cœur n’était pas en mesure de supporter la violence des contractions. C’était donc impossible.

Entre la vie et la mort

Au bout de 4h de travail passées avec une péridurale unilatéralement efficace – fallait pas bouger pendant la pose, ma grande ! – ma sage-femme m’examine. “D’ici 30 minutes, Petite Etoile sera là.” Mais 5 minutes plus tard, je la sens s’engager, elle arrive. “Mais non ! Elle nous a dit 30 minutes !”, osera Mr Geek…

Et effectivement, elle arrivait bel et bien. Après une installation dans la précipitation et deux poussées, la sage-femme enveloppe notre Petite Etoile dans un drap et la pose près d’elle, le temps de la délivrance. Un infirmier entre alors dans la pièce et lui demande en faisant un geste du menton vers le petit drap : “c’est ça ?”. Réponse positive, il emporte le corps de Petite Etoile. Je fonds en larmes, entre douleur et colère. Comment osait-il parler ainsi de mon bébé ? La sage-femme est terriblement désolée, elle me parle de maladresse. Je ne dois pas m’inquiéter, c’est elle qui va aller s’occuper de Petite Etoile, et elle va prendre bien soin d’elle.

Elle quitte la pièce. Tout est silencieux. Tout est fini. Nous pleurons pendant de longues minutes en attendant qu’on nous rapporte le corps de notre fille. “Voilà Petite Etoile. Elle est très belle !”. La sage-femme l’a nettoyée et habillée. Je la prends dans mes bras, l’embrasse, lui offre son doudou, lui dit l’essentiel. Nous restons de longues minutes tous les trois, comme dans une bulle. Nous prenons quelques photos de ce moment indescriptible, où vie et mort se sont entremêlées, où nous avons rencontré notre enfant pour aussitôt lui dire au revoir. Puis son corps est emmené. Il restera dans la chambre mortuaire jusqu’à ses funérailles. 

L’attente avant de remonter en chambre est longue. Le service est saturé. Je suis épuisée, m’écroule et suis réveillée en sursaut quelques minutes plus tard. Mon corps et mon esprit débordent d’angoisse. Je n’arrive pas à réaliser. Mon ventre est vide, mon bébé n’est plus là.

Se souvenir, toujours 

Le lendemain matin, on nous remet le bracelet de naissance de Petite Etoile, ainsi qu’une jolie carte sur laquelle l’empreinte de ses pieds a été déposée. Je range précieusement ces trésors, ces maigres souvenirs, ces rares objets auxquels nous pourrons nous raccrocher. Nous quittons la maternité avec notre livret de famille complété à la page “deuxième enfant”, mais sans ce deuxième enfant.

Sur le chemin du retour, je fais un malaise. Je ne réussirai jamais à me relever de ça. J’en suis sûre.

Crédits photo (creative commons) : Nile

Dire au revoir

La date des funérailles est arrêtée. Elles auront lieu six jours plus tard. Je m’active aux préparatifs : convier les proches, organiser des covoiturages, faire les courses pour le buffet, choisir les fleurs. Et tenter d’ignorer les montées de lait et les saignements du post-partum… 

Gravir les marches du crématorium est une torture. Je veux faire demi-tour, je ne veux pas être ici, je ne veux pas vivre cela. Mais la main précieuse d’une de mes amies tient la mienne si fort qu’elle me donne le courage de continuer. Une fois la cérémonie achevée, les doux mots prononcés et les derniers adieux faits, nous la laissons s’envoler, pour de bon. 

C’était terminé. Nos cœurs étaient en cendres. Un long travail de deuil s’annonçait.

Et toi, quel regard portes-tu sur l’IMG ? As-tu déjà vécu cette épreuve ? En as-tu souvent entendu parler ou considères-tu ce sujet comme tabou ?


 


Commentaires

30   Commentaires Laisser un commentaire ?

Lil’Ma

Ton témoignage est poignant…quant au comportement de l’infirmier c’est une honte. Merci d’avoir partagé ton histoire en espérant que le temps ait adoucit votre douleur …

le 03/04/2020 à 07h38 |

Pomme Noisette

Merci 🙂 Oui, le temps est salvateur et rend la douleur plus supportable.

le 04/04/2020 à 21h06 |

Die Franzoesin (voir son site)

C est un article très émouvant, j ai eu du mal à retenir mes larmes…

le 03/04/2020 à 10h31 |

Pomme Noisette

Merci pour tes mots !

le 04/04/2020 à 21h06 |

Madame Fleur (voir son site)

Ton article m’a bouleversé.
Je n’ai pas pu retenir mes larmes en te lisant.
Malheureusement chez nous l’IMG n’a jamais été tabou car quand j’étais plus jeune la tante a perdu un bébé dans le 9e mois. Ma mère m’a toujours dis que l’enterrement restait un souvenir très triste et éprouvant.

le 03/04/2020 à 11h03 |

Pomme Noisette

Oui, ce genre de funérailles est d’autant plus difficile et marquant qu’il n’est pas dans l’ordre des choses.

le 04/04/2020 à 21h08 |

Welna

Je peine à retenir mes larmes. Merci pour ce témoignage si beau et si émouvant, tellement plein d’amour …
Je suis désolée pour les paroles de l’infirmier, mais rassurée de voir que la sage-femme s’est bien occupée de votre Petite Etoile.
Douces pensées

le 03/04/2020 à 11h15 |

Pomme Noisette

Un grand merci à toi !

le 04/04/2020 à 21h08 |

Urbanie

Je suis passée par là à deux reprises, je suis désolée que tu aies eu à vivre ça toi aussi. Nous n’avons pas fait le choix de l’enterrement, nous nous en sentions incapables, j’admire les parents qui y parviennent.
J’ai eu la chance d’être très bien accompagnée les deux fois, la présence et l’empathie du personnel soignant est primordiale dans ce type de situations. Il y’a eu quelques maladresses, mais rien de vraiment méchant. Et effectivement, le premier souvenir qui me vient en tête est celui des sage-femmes – j’avais envoyé une boite de chocolats après notre retour de l’hôpital pour les remercier pour leur bienveillance.
J’espère que tu as pu garder de tout cela un souvenir aussi apaisé que possible et être bien entourée dans les mois qui ont suivi. <3

le 03/04/2020 à 11h34 |

Pomme Noisette

Un souvenir apaisé, oui c’est le cas. Même si j’ai perdu mon bébé ce jour, c’est également la date à laquelle j’ai rencontré ce petit ange, avec toute la douceur que cela implique. <3

le 04/04/2020 à 21h11 |

Cricri2j

Lors de mon IMG, j étais tellement crispée qu il a fallu 8 tentatives pour me poser la péridurale. J en suis tombée dans les pommes.
Et ça a été si long, plus de 15h, mon corps ne voulait pas la laisser partir d après la sage-femme (adorable, une perle). Elle a su trouver les mots pour me convaincre de la laisser s en aller. On me la laissé 2h après, je me suis endormie avec elle dans les bras et ils n ont pas dû oser me la reprendre.
J espère que tu t en es finalement relevée. Ce fut le cas pour moi.

le 03/04/2020 à 19h42 |

Pomme Noisette

Le temps a fait son travail… Je n’ose imaginer combien ton accouchement a dû être éprouvant. Douces pensées pour toi <3

le 04/04/2020 à 21h12 |

Mélanie

Ton témoignage est bouleversant, je n’ai pas pu me retenir de pleurer. C’est vraiment terrible, une telle épreuve. Merci pour ce partage, j’espère que partager ainsi ton histoire et celle de Petite Etoile t’aide dans ce travail de deuil. J’espère que vous avez réussi à vous en remettre, toi et ta petite famille <3

le 03/04/2020 à 20h39 |

Pomme Noisette

Merci à toi. Oui, écrire, partager est clairement salvateur ! Les gens n’osent souvent pas aborder le sujet, de peur de blesser les parents endeuillés. Mais en réalité, la plupart ne demandent que de pouvoir parler de leur bébé perdu, sans tabou.

le 04/04/2020 à 21h15 |

Madame Ecologeek

merci de mettre des mots sur ce que beaucoup de par’anges traversent certainement seuls ! je suis sûre que tu en aideras d’autres avec ce récit

le 03/04/2020 à 21h30 |

Pomme Noisette

Merci à toi. J’espère vraiment pouvoir aider d’autres couples qui passent par là. C’est sans doute le but premier de ma démarche !

le 04/04/2020 à 21h16 |

Madame l'Abeille

Merci à toi de partager ce moment intime et douloureux. C’est très émouvant. Je me posais la question des funérailles justement. Quand tu dis que l’hôpital aurait pu s’en occuper, cela veut dire qu’on peut laisser l’hôpital gérer la suite et donc ne pas avoir à organiser de funérailles ? Il me semble que le seuil de viabilité est défini à 25SA. Cela signifie t il qu’au delà de ce seuil on doit forcément organiser des funérailles ? Et concernant la mention sur le livret de famille, même question, sais tu s’il y a un « seuil de terme », ou si c’est selon le choix des parents? Excuse moi d’avance si ces questions t’embêtent, comme tu lèves le tabou j’ose te les poser..

le 03/04/2020 à 22h22 |

Urbanie

Je me permets de répondre pour la partie purement légale: 🙂

Le site de Petite Emilie répond à toutes ces questions (qui sont normales et légitimes): http://petiteemilie.org/legislation-2/devenir-du-corps/

Pour résumer, la loi prend en compte le « seuil de viabilité » fixé par l’OMS (22 sa ou 20 sg), et si le bébé est né vivant ou décédé.

Les funérailles ne sont obligatoires que si le bébé est né vivant puis décédé après 22 sa. Avant ce terme, ou si l’enfant est décédé avant la naissance après ce terme, les funérailles sont possibles mais pas obligatoires. Dans ce cas, l’hôpital se charge de la crémation et les cendres peuvent être répandues dans ce qu’on appelle le « carré des anges » de l’hôpital ou du cimetière de la commune (le Père Lachaise en a un à Paris par exemple).

Pour l’inscription à l’état civil, elle n’est possible qu’à partir de 16 sa. si le bébé est mort-né, il ne pourra pas être nommé mais prénommé, et seule la partie décès est remplie. Là encore, c’est une possibilité et non une obligation. Si l’enfant est né vivant puis décédé en revanche il sera marqué à l’état civil, avec un nom de famille. N’hésite pas à aller sur le site de l’association si ce n’est pas clair ou si tu as des questions!

le 04/04/2020 à 00h39 |

Urbanie

Et pour la partie livret de famille, le seuil est fixé à 15 sa, mes excuses pour l’erreur: http://petiteemilie.org/legislation-2/etat-civil/

le 04/04/2020 à 00h43 |

Pomme Noisette

Urbanie a tout dit 🙂
Et non, tes questions ne m’embêtent pas du tout ! Elles sont aussi pertinentes que légitimes ! On sait si peu de choses sur ce sujet…

le 04/04/2020 à 21h18 |

Elsa

J ai beaucoup pleuré en te lisant.
Sûrement aussi parce que mon petit bébé de 5mois dort paisiblement sur moi au même moment et que tous tes mots, quand on est maman, prennent une dimension folle.
J aime l appeler mon petit Koala. J ai souri quand j ai vu que c etait aussi le surnom de ton 2e petit garçon.
Vous avez eu beaucoup de courage. Je vous souhaite beaucoup d amour et de douceur.
Et il y a juste 2 choses que j aimerai partager avec toi si tu ne les connais pas encore, ce sont la communication connectée et la kinésiologie. Tu regarderas ce que que c est si tu le souhaites. On peut en parler si tu le veux aussi. Ca peut sûrement te faire du bien.
Merci pour ton partage qui nous fait réaliser beaucoup de choses…

le 03/04/2020 à 22h58 |

Pomme Noisette

Merci à toi. Les mamans comprennent toujours. <3
A l'heure où j'écris, la douleur s'est apaisée. Elle est toujours bien présente, mais en toile de fond. "Vivre avec" est devenu possible. Je pense que j'avais besoin d'en être à ce "stade" pour pouvoir partager mon vécu.
J'ai néanmoins pu expérimenter la kinésiologie avec Bébé Koala, dans un autre contexte 🙂 J'en parlerai sans doute dans une future chronique. 😀

le 04/04/2020 à 21h23 |

Elsa

Hate de te lire à nouveau alors.
Et j ai fait de la kinesio pour mes enfants mais je me suis promis que lorsque j aurai un peu + de temps d y aller aussi pour moi.
Ne pas s oublier en tant que maman c est aussi important 😊

le 06/04/2020 à 21h41 |

Lisa

Merci pour ce témoignage courageux et émouvant. La décision de l’img doit être quelque chose de très difficile à prendre même si on le fait pour « le bien » de son bébé. De mon côté, notre bébé s’est éteint in utero à 22sg alors même que l’interruption médicale de grossesse commençait à nous être posée (fissure de la poche des eaux à 12 semaines et bébé qui n’arrivait plus à se développer en raison d’un manque progressif de liquide amniotique). Nous n’avons pas eu à prendre cette décision et ce fut finalement un soulagement… Pas de funérailles en ce qui nous concerne mais une lettre et des mots doux en guise de dernier au-revoir.
Douces pensées envers vous et envers votre étoile.

le 04/04/2020 à 00h04 |

Pomme Noisette

La culpabilité liée à la prise de décision est lourde, en effet. Lors de la dernière échographie de contrôle, je ne te cache pas que j’espérais secrètement que l’on m’annonce que son coeur ne battait plus…
Douces pensées pour toi et ton ange <3

le 04/04/2020 à 21h26 |

Lumi (voir son site)

J’ai lu ton témoignage le cœur serré… Que de chagrin, mais aussi que d’amour !
Je t’envoie encore plein de douces pensées.

le 04/04/2020 à 09h36 |

Pomme Noisette

Un grand merci à toi 🙂

le 04/04/2020 à 21h26 |

Laura

Quel témoignage courageux ! J’ai pleuré en te lisant. Je n’imagine pas la douleur que cela laisse… un creux, un vide infini et qui n’est pas dans l’ordre des choses comme tu le dis si bien. Je te souhaite, ainsi qu’à ton cher et tendre, de vivre une vie tellement belle et heureuse.

le 07/04/2020 à 14h48 |

Madame Colombe

Quel courage dans votre témoignage. Je ne suis pas maman, par choix personnel, mais votre témoignage m’a émue. J’espère que le temps, et surtout votre petite famille vous permet d’avancer et d’estomper un peu le chagrin. Bonne continuation à vous.

le 11/04/2020 à 15h33 |

La Renarde (voir son site)

Des larmes aussi par ici… Que dire de plus à part bonne continuation, et bon courage pour l’avenir.

le 15/04/2020 à 14h22 |

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