Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Mon expérience de l’allaitement


Publié le 24 octobre 2019 par Mère Renarde

Comme je l’ai abordé rapidement dans mes précédentes chroniques, j’ai choisi d’allaiter petit koala. Je vais revenir sur cette expérience avec toi. Tu ne liras pas ici d’argument pour ou contre l’allaitement, juste mon avis personnel basé uniquement sur ce que j’ai vécu.

Crédit photo (creative commons) : Alfonso Cerezo – Pixabay

Allaiter mon bébé prématuré

Au début, j’avais décidé de ne pas décider. Je voulais tenter la tétée d’accueil et voir ensuite comment ça se passait. Dans ma tête, je voulais à tout prix ne pas me mettre de pression à ce sujet.

La naissance prématurée de petit koala a tout bouleverser. Un bébé prématuré ne peut être nourri qu’au lait maternel les premiers temps, surtout s’il est né avant 34 SA. En effet, son système digestif n’a pas encore la maturité nécessaire pour digérer du lait autre que maternel. Alors on encourage les mamans à le faire (encore plus que pour un bébé né à terme). De toutes façons, pour moi c’était évident que je l’allaiterais une fois que j’ai accouché. C’était le minimum que je pouvais faire.

Pour bien mettre en route l’allaitement il faut exprimer la lactation dès que possible. La meilleure solution pour cela, c’est d’avoir le bébé à proximité pour qu’il stimule le sein en tétant. Quand le bébé est hospitalisé c’est évidement plus compliqué. Et pour peu que la maman soit en état de choc suite à l’accouchement, ce délai peut être rallongé. Dans mon cas, j’ai dû attendre 48h avant de pouvoir commencer à exprimer au tire-lait ma montée de lait. Comme toutes les mamans tire-allaitantes, je m’appliquais bien à le faire toutes les 3h, en essayant d’être sur les heures de nourrissage de ma fille. Le tirage le plus important est celui de la nuit, car c’est là que la production de lait est la plus importante. Les premières stimulations sont hyper douloureuses, je ne te le cache pas. On a testé plusieurs tire-laits avant de trouver celui qui me convenait le mieux, en plus de tester plusieurs téterelles pour réussir à trouver celle adaptée à mon mamelon. Difficile de lancer un tire-allaitement également quand on n’a pas vraiment une intimité optimale, et encore plus quand on est stressée et épuisée.

Malheureusement pour moi, je n’ai pu expérimenter le tirage de nuit que quelques jours. J’ai une maladie génétique qui fait que je suis naturellement affaiblie. Alors, imagine, après ma grossesse épuisante et mon accouchement, rajouter 2 tirages en milieu de nuit, c’était suicidaire. Je n’arrivais pas à récupérer, et j’entrais dans un cercle vicieux où mes constantes ne remontait pas du tout. A J7 post accouchement, j’étais dans le même état que le lendemain pratiquement. Mon équipe médicale m’a alors demandé d’arrêter le tirage de nuit car quoi de mieux que le sommeil pour aider l’organisme à récupérer. Oui, il y avait un risque que ça fasse baisser ma lactation, mais, la balance bénéfice-risque penchait plus pour cette option : moins fatiguée, j’arriverais à avoir plus de lait au tirage du matin, et surtout, mon corps aurait plus de force pour régénérer des globules rouges. Je suis une tête de mule donc au départ je me suis formellement opposée à cette option, mais quand j’ai compris que jamais je n’arriverais à avoir mon autorisation de sortie sans ça, j’ai accepté. Je faisais donc mon dernier tirage du jour à 22h, et le premier de la journée le lendemain à 6h du matin. Et je dois avouer qu’ils avaient raison. En à peine 2 nuits je me suis sentie mieux.

Il m’a fallu 2 jours avant d’obtenir ma montée de lait grâce au double pompage, puis j’ai rapidement réussi à tirer entre 80 et 100ml de lait à chaque fois. Comme ma fille ne buvait pas beaucoup, cela faisait de sacrés stocks, ce qui m’a permis de quitter la clinique l’esprit tranquille puisque je savais qu’ils avaient assez de mon lait pour quand je n’étais pas là. En effet, quand le lait est tiré sur place, il peut être donné directement au bébé, tandis que s’il est tiré à l’extérieur, il doit passer par le lactarium pour des analyses avant. Le lait met donc facilement 4-5 jours avant de revenir à la néonatalogie.

Après ma sortie, j’ai donc privilégié au maximum le tirage sur place à la néonatalogie. Après l’alimentation de petit koala, j’allais tiré mon lait pendant 20 min, et bien sur toutes les 3h (puis toutes les 3h30).  A la maison, je tirais au même rythme, mais je stockais mon lait au congélateur pour pouvoir le conserver et l’utiliser plus tard (et ça me permettra de donner exclusivement du lait maternel à ma fille pendant un moment).

L’apprentissage de la tétée

A partir de 30 SA, un fœtus peut déjà être capable de téter, dans le sens « avoir des tétées nutritives ». Mais bien évidement, comme pour tout, cela dépend beaucoup de l’enfant lui-même. L’apprentissage de la tétée est autant pour la mère que pour l’enfant. D’un côté, on a un nouveau-né qui doit apprendre à coordonner succion-déglutition-respiration, de l’autre on a une maman qui doit se faire confiance, oser tenir et manipuler son tout petit bébé sans crainte. Il faut trouver la position qui convient à tous les 2, et surtout, surtout, ne pas se décourager au départ.

Dans la région Rhône-Alpes, l’ARS a mis en place un dispositif qui s’appelle la fleur de lait afin de favoriser l’allaitement des prématurés. Comme son nom l’indique, c’est une fleur qui présente 6 pétales représentant 6 grands repères nécessaires pour évaluer l’évolution de l’allaitement. Chacun de ces repères est divisé lui-même en plusieurs niveaux, et à chaque fois qu’on se rend compte qu’un niveau est atteint, on colorie cette partie. La finalité est bien évidement d’avoir une fleur complètement coloriée.  Certaines parties vont se remplir plus vite que d’autres, et cela permet de voir vers quoi il vaut mieux accentuer les efforts pour que tout se passe pour le mieux. Chez nous, le top c’était le pétale du « nombre de mouvement de succion » et le flop c’était les « salves de succion » et la « déglutition ».

Crédit: Photo perso

Petit koala a très vite été mise au sein. A J9, on a fait les premières tentatives où elle s’enfouissait bien. Par contre, elle n’arrivait pas à se coordonner. Elle arrêtait systématiquement de respirer au début, ce qui me paniquait car je pensais que c’était du à la grosseur de mon sein (un bon 115F sur la tête d’un préma, y a de quoi flipper). J’ai voulu abandonner rapidement, mais j’ai été soutenue et encouragée par l’équipe, ce qui fait qu’on a réessayé encore et encore, jusqu’à ce qu’elle arrive à se coordonner et même à déglutir parfois. On y est allé à notre rythme, en testant plusieurs positions en ayant en plus la contrainte d’un gros reflux gastro-œsophagien. Je ne me suis pas opposée au biberon, même si je savais que c’était plus simple pour elle (ou plutôt parce que je savais que c’était plus simple pour elle) et que ça pouvait là aussi mettre en péril mon allaitement, mais je voulais surtout qu’elle soit vite débarrassée de sa sonde de gavage. Et comme elle avait mon propre lait au biberon, ça ne me dérangeait pas du tout.

Au total, il aura fallu 2 mois et demi avant que petit koala n’arrive à avoir des vraies tétées nutritives. Sa position favorite pour être au sein était celle du koala (elle porte bien son surnom), jusqu’à ce qu’on traite son RGO et qu’elle préfère celle de la madone inversée. Et le temps qu’elle prenne bien le sein, on a jonglé avec le lait tiré et du lait artificiel épaissi (mais ça, je t’en parlerai une autre fois).

Mon ressenti

Avoir son bébé au sein est quelque chose de fabuleux. Je suis convaincue qu’avoir donné mon lait à ma fille lui a été vraiment bénéfique. Mais je n’ai pas aimé allaiter (et là, c’est un euphémisme que j’emploie). Je ne me suis jamais épanouie dedans et n’ai jamais ressenti de bouffée d’amour fou d’avoir mon bébé au sein. En plus du côté prématurité, il a fallu gérer le RGO. J’ai eu beau rencontré plusieurs consultantes en lactation, elles ont a chaque fois été infantilisantes, estimant que je ne mettais pas assez de cœur et de volonté pour que mon allaitement fonctionne, notamment pour le tirage de nuit que je ne voulais pas remettre en place. Je me suis sentie incomprise quand j’ai choisi de mettre en pause le lait maternel pour du lait épaissi le temps de soigner le RGO et l’œsophagite de mon bébé, et n’eut été les encouragements et les mots de ma pédiatre, je pense que j’aurais lâché l’affaire à ce moment là.

Mais en plus, après tous mes efforts, toutes ses longues semaines d’acharnement, au moment où je pensais le plus dur derrière moi, ma fille a décidé du jour au lendemain de ne plus prendre ni mon sein, ni mon lait. Et ça, ça a été une douche froide. Je m’en suis très longtemps voulu car je me suis dit que j’avais obtenu ce que j’avais cherché en lui donnant du biberon et une tétine, et qu’on n’arrêtait pas de me dire « c’est sur qu’elle a fait une confusion ! ». Aujourd’hui, je suis convaincue qu’elle n’a pas fait de confusion. Elle voulait juste autre chose. Elle avait commencé a diminué de plus en plus ses quantités de lait d’elle-même. Elle a juste voulu me faire comprendre qu’elle était prête pour l’autre étape. Mais voilà, quand ton bébé n’a que 4 mois quand ça arrive, qu’on te rabâche que la diversification ce n’est pas avant 6 mois normalement et de ne pas céder, que t’es une jeune maman en pleine dépression qui tenait justement à allaiter jusqu’à 6 mois au moins, c’est rude.

Quand je repense à mon allaitement, je ne pense pas aux câlins avec ma fille, non je repense à ces 2 mois et demi de bataille pour qu’elle tête efficacement. Je repense au nombre de fois où on m’a dit « ben non tu n’allaites pas, tu tires juste ton lait comme une vache ». Je repense à mon bébé qui pleure parce que mon lait lui fait mal au ventre en remontant. Les beaux souvenirs, j’en ai que très peu et ils ne sont pas suffisants pour faire pencher la balance.

Je ne souhaite donc pas renouveler l’expérience (hormis bien sûr si on repasse par la case prématurité). Je sais bien que chaque grossesse, chaque accouchement, chaque enfant et donc chaque allaitement est différent, mais je suis tranquille avec ce choix qui est mûrement réfléchi. Et plus le temps passe, plus je suis convaincue que ce choix m’apportera plus de sérénité. Je suis souvent incomprise quand je le dis, et très souvent, on essaye de me faire changer d’avis, ce que je ne comprends pas. Je connais les 2 côtés et les bienfaits de l’allaitement pour un bébé. Mais ce n’est pas pour moi et je crois en l’adage qui dit mieux vaut un bébé nourri au biberon heureux qu’un allaitement malheureux. Je ne demande pas qu’on soit d’accord avec moi, mais juste qu’on respecte mon choix, tout comme je respecte celui de n’importe quel allaitante.

Et toi, comment s’est passé ton allaitement ?

Commentaires

16   Commentaires Laisser un commentaire ?

Lumi (voir son site)

On t’a vraiment dit « Tu n’allaites pas, tu tires juste ton lait comme une vache » ?!
Ça me choque énormément. J’ai tiré mon lait une fois par jour à ma reprise du travail, pendant environ 9 mois, et si j’en doutais encore j’ai pu prendre pleinement conscience des contraintes de l’exercice. Alors autant dire que les mamans qui tirent-allaitent exclusivement sur une longue durée ont toute mon admiration ! Et elles allaitent à 100%, non mais !
Bravo de t’être accrochée malgré ces difficultés. Je suis désolée pour toi que tu n’y aies en revanche pas trouvé plus de gratification que ça. Personnellement allaiter m’a beaucoup aidée à prendre confiance en moi en tant que maman, c’est pourquoi j’ai très envie de renouveler l’expérience (bon, la première est encore en cours, cela dit !).

le 24/10/2019 à 07h20 | Répondre

Mère Renarde

Oui, j’ai eu plusieurs fois la comparaison, a la fois par de la famille et des collègues.
Il y a une meconnaissance du tire-allaitement je pense. Je suis contente d’avoir été bien accompagnée pour sa mise en place. Et c’est vrai que c’est quand meme fatiguant au final.
Dans un sens, ça m’a soulagé qu’elle n’accepte plus le sein quelque jour avant ma reprise du boulot parce que je commençais à m’angoisser de l’organisation que ça allait demander au boulot. Finalement, ça m’a oté une angoisse quand meme, paradoxalement.

le 25/10/2019 à 16h30 | Répondre

Vee

Je suis choquée aussi de cette phrase (et du fait qu’on t’ait dit que la diversification c’est pas avant 6 mois, on dit plutôt 4 à 6 non?) ! Moi au contraire je trouve que tu as eu un courage énorme de faire tout ce que tu as fait, c’est impressionnant et tu peux être fière de toi.
Et sinon, je pense comme toi pour la suite : je n’ai pas eu le 10e de ton courage (juste un bébé accro au sein :D) mai je n’ai pas aimé allaiter, les longs mois où elle ne voulait rien d’autre et ne reposait que sur ça pour se nourrir (bien après ses 6 mois pour le coup) m’ont causé tellement d’angoisse que si j’avais un deuxième je ne recommencerais probablement pas l’expérience. Je comprends donc tout à fait ton point de vue !

le 24/10/2019 à 07h45 | Répondre

Mère Renarde

L’OMS recommande d’attendre 6 mois révolus avant de debuter la diversification. Et meme si beaucoup de pediatres continuent de dire de diversifier dès 4 mois, il y a une forte tendance sur le net à ce qu’on te dise directement que c’est mal de le faire (meme s’il y a des raisons médicales comme dans notre cas).

le 25/10/2019 à 18h16 | Répondre

Raphaelle

Je trouve aussi que tu as été super courageuse! Et 4 mois c’est déjà un allaitement au dessus de la moyenne hein! Je comprends très bien ta décision car pour moi aussi la « balance » des moments de l’allaitement a été clairement négative.. je vais essayer une deuxième fois je pense mais j’apprehende ça clairement comme une épreuve.. quand je vois aussi les autres commentaires et histoires autour de moi je me demande tout de même si à force de pousser à bout les femmes à allaiter exclusivement on ne finit pas par les dégoûter.. c’est tellement de stress et de pression à gérer soi toute seule..

le 24/10/2019 à 09h18 | Répondre

Mère Renarde

C’est vrai que c’est aussi l’impression que j’ai quand je lis certains récits. Beaucoup de pression de la part des mamans sur tout (la lactation, s’absenter, la confusion possible) et aussi pas mal de commentaires qui au final ont un fond négatif insinuant que la maman ne fait jamais assez. Je trouve ça fort dommage.

le 25/10/2019 à 18h22 | Répondre

Doupiou

PetitePerle a eu plusieurs complications à la naissance qui ont fait que je me devais de l’allaiter (coucou la pression que je me suis mise toute seule !)
Par contre la mise au sein était un vrai calvaire pour moi, je me retrouve donc beaucoup dans ton article.
J’ai choisi l’allaitement au tire-lait pendant un mois 1/2 (allaitement mixte en vrai) et c’est une chose qui me convenait. Je préférais le tire-lait à la mise au sein…
Pour moi, l’allaitement c’est le fait de donner son lait maternel à son enfant : tire-lait, sein, mixte… on s’en fou !
D’ailleurs quand on me demande si j’ai allaité, je réponds oui

le 24/10/2019 à 10h49 | Répondre

Mère Renarde

J’ai l’impression que dès qu’il y a des complications à la naissance, on se met une forte pression en plus pour l’allaitement.

Comme toi maintenant je reprends systématiquement ceux qui disent que je n’ai pas allaiter parce que le contenant était juste un biberon. Il n’y a pas plus de mérite que l’allaitement se passe au sein ou au biberon à mes yeux.

le 26/10/2019 à 12h11 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Ce que tu racontes, me rappelle beaucoup les difficultés de ma oeur avec son ainé. D’ailleurs pour le second, elle a fait le même choix que toi, elle n’a pas voulu allaité, et je crois bien que c’est la meilleure des choses qu’elle est faite. Elle était beaucoup plus épanouit que pour son premier.
Pour ma part, comme toi, l’allaitement n’a jamais été le plaisir que tout le monde me vantait.
Peut être que je ne suis pas assez courageuse, mais c’était douloureux, je n’y prenais pas de plaisir.
Du coup rapidement, j’ai voulu la passer en mixte pour ensuite la sevrer. Et en fait, le mixte (allaitement et biberon) c’était pile ce qui nous convenait. On l’a fait jusqu’à ma reprise du travail.
Il n’y a jamais eu aucune confusion, baisse de lactation (alors que j’avais des bouts de sein) et c’était vraiment un plaisir pour tout le monde (papa, maman et bébé).
Pour mon second, on va repartir sur le même principe que mon mari plébiscite énormément.
Je souhaite juste être mieux accompagnée au départ pour que cela soit plus facile.
Je te trouve en tous les cas bien courageuse et je pense que ta fille a beaucoup de chance.

le 24/10/2019 à 11h52 | Répondre

Mère Renarde

je trouve que le mixte est souvent une bonne alternative quand l’allaitement prend trop de pas sur l’état émotionnel de la mère. Mais souvent, ce choix est vite critiqué, c’est du tout ou rien dans les discours, et c’est bien dommage parce que des allaitement mixte tiennent souvent bien plus longtemps comme ça.

le 26/10/2019 à 12h15 | Répondre

Jubijoba

Quand je lis ton parcours je suis admirative de tout ce que tu as fait pour donner les meilleures chances à ton bébé ! Tout comme j’admire les maman qui allaitent jusqu’au sevrage naturel, celle qui tire allaitent exclusivement, celles qui n’ont jamais allaité et se sont réveillées toutes les nuits pour préparer des biberons malgré la fatigue ( j’imagine pas le stress de la bonne température à deux heures du mat), … Bref j’admire toutes les maman et le choix de la façon de nourrir son enfant est l’un des premiers que l’on fait , avant tellement d’autres en essayant de faire de son mieux! Je n’ai jamais compris que l’on mette la pression dans un sens ou dans l’autre, alors que tout ce dont a besoin une maman c’est du soutien, et d’entendre qu’elle est formidable 😊

le 24/10/2019 à 13h28 | Répondre

Mère Renarde

Tu as raison et il ne devrait meme pas y avoir de jugement. Toutes les mamans sont admiratives car elles font toutes leur maximum pour le bien de leur enfant. Tout le monde devrait faire comme toi et et féliciter une maman du temps et des sacrifices qu’elle fait pour son (ses) enfant(s), plutot que de juger et critiquer les choix différents du notre.

le 26/10/2019 à 12h18 | Répondre

Madame C

Allaitement, mixte ou lait, l’important est de se sentir bien et épanouie.
Bébé 1, allaité 6 mois dont 4 en mixte, des pleurs, des pleurs, pas de prise de poids et beaucoup de fatigue. Des tétées des 40-45mn. Pas très épanouissant.

Bébé 2, 5 mois cette semaine, allaiter a 100%, beaucoup de plaisir, tétée de 10-15 mn. De grands sourires, une vraie complicité.
Mais ça a commencé dans la douleur (tire allaiteent toutes les 3 h à la mat pour un bébé de 2,8 kg, perte de poids+++, refus de manger et douleurs les 2 premiers mois).

Bref, l’allaitement c’est super si au fonctionne… mais étant passée par des phases très dure, je comprends tout à fait le bib!

2 bébés, 2 allaitements très differents…

le 25/10/2019 à 00h04 | Répondre

Mère Renarde

effectivement, tu es un bon exemple du fait que 2 allaitements peuvent totalement se passer différement.
Je trouve ça hyper courageux de ta part d’avoir retenter l’expérience meme après la première pas simple.

le 26/10/2019 à 12h24 | Répondre

Asle

C’est fou la pression que l’on met aux jeunes mamans et surtout le manque d’accompagnement.
A la maternité, je me suis sentie infantilisée comme jamais à ce sujet. Je souhaitais allaiter, l’équipe était très insistante sur ce point et en faisait une condition pour nous laisser partir (!) et en même temps, on m’a imposé un complément alimentaire à donner au biberon à notre fils car il faisait moins de 3 kg. A aucun moment, ils ne m’ont proposé la pipette, que je n’ai connu que par la suite.
Bref, au bout d’un mois, il refusait le sein et préférait le biberon. Je me suis battue quelques temps, puis j’ai décidé de ne pas faire de l’heure des repas une corvée pour lui et pour moi, je suis donc passée au biberon exclusivement. Je l’ai vécu comme un échec dans mon rôle de mère au début, avec le recul je me rends compte que ce n’était pas grave et qu’il ne s’en est pas plus mal porté. La preuve, en dehors d’une grippe et de quelques rhumes, il n’est jamais tombé malade et il a trois ans passé aujourd’hui!

le 25/10/2019 à 10h09 | Répondre

Mère Renarde

Ben mince alors! je t’avais répondu et je vois qu’il n’est pas passé.

Je disais que je trouvais ça vraiment dommage que l’accompagnement à la maternité pour l’allaitement soit si faible. C’est rare finalement de lire des récits positifs où il n’y a aucune pression (que ce soit poour le sein ou le biberon) ou que les parents ont été informé qu’il existe d’autres contenant pour donner du lait que le biberon.

De la même façon, je ne comprends pas cette obstination vouloir toujours donner un complément aux bébés qui ne font pas 3 kilos, sans laisser la chance à l’allaitement de bien s’installer. 3j c’est tellement court, et ça donne un postulat que ça ne va pas fonctionner, c’est vraiment dommage.

le 28/10/2019 à 08h06 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?