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Femme active ou mère au foyer ?


Publié le 1 mai 2019 par Madame Irbis

Depuis la naissance de B. je suis mère au foyer. Voir même depuis un petit peu plus longtemps, mais bon être mère au foyer sans enfant, cela ne se dit pas trop ! Cela fait donc un peu plus de 4 ans, que je reste à la maison pour m’occuper de mes enfants et de ma maison.

Ce choix assez particulier à notre époque vient de moi et du travail de Superman.

Je me suis toujours imaginée mère au foyer, ma mère y était et ça a été mon seul modèle. La naissance de mon premier enfant m’a confortée dans ce choix, je me sentais à ma place. Alors que mes quelques années de travail, avant mon mariage, m’avait juste donné l’impression de tromper tout le monde, d’être en attente, de jouer un rôle en quelque sorte.

Mais, comme tu le sais, un tel choix de vie ne se décide pas seule. Superman a toujours été d’accord, à une seule condition : que je sorte et que je rencontre du monde, pour ne pas rester seule à la maison. Et vu son travail, être mère au foyer nous semblait la solution la plus adaptée : il est dirigeant d’une start up. A lui, les horaires à rallonges, le travail le soir, le we, les vacances. Il n’est jamais à la maison avant 20h par exemple et quand il rentre tôt (oui 20h c’est tôt pour nous !) c’est en général pour travailler. Son travail est tellement prenant et stressant, qu’il ne peut pas beaucoup participer aux tâches domestiques. Dans ces conditions, je ne me sentais pas assez forte pour assumer et un travail et une maison et des enfants. Mère au foyer, c’était la tranquillité et le temps pour mener à bien toutes les tâches liées à une maison et une famille.

Femme active

Oui mais voilà, quatre ans après, trois beaux enfants et une entreprise qui ne décolle toujours pas. La situation professionnelle de mon cher et tendre est devenue compliquée. Il a du se séparer de quelques salariés pour réduire ses coûts et tenter de survivre. Son assistante de direction en fait partie. 4 mois après, il a la tête sous l’eau, il ne peut plus gérer l’administratif, les relances pour factures impayés, le suivi RH en plus de la direction de projets et du démarchage commercial, des devis à envoyer et des contrats à suivre. Je le vois rentrer de plus en plus tard et dormir de plus en plus mal.

Après avoir beaucoup discuté, nous prenons la décision de me faire travailler avec lui sur toute la partie administrative. Voilà, c’est décidé. Je vais ré intégrer le monde du travail, après presque 6 ans de pause. Mais seulement 2 jours par semaine, pour commencer et tester notre collaboration.

Depuis quelques semaines maintenant, je suis donc une femme active. Deux matinées par semaine nous réveillons tout le monde beaucoup plus tôt, nous avons même droit au morning run certains matins. Puis, un petit trajet en voiture en amoureux et nous voilà M. le chef d’entreprise et Mme l’assistante de direction. L’équipe est au courant que nous sommes mariés, mais j’ai préféré utiliser mon nom de jeune famille pour les clients et les fournisseurs.

La journée passe vite, mais quelle tranquillité d’esprit. Je ne suis plus en hyper vigilance, je peux aller aux wc sans peur d’une bêtise, je ne guette plus l’horloge pour vérifier les heures de biberons, de sieste, de sortie d’école… Le midi, je mange seule sans avoir à me préoccuper que B. ne jette pas discrètement son riz par terre, pendant que C. apprend à ses carottes à nager dans son verre.

Mais très vite, c’est l’heure de partir. Je laisse Superman continuer sa journée de travail, et je commence ma deuxième (voir ma troisième) journée. Je récupère tout le monde entre la crèche, la nounou et l’école. Le temps de rentrer, il est 18h, et le tunnel de la Muerte commence ! Pas la peine de rentrer dans les détails, tu sais de quoi je parle. Quand enfin, à 20h30 je ferme les portes des chambres et que je me pose dans le canapé, je décompresse.

Cette découverte tardive de ce rythme, de cette alternance de temps speed et de journée de travail à peine plus cool, m’a beaucoup fait réfléchir à nos habitudes. Et au rythme que nous donnons à nos vies et à celles de nos enfants. Au temps qu’on leur laisse pour jouer, librement, et sans aucune directive de règles ou d’heure qui passe.

Crédit photos : StockSnap (Pixabay)

Mère au foyer

Si tu as bien suivi (et que tu étais une master en calcul mental à l’école !), tu as compris que je passe trois jours par semaine à la maison avec mes petits chéris. Aucune journée ne se ressemble, car entre l’école, la crèche ou non, je n’ai jamais le même nombre d’enfants à la maison. Ces journées passent très vite, les horaires de l’école et les siestes du petit nous donnent un rythme plutôt soutenu. Avec deux jours en moins à la maison, j’ai moins de temps pour mes tâches domestiques. Même si, rentrer du travail le soir et retrouver une maison propre et rangée comme le matin est plutôt agréable, il y a toujours le même nombre de lessives à faire, les repas, le ménage, l’administratif… Je suis en hyper vigilance toute la journée, tout le temps sur le qui vive pour éviter une catastrophe ou une crise diplomatique. Quand à 20h30, je ferme les portes des chambres et que je me pose dans le canapé, je décompresse.

Mais, je remarque que ces journées en dehors de la collectivité font du bien aux garçons. Je sens qu’ils ont besoin de vivre leur vie, sans devoir obéir aux consignes. En général, les grands inventent et ré inventent leurs jeux, tout en vérifiant que maman n’est jamais très loin. Ils peuvent aussi faire de longues siestes et rattraper leur sommeil en retard (team gros dormeur). Quand au petit M., je suis sur que les câlins de maman sont mieux que ceux de nounous !

Je peux aussi prendre le temps pendant une après midi de faire mon batch cooking de la semaine. Le principe est simple, en 2h ou 3h tu cuisines tous les repas de ta semaine. Tu mutualise les ingrédients (une partie du potiron pour la soupe, une autre pour une tarte par exemple), puis tu mets au frais ou tu congèles. Et les soirs suivants, c’est le rêve : en 15min tu peux servir un bon petit plat fait maison à toute la famille. D’ailleurs, si tu veux mon retour d’expérience, dis le moi en commentaire et je te ferai un article. Je le faisais déjà un peu avant ma reprise du travail, mais depuis, c’est devenu obligatoire. Je n’ai plus besoin de penser à quoi faire à manger et les pâtes au jambon ont désertées nos assiettes !

Qu’est-ce que je suis ?

Vivre ces deux vies m’a fait réfléchir sur mon statut : suis je une femme active ou une mère au foyer ? Doit on forcément passer cinq jours par semaine à la maison pour avoir droit à ce statut si peu mis en valeur dans notre société ? Comment est ce que j’ai envie de me présenter aux gens ? Suis je devenue une working girl dès que je mets les pieds dans un bureau ? Pourquoi je culpabilise autant de ne plus m’occuper H24 de mes petits ?

Je n’ai pas envie de dire à des nouvelles connaissances que je travaille. J’ai envie de me présenter comme mère au foyer, qui aide son mari dans son entreprise. La nuance pour moi est importante, car être mère au foyer implique une façon de vivre, voir un idéal de vie qui n’est pas le même qu’une femme qui travaille.

Nous avons décidé, il y a quatre ans avec Superman, de privilégier un certain rythme familial, de laisser à nos enfants le temps de prendre le temps. Mais de nous laisser aussi à nous le temps de prendre le temps. Nous avons décidé de ne pas confier une partie de l’éducation de nos enfants à quelqu’un d’autre, nous avons des façons de faire et des points qui nous tiennent à cœur qui ne sont pas toujours très courant, c’était important pour nous de s’y tenir et d’éduquer nos enfants comme nous le voulions, et pas comme la crèche ou la nounou allait nous l’imposer.

Pour un exemple qui peut paraître anodin, je pense au doudou. Dès tout petit, nous leur apprenons que le doudou reste dans le lit toute la journée. La crèche et la nounou les ont habitué à les avoir avec eux pendant les temps d’activité. Ce qui se répercute à la maison.

Avant de travailler, j’avais réussi à organiser quelques après-midis sans aucun enfant, pour avoir du temps pour moi. J’avais laissé le grand à la cantine et les deux autres chez la nounou, sans aucun soucis, sans aucune culpabilité. Je me disais que j’avais « droit » à ce temps de pause.

Mais là, de devoir les laisser pour aller travailler, m’a laissé un goût un peu amer. Quand B. me demandait la veille pourquoi il devait aller à la cantine le lendemain, je culpabilisais énormément en lui répondant que je ne pouvais pas m’occuper de lui car j’allais travailler. Ma vision de mon rôle de mère est de m’occuper de mes enfants. Je trouve cela un peu illogique de payer quelqu’un pour s’occuper d’eux, pour que je puisse aller travailler pour gagner de l’argent pour payer la personne qui s’occupe d’eux. Autant ne pas travailler ! Même si, on est d’accord, l’équation est un peu petit plus complexe.

Et puis, je ne me vois pas en working girl, pensant plan de carrière ou évolution. Promotion et primes de fin d’année. Si je suis retournée travailler, c’est pour soulager mon mari. Chaque tâche que j’accomplis dans ma journée est une tâche en moins qu’il aura à faire entre 20h et 21h30.

J’apprécie le travail que je fais, et ce n’est pas une corvée (rappeler à l’ordre les clients qui ne paient pas, est une passion dans ma vie :-D). Mais, je ne le fais pas en priorité pour mon épanouissement personnel, mais pour celui de notre famille. Je ne suis même pas payée, j’ai le statut de conjoint collaborateur : cotisations minimum (chouette un peu de retraite pour moi !) et absence de salaire, c’est le combo parfait pour nous. On pense à mon avenir (retraite donc, et ligne en plus sur le CV) et à la trésorerie de l’entreprise. Les frais nounous 2j / semaine et cantine reviennent moins chers qu’une assistante de direction 2 jours par semaine.

En travaillant dans cette optique là, je ne me sens pas salariée. Et je n’ai donc pas envie de me définir comme tel. Je suis et je reste mère au foyer, la vie de mes enfants sera toujours ma priorité. Nous avons décidé avec Superman, après ces quelques semaines de test, que tant qu’ils seront petits, je ne travaillerai pas plus de deux jours par semaine.

Je ne juge pas du tout les couples qui décident de faire autrement. Chacun a ses priorités et ses façons de faire. Le principal étant que les deux personnes dans le couple soit heureuses de la solution choisie. Je me rends également compte tous les jours, de la chance, que nous avons de pouvoir avoir cette organisation. Cette souplesse et cette liberté.

Je ne dénigre pas non plus la crèche, la nounou ou l’école, nous sommes ravis de ce que nos enfants y découvrent et y apprennent. Mais, nous ne voulons pas qu’ils y passent toute leur semaine, tout leur temps libre. La solution trouvée de deux jours par semaine, est pour nous un bon équilibre, du temps à la cool à la maison et du temps pour jouer avec les copains et découvrir autre chose.

Et toi ? Comment te définis tu ? Avez vous trouvé un bon équilibre avec ton mari entre vos besoins et ceux de vos enfants ? Le travail ou la vie au foyer te fait peur ou te motive ? Dis moi tout !

Commentaires

49   Commentaires Laisser un commentaire ?

Weena (voir son site)

Après mes études, j’ai choisi de suivre mon mari même si ça impliquait plus de difficultés pour entrer dans le monde de l’emploi…
Après la naissance de notre deuxième enfant, j’ai (on) a décidé d’être « officiellement » mère au foyer. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir un minimum d’activité sociale puisque j’interviens en tant que bénévole sur une partie du patrimoine de ma commune 🤗
Comme toi, j’apprécie de pouvoir prendre le temps de m’occuper de de nos enfants, sachant que mon mari a aussi des horaires à rallonge.
Depuis que mes deux grands sont rentrés à l’école, j’ai eu envie de me lancer dans l’artisanat, même si ça ne décolle pas beaucoup et nous avons maintenant accueilli un troisième enfant 💕. La petite enfance passe si vite, j’aurais bien le temps après de voir ce que je ferai 😉

le 01/05/2019 à 07h36 | Répondre

Madame Irbis

On se rejoint sur la rapidité de la petite enfance !
C’est super que tu es des projets. Tu bosses dand quel secteur de l’artisanat ?

le 02/05/2019 à 00h52 | Répondre

Weena (voir son site)

Je fais principalement de la peinture sur bois, plutôt avec une optique décoration pour enfants 😉. Je fais aussi un peu de couture, illustration à l’aquarelle, origami, etc. 🤗

le 02/05/2019 à 07h22 | Répondre

Elisa (voir son site)

C’est rare quelqu’un qui assume qu’elle préfère être « mère au foyer ». C’est bien de montrer qu’il peut y avoir plusieurs façons de fonctionner, que toutes ne sont pas à la maison par obligation, qu’il y a quelque chose d’illogique à travailler pour payer quelqu’un qui s’occupera de sa marmaille en attendant de rentrer. Tous les cas de figures sont possibles et il n’y a aucune honte à avoir. Perso, je suis à la maison pour raisons de santé. Je suis maman solo, je tiens mon blog et fais du bénévolat ou autre pendant que mon fils est à l’école. Je n’ai pas honte de ma situation et je ne me sens pas à plaindre, même si j’aimerais que ma santé soit meilleure.

le 01/05/2019 à 09h29 | Répondre

Madame Irbis

Tu as bien raison, il n’y aucune honte d’aucune situation. Le principal étant que la personne le vive bien !
J’espère que tes soucis de santé ne sont pas trop graves.

le 02/05/2019 à 00h55 | Répondre

Pomme

Pour ma part je suis maman de deux enfants et j’ai été mère au foyer un peu plus d’un an, durant toute ma seconde grossesse et jusqu’aux 6 mois du deuxième. J’ai trouvé fantastique d’être près de mes enfants, d’aller chercher mon ainé à l’école, d’être disponible pour gérer la maison (autant que possible avec un nourrisson!). Mon mari qui travaillait à temps plein, faisait sa part du travail à la maison (même si elle était moindre vu nos disponibilités respectives). J’étais ravie de retrouver le travail (nouvel emploi, nouveau challenge professionnel). Mon mari a pris un congé parental à temps partiel, il s’occupe des enfants le mercredi (je prendrai le relai par la suite).
Je t’avoue que je suis assez bouleversée par ton témoignage. Pas par le coté mère au foyer car je trouve formidable d’avoir fait le choix de prioriser le mieux être de tes enfants en restant près d’eux au quotidien. Je ne vois pas cela comme un sacrifice mais comme un bel engagement dans la parentalité.
Par contre entre mère au foyer et mère qui travaille, je dirai que tu es plutôt une mère courage… je pense en particulier à ce statut de conjoint collaborateur qui t’assure comme tu le dis des cotisations retraite « minimium » (et c’est le moins qu’on puisse dire!): c’est un statut peu connu qui est probablement ce que notre république a inventé de plus précaire, de moins reconnu et de moins valorisant.
Du coup tu te retrouves à gérer non seulement le quotidien à 100%, puisque si ton mari rentre à 20h30 pour travailler je suppose qu’il doit avoir peu de temps pour ses enfants et encore moins la vie quotidienne; mais en plus tu te mets à son service gratuitement… pour le bien de votre famille mais quelle charge de travail supplémentaire! et pour rien…
Je te souhaite beaucoup de courage, tu as toute mon admiration (et j’espère que ton mari a conscience des sacrifices que tu fais pour vous tous!)

le 01/05/2019 à 11h04 | Répondre

Madame Irbis

J’ai sûrement du mal m’exprimer ou ne pas prendre le temps de plus détailler notre situation. Mais si j’ai fait le choix d’être mère au foyer c’est pour mes enfants certe mais aussi beaucoup pour moi. Aller travailler est un sacrifice alors que je m’épanouis en étant à la maison.
Sinon je ne suis pas forcément d’accord avec toi sur le statut précaire du conjoint collaborateur. Il existe quelque chose d’encore plus précaire : les mères au foyer et les femmes de dirigeant de tpe. Aucune reconnaissance de leur travail, aucune cotisation retraite, le minimum d’aide sociale. Je préfère ne pas parler de l’absence de congé maternité par exemple. Là au moins, j’ai droit à quelque chose. Des miettes peut-être, mais c’est toujours mieux que rien ! Et nous ne pouvons pas payer pour avoir plus que ces miettes, alors on les prend sans aucun soucis !
Et sinon, je trouve un peu dommage la vision que tu as de moi, mais comme dit plus haut j’ai du mal préciser ma pensée. Je ne me sacrifie pas pour mon mari, je donne tout ce que j’ai pour que l’entreprise, qui est l’avenir de notre famille, fonctionne. Comme mon mari sacrifie tout depuis quelques années pour qu’elle fonctionne. Nous faisons chacun des efforts différents, qui nous correspondent et que nous avons choisi…

le 02/05/2019 à 01h04 | Répondre

Gaelle Favier

Bonjour, j’ai trouvé ton article vraiment très intéressant et c’est bien d’avoir une façon de vivre et des objectifs qui peuvent être différents de ceux des autres. De plus je pense sincèrement que prendre le temps ( et parfois pouvoir le prendre ) et une chose bonne et saine notamment pendant leur petite enfance. Merci pour ta franchise et ta sincérité.

le 01/05/2019 à 14h55 | Répondre

Gaelle Favier

Sinon je serais ravie de lire un article sur le batch cooking pour mieux m’organiser et gagner du temps.

le 01/05/2019 à 15h07 | Répondre

Madame Irbis

J’essaye d’écrire ça dès que j’ai 5 minutes !
Et sinon je suis bien d’accord. La petite enfance passe très vite, j’ai de la chance de pouvoir en profiter

le 03/05/2019 à 08h44 | Répondre

Jeanne

Merci pour ce bel article et félicitations de tout combiner, éducation des enfants, soutien au mari, travail a temps partiel, tâches ménagères… Ici je travaille a mi-temps, par nécessité financière mais travaillant en crèche j’ai vraiment le sentiment de travailler pour payer la crèche de mon bébé ce qui me paraît parfaitement débile (même si dans les faits je gagne un peu plus que le montant de la facture hein !)
J’adore être a la maison a m’occuper d’elle, j’ai pris 6 mois de congé parental avant de reprendre a mi temps et j’aurai volontiers poursuivi. Comme toi ça me plaît de m’occuper a 100% de l’éducation de ma fille, de lui laisser le temps, de ne jamais devoir la reveiller, de faire de multiples activités avec elle, de ne pas lui répéter 20x par jour viiite ! Bon j’aime mon métier mais nettement moins que le fait de m’occuper de mon bébé !

le 01/05/2019 à 17h47 | Répondre

Madame Irbis

C’est sur qu’en travaillant en crèche, la logique doit un peu coincer 😅 mais comme tu le dis, l’argent est le nerf de la guerre.
En tout cas, tu offres déjà à ta fille un super mi temps à la maison. Et ce n’est pas rien !

le 02/05/2019 à 01h08 | Répondre

Stella

Merci pour cet article.
Pour ma part, je considère qu’ une mère au foyer est active (elle gère souvent toute seule le quotidien) et qu’ une femme active est également mère au foyer (Elle gère aussi le quotidien de sa famille avant, pendant et après son travail)😉
Ce qui me semble important, c’est que ce choix se fasse en couple et qu’il ne soit pas subi d’un côté ou d’un autre.
Mon mari et moi avons fait le choix de travailler tout les deux ( et 20h est aussi de bonne heure chez nous😅 mais en alternance : il y en a toujours un qui rentre plus tôt ) avec des postes à responsabilités (et le rôle de chef d’entreprise est le mien).
J’ai assumé la maison et le travail pendant 4 ans (soit depuis la naissance de nos jumeaux) et j’etais souvent insatisfaite dans les 2 sens (merci la culpabilité) mais depuis 6 mois, nous avons pris une nourrice à domicile. Elle gère les courses, le ménage et la sortie d’ école (mais je m’accorde un soir par semaine pour le faire et un mercredi sur deux et les emmènent tous les matins ). Déchargée d’une grande partie des tâches ménagères, je profite pleinement de mon temps à la maison avec mes enfants. Mon mari et moi partageons la gestion du quotidien. Nous n’avons pas le sentiment de déléguer l’éducation de nos enfants.
Il ne me semble pas illogique de travailler pour payer quelqu’un pour attendre mon retour. Tout est une question de bien être et d’équilibre (qui a mon sens à une repercution sur nos enfants) et ce point appartient à chacun.
J’ai conscience que c’est une chance que notre situation nous permet d’employer celle que j’appelle ma bonne fée, de cette sorte je n’ai pas à renoncer à mes 2 vies nécessaires à mon équilibre.
Mère au foyer ou femme active, le principal est que chaque membre de la famille soit heureux et s’épanouisse.
Et je suis preneuse d’un article sur la cuisine pour la semaine en 2h😉

le 01/05/2019 à 17h50 | Répondre

Madame Irbis

Il faudrait peut-être que j’écrive un article sur la différence de fond entre une mère au foyer et une femme active.
Bien sur que la mère au foyer est active et la femme active au foyer. Mais j’ai vraiment l’impression que ces deux statuts montrent deux dynamiques m de vie differentes, deux façons d’appréhender la famille et les enfants différemment.
Je te rejoins sur l’importance capitale de faire ce choix en couple. L’un ou l’autre statut demande un soutien sans faille de son conjoint.
C’est super que vous puissiez avoir une nounou à domicile, ça doit vraiment bien vous décharger ! Tant mieux que vos situations vous permettent d’avoir trouvet la configuration idéale pour vous 😉

le 02/05/2019 à 01h15 | Répondre

Marie Obrigada

Cela me parait un sujet d’article très intéressant 🙂

le 02/05/2019 à 12h11 | Répondre

Hellodie

J’aime beaucoup voir le ressenti d’autres mamans au foyer. J’aime ta vision positive, que je partage également, donner l’éducation qui nous convient car elle ne correspond qu’à nous, avoir le temps de les amener au théâtre, au cinéma, à la bibliothèque (et merci ma commune, où tout est gratuit ou quasiment dans notre situation fiscale…10€ pour 5 places de théâtre !)

Je suis actuellement en congé parental, forcé pour raison de santé de Mini2, mais ce choix me convient presque parfaitement à l’heure actuelle. Je dis presque, car la gestion de la maladie est quelque chose de lourd, l’école à une AVS, mais nous parents, nous n’avons aucun relais (nos familles, sûrement par peur de la maladie, et par projection aussi, on décidé d’ignorer notre situation). En fait, entre femme active et maman au foyer, je suis en séquentiel, tout à fond, mais une seule chose à la fois! J’organise mon temps comme toi (hôpital et rééducations en plus 😜). Et pourtant je suis convaincue qu’une fois le congé parental terminé, j’enfilerai de nouveau avec envie et enthousiasme ma blouse de docteur-enseignant-chercheur… on en reparle dans 1 an, à ma reprise 😜

le 01/05/2019 à 17h56 | Répondre

Madame Irbis

J’espère que les ennuis de santé de mini2 ne sont pas trop graves. J’ai des frères qui ont eu besoin d’une Avs, de rééducation et compagnie. J’ai vu mes parents se battre contre des moulins sans aucun soutien, cette situation est vraiment très dure à gérer. Je vous souhaite de trouver un peu de temps pour souffler 😘
Mais sinon de manière plus positive, on trouve vite goût au rythme plus cool en étant mère au foyer. Pouvoir organiser les journées en fonction des enfants et leur faire profiter de plein de choses !
J’espère vraiment ne pas être obligée de travailler à tempz complet, tant qu’ils sont petits (ett même après !)

le 02/05/2019 à 01h20 | Répondre

Hellodie

Je suis maman de 3 bambins, Mini1 et Mini2, 4 ans et jumeaux, et la puce, leur cadette de 2 ans. Mini2 est en rémission d’un cancer, avec toutes les séquelles des traitements, surdité profonde appareillée, hyperactivité, plus un gros paquet d’autres problèmes du à une maladie rare. C’est un quotidien lourd, mais je souffle avec l’ecole qui a commencé cette année, même si la fréquentation est loin d’ être à temps plein pour Mini2.
Par contre impossible pour lui de rester au péri scolaire, ce n’est pas adapté pour les enfants handicapés et l’avs n’interviendra que sur le temps scolaire (oui, il en a une, mais nous sommes dans l’attente de son recrutement par le rectorat).

le 02/05/2019 à 08h53 | Répondre

Maud - a Step to a Gentle Life (voir son site)

Bravo pour assumer et gérer ce quotidien qui ne doit pas être évident, entre ton mari gérant avec tout le stress que cela implique et toi qui gère presque seule 3 enfants !

Je n’avais repris mon emploi salarié qu’aux 6 mois de mon aînée et à 80% au lieu de 100%. Ca me convenait déjà mieux même si les journées sans elles étaient longues (2h30 de trajet quotidien).
A ma 2e grossesse, nous avons changé de département, et je ne travaille plus depuis mon congé mat (elle a aujourd’hui 14 mois). Je n’ai pas toujours bien vécu certaines périodes, lorsque j’avais les filles à plein temps avec moi (depuis l’école, ça va mieux). Ne voyant personne la semaine, j’avais l’impression de me sacrifier pour mes filles… :/
Ce n’était donc pas pour moi…
Je réussis aujourd’hui à prendre du temps pour moi car j’en ai besoin et surtout, j’ai la volonté de devenir entrepreneure. Sacré challenge mais en tant que « blogueuse », je peux le faire depuis mon domicile. Et surtout, je vais beaucoup mieux. J’apprécie chaque journée (ou presque ^^), cela me convient beaucoup mieux qu’avant. Mon mari travaillant 4 jours par semaine en télétravail, nous passons beaucoup de moments ensemble et c’est génial pour nous !
Ce qui ne conviendrait pas à tous les couples.

Le tout étant de ne pas subir et de pouvoir choisir sa situation idéale : maman active ou au foyer.

le 02/05/2019 à 07h56 | Répondre

Madame Irbis

C’est sur qu’il y a des périodes moins faciles que d’autre ! Surtout qu’on a tendance à ne pas prendre de temps pour soi.
Comme toi, ça va mieux depuis que le grand va à l’école et surtout depuis que je me force à sortir sans enfants. Ça demande un peu de logistique, mais c’est nécessaire.
Bo’ courage pour ton entreprise !

le 03/05/2019 à 08h49 | Répondre

Nathalie (voir son site)

Franchement, sans dénigrer le travail, je trouve que le métier de « homme/femme au foyer » est beaucoup beaucoup plus sollicitant et beaucoup plus actif. Je suis plus reposée après une journée au boulot qu’après une journée avec ma fille (et je n’ai qu’un enfant !) parce qu’au boulot comme tu dis on ne gère que soi même en besoin immédiat.

Du coup je suis hyper admirative de toi ! Et c’est clair que faire 100% les 2 (au foyer + au travail) c’est impossible !

Le truc heurtant c’est que tout ça c’est du travail presqu’invisible pour la société 😡… Il y a une valorisation sur quelques trimestres pour les naissances mais c’est tout…

le 02/05/2019 à 09h24 | Répondre

Madame Irbis

J’en ai beaucoup discuté autour de moi et avec mes amies on en arrivait à la conclusion que chaque statut engendrait une fatigue différente.
Et depuis que je fais les deux, je suis autant fatiguée les jours de travail que les jours à la maison. Chaque statut a ses avantages et ses inconvénients et avec notre organisation j’ai les avantages des deux 😁
Et pour la reconnaissance de la société, ça nous apprend à être humble et à agir sans attendre la moindre récompense !

le 03/05/2019 à 08h55 | Répondre

Marie Obrigada

Merci pour ce témoignage très intéressant 😊 Te lire me fait penser que je pourrai apprécier être mère au foyer car j’ai un peu la même conception de ma maternité, l’envie de prendre le temps et d’être très présente (nous avions même envisager l’instruction en famille) Dans la réalité, actuellement mon mari ne « travaille » pas (pas de salaire) donc je ne peux pas arrêter de travailler. Et ce serait peut-être différent si j’étais au foyer tous les jours, mais je vois bien que malgré mes convictions j’ai du mal à être efficace et organisée dans les tâches ménagères, à proposer des activités à mes enfants, à les faire dormir… je ne travaille pas le mercredi mais mon ainée – 4 ans – va au Centre en horaires cools (à partir de 10h), cela lui permet de faire des activités et un temps de repos. Et moi de faire les tâches ménagères et m’occuper de ma cadette plus facilement. Je ne culpabilise pas mais ce n’est clairement pas ce que j’imaginais avant. Par contre, j’ai la chance d’avoir des horaires très confortables (9h-17h) et un temps de trajet court, du coup je suis chez moi vers 17h30. Et mon mari s’efforce de nous rejoindre pour dîner (19h, ce qui me parait déjà tard ^^).

Je suis très admirative de ta capacité à gérer autant de choses seules. Et te lire me motive à redoubler d’efforts car c’est possible 😊

Juste un détail, je ne comprends pas comment être mère au foyer te permet d’éviter la course du matin. Pour moi cela ne vient pas du travail, mais juste de la ponctualité nécessaire pour l’école… certes si je suis en retard à l’école, je le suis aussi au travail.

le 02/05/2019 à 12h09 | Répondre

Madame Irbis

Pas de morning run les jours où je reste à la maison, tout simplement car je ne suis pas obligée d’avoir tout fini en partant pour l’école. Je rentre tout de suite après et j’ai la matinée pour ranger la maison, lancer une machine, terminer de me préparer, habiller junior #3.
Sinon, ta remarque sur le manque d’organisation et de rigueur n’est pas la première que j’entends. J’ai plusieurs amies qui travaillent qui m’ont dit la même chose, prenant comme exemple leur journée de we ou de vacances.
Sauf que les moments à la maison avec les enfants est la norme d’une mère au foyer (et pas l’exception comme pour une femme qui travaille), de fait on est beaucoup plus organisé car on a l’habitude. On n’oublie pas de mettre les enfants à la sieste car on a besoin d’une pause 😁 on fait des activités car on a le temps de les faire tel ou tel jour.
On a pas du tout dans la même dynamique, je trouve. Et les enfants ne se comportent pas pareil non plus

le 03/05/2019 à 09h03 | Répondre

Croco

A chacun ses choix, l’important étant qu’ils conviennent à tous les membres de la famille (bon, pour les enfants c’est parfois difficile à évaluer, mais au moins aux deux parents).
Pour ma famille, je ne conçois pas que le père puisse être complètement absent. Mon mari cherche un nouveau boulot en grande partie parce que je n’en pouvais plus de le voir rentrer entre 19h30 et 20h30 et se remettre au boulot dès que les enfants étaient couchés (sachant que quand il rentrait à 20h30, il avait tout juste le temps de faire un bisou à l’aîné, le cadet dormait déjà), répondre au téléphone à n’importe quel moment le week-end et pendant ses vacances et allumer son PC pour régler immédiatement le problème. Mon aîné réclame beaucoup son père, j’espère que ça ira mieux bientôt.
De mon côté, je suis pour le moment à 80% car financièrement, ça nous semblait compliqué de faire plus à la naissance du deuxième, on verra ce qu’on ferra à la naissance du troisième en fonction du nouveau poste de mon mari et… de ce que sera prêt à accepter mon employeur (le 100% à la maison ne sera surement pas gérable financièrement, et un 50 ou 60% difficile à négocier par rapport à mon boulot alors que j’aimerais vraiment bien, donc pour le moment je repousse la prise de décision). Mais c’est vrai que je trouve précieux ces moments avec mes enfants (et un jour de plus sans stress le matin, je pense que c’est vraiment très appréciable pour mon aîné notamment qui n’est plus si lève-tôt que ça et reste volontiers au lit jusqu’à 7h45-8h le mercredi). On n’est pas encore vraiment à notre idéal, mais on essaie de tendre vers !

le 02/05/2019 à 13h21 | Répondre

Madame Irbis

Comme toi je satures un peu des horaires à rallonge de mon mari. Mais bon, c’est un projet de vie et je me dis que ce rythme dingue ne vas durer qu’un temps.
Nous avons quand même des avantages avec son statut de chef d’entreprise ! Et heureusement 😀 Pour l’instant on y trouve à peu près notre compte. Et les enfants profitent de leur père le we et les matins !

le 03/05/2019 à 10h55 | Répondre

Workingmutti (voir son site)

J’aime beaucoup cette manière de se définir un peu hors des cases mère au foyer/mère active. C’est si simple de tout opposer.

Personnellement je risque bientôt de passer de maman active à maman malade à plein temps et ce changement de statut me reste un peu en travers de la gorge.

le 02/05/2019 à 15h53 | Répondre

Madame Irbis

Je te comprends, quand le changement de statut est imposé ça doit être très difficile à digérer.
J’espère que ta grossesse et la naissance de ta petite se passeront le mieux possible. Et que tu arrivera à apprécier d’être mère au foyer !

le 03/05/2019 à 10h57 | Répondre

Sarah

Je pratique aussi le batch cooking, je m’y mets en général pendant 2h le dimanche en fin d’après-midi. Pour ma part, je travaille et j’aime ça. Je ne me verrai pas du tout être mère au foyer. J’ai repris le travail quand ma fille avait 5 mois et j’avoue que j’étais heureuse de reprendre (j’avais la chance d’être dans de bonnes conditions à l’époque : 80%, proximité du bureau et nounou à domicile). En même temps, je ne pourrais pas faire autrement financièrement car je gagne plus que mon mari et nous ne pouvons pas vivre sur un seul salaire. Par contre, c’est vrai que j’aimerais pouvoir rentrer plus tôt (je travaille loin de chez moi) pour voir ma fille un peu plus, et passer une partie des vacances avec elle. L’idéal serait un 80% mais impossible. Je culpabilise un peu de la laisser au centre aéré pendant toutes les vacances mais je n’ai pas d’autre alternative pour le moment.

le 02/05/2019 à 16h40 | Répondre

Madame Irbis

Ah une copine de batch cooking ! Ça ne te casse pas trop ton we de le faire le dimanche ?
Sinon, à ma reprise du travail, j’ai pas mal culpabilisé de laisser mon grand au périscolaire le soir. Un jour j’ai pu aller le récupérer plus tôt. Il m’a fait la tête toute la soirée car il n’avait pas eu le temps de jouer 😅 Maintenant j’ai zero culpabilité !

le 03/05/2019 à 13h04 | Répondre

Weena (voir son site)

Adepte du batchcooking aussi depuis quelques mois, je le fais le dimanche en début d’après midi si on est à la maison ou le lundi 😉
Et comme toi, depuis que je me suis faite rabrouer, une fois pour être venue trop tôt à la garderie après un empêchement et une autre de ne pas l’avoir mis au centre de loisirs alors que son frère était chez la nounou, je n’ai plus aucune culpabilité à les faire garder un peu !

le 10/05/2019 à 10h00 | Répondre

ELFée

Merci pour cet article ou je me retrouve complètement ( l’organisation en moins je ne suis pas douée ! Du coup je serai très intéressée par ta méthode de cuisine). Merci parce qu’aujourd’hui c’est difficile de s’assumer en tant que mère qui foyer volontaire, quand on a fait des études les gens ne comprennent pas qu’on préfère rester avec ses enfants, et dans mon cas c’est en premier lieu ma mère qui a du mal a le comprendre.
Je t’admire pour la façon dont tu gères tout ça, j’ai pour ma part beaucoup de mal a accepter le manque de participation de mon mari a la vie de la famille dans trop savoir pourquoi. Il part a 8h et rentre a 18h avec beaucoup de route, je suis à la maison ça paraît donc logique que je gère la maison, mais j’attends toujours de lui qu’il aide pour s’occuper des enfants ,(3 ans et 6 mois), j’aimerais qu’il fasse les douches, le lave vaisselle de temps en temps, qu’on fasse le ménage ensemble le weekend…
Je n’arrive pas a savoir si je gère mal mes journées vu que je n’arrive pas a faire le ménage ni a préparer des repas corrects tout en passant du temps de qualité avec les enfants, ou si c’est normal que 21h arrive et que j’ai le sentiment de n’avoir rien fait…
J’hésite que l’entreprise de ton homme Va aller mieux en tous cas!

le 02/05/2019 à 20h26 | Répondre

Madame Irbis

Notre « métier » est compliqué, nos journées sont remplies de minuscules tâches qui recommencent dès qu’on a fini : changer une couche, préparer un repas, passer un coup de balai, ranger.. C’est sans fin et invisible. J’ai souvent la même impression que toi en fin de journée : l’impression de n’avoir rien fait ! Surtout quand Superman me raconte qu’il a signé un gros contrat ou résolu le problème d’un client. La dichotomie est énorme ! Et quand il me demande ce que j’ai fais de ma journée, je réponds souvent rien. Et des fois je liste TOUT, ça prend pas mal de temps ^^
Sinon, pour le manque de participation, j’ai aussi du mal à accepter le déséquilibre évident. On se remet d’accord régulièrement, et j’essaie de me rappeler qu’il a déjà une charge de travail importante avec son entreprise. Je sais que si il était salarié, je lui demanderai de plus participer.

le 03/05/2019 à 18h53 | Répondre

Aurore

Bonjour, j’aimerai exprimé mon ressenti après lecture de vos commentaires : j’ai presque un sentiment de culpabilité de vouloir travailler en ayant des enfants. A vous lire, continuer de travailler tout en ayant des enfants c’est passé à côté d’eux, de leur vie,de ne pas en profiter et de penser plus à moi qu’à eux.ce n’est sûrement pas le message que vous voulez donner et pourtant c’est celui que je reçois.Il est vrai que la mère au foyer n’est pas assez reconnue mais la société a tendance aujourd’hui à culpabiliser les mères qui travaillent.Mon message n’est pas méchant,c’est juste mon ressenti, peut être que d’autres auront le même mais n’oseront pas le dire par peur d’être jugées.

le 02/05/2019 à 21h45 | Répondre

Jeanne

Ton commentaire m’a touché alors je voulais prendre le temps de te répondre. Ne culpabilise pas de vouloir travailler en ayant des enfants, c’est ton choix et il n’est ni meilleur ni moins bon que celui de rester a la maison.
Personnellement je suis a mi-temps et je ne voudrais pas travailler plus parce que oui, pour moi, voir son enfant 1 heure le matin et 2 le soir ce n’est pas en profiter et passer (un peu) a coté de sa vie et de toutes ses grandes découvertes. Mais c’est ma vision, dans ma situation. Je travaille en crèche et je sais que la collectivité 50h/semaine c’est lourd pour un tout-petit, ce n’est pas ce que je veux pour mon enfant mais je fréquente des mamans qui ont fait le choix de travailler a temps plein, qui voit beaucoup moins leurs enfants que moi mais leurs petits n’en sont pas moins heureux ! L’essentiel c’est d’être bien dans ses choix.

le 03/05/2019 à 14h56 | Répondre

Madame Irbis

Je peux comprendre ton point de vue suite à la lecture de cet article. Il est bien sur un peu partisan, vu que j’aime être mère au foyer !
Et c’est vrai que de mon point de vue, je trouve que les femmes qui travaillent pensent plus à elles qu’à leurs enfants. Mais ce n’est pas forcément mal, il est bien plus important pour un enfant d’avoir une mère heureuse d’aller travailler plutôt que malheureuse de rester à la maison.
Alors, du point de vue de l’enfant, il est mieux qu’il soit gardé par un de ses parents. Mais du point de vue des parents, il est mieux qu’ils soient en paix avec leur statut et organisation familiale. Et je dirais même que le bien être des parents doit passer (dans une certaine limite !) avant celui de l’enfant. Car un bébé ou jeune enfant ne peut pas se construire affectivement comme il faut si ses parents sont malheureux.
Tout ça pour dire, qu’il n’y pas une solution unique et magique ! Et que chacun, chaque couple doit trouver la situation qui leur correspond le mieux. En prenant en compte une tonne de paramètres, qui des fois se confrontent…

le 03/05/2019 à 19h03 | Répondre

Stella

Bonsoir.
Je me permets juste de réagir à ton commentaire qui m’interpelle. Je respecte ton point de vue, mais je trouve qu’il manque d’ouverture d’esprit. Une mère qui travaille ne pense pas plus à elle qu’ a ses enfants . Elle n’a pas toujours le choix et au contraire, elle essaie de tout mettre en oeuvre pour passer un temps maximum avec ses enfants en faisant d’autres choix (pas de loisir personnel tel que couture, trico ou sport ou sorties entre amis). Elle a souvent un rythme soutenu au travail afin de se libérer pour sa famille. Bien au contraire, elle s’oublie souvent au profit de sa famille.
A mon sens, ce sacrifice est simplement lié au rôle de mère, active ou au foyer, chacune à leur manière.

le 03/05/2019 à 21h49 | Répondre

Madame Irbis

Je rebondis sur un point particulier, pourquoi est ce mal qu’une mère pense à elle en priorité ?
Je parle bien sur d’une situation ou la mère a le choix entre rester à la maison et aller travailler. Les cas où la mère est obligée (pour raisons financières par exemple) ne permet pas un choix libre et éclairé.
Mais dans le cas où la mère choisit en pleine conscience de retourner travailler, pour moi elle pense à elle en priorité. Et il n’y a rien de mal à ça ! Il faut sortir de cette façon de penser la maternité sacrificielle, on a pas à se sacrifier pour nos enfants, on peut (et on doit !) penser à nous. Car c’est par nous que nos enfants vont grandir comme il faut. Et je me répète, mais je ne suis pas sur qu’une mère (ou un père) en déséquilibre soit un bon socle pour grandir.
Donc oui, pensons à nous et la vie de famille n’en sera que plus agréable pour tout le monde

le 06/05/2019 à 09h13 | Répondre

Stella

J’ai toujours aimé lire tes témoignages mais j’avoue que je ne partage pas ton point de vue sur ce dernier.
Mais c’est la richesse de dans ma tribu,
Chacun peut partager son expérience et point de vue afin d’enrichir les autres.
Pour ma part, je ne pense pas qu’une mère active pense plus à elle qu’une mère au foyer qui laisse son conjoint assumer seul la charge financière du ménage, ce qui le contraint souvent à moins voir ses enfants alors qu’il pourait être plus présent si il y avait 2 sources de revenus. Là encore, le poids du jugement sociétal est encore lourd sur le père qui met en suspend sa carrière pour être plus présent auprès de sa famille.
Nous en revenons toujours à la même conclusion, le principal étant que chaque membre de la famille trouve son équilibre.

le 18/05/2019 à 18h29 | Répondre

Maud - a Step to a Gentle Life (voir son site)

Je suis également touchée par ton ressenti. Je pense aussi qu’un enfant a surtout besoin de parents équilibrés et heureux. Moi j’ai mal vécu mes 4 mois à temps complet avec mes deux filles, ce n’est que lorsque j’ai pris la décision de bloguer que je me suis sentie épanouie. J’ai trouvé ça égoïste sur le moment, je préférais passer du temps sur mon ordi qu’avec mes filles… mais finalement tout s’est équilibré pour moi et j’apprécie beaucoup plus mes journées avec elles

le 03/05/2019 à 22h24 | Répondre

Maud - a Step to a Gentle Life (voir son site)

Zut, me suis plantée, je voulais répondre au commentaire de Aurore…

le 03/05/2019 à 22h26 | Répondre

Aurore

Merci pour ce retour, je me sens un peu moins seule. J’ai la sensation qu’on juge les mères qui travaillent comme des personnes égoïstes, presque comme de mauvaises mères…

le 03/05/2019 à 22h42 | Répondre

Stella

Tu n’es pas seule Aurore. Je te rejoins.
J ai ressenti un parti pris et un manque d ouverture d’esprit

le 04/05/2019 à 07h57 | Répondre

Madame Irbis

Si tu t’es sentie jugée par cet article ou mes réponses en commentaire je m’en excuse. Ce n’était pas le but.
Quand je dis qu’une mère pense à elle, cela ne veut pas du tout dire qu’elle est égoïste. Le raccourci est un peu facile.
Cela veut juste dire que cette mère a assez d’intelligence pour comprendre que son bien être est primordial au bien être et à l’équilibre de sa famille, de son couple et de ses enfants (tout autant que celui de son mari).
Malgré les messages contradictoires portés par la société, et le regard des autres. L’éducation dite positive qui mets en valeur le sacrifice parentale n’aide pas à se sentir heureuse de retourner travailler !

le 06/05/2019 à 09h20 | Répondre

Madame De Poche

Je dois dire aussi qu’à la lecture de cet article et des commentaires, j’ai bien apprécié de tomber sur les commentaires d’Aurore, Stella,… car j’ai ressenti aussi ce manque d’ouverture d’esprit et la facilité de simplement dire qu’on ne juge pas pour que cela suffise… alors que j’ai moi-même été maman au foyer pendant un an et demi et que j’ai apprécié cet période.
Bref, ce n’est pas grave, parler de ce sujet (ou d’autres sujets sensibles comme l’allaitement vs biberon) est un vrai numéro d’équilibriste et là il n’est pas à mon goût cette fois-ci… Ce sera pour une prochaine fois! 😁

le 04/05/2019 à 16h22 | Répondre

Madame Irbis

Comme tu le dis, c’est un sujet délicat car il nous interpelle intimement dans la relation que nous voulons avoir avec nos enfants.
Mais cet article est surtout le fruit de mes réflexions personnelles, basées sur mon expérience. Il est biaisé car je suis convaincue du bien fondé d’être mère au foyer pour MOI.
Je comprends tout à fait que d’autres femmes n’y trouvent pas leur compte.

le 06/05/2019 à 09h22 | Répondre

Aurore

Merci à celles qui m’ont répondu et grâce à qui je ne me sens pas comme une extraterrestre face à ce témoignage. Je finirai en disant bravo à toutes les mères ou parents (au foyer ou au travail) car ce n’est pas facile d’être parent, et être jugé n’aide pas.

le 04/05/2019 à 22h02 | Répondre

Croco

Personnellement, je n’ai pas eu l’impression que Madame Irbis jugeait mal les parents qui ne pensent pas comme elle. Elle exprime son point de vue. Elle a visiblement elle même eu des commentaires négatifs sur ses choix (avoir fait des études pour rester à la maison…).
Ce n’est pas parce que Mme Irbis trouvent que ses enfants ont besoins d’avoir des temps libres à la maison que c’est vrai pour tous les enfants (ils peuvent avoir la même sensation pendant les temps libres au centre aéré par exemple). Certains enfants ont plus besoin de calme que d’autres…
Chaque famille est différente, il est normal que les choix soient différents, tant qu’il n’y a pas maltraitance, il n’y a pas de problème, les enfants sont capables de s’adapter à beaucoup de situations et le plus difficile pour eux est clairement d’avoir des parents qui ne sont pas épanouis !
Ce n’est pas parce que Mme Irbis trouvent que ses enfants ont besoins d’avoir des temps libres à la maison que c’est vrai pour tous les enfants (ils peuvent avoir la même sensation pendant les temps libres au centre aéré par exemple). Certains enfants ont plus besoin de calme que d’autres…

le 06/05/2019 à 09h44 | Répondre

Emma

[Je ne prends jamais le temps de commenter, alors je vais le faire, pour une fois].

Merci pour cet article, que j’ai pris plaisir à lire car il est bien écris et il relate ton point de vue sur un sujet délicat (comme souvent en parentalité, quel que soit le choix de notre famille – c’est un choix de couple avant tout -, il y aura toujours des arguments pour nous faire culpabiliser).

A la lecture des commentaires précédents, je m’étonne que personne n’évoque l’indépendance financière (et la solidité du couple) dans le choix de ne pas travailler – lorsque bien sûr, on a le luxe d’avoir le choix.
Maigres cotisations retraite, difficultés à retrouver un job intéressant et bien rémunéré après des années d’arrêt… A l’heure de l’instabilité des foyers, il est irrationnel de penser que notre couple sera épargné.
Une séparation, un divorce est toujours malheureux. Ça l’est plus encore plus lorsque la femme – à qui la maternité revient par nature – se retrouve en partie amputer de sa capacité à retrouver un emploi qualifié et satisfaisant, avec des enfants à continuer à élever.

D’autre part, non, les femmes qui travaillent ne pensent pas qu’à elles : elles pensent aussi au modèle qu’elles vont transmettre à leurs enfants : un couple solide, qui s’épaule, qui s’organise, où Maman et Papa travaillent tous les deux.

Ma mère a fait le choix de nous élever à la naissance du 3ème, et je lui serais toujours reconnaissante, mais je trouve dommage de ne pas avoir pas connu le modèle d’une femme qui réussit aussi sa vie professionnelle. Mes parents sont mariés depuis 30 ans. C’est un modèle de réussite de couple pour moi, qui me suis mariée l’an dernier. Pourtant, à notre époque, je ne pense pas que je ferais le même choix.

Tu le dis très bien en commentaires, il n’y a pas de situation idéale, il y a juste celle que l’on trouve pour soi, à deux.

N’y aura t-il pas une chroniqueuse DMT pour parler de son expérience opposée ? 😀

le 07/05/2019 à 13h44 | Répondre

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