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Tomber enceinte quand on ne l’attendait plus : une grossesse paisible


Publié le 2 mai 2020 par Maman Bulle

Etant donné la vitesse à laquelle j’écris, tu ne dois même plus te souvenir des débuts de ma grossesse « miracle ». Je te propose donc un petit rappel sur le dernier article.

Crédit photo : photo personnelle par Stéphanie Passions Photo

Le temps qui passe si vite

Alors que le temps m’avait semblé très long avant l’échographie de datation, je n’ai absolument pas vu le temps passer en attendant la fameuse échographie du 1er trimestre. Il faut dire aussi, qu’entre les deux échographies, nous étions partis une semaine à New York, ça aide à penser à autre chose !

C’est donc avec une sérénité déconcertante que ma grossesse s’est poursuivie. La première échographie a été l’occasion de rencontrer la sage-femme qui nous fera toutes les échos jusqu’à la fin de la grossesse, et surtout de constater que ce bébé allait très bien. Parfaitement bien. Je me suis donc détendue et contrairement à ce que je craignais, je me suis laissée porter par cette grossesse.

Un suivi global avec un binôme de sages-femmes

Mon projet étant d’accoucher en Maison de Naissance (je reviendrai particulièrement sur ce projet et les Maisons de Naissance en France dans d’autres articles), j’ai eu la chance d’avoir un suivi global avec uniquement les deux sages-femmes qui m’accompagneraient du début de la grossesse, à l’accouchement mais aussi au retour à la maison. Très vite, elles sont devenues mes bonnes fées et je me suis entièrement fiée à elles.

En neuf mois de grossesse, je n’ai jamais eu d’examen intrusif, juste le strict nécessaire pour s’assurer que maman et bébé vont bien. Grâce à leur accompagnement et leurs questions, j’ai été amenée à réellement penser à une grossesse et un accouchement en pleine conscience. Il était hors de question que je subisse des choses sans savoir pourquoi. Ainsi, nous avons longuement discuté avec elles de notre projet de naissance, de ce que nous souhaitions et ce que nous refusions absolument. Personnellement, j’ai également lu beaucoup de livres autour de l’accouchement physiologique, de la naissance, de la maternité et de la parentalité les premières semaines qui suivent une naissance. Il n’était pas question de m’engager dans l’inconnu.

Toutes ces discussions, ces lectures et ces échanges m’ont permis d’être encore plus sereine. Je n’avais plus peur de l’accouchement. Je me sentais forte et femme. Prête à mettre au monde mon enfant.

Un voyage au Canada

Crédit photo : photo personnelle

Comme je te le disais plus haut, en tout début de grossesse, nous sommes partis à New York, une semaine. Le vol fut horrible pour moi car j’ai eu des nausées mais surtout des vomissements tout le long. Je plains la pauvre jeune fille de 12 ans qui était à mes côtés et a subi mon état. En descendant de l’avion, mon mari m’a dit en rigolant que c’était le meilleur moyen de la dissuader d’avoir des rapports sexuels trop jeune et non protégés !

Par la suite, la semaine à New York a été en dents de scie du fait de mes nausées et d’une grosse fatigue. Du coup, j’appréhendais notre futur voyage, prévu de longue date : 2 semaines au Québec afin de visiter ce coin magnifique mais surtout de passer du temps avec mon frère qui vit là-bas, et mes parents qui étaient également du voyage !

Je n’ai jamais été aussi en forme durant ma grossesse ! J’ai parcouru de nombreux kilomètres, à pied et en voiture, enceinte de 24 et 25 semaines, et j’étais pleine d’énergie. J’ai profité de chaque moment, de chaque visite, et même si j’ai cru mourir à Québec en montant une rue qui était non seulement interminable mais montait surtout à pic … je ne regrette pas un instant ce voyage. Même le vol n’a pas été désagréable. C’était le timing parfait pour effectuer ce voyage à ce moment de la grossesse.

Un arrêt précoce

Toutefois, j’ai été arrêté un mois avant le début de mon congé pathologique. D’une part, à cause d’une fatigue mêlée à des douleurs dorsales, mais aussi du fait de mon métier stressant et prenant beaucoup d’énergie au niveau psychique. Pour rappel, je suis assistante sociale dans une permanence d’accès aux soins de santé d’un hôpital, je côtoie donc chaque jour la grande précarité et notamment celle de femmes enceintes… L’effet miroir n’était pas terrible et j’ai donc fini par lâcher prise et accepter cet arrêt de travail un mois avant la date fatidique ! Il a toutefois été difficile pour moi de ne plus penser au boulot, beaucoup de culpabilité et de dossiers que j’avais encore en tête…

Les préparatifs pour le jour J

Crédit photo : photo personnelle

Heureusement, très vite, j’ai enchaîné avec un rythme de future maman, qui consiste à enchaîner les rendez-vous médicaux (écho, suivis de grossesse, consultation anesthésie …), les cours de préparation à l’accouchement, mais aussi des ateliers autour du maternage (allaitement, couches lavables etc). Je n’ai donc plus eu une minute à moi, et l’échéance approchait de plus en plus.

J’ai pris un plaisir fou à préparer la chambre de bébé (du moins la décoration, car il faut avouer que c’est surtout Papa-refait qui a fait le gros du job), à laver et trier tous les vêtements que la marraine de l’Elu nous avons donné, à faire la liste de naissance pour nos proches. J’ai eu le droit à une jolie Baby Shower dont je pourrais te parler plus tard. Bref, les dernières semaines furent consacrées exclusivement à l’arrivée de ce petit être tant attendu. J’ai même eu la chance d’avoir une séance photo de grossesse offerte par la marraine du bébé. Ce fut une belle parenthèse enchantée.

Et finalement, le plus long …

Tellement attendu que finalement, à 37 semaines, énorme comme une baleine ayant avalé un cachalot, je n’en pouvais plus. Ma mère est venue me rendre visite, elle a même prolongé son séjour chez nous, voyant ma détresse. Je n’en pouvais plus de traîner ce corps si lourd et douloureux. Je n’en pouvais plus d’attendre, je n’en pouvais plus de ne pas savoir si c’était un garçon ou une fille. J’avais ma sage-femme régulièrement au téléphone, qui me disait que c’était normal de passer par cet état, que ça permettait à l’esprit de lâcher prise pour que le corps comprenne qu’il était bientôt l’heure … Sauf que ce bientôt m’a semblé être, jusqu’au bout, un jamais.

Je me rappelle très bien, ce jeudi 24 janvier, quand ma mère est repartie chez elle, l’âme en peine car elle avait espéré être là pour la naissance de l’Elu, avoir pleuré toutes les larmes de mon corps et lui avoir dit que de toute façon, tout ce qu’on vivait depuis 9 mois, ce miracle, c’était trop beau … je n’accoucherai jamais ! Jamais …

Et toi, comment as-tu vécu ta première grossesse? Étais-tu sereine ? Stressée ? As-tu trouvé le temps long à un moment donné ?


Pendant la grossesse, tu t’imaginais épanouie, heureuse, avec un joli ventre rond, et bien sûr, il y a de ça. Mais tu n’étais peut-être pas tout à fait préparée pour les vergetures, les coups de pied dans la vessie à 2 heures du matin et les galères administratives. On ne te la refera pas deux fois. Avec le guide hyper complet et concentré de Dans Ma Tribu, tu sauras exactement ce qui t’attend après l’accouchement. Clique ici pour en savoir plus.

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