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A la une / Essais bébé

Les essais sont trop longs

Bonjour ! Ça faisait longtemps que je n’étais pas venue te parler. Il s’est passé beaucoup de choses dernièrement, je vais tenter de t’en parler ici et sur SNT dans les mois qui viennent.

Mais aujourd’hui, je voudrais te parler d’un sujet sensible : l’attente, qui peut être vraiment longue, quand tu essaies d’avoir un enfant.

Dans un article précédent, je t’expliquais que nous tentions d’avoir un deuxième enfant et que j’ai fait une fausse-couche à la fin de l’année 2018.

Tu t’en doutes, je l’ai assez mal vécu. Après m’en être remise, on s’est posé beaucoup de questions avec mon mari : est-ce qu’on se relance tout de suite ? Est-ce qu’on attend que j’aie retrouvé du travail ?

Finalement, un sujet en particulier nous a décidés à relancer immédiatement les essais : l’écart d’âge qui se creusait entre Petite Fleur et son hypothétique petit frère/sœur.

Les trois-quatre premiers mois où il ne s’est rien passé, on l’a pris avec philosophie : c’est normal, ça ne marche jamais du premier coup,… Et puis j’étais aussi bien occupée avec une tentative de reconversion professionnelle pour mettre fin à ma période de chômage.

Finalement, il n’y a pas eu de reconversion professionnelle et il n’y avait toujours pas de grossesse non plus.

Au bout de cinq mois d’essais infructueux, j’ai connu une période très difficile : mes allocations chômage arrivaient à terme, je n’avais plus aucun revenu, et je ne trouvais toujours pas de travail. J’ai paniqué et eu plusieurs crises d’angoisses qui m’ont fait avoir mes règles quatre fois en un cycle. Autant dire que je savais que ce mois-ci rien ne se passerai et je ne fus pas étonnée de commencer le mois suivant l’utérus vide.

Quelques semaines plus tard, j’ai retrouvé une certaine sérénité et j’ai décidé de ne plus me faire de soucis, on n’avait qu’un seul salaire pour vivre, tant pis, on ferait avec, la Terre avait l’air de continuer à tourner et nous avec.

Moins de deux mois après ce lâcher-prise, j’ai retrouvé un travail !! Ce n’était qu’un petit CDD de deux mois mais cela m’a fait beaucoup de bien, à bien des égards. Mais toujours rien dans mon utérus.

Crédit photo (creative commons) : RyanMCGuire

Pourtant, je peux t’assurer que nous n’avions pas perdu le mode d’emploi 😉

Après ce CDD j’ai eu une nouvelle période de chômage très courte puisque j’ai retrouvé du travail trois semaines plus tard !! Encore un CDD mais qui m’offrait de bonnes perspectives pour l’avenir.

Après avoir commencé cet emploi, j’ai réalisé que cela faisait plus de dix mois que j’avais fait ma fausse-couche et que rien ne se passait.

Je voyais ma fille grandir, toujours enfant unique. Jouer toujours seule, lire seule, parler à ses peluches plutôt qu’à un autre enfant. Mon ventre toujours vide. Mes bras toujours vides. Et le désespoir devenir de plus en plus grand. Étions-nous destinés à rester une famille de trois à tout jamais… ? Ce n’était pas quelque chose que j’avais envisagé et voir cette situation se profiler à l’horizon me rendait vraiment triste.

Combien de fois ai-je pleuré devant mon papier toilette taché de rouge ou devant un test négatif, combien de fois ai-je pleuré dans les bras de l’Homme en répétant en boucle « je veux juste un bébé »….

J’ai donc décidé que ça suffisait, ça ne pouvait pas continuer comme ça, on avait clairement besoin d’aide.

J’ai pris rendez-vous chez mon gynécologue, la consultation était fixée à 11 mois quasiment jour pour jour de ma fausse-couche.

Mais plus le rendez-vous approchait, plus j’avais peur que mon gynécologue m’envoie balader en me disant « vous avez réussi à faire la première sans problème, débrouillez-vous ».

Je suis arrivée dans le cabinet, toute gênée, en me demandant si j’étais légitime comparée à des femmes qui n’arrivaient pas du tout à avoir d’enfant. Le gynécologue m’a reçue en avance, il m’a écouté calmement.

Il m’a fait une échographie et m’a dit « Ah vous avez ovulé il n’y a pas longtemps, et c’est cet ovaire qui a produit l’ovocyte ».  Soit.

On est retourné à son bureau et il m’a donné des ordonnances pour plusieurs examens : un spermogramme pour l’Homme, une prise de sang complète à faire à un certain moment de mon cycle et une hystérosalpingographie (une espèce de radio de l’utérus réalisée avec un produit injecté dans l’utérus, à réaliser durant les règles).

Il m’a demandé si j’avais des questions, je lui ai juste dit que j’étais soulagée qu’il m’ait écoutée et me propose de chercher une solution. Il m’a répondu que c’était normal de commencer à s’inquiéter après un an d’essais infructueux.

Je suis remontée dans ma voiture et j’ai pleuré pendant plus de 10 minutes. De soulagement. Il m’avait écoutée, il allait m’aider et dans un mois nous aurons tous les résultats et nous aurons peut-être un début de réponse.

J’étais tellement reconnaissante. J’ai un gynécologue en or.

Et toi ? As-tu des soucis à concevoir ? Es-tu écoutée par l’équipe médicale qui t’entoure ? Des soucis externes jouent-ils sur ton cycle menstruel ? Raconte !

A propos de l’auteur

Je suis une passionnée d'histoire, de dessins animés et de pâtisserie. Après avoir quitté la région parisienne, je vis dans une maison en province avec mon mari, nos deux chats et Petite Fleur. C'est une petite fille gentille et malicieuse qui illumine chacune de nos journées.