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A la une / Témoignage

Ma grossesse par don d’ovocyte : c’est parti !

Mi-novembre, je débute un cycle « d’essai ».

Ma gynécologue me prescrit le traitement demandé par la clinique. Il consiste uniquement en une prise d’œstrogènes et de progestérone. Il n’est pas du tout lourd (il correspond au final à mon traitement hormonal de substitution que je prends tous les jours), car on ne cherche pas à stimuler les ovaires, mais uniquement à faire grossir l’endomètre.

Je réalise une échographie à J-14. L’endomètre fait 10 mm, c’est parfait. Je réagis bien, on peut donc rester sur ces dosages pour le cycle définitif ! Dix jours avant le départ, je reprends donc le traitement.

Nous arrivons à Prague le 30 décembre au soir, sous la neige. C’est une ville magnifique ! Nous nous sommes équipés pour le froid (manteaux, écharpes, chaussures spécial randonnée dans la neige, etc.) et nous avons bien fait ! Il fait très froid, mais ça contribue à donner à la ville un aspect féerique. Nous y retournerons avec plaisir pour y passer plus de temps.

Anecdote culturelle : en République Tchèque, le Nouvel An est une très grande fête, et les Tchèques adooooorent les feux d’artifice. Nous nous sommes rendus sur les marchés de Noël du centre de Prague le 31 au soir. La foule était très dense, il y avait de l’alcool à foison, et des personnes faisaient éclater de gros pétards au milieu de la foule. Ça n’avait l’air de gêner personne, mais je suis de nature angoissée, et le combo foule + alcool + feux d’artifice (eux-mêmes manipulés par des personnes alcoolisées), je n’ai pas du tout apprécié ! Nous sommes rentrés à l’hôtel avant minuit. Et à minuit, il y a eu un concert de feux d’artifice impressionnant ! Des explosions en continu, qui ne se sont calmées que vers 2h du matin !

Le lendemain, nous entrons dans le vif du sujet. Le chauffeur de la clinique vient nous chercher à l’hôtel de Prague pour nous conduire à la clinique. Nous sommes le 1er janvier de cette nouvelle année, et nous faisons notre premier pas vers une nouvelle vie…

Neige dans le ciel

Crédits photo (creative commons) : Hiroyuki Takeda

Le jour suivant, nous rencontrons le gynécologue de la clinique. Il ne parle pas français, mais anglais, et est accompagné d’une traductrice au cas où. Mais nous comprenons tout. Il vérifie l’endomètre, qui a bien épaissi. Tout est parfait, Monsieur Aragorn peut apporter sa contribution.

Nous sommes ensuite libres jusqu’au 7 janvier, jour de l’implantation. Nous décidons de passer ces cinq jours à nous reposer à la clinique et à visiter la jolie ville dans laquelle nous sommes. Nous visitons un zoo sous la neige : avec une petite vingtaine de visiteurs maximum dans le zoo, nous avons l’impression d’être seuls au monde !

Le 3 janvier, la clinique nous informe que huit ovocytes ont été prélevés chez la donneuse, et que les huit ont été fécondés. Il n’y a plus qu’à attendre de voir combien seront encore en développement le 7  !

Le 7 janvier arrive. Nous sommes attendus à 10h pour rencontrer le gynécologue et l’embryologiste. Ils nous expliquent que sur les huit embryons, cinq ont continué à se développer, mais que seuls deux sont de qualité optimale. Ils nous proposent donc soit d’implanter les deux, soit de n’en implanter qu’un et de congeler l’autre. Nous choisissons d’implanter les deux, pour nous donner plus de chances.

Le transfert se déroule très rapidement. Juste avant l’implantation, nous pouvons voir nos deux embryons sur un écran, puis ils les implantent. Ils me recommandent de rester couchée une heure ensuite. Ils m’emmènent donc dans ma chambre. C’est très agréable de pouvoir me rendre directement dans ma chambre après le transfert, pour être au calme.

Sauf que le calme ne dure pas vraiment, en réalité. Nous allumons nos téléphones vers 11h30, et allons sur internet. On y voit des messages inquiétants sur les réseaux sociaux. Il se passe quelque chose à Paris, un journal a été attaqué. En effet, c’était le jour de l’attaque de Charlie Hebdo.

Je suis donc assez tendue toute la journée, en suivant le déroulement des événements. Nous devons rentrer sur Paris le lendemain, alors on est un peu inquiets. Et j’ai peur que ce stress influe négativement sur mes embryons. Mais je préfère penser qu’au contraire, il faut qu’ils s’accrochent pour contribuer à rendre ce monde meilleur. Ils sont ma lueur d’espoir au moment où le monde révèle sa noirceur.

Le lendemain, nous rentrons donc en France. Je n’ai pas le droit de porter de charges lourdes, mais nous avions anticipé et n’avions emporté qu’une seule grosse valise, que Monsieur Aragorn peut prendre seul. Une amie dans la confidence vient nous chercher à l’aéroport et nous dépose à notre gare, pour que l’on rentre chez nous sans passer par le RER bondé.

Et l’attente pour savoir si ça a fonctionné commence…

Et toi ? Tu as déjà passé le Nouvel An en République Tchèque ? Si tu es passée par une FIV pour avoir tes enfants, comment s’est déroulé le transfert ? Qu’as-tu ressenti après ? Raconte !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Mariée depuis octobre 2013 avec Monsieur Aragorn, nous savions depuis plusieurs mois que l'aventure de la parentalité ne serait pas simple pour nous. Une pointe d'attente et un gros soupçon de destin nous permettent aujourd'hui d'attendre un heureux évènement pour octobre 2015. Je te propose de plonger dans notre histoire, qui est surtout mon histoire et que Monsieur Aragorn a accepté de partager et de rester à mes côtés malgré les difficultés.