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Mon 3ème trimestre avec un bébé en siège


Publié le 8 février 2020 par Lin Li-Aï

J’annonce la couleur d’entrée de jeu pour te permettre d’avoir toutes les informations nécessaires si tu te retrouves concernée par cette situation : un bébé toujours en siège à l’accouchement. Les médecins l’ayant même qualifié de « tétu » comme seule explication à sa position..

Mais pour comprendre…. revenons en arrière ! Explications 🙂

L’échographie T3

Je suis donc à 32 SA, mon ventre commence à sortir un peu (mais pas suffisamment pour qu’on me laisse la place dans les transports..). L’échographie T3 montrera que tout va bien…sauf sa position qui n’a strictement pas bougé d’un millimètre depuis le début : tête en haut, dos à droite.

C’est mon dernier rendez-vous de suivi avec ma gynécologue (8ème et 9ème mois étant forcément à l’hôpital). Elle se veut rassurante : il y a encore 20% des bébés encore en siège à 32 SA et seulement 5% seront toujours en siège à l’accouchement. Elle m’explique que pour faire tourner bébé, j’ai plusieurs solutions :

  • Séance d’ostéopathe pour « ouvrir la cage thoracique » pour donner plus de place à bébé pour tourner
  • Séance d’acupuncture
  • La VME – version par manœuvre externe

Tenter le tout pour le tout

La gynécologue me dit que si je veux « aider » bébé par une de ces méthodes, les séances sont à faire avant 37 SA (après, le bébé risque d’être trop gros pour que ce soit efficace). A 37 SA, la VME est possible (car il y a un risque de rupture de la poche des eaux – donc il faut attendre cette date au minimum).

Je ferais 3 séances d’ostéopathe et 2 séances d’acupuncture. Je n’ai même pas besoin de faire d’échographie pour savoir que ça n’a absolument rien changé : je sens toujours la tête de mon bébé sous ma poitrine.

Crédit photo (creative commons) :
Bébé en siège – Archive d’un livre d’obstretrique 1899 (Flickr)

Je préviens ma gynécologue de ville par mail (elle était tellement adorable et bienveillante durant ma grossesse!) pour lui dire qu’elle est toujours tête en haut. Sympa, elle me répond de ne pas m’en faire et que si elle est toujours tête en haut, elle ne se retournera probablement pas- même avec de l’aide. Elle évoque la possibilité d’un cordon trop court.

Je suis à 37 SA et je dois faire mon suivi à l’hôpital. Au vu des derniers résultats à la T3 et à mes certitudes quant au fait que mon bébé est toujours en siège, j’ai le droit à une échographie qui confirmera sa position. Je serais donc suivi par la suite à l’hôpital par une gynécologue et non pas par une sage-femme….et là, ce sera le début de l’enfer.

La sage-femme qui me voit à 37 SA m’explique la VME car il faudrait la programmer dans la semaine si je veux la tenter. Mais j’ai vu des vidéos de VME, j’ai lu des témoignages… et j’en suis malade. Et je me remémore les conseils de ma gynécologue : elle ne se retournera pas selon elle.

Je donne mon refus de faire la VME. Elle m’explique donc avec beaucoup de bienveillance que dans mon cas précis, il faut que je me prépare quand même à l’idée de la césarienne.

Elle me précise avec beaucoup de douceur – au vu de mes angoisses – que je peux également CHOISIR la césarienne. Dans ce cas, la césarienne sera programmée à 39 SA. Le choix m’appartient…. en théorie. Si je choisis la voie basse, on ne me laissera pas dépasser 41 SA avec un bébé en siège.

Résumé du rendez-vous à 37 SA :

  • je peux choisir voie basse OU césarienne
  • Je ne dépasserais pas 41 SA

Les informations à savoir si bébé est toujours en siège à 37 SA

Si tu souhaites accoucher par voie basse d’un bébé en siège, il faudra

  • faire une radio-pelvimétrie (une radio du bassin pour voir si les mesures sont dans la moyenne voire au-dessus)
  • une échographie pour avoir une idée du diamètre bi-pariétal du bébé à terme

Si ces deux indicateurs sont au vert, il faudra également s’assurer le jour de l’accouchement que la tête du bébé regarde bien vers le bas ET refaire une échographie (déjà pour s’assurer qu’il est toujours en siège) pour vérifier les mesures qui peuvent avoir augmenté de manière conséquente.

Mon suivi de 37 SA jusqu’à l’accouchement

(ou comment pourrir mes dernières semaines de grossesse)

La sage-femme m’avait annoncé qu’avec un bébé en siège, je devrais être suivi toutes les semaines pour faire un point avec un gynécologue.

38 SA

Je vois une gynécologue de l’hôpital qui n’est intéressée que par les résultats de mon échographie à 37 SA et ma radio-pelvimétrie.

« Vous avez un boulevard, bébé est un peu au-dessus de la moyenne, mais c’est bon, on y va pour une voie basse ».

Sauf que moi, je me suis déjà préparée à la césarienne…qui commençait à m’apparaître comme la solution la moins angoissante.

C’est beaucoup trop long à retranscrire par écrit mais je me prend une rafale de commentaires désobligeants comme quoi il est hors de question – au vu de mon dossier – de faire une césarienne « pour ma convenance personnelle », que je n’ai absolument pas mon mot à dire comme les indicateurs sont au vert. Que je suis complètement à côté de la plaque si je pense que la césarienne est une partie de plaisir (où est-ce que j’ai dit ça?).

Crédit photo (creative commons) : Andre Hunter

Bref, je me prend un monologue de près de 10 min pour terminer par « vous accoucherez par voie basse, c’est comme ça, un point c’est tout ». Elle ajoutera également que oui, on peut me laisser dépasser le terme de 5 jours avec un bébé en siège.

Résumé du rendez-vous de 38 SA

  • Je DOIS accoucher par voie basse
  • Je peux aller jusqu’à 41 + 5
  • Déclenchement impossible

Je suis en larme au volant de ma voiture dans le parking de l’hôpital. J’appelle Chéri, je lui explique. Je suis inconsolable. Toutes mes angoisses ressortent à nouveau. Si bébé ne s’est pas retourné (avec 80% de réussite avec une seule séance normalement – j’en ai eu 5 !), si elle est toujours tête en haut : IL Y A UNE RAISON. Je ressens au plus profond de moi que si j’accouche par voie basse, mon bébé sera en souffrance fœtale (si cordon trop court par exemple!). Je ne veux pas accoucher par voie basse. Je veux une césarienne. Je suis désemparée, au fond du gouffre. Quelque chose ne va pas avec mon bébé. J’en suis sure.

J’appelle ma mère dans la foulée, toujours en larmes. Elle se rappelle que la fille d’une de ses très proche collègue est sage-femme dans un autre hôpital près de chez nous. Elle finira par me donner son numéro pour que je l’appelle pour avoir son avis, son expérience.

39 SA

J’ai appelé la fille sage-femme de la collègue de ma mère (tu me suis toujours ?) : pour elle, j’ai le CHOIX dans le cas très précis d’un bébé en siège d’avoir une césarienne ou non. J’ai le droit de demander cette césarienne sans qu’on me balance le terme « césarienne de confort ». Elle me dit que c’est inadmissible et que si je le souhaite, elle peut demander à transférer mon dossier dans son hôpital et qu’elle prendra personnellement en charge mon dossier. Je déclinerais : l’équipe qui gère le suivi dans ma maternité est HORRIBLE mais l’équipe aux « urgences » est parfaite.

A 39 SA, je rencontre une nouvelle gynécologue (le suivi, ça n’est pas leur fort…). Regonflée à bloc par la SF, je lui explique toute l’histoire : j’ai eu une FC, je suis plus stressée que la moyenne, on m’avait donné le choix de la césarienne, on m’a interdit (j’insiste bien sur le mot) la césarienne et moi je stresse de plus en plus.

Je stresse parce que les mesures radio + BIP bébé étaient cohérentes…. à 37 SA. Plus le temps avance, plus les mesures du BIP grossissent jusqu’à atteindre le 95e percentile. J’ai peur – parce qu’on me « force » à la voie basse et que je me retrouve le jour J avec un bébé qui ne passe plus…et que ça se finisse en césarienne d’urgence (et donc souffrance fœtale – mon angoisse numéro 1).

Elle m’écoute, elle est adorable. Elle comprend. Elle m’explique avec beaucoup de douceur les risques de la voie basse (avec risque probable d’une césarienne au bout du compte) et les risques de la césarienne. Elle me confirme que j’ai bien le choix de la césarienne et que personne n’a à me faire culpabiliser dessus. Elle m’expliquera que l’hôpital a reçu des consignes : ils doivent faire le moins de césarienne possible et que je suis probablement tombée sur une médecin zélée pas du tout à l’écoute.

Crédit photo (crative commons) : Sandrachile .

Celle que je vois à 39 SA me proposera un déclenchement à 40SA si mon col est favorable. Elle regardera : je suis PRESQUE favorable. Elle me propose – si cela me convient, un autre rendez-vous avec une SF (coté suivi..pas coté urgences…) pour revérifier le col à 39+6 SA et si c’est bon, je viens avec mes valises à 40 SA pour un déclenchement : elle m’a presque rassurée de la voie basse.

[ Petite aparté : j’ai beau être en fin de grossesse, sentir mon bébé tous les jours – mon stress ne fait qu’augmenter de pire en pire plus on se rapproche du terme. Je suis malade à l’idée d’être seule responsable s’il se passe quelque chose. Je suis malade à l’idée de ne pas être capable de détecter que quelque chose ne vas pas in utero. Je veux que ce bébé sorte au plus vite pour que mon mari ET moi en soyons responsable. Donc chaque jour qui me rapproche des 41 SA devient un supplice. ]

Résumé du rendez-vous à 39 SA

  • Je peux bien choisir voie basse ou césarienne jusqu’au dernier moment
  • Non, on ne fait pas dépasser le terme pour un siège
  • Oui, un siège peut être déclenché sur accord médical (qu’elle me donne en le notant sur mon dossier)

39+6

Mon col n’est pas totalement favorable malgré les 18 étages montés tous les jours et les 3h de marche quotidienne. Ça n’a pas bougé d’un iota. La sage-femme qui fait le contrôle du col me propose de revenir à 40+1 SA aux urgences cette fois pour un contrôle. Elle en profite également pour me faire un décollement des membranes.

Pour te tenir en haleine pour le prochain article : j’ai bien accouché à 40+1 SA… mais comment ? Naturellement ? Déclenchement efficace ? Césarienne ?

A très vite pour la suite de mes aventures avec la plus désagréable de toutes les gynécologues de tous les temps !


Pendant la grossesse, tu t’imaginais épanouie, heureuse, avec un joli ventre rond, et bien sûr, il y a de ça. Mais tu n’étais peut-être pas tout à fait préparée pour les vergetures, les coups de pied dans la vessie à 2 heures du matin et les galères administratives. On ne te la refera pas deux fois. Avec le guide hyper complet et concentré de Dans Ma Tribu, tu sauras exactement ce qui t’attend après l’accouchement. Clique ici pour en savoir plus.

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Commentaires

19   Commentaires Laisser un commentaire ?

Sandrine

J’étais dans la même situation: bébé en siège à la T3 mais je me suis laissée porter. Pour moi la grossesse et l’accouchement n’étaient qu’une étape pour avoir mon fils. Je n’ai pas aimé la grossesse et je le foutais de mon accouchement. La seule chose qui comptait c’était mon bébé et en tant que pro de santé je résonnais en rapport bénéfice/risque. La voie basse est à privilégier si tout les voyants sont au vert et j’ai tout tenté pour que mon bébé se retourne (y compris la VME) et ce fut un échec cuisant. Une dernière écho à 39 +2 a estimé mon bébé à 4,2 kg donc 3j plus tard j’ai accouché en césarienne programmée. Je l’ai très bien vécu car c’était la meilleure option pour moi et mon fils. J’espère que quelle que soit la fin de l’histoire c’est ce que tu voulais et que tout ce soit bien passé ^^

le 08/02/2020 à 08h42 |

Lin Li-Aï

Et finalement, ton fils était vraiment à 4+ kg à la naissance ? Est-ce que parfois tu te dis que tu aurais eu envie de tenter la voir basse ?
Et elle s’est bien passé ta césarienne et les suites de couche?

Sans trop spoiler, je ne sais pas comment je me sens vis à vis de mon accouchement..j’ai une pointe d’amertume..

le 08/02/2020 à 16h45 |

Sandrine

Mon fils est né à 3,530 kg donc la voie basse était possible. Le gynéco qui m’a envoyé en césa programmé et qui m’avait fait la VME (pas celui qui m’a accouchée) était au bloc et est venu voir mon mari après la pesée pour s’excuser (ils se connaissaient ils étaient à la fac ensemble). Mon mari lui a répondu qu’une écho n’était jamais fiable, surtout que j’étais obèse ce qui complique la lecture et qu’on préférait mille fois ça qu’un feu vert limite pour la voie basse avec au final une cesa en urgence avec un bébé en souffrance. Les suites de couches se sont bien passées car mon mari était très présent et pas de souci de mise en place de l’allaitement. Mon fils a 3 ans et demi et je n’ai jamais eu de regret sur mon accouchement car nous sommes tous les 2 en bonne santé, que je n’ai jamais accordé d’importance à mon accouchement et qu’en tant que pro de santé on était conscience du rapport bénéfice/risque. J’attends la suite du récit et j’espère que ça ira!

le 10/02/2020 à 12h15 |

Madame Fleur (voir son site)

Mais tu n’as tellement pas de chance sur tes personnels soignants ce n’est juste pas possible !!!
Je n’ai pas eu de bébé en siège, en revanche, je me reconnais beaucoup dans ton angoisse de fin de grossesse. Moi aussi je voulais que ma fille sorte pour qu’enfin cette responsabilité ne soit pas que la mienne.
J’en parlerais ici mais j’ai un tout autre état d’esprit pour cette seconde grossesse.
J’ai hâte de lire la suite du coup ☺️

le 08/02/2020 à 09h16 |

Mélinda

Même chose ici ! J’étais très angoissée qu’il arrive quelque chose à mon bébé dans mon ventre la première fois. Je n’avais qu’une hâte, c’est qu’elle sorte pour qu’on puisse savoir comment elle allait, s’en occuper à deux… Et cette angoisse n’est pas revenue la deuxième fois. Heureusement car ce n’était pas un bon souvenir !

le 08/02/2020 à 13h23 |

Lin Li-Aï

Madame Fleur, Melinda c’est un vrai soulagement de savoir que je ne suis pas seule à avoir eu cette réaction.
Vraiment, les proches autour de moi n’ont pas compris car pour eux, un bébé est moins exposé (et à raison) aux maladies que dans le ventre de sa mère !

J’ai l’impression que finalement vos angoisses de la première grossesse ne sont pas revenues pour la seconde.. je croise les doigts pour que je sois comme vous ❤️

le 08/02/2020 à 16h54 |

Vee

Ohlala je rejoins les autres, c’est pas possible de traiter ses patients comme ça, en plus c’est pas comme si on n’était pas fragilisée quand on est enceinte, c’est hallucinant que cette gynéco ait pu te dire ça (j’ai quitté la mienne en cours de grossesse parce qu’elle était aussi du genre à dire « c’est comme ça et puis c’est tout » et je trouve ça inadmissible au XXIe siècle).
En plus, pour relativiser ce qu’elle t’a dit, cette histoire de siège ça dépend énormément du contexte, en Suisse presque aucun médecin (sauf ceux formés en France justement) n’acceptera d’accoucher par voie basse un bébé en siège, dans la plupart des maternités c’est césarienne d’office (pas pour embêter la patiente, mais surtout par manque de formation à autre chose apparemment) !
Bref, j’espère que tout s’est bien passé quel que soit le type d’accouchement 🙂

le 08/02/2020 à 09h47 |

Lin Li-Aï

Je crois que ce qui a faché la gynécologue, c’est que ma maternité réalise « énormément » d’accouchements en siege : 350 par an.
Que pour elle, toute l’équipe est formée et même ultra formée et que c’est « dommage » d’augmenter les chiffres de la césarienne alors qu’on pourrait l’éviter.

Elle a juste été odieuse dans sa manière d’exposer les faits mais dans le fond, je pense qu’elle avait raison : si les signaux sont au vert (et que la maman le sent !!), un accouchement en siege peut tres bien se passer.

le 08/02/2020 à 16h59 |

Vee

Je comprends, après il y a un monde entre trouver ça dommage et l’expliquer aux patientes (ce qui est OK), et leur imposer un choix sur des critères « techniques » sans leur demander leur avis – surtout pour un accouchement en siège où apparemment il est très important que la maman soit particulièrement motivée justement. Ça me fait toujours un peu de peine de lire que ça arrive, en tout cas !

le 08/02/2020 à 21h09 |

Virg

Alors c’est un siège décomplété, c’est-à-dire fesses en bas, bb ne se présente pas par les pieds, l’accouchement voie basse est donc plus envisageable. En revanche, si on ne sent pas le truc, se diriger vers une mater niveau 1 qui ne prendra jamais le risque d’une voie basse et imposera quant à lui la césarienne programmé. Cela a été mon cas mais plusieurs SF m’ont bien signalé un hôpital non loin niveau 2, donc plus ouvert à la voie basse pour un siège décomplété.
Ce traitement que tu as subi me paraît inadmissible. Avec moi, on a été clair dès le début et j’avais accepté et deviné dès la troisième écho que ma fille resterait dans cette position. Tout ce temps m’a permis d’envisager sereinement la césa, on a même fini par s’en amuser car, ne voulant prévenir personne de la date, nous avons monté un bateau à nos familles respectives pour le jour J de sorte qu’elles ne se posent pas de question si elles essayaient de prendre contact avec nous et que nous ne répondions pas.
Encore une fois, je ne comprends pas cette attitude.

le 08/02/2020 à 10h02 |

Lin Li-Aï

Par curiosité, qu’est ce qui t’a poussé à choisir la césarienne plutôt que la voie basse ?
Je ne sais pas quelle âge a ta fille, mais est ce que ca t’arrive encore de parfois te dire que tu aurais aimer tenter la VB finalement ?
Et à l’accouchement, ils t’ont donné une raison pour expliquer sa position ? Est ce qu’il y avait une cause « physique » (type cordon?) ?

Si tu trouves cette histoire inadmissible… attend la suite 😢

le 08/02/2020 à 17h05 |

Virg

J’ai passé une nuit en enfer à l’hosto sous cicotec pour évacuer un oeuf clair à plus de 3 mois de grossesse (mon corps continuait à faire comme si 😉 ) donc pour moi le pire du pire scénario était le déclenchement + long travail + césa d’urgence. En plus, j’avoue que la voie basse elle-même ne m’a jamais fait rêver. Du coup, un césa programmée ne me gênait pas du tout. Attention, avantage ++ mon mari pouvait y assister (débile mais j’étais sûre qu’on ne m’échangerait pas mon bébé) et encore une fois j’ai eu plusieurs mois pour l’accepter.
Aucun regret quant à l’accouchement

le 08/02/2020 à 20h01 |

Mélinda

La non prise en compte de ton angoisse me révolte. Et surtout je ne comprends pas qu’il n’y ait pas une ligne de conduite commune entre tous les gynécologues d’une même maternité, encore plus en consultation. Bref. Je sens qu’on ne va pas s’ennuyer avec ton prochain récit.

le 08/02/2020 à 13h25 |

Lin Li-Aï

Si tu trouve la gynécologue de 38 SA abjecte, attend de voir celle que j’ai eu pour mon accouchement.
De loin, c’est la pire que j’ai rencontré. Et l’article que j’ai écris a été 10 fois plus dure à écrire que celui de la fausse couche.

Je disais ce matin à cheri (en parlant de l’accouchement) : je ne suus pas folle ? C’est bien ce qu’il s’est passé ? Personne ne va jamais me croire ! Ils vont tous dire que j’exagère !

Mais non non, ca s’est bien passé comme ça :/
J’ai hâte d’avoir vos avis (c’est le 13/02) , de savoir comment j’aurais du réagir.. mais sur le coup, avec l’angoisse, c’est impossible de prendre une bonne décision !

le 08/02/2020 à 17h09 |

Madame nuage

Bébé en siège ici aussi mais je voulais absolument un accouchement par voie basse… ça a fini en détresse fœtale et césarienne d’urgence qui s’est très mal passée et que j’ai mis très longtemps à accepter. Même si ma fille est en très bonne santé et qu’entre temps j’ai vécu un accouchement par voie basse avec ma deuxième fille, je pense que je me demanderais toute ma vie si une césarienne programmée n’aurait pas été un meilleur choix…

Du coup je suis hyper curieuse de savoir comment cela s’est passé dans ton cas 😊

le 08/02/2020 à 21h13 |

Mme Cailloux

Salut,
J’ai eu mon bébé aussi en siège. On a fait une version qui s’est soldée par une nuit d’hospitalisation pour cause de troubles du rythme cardiaque. Déjà, c’était pas terrible… Ensuite, j’ai fait de l’acuponcture sans succès. Finalement la mesure de mon bassin et de la tête de mon bébé étaient limite mais j’ai eu l’accord de la maternité pour une voie basse, ce que je voulais. Le jour du terme, écho de contrôle, d’après la sage femme tout va bien, pas de changement de programme. Le soir, le travail se déclenche spontanément, très rapide, sans moyen de soulager la douleur. La gynéco de garde m’a refait une écho pendant le travail avant de nous dire césarienne d’urgence, car la tête était trop grosse.
Je pense pouvoir dire que j’ai fait un syndrome de stress post traumatique. Je n’ai pas compris : la voie basse était possible le matin et impossible soir, avec les mêmes donnés. Après un an très difficile à ne pas accepter ce qu’il s’est passé, à être en colère contre tous les soignants, à pleurer dès que j’évoquais l’accouchement, ou même à pleurer seule en y repensant, j’ai pris les choses en main : la gynéco qui m’avait fait la césarienne a accepté de me recevoir pour débriefer, même un an après. Depuis, ça va mieux, même si ça reste sans doute le pire jour de la vie. J’en ai aussi parlé avec une psy. Surtout, ce que je veux te dire, c’est que si tu te sens mal, va en parler avec quelqu’un, pour débriefer, ou avec une psy. Ne reste pas comme ça.

le 09/02/2020 à 08h04 |

Pauline

Ici, pas de bébé en siège, mais une malformation au niveau du crâne qui a laissé planer le doute quant à la possibilité d’accoucher par voie basse. Du coup, j’avais fini par me faire à l’idée d’une césarienne, jusqu’à ce que finalement le gynéco me confirme la possibilité d’une voie basse. Et qu’il me dise le jour de l’accouchement que s’il avait su comment était la malformation (bébé avait une « poche » de liquide méningé, sous une peau TRES fine), il n’aurait pas pris le risque de la VB, et qu’on avait eu de la chance …
Et j’étais comme toi, j’e n’avais qu’une envie, accoucher pour mieux contrôler la santé de bébé, et ne plus en être la seule responsable. J’ai été hospitalisée ver les 38 SA car rythme cardiaque bof bof aux monitos (j’étais suivie par une SF). Je voulais tellement en finir que j’espérais que les monitos allaient être mauvais à l’hôpital pour qu’on me déclenche … Mais finalement c’est bébé qui a décidé tout seul de venir 🙂

le 10/02/2020 à 10h25 |

Cécile

À même situation, j’ai vécu une expérience très différente ! Pour mon premier bébé obstinément en siège, mon gynécologue m’a proposé une VME à 37 SA, en m’expliquant bien qu’il n’insisterait pas si ça ne fonctionnait pas. Et c’est ce qu’il a fait : cette manoeuvre ne m’a pas absolument pas traumatisée, et, à en croire le monito, n’a pas fait sourciller ma petite non plus. Mais ce fut un échec. Ce gynécologue était un partisan de la voie basse (j’ai même eu la nette impression que ces accouchement un peu hors de l’ordinaire l’enthousiasmaient carrément), à condition que les voyants soient tous au vert (et le premier voyant selon lui était une volonté ferme -et modifiable jusqu’au jour J- de la maman de se lancer dans la voie basse), il m’a rassurée en me disant qu’au grand jamais il ne laisserait poindre une situation dangereuse. Il y a tout un protocole à respecter pour naissances en siège par voie basse, et ce protocole est encore plus strict pour un premier accouchement, comme c’était le cas pour moi. Je ne peux pas dire que cette situation ne m’a pas stressée, mais je souhaitais tout de même tenter, me sentant entre de bonnes mains. Ma petite fille est née à 40 sa+ 4 (le terme est calculé ici en Belgique à 40 sa, et mon gynéco ne pratique pas de déclenchement sur un siège, car un accouchement qui s’est déclenché naturellement a plus de chances de se déroulement aussi parfaitement qu’un siège l’exige. Si elle avait encore un peu plus dépassé le terme, cela aurait débouché sur une césarienne programmée). L’accouchement se passait bien, mais l’expulsion doit être très rapide et efficace en siège afin de ne mettre personne en danger, cela fait partie du protocole. J’ai été vaincue par le chrono, et cela a donc débouché sur une césarienne d’urgence avec un bébé qui était déjà bien bas, et qui est né en pleine forme. J’étais préparée à cette éventualité, et je n’ai pas regretté d’avoir essayé, même si la césarienne code rouge était un peu rock and roll et si, au final, j’ai du me remettre des deux types d’accouchement à la fois (bonheur !). Disons que mon ainée a préparé le chemin pour son petit frère, né, lui, par voie basse deux ans après. Pour moi, la clé dans cette histoire a été la confiance en mon praticien et le dialogue. Mes choix auraient pu être différents avec quelqu’un d’autre ! Voilà pour mon témoignage. J’ai hâte de lire la suite du vôtre !

le 10/02/2020 à 11h04 |

Madeleine

En fait, en lisant les commentaires, je me dis qu en fait un gynéco n en remplace pas un autre. Un va être à l aise avec tel type d accouchement et un autre avec tel autre. Et ça se comprend. Je suis médecin, mais pas de cette spécialité. Y a des trucs compliqués qui sont ma spécialité, et où je sais que je suis meilleure que la plupart de mes confrères et d autres qui peuvent paraître plus faciles et où je me sens moins à l aise, pour pas dire une quiche. Un médecin prend donc aussi les décisions en fonction de son état de compétence, de sa fatigue ce jour là, de l experience malheureuse de la veille, etc.
Voilà aussi pourquoi tant de différences entre deux médecins… par contre, cela nécessite de beaucoup communiquer, et ça, c est pas forcément le point fort des gynécologues qui sont beaucoup dans l action.
Et puis, je trouve qu en tant que médecin, on devrait aussi pouvoir dire: « écoutez, normalement on pourrait tenter la voie basse, mais là, je le sens pas, je peux pas trop vous dire pourquoi, mais là, je ne me sens pas de faire cet accouchement avec les risques possibles.  »
Bref, sans doute certaines d entres vous ne seront pas d accord, mais il n y a pas que de la science là dedans….

le 10/02/2020 à 15h13 |

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