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A la une / Témoignage

Une histoire de (pas de) père Noël, et de moins de cadeaux mais quand même trop

Je suis plutôt écolo. Totalement même, en pensée. Moins en pratique, parce que je n’arrive pas à gérer de la nourriture toute faite maison et des lessives de couches. Mais crois-bien que ça me désole.

Ce qui pollue le moins est encore ce qui n’a pas été fabriqué. Et sans doute qu’une multitude d’affaires ont tendance à encombrer l’esprit, aussi (ça ce n’est pas de l’écologie à proprement parler ! Sauf qu’être dans cet état d’esprit peut aider à se dire qu’on n’a pas besoin de telle et telle chose, qui vont surtout nous encombrer, polluer etc.)

Tu sais quoi ? À un moment, je me suis même mise à rêver vivre en tiny house, avec nos enfants, oui oui.

cadeaux raisonnés pour Noël

crédit photo : PhotoMIX

Quels cadeaux pour nos enfants à Noël ?

Alors pour Noël, mon idéal doit ressembler à quelque chose du genre deux cadeaux maximum pour chaque enfant au pied du sapin. Ou mieux encore, un ou deux cadeaux commun, et un personnel pour chacun.

Pas de débauche d’argent pour les cadeaux. Mais des jouets de bonne qualité toutefois. Donc plutôt mettre 100€ dans quelque chose de qualité, et avoir un seul jouet, plutôt que d’en avoir quatre, moches et vite cassés.

Et puis… Et puis je regarde les boutiques en ligne et les catalogues. Et j’adore. Je ne voudrais pas tout acheter, parce que mes critères de sélection en éliminent déjà une partie. (Dans certaines enseignes, car d’autres collent trop bien à mes souhaits.) Mais il y a beaucoup (beaucoup, beaucoup) de choses qui me font très envie. Et il y a aussi les réseaux sociaux !

Tu auras remarqué que je parle de ce qui ME fait envie. Nous faisons certains choix éducatifs qui incluent la sélection soignée des jouets. Qui font que, tant qu’il n’y a aucune demande de la part de nos enfants, on n’envisagera pas d’aller vers des choix plus conventionnels en matière de jouets (ce serait un peu se tirer un balle dans le pied que d’anticiper d’éventuelles demandes contraires !).

Afin de ne pas me laisser déborder en fin d’année, j’achète pas mal de choses dès septembre. (Et parce que j’adore les jeux et jouets – sans blague ! – et que j’adore donc y penser… Souvent ! Or je n’ai aucun anniversaire d’enfant à gérer en fin d’année)

C’est alors qu’arrive le moment où Pimprenelle a aussi ses envies, nourries par l’arrivée des catalogues. Pas forcément contraires à mes principes de qualité (peut-être parce que je ne lui montre pas de catalogues de supermarchés, ahem !). Et c’est presque pire, parce que, du coup, j’aime ce qu’elle demande !

À présent qu’elle a un souhait spécifique et affirmé, je ne me vois pas faire comme si elle n’avait rien dit. Je trouve ça bien de valoriser ses choix. Bien sûr, je ne peux pas prendre tout ce qu’elle réclame. (D’autant qu’à son âge elle a tendance à sélectionner presque tout le catalogue. À moi d’observer ce qui revient toujours en premier quand elle en parle, quand elle revient sur le catalogue etc.) Mais pas rien du tout non plus ! Alors s’ajoutent quelques paquets…

Nos choix sont assez bien suivis par l’entourage. Du coup, on n’a jamais eu à compter dans l’équation une masse de cadeaux non souhaités ni souhaitables, qui font de la masse et des paquets mais dont il faudra décider du sort une fois Noël passé. (Ça arrive mais c’est rare.) Je tiens à jour toute l’année une liste par enfant, plus une pour les livres.

(Haha les livres ! J’en parle ? Non hein, on verra ça une prochaine fois.)

Ha oui. Il se trouve que mes parents sont assez généreux. Mes grands-parents donnent parfois quelque chose aussi (et sont assez généreux aussi dans ce cas !). Du coup, on n’ajoute pas forcément de sous de notre côté. Ça dépend si on a « besoin » de choses spécifiques ou non. On complète le cas échéant. Ou à l’inverse, quand on nous a donné trop de sous pour Noël, on en garde de côté.

Je voulais faire plein de choses moi-même, et je n’aurais rien fini du tout d’ici Noël… Et malgré cela donc, le père Noël laissera beaucoup de paquets sous le sapin !

Euh… Le père Noël ???

père noël croire ou non

crédit photo : Petr Kratochvil

Le père Noël, un personnage obligé ?

Je crois que mes parents ne m’ont jamais dit que le père Noël existait. Ni qu’il n’existait pas (pas avant que je ne pose la question très sérieusement, agrémenté d’un « si tu ne me le dis pas, je me cache cette nuit pour être sûre ! »).

Et donc, bien sûr, j’y croyais. J’y croyais parce que, en période de Noël, le père Noël est partout et tout le monde en parle. Plus précisément, tout le monde en parle avec l’évidence qu’il est réel. C’est là toute la différence avec, mettons, le petit Chaperon rouge.

Le petit Chaperon rouge, déjà, n’est pas partout. Mais en plus, il y aura toujours du monde pour expliquer que ce n’est qu’un personnage de conte (et sans que quiconque n’y redise rien).

Adolescente, j’adorais le père Noël. Bien sûr, je n’y croyais plus. Mais j’imaginais plein de scénarios pour le rendre encore plus réel auprès de mes futurs enfants, de mises en scène et tout le bazar.

Au travers de cela, je le sais maintenant : je voulais créer une magie de Noël. Magie qui n’était pas vraiment présente lors des Noëls de mon enfance, je l’ai toujours ressenti.

En grandissant, j’ai réfléchis, compris certaines choses. Je ne ferais pas le détail du pourquoi du comment (tu peux aller jeter un œil à cet article qui colle assez à ma vision).

De son côté, Monsieur Lutin a grandi dans une famille où il n’y avait pas de père Noël. Par contre, il y avait l’ambiance de Noël. La magie de Noël, oui.

Il n’est donc plus question de père Noël.

La magie de Noël sera là, sans lui. Ou presque, parce qu’il sera bien sûr dans les jeux et dans les histoires (on lit beaucoup chez nous !).

Peut-être même que Pimprenelle aura l’idée que le père Noël a eu quelque chose à faire là-dedans, même si on lui a expliqué qu’on avait choisi et préparé les cadeaux nous-mêmes. Parce qu’à trois ans, la frontière entre l’imaginaire et le réel est encore bien floue, qu’il s’agisse de père Noël ou de dragon.

Si le père Noël n’était pas si omniprésent, on ne lui aurait peut-être rien dit du tout. Sans mentir ni cacher les cadeaux une fois emballés. Sans devancer une question. Peut-être que ce n’est pas vraiment important au fond, qui a mis ces cadeaux au pied du sapin.

Mais pour contrebalancer tout ce et tout ceux qui affirment que le père Noël existe, on l’a dit et on le redit. Pas tous les jours, mais assez souvent. Le père Noël est un personnage d’histoire, comme Mine et l’Écoute-aux-portes, comme le terrible monstre à capuche, comme le petit Chaperon rouge.

Noël-en-famille-cadeaux-et-pas-de-père-Noël

photo personnelle
Pimprenelle, installation du sapin en 2016

Cette année, on fêtera Noël rien que nous quatre. Pour la première fois.

Pendant des années, je refusais catégoriquement d’être en comité restreint à Noël. Toujours à la recherche de cette magie de Noël. Puis j’ai écouté les récits de copines et de leurs beaux Noël entre parents et enfants. Des souvenirs de ces moments, les leurs ou ceux de leurs enfants, quelques années plus tard.

Alors ce Noël, ma mission, c’est de conjurer le sort et d’organiser un extraordinaire Noël… rien que pour nous !

Mais ceci est une autre histoire…

Et toi ? Tu aimes qu’il y ait pleeeeein de cadeaux sous le sapin ? Ou comme moi, tu voudrais éviter dans l’absolu mais en fait tu adores qu’il y en ait plein ? Tu galères à proposer des idées de cadeaux ou tu as trop d’idées ? 
Et alors, père Noël, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout ? 

A propos de l’auteur

J'ai 27 ans et un mari super-chouette ! Notre fille "Pimprenelle" est née à l'été 2015 et nous régale de sa bonne humeur... "Ninette" nous a rejoint au printemps 2018. Je m'occupe d'elles à plein temps. Moi, je suis une lutine lunatique, mais généralement très joyeuse et espiègle. Écolo, féministe, non-violente, végane, cousette, fana de prénoms et de vieilles comédies musicales ! Tu peux aussi me retrouver sur le blog Sous Notre Toit et sur Instagram @danslamalledenilith