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Les essais sont trop longs


Publié le 11 février 2020 par Chacha d'avril

Bonjour ! Ça faisait longtemps que je n’étais pas venue te parler. Il s’est passé beaucoup de choses dernièrement, je vais tenter de t’en parler ici et sur SNT dans les mois qui viennent.

Mais aujourd’hui, je voudrais te parler d’un sujet sensible : l’attente, qui peut être vraiment longue, quand tu essaies d’avoir un enfant.

Dans un article précédent, je t’expliquais que nous tentions d’avoir un deuxième enfant et que j’ai fait une fausse-couche à la fin de l’année 2018.

Tu t’en doutes, je l’ai assez mal vécu. Après m’en être remise, on s’est posé beaucoup de questions avec mon mari : est-ce qu’on se relance tout de suite ? Est-ce qu’on attend que j’aie retrouvé du travail ?

Finalement, un sujet en particulier nous a décidés à relancer immédiatement les essais : l’écart d’âge qui se creusait entre Petite Fleur et son hypothétique petit frère/sœur.

Les trois-quatre premiers mois où il ne s’est rien passé, on l’a pris avec philosophie : c’est normal, ça ne marche jamais du premier coup,… Et puis j’étais aussi bien occupée avec une tentative de reconversion professionnelle pour mettre fin à ma période de chômage.

Finalement, il n’y a pas eu de reconversion professionnelle et il n’y avait toujours pas de grossesse non plus.

Au bout de cinq mois d’essais infructueux, j’ai connu une période très difficile : mes allocations chômage arrivaient à terme, je n’avais plus aucun revenu, et je ne trouvais toujours pas de travail. J’ai paniqué et eu plusieurs crises d’angoisses qui m’ont fait avoir mes règles quatre fois en un cycle. Autant dire que je savais que ce mois-ci rien ne se passerai et je ne fus pas étonnée de commencer le mois suivant l’utérus vide.

Quelques semaines plus tard, j’ai retrouvé une certaine sérénité et j’ai décidé de ne plus me faire de soucis, on n’avait qu’un seul salaire pour vivre, tant pis, on ferait avec, la Terre avait l’air de continuer à tourner et nous avec.

Moins de deux mois après ce lâcher-prise, j’ai retrouvé un travail !! Ce n’était qu’un petit CDD de deux mois mais cela m’a fait beaucoup de bien, à bien des égards. Mais toujours rien dans mon utérus.

Crédit photo (creative commons) : RyanMCGuire

Pourtant, je peux t’assurer que nous n’avions pas perdu le mode d’emploi 😉

Après ce CDD j’ai eu une nouvelle période de chômage très courte puisque j’ai retrouvé du travail trois semaines plus tard !! Encore un CDD mais qui m’offrait de bonnes perspectives pour l’avenir.

Après avoir commencé cet emploi, j’ai réalisé que cela faisait plus de dix mois que j’avais fait ma fausse-couche et que rien ne se passait.

Je voyais ma fille grandir, toujours enfant unique. Jouer toujours seule, lire seule, parler à ses peluches plutôt qu’à un autre enfant. Mon ventre toujours vide. Mes bras toujours vides. Et le désespoir devenir de plus en plus grand. Étions-nous destinés à rester une famille de trois à tout jamais… ? Ce n’était pas quelque chose que j’avais envisagé et voir cette situation se profiler à l’horizon me rendait vraiment triste.

Combien de fois ai-je pleuré devant mon papier toilette taché de rouge ou devant un test négatif, combien de fois ai-je pleuré dans les bras de l’Homme en répétant en boucle « je veux juste un bébé »….

J’ai donc décidé que ça suffisait, ça ne pouvait pas continuer comme ça, on avait clairement besoin d’aide.

J’ai pris rendez-vous chez mon gynécologue, la consultation était fixée à 11 mois quasiment jour pour jour de ma fausse-couche.

Mais plus le rendez-vous approchait, plus j’avais peur que mon gynécologue m’envoie balader en me disant « vous avez réussi à faire la première sans problème, débrouillez-vous ».

Je suis arrivée dans le cabinet, toute gênée, en me demandant si j’étais légitime comparée à des femmes qui n’arrivaient pas du tout à avoir d’enfant. Le gynécologue m’a reçue en avance, il m’a écouté calmement.

Il m’a fait une échographie et m’a dit « Ah vous avez ovulé il n’y a pas longtemps, et c’est cet ovaire qui a produit l’ovocyte ».  Soit.

On est retourné à son bureau et il m’a donné des ordonnances pour plusieurs examens : un spermogramme pour l’Homme, une prise de sang complète à faire à un certain moment de mon cycle et une hystérosalpingographie (une espèce de radio de l’utérus réalisée avec un produit injecté dans l’utérus, à réaliser durant les règles).

Il m’a demandé si j’avais des questions, je lui ai juste dit que j’étais soulagée qu’il m’ait écoutée et me propose de chercher une solution. Il m’a répondu que c’était normal de commencer à s’inquiéter après un an d’essais infructueux.

Je suis remontée dans ma voiture et j’ai pleuré pendant plus de 10 minutes. De soulagement. Il m’avait écoutée, il allait m’aider et dans un mois nous aurons tous les résultats et nous aurons peut-être un début de réponse.

J’étais tellement reconnaissante. J’ai un gynécologue en or.

Et toi ? As-tu des soucis à concevoir ? Es-tu écoutée par l’équipe médicale qui t’entoure ? Des soucis externes jouent-ils sur ton cycle menstruel ? Raconte !



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Commentaires

12   Commentaires Laisser un commentaire ?

Milkyway

Oh mais comme cet article me fait écho. Pour notre fille je suis tombée enceinte à 28 ans, donc il y a 3 ans, au premier cycle d’essai. Nous souhaitons avoir un deuxième depuis un an. Sans succès. A se demander si on a pas perdu la notice. J’ai réalisé tous les examens possibles pour moi, résultat tout va bien. Anatomiquement tout va bien. On me dit que c’est psychologique car j’ai eu des moments de psychose suite à la naissance de ma fille. Je ne sais pas. Mes cycles sont réguliers, mes ovu aussi, je lâche prise je ne compte plus rien. Et pourtant ma fille grandit seule pendant que les annonces de 2eme grossesse se multiplient. Ça fait mal. Mon mari a rdv pour un spermogramme dans un mois. On verra. En attendant je te comprends mieux que personne. On peut discuter en privé si cela te dis. Je nous souhaite bientôt un +++

le 11/02/2020 à 08h20 | Répondre

Chacha d'avril

Je suis désolée que tu vives une situation aussi douloureuse, je ne le souhaite à personne…
Merci pour tes vœux, j’espère également que vous aurez rapidement une jolie surprise ou une réponse médicale à cette longue attente.

le 11/02/2020 à 16h59 | Répondre

Annabelle

Bonjour,
Alors ça va être très bateau ce que je vais te dire, et je sais que l’angoisse est de toute façon irrationnelle et incontrôlable, mais ne t’inquiètes pas, ça viendra…
Pour notre premier, nous avons mis 12 mois, 12 mois à attendre, se poser des questions, angoisser… Et puis après un rdv gynéco où pareil que toi, il m’a donné tous les tests, bébé est arrivé…
Du coup on sait que pour bébé 2 on n’attendra pas pour faire les essais mais la vie est ce qu’elle est et quand on stresse de tout autour de soi et qu’on a l’impression de ne as pouvoir l’accueillir correctement (nous étions en construction de maison) , je pense que ça joue (attention, je ne dis pas que ce n’est que psycho…)
Bon courage pour le reste de cette attente… restez positifs! Je t’envoie plein de bonnes ondes!

le 11/02/2020 à 09h22 | Répondre

Chacha d'avril

Merci pour tes encouragements.
Tu as raison, rester positif est très important dans ce type de situation, mais ce n’est pas évident tous les jours.

le 11/02/2020 à 17h00 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Comme j’ai l’impression de relire mes articles d’il y a déjà plus d’un an… Tu le sais sûrement, on galère bien aussi pour bébé 2 et on a eu une expérience similaire avec une gynéco en or!
Bref, finalement, on a bien fait d’aller consulter car même si on avait déjà une magnifique petite fille, il y avait bien un problème… Après une FIV et 2 transferts d’embryons, j’ose espérer avoir enfin ce deuxième enfant d’ici mi-octobre… On reste quand même prudent, on efface pas 28 mois d’essais bébé comme ça…
Je ne sais pas où tu en es aujourd’hui mais je pense bien à toi 🙂

le 11/02/2020 à 10h33 | Répondre

Chacha d'avril

Oui, je suis un peu tes aventures sur Instagram.
Attendre aussi longtemps est très douloureux et j’espère sincèrement que ce sera vite du passé.

le 11/02/2020 à 17h02 | Répondre

Isild

Ton histoire me touche beaucoup parce que nous vivons un peu la même chose… Pour nous, il s’agit du premier qui n’arrive pas. Le rendez-vous que tu décris chez le gynéco, je l’ai vécu en juin dernier. Entre les délais pour les différents examens et les congés, un diagnostic d’ovaires polykystiques a été posé en octobre. Depuis, on est en stimulation simple, avec la joie des injections en première partie de cycle, des échographies de contrôle et des rapports programmés qui mettent un peu la pression.
Je trouve que le plus dur c’est de continuer à espérer malgré tout et d’attendre encore et encore. D’attendre d’avoir le droit d’attendre vraiment un enfant.

le 11/02/2020 à 12h16 | Répondre

Chacha d'avril

Je suis désolée pour ton diagnostic…
Ca ne doit vraiment pas être facile de devoir supporter toute cette médicalisation mais j’espère qu’elle sera très rapidement efficace et vous permettra enfin d’attendre vraiment un enfant.

le 11/02/2020 à 17h04 | Répondre

Lin Li-Aï

Ta chronique résonne beaucoup en moi : entre le début des essais, la fausse couche puis le test positif qui annoncait ma fille, il s’est passé 1 an.
1 an c’est si court finalement quand je vois des parcours bien plus long, bien plus complexe… mais comme le dit Anabelle, c’est irrationnelle. Quand on est dans l’attente d’un enfant, un mois est une eternité.

C’est une chance incroyable d’avoir su trouver un gynécologue bienveillant et à l’écoute !

Par curiosité… elle s’est bien passé ton hystérosalpingographie ? je me demande si ce n’est pas un des pires examens gynécologiques sur terre ^^;

le 11/02/2020 à 13h25 | Répondre

Chacha d'avril

Tu as tout à fait raison, un an ce n’est pas grand chose et si long à la fois.
Pour l’hystérosalpingographie, je raconte tout dans mon prochain article qui arrive bientôt.
Mais en tant que chroniqueuse, tu es sûrement déjà au courant de la suite 😉

le 11/02/2020 à 17h06 | Répondre

Sarah

Je connais bien l’attente : 18 mois et un traitement de stimulation pour avoir ma fille, et pour le 2ème, toujours rien après 3 ans d’essai, une opération et plusieurs échecs en PMA. Je suis OPK et j’ai de l’endométriose, alors ça fait belle lurette que je ne crois plus en mes chances de grossesse « naturelle ». Je suis actuellement en FIV, ponction demain. J’ai discuté avec plusieurs personnes qui sont enfant unique, et qui m’ont dit très bien le vivre, contrairement à ce qu’on entend souvent (solitude, enfant gâté…etc). Cela m’a fait du bien d’entendre des choses positives et a du coup dédramatisé la situation : si ce 2ème enfant n’arrive jamais, je me dis que ma fille ne devrait pas trop en souffrir et ce n’est pas une tare d’être enfant unique. Du coup ça relâche la pression et je vis mieux mon infertilité. J’ai déjà de la chance d’avoir un enfant.

le 12/02/2020 à 09h42 | Répondre

Chacha d'avril

Ce ne doit pas être facile de vivre avec tous ces soucis de santé et j’admire ton parcours.
Merci pour ton témoignage, je trouve ça également rassurant de savoir que des enfants uniques vivent bien leur situation.

le 14/02/2020 à 15h13 | Répondre

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