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Les impacts physiques insoupçonnés d’une grossesse

Une grossesse, on le sait, et ça paraît logique, a des impacts directs sur notre corps de femme. Il y a ceux qu’on devine, ceux qu’on peut anticiper, ceux qu’on découvre au fur et à mesure de la grossesse, et ceux qu’on découvre bien après. Il y a ceux dont on entend parler, et ceux pour lesquels on n’aurait jamais soupçonné l’existence.

Les impacts connus

Même si on ne peut jamais prévoir ce qu’il va nous arriver, comment notre corps va réagir, on sait qu’une grossesse peut potentiellement nous apporter :

  • des nausées
  • des changements de goût alimentaire
  • une peau moins grasse, des cheveux plus soyeux
  • une fatigue intense
  • des vergetures
  • de la rétention d’eau
  • une prise de poids

Les seins grossissent, le ventre s’arrondit.
L’utérus se transforme (ou plutôt, se forme!), s’assouplit, s’agrandit.
Les organes internes sont un peu déplacés.
Le périnée se fragilise.
Les abdos sont mis de côté.
Des hormones particulières sont fabriquées.

Crédit photo (creative commons) : Clker-Free-Vector-Images de Pixabay

Les impacts dont on entend (parfois) parler

Lorsqu’on déclare sa grossesse à la Sécu, elle nous envoie en retour tout un tas de documents. Parmi ceux-ci, il y a une brochure d’information sur la dentition, afin d’inciter les femmes enceinte à réaliser un contrôle par un dentiste. On apprend ainsi qu’une grossesse peut avoir des répercussions  importantes sur notre dentition, et notamment qu’il faut se méfier des caries.

Personnellement j’ai eu de la chance de ce côté-là : toujours zéro caries au compteur. Pendant mes grossesses j’étais plus sensible de la gencive, au point de saigner à chaque brossage de dent. Mais rien de très grave.

Les impacts durables et insoupçonnés

Mes deux grossesses m’ont laissé des souvenirs. Des souvenirs durables, qui font de moi une personne différente de ce que j’étais avant. Des changements physiques et irrémédiables que je n’aurais jamais pu imaginer, et dont personne ne m’avait averti.

Oui, en dehors des vergetures qu’il me reste sur le ventre, mon corps a subi d’autres changements encore plus profonds.

1) Les seins

Celui-là je m’y attendais un peu, car les chiens ne font pas des chats. J’avais de base une poitrine assez petite, mais pas ridicule non plus. Remarque, je ne me suis jamais plains, c’était assez féminin sans être gênant pour le sport ou l’habillement.

Après deux grossesses et deux allaitements, où j’ai vu ma poitrine prendre un volume disproportionné par rapport à ce que je connaissais (limite obscène à mes yeux), j’ai aujourd’hui une poitrine d’une taille inférieure à ce que j’avais avant. Et là, pour le coup, je trouve ça ridicule.

2) Les cheveux

Ceux-là ont sacrément été modifiés par mes grossesses !

Tout d’abord, après chaque accouchement j’ai pu constater que 9 mois de grossesse m’avaient laissé une ou plusieurs poignées de cheveux blancs. Message reçu : t’as des enfants, tu deviens vieille, t’as plus qu’à assumer. Merci.

Ensuite j’ai remarqué après la naissance de P’tit Matelot que mes cheveux avaient une tendance à être plus gras et plus rapidement. Enfin, gras, n’est pas vraiment le terme approprié, car ils avaient en même temps un effet « sec ». Bref, je ne sais pas vraiment l’expliquer. Mais je crois qu’en fait je produisais beaucoup beaucoup beaucoup de sébum. A tel point que moi qui étais passée au shampoing « naturel » et solide, il a fallu que je m’adapte car il n’y avait qu’avec des shampoings « agressifs » que j’arrivais à me débarrasser de cet effet «cheveux gras ». Ce n’est qu’au bout d’un an et demi après mon deuxième accouchement, que mes cheveux sont devenus de nouveau soyeux.

Enfin, et là c’est LA grosse surprise du siècle : moi qui avais les cheveux fins, lisses, raides, j’ai maintenant des cheveux à tendance plus souple et plus épais. Bon je n’en suis pas aux belles boucles ! Mais si on m’avait dit un jour que j’aurais les cheveux souples j’aurais bien rigolé !

Crédit photo (creative commons) : Rudy and Peter Skitterians de Pixabay

3) Les yeux

Je suis née myope, et je mourrais myope (ou aveugle, il y a un risque). Quand j’ai eu mes premières lunettes à l’âge de 3 ans j’ai découvert un monde autour de moi, des choses aussi imposantes que des immeubles ou des arbres. Ma vue a continué à baisser régulièrement, et je n’ai stabilisé qu’à l’âge de 20 ans. On m’avait cependant prévenue : une grossesse peut avoir un impact sur la vue.

Quelques mois après la naissance de Crapouillou je me suis posée des questions : j’avais l’impression de moins bien voir les panneaux lorsque je conduisais, ma vue devenait vite floue quand j’étais devant l’ordinateur, j’avais souvent les yeux fatigués. Le rendez-vous chez l’ophtalmo a été sans appel : j’avais perdu deux points à chaque œil. Gros coup dur. Dans un grand élan de pessimisme j’ai même cru que j’allais devoir choisir entre avoir des enfants ou garder la vue.

Autant dire que pendant ma deuxième grossesse j’étais un peu en panique. Finalement j’ai vite été rassurée, ma vue n’avait pas bougée après la naissance de P’tit Matelot. Cependant je reste très vigilante, et je le serai d’autant plus lors d’une troisième grossesse.

4) Les oreilles

Alors celle-là je ne m’y attendais pas du tout. J’ai les oreilles percées depuis que je suis toute petite, et contrairement à ma sœur qui a rapidement été obligée de porter des matières « nobles » (or ou argent), je n’ai jamais eu de soucis à porter des boucles d’oreilles fantaisies.

Et puis, quelques temps après la naissance de P’tit Matelot, petit à petit, j’avais des infections régulièrement. Je devais parfois faire une pause de quelques jours pour laisser le temps aux infections de guérir. Plus le temps passait, plus le phénomène avait l’air d’être important et récurrent. A noël 2017 mon chéri m’a offert une paire de boucles d’oreilles en or blanc, et enfin je pouvais les porter tous les jours sans effet négatif. J’ai même réussi à cicatriser mes infections qui duraient depuis longtemps. Il y a quelques mois, une des deux boucles d’oreille a dû partir en réparation. J’ai reporté quelques bijoux fantaisie et ça s’est tellement infecté que j’ai dû arrêter de porter quoi que ce soit pendant si longtemps que les trous se sont rebouchés. Je suis allée voir un bijoutier pour me refaire percer les oreilles, et dans la discussion j’ai réalisé que c’est suite à mes deux grossesses que mon allergie s’était développée !

5) Les varices

Lors de ma première grossesse j’ai fait une légère rétention d’eau sur le dernier mois, mais rien de trop voyant. Par contre j’ai une tâche violette qui est apparue sur mon mollet gauche. A priori rien de trop alarmant, puisque les sages-femmes qui me suivaient n’ont rien dit de particulier. Lors de ma deuxième grossesse, cette tâche s’est agrandie. Il est fort possible que lors d’une troisième grossesse, les varices s’installent pour de bon et que je sois obligée de porter des bas de contention.

6) Les règles

Je ne sais pas si c’est irréversible et durable sur le très long terme. J’ose espérer que ça changera encore suite à une troisième grossesse (mais avec un changement dans le bon sens !). Mais depuis mon dernier retour de couche, mes règles sont bien plus abondantes qu’avant. Et anarchiques. Elles sont limite hémorragiques pendant 48h, et durent bien plus longtemps qu’avant. Je ne me plains pas, j’ai déjà l’immense chance de ne pas avoir de douleurs. Mais n’empêche que je préférais mes règles d’avant, elles étaient bien plus simple à vivre et à gérer !  

Voilà un petit aperçu des changements qui se sont opérés dans mon corps suite à mes deux grossesses et accouchements. Il y en a d’autres, notamment des plus intimes. La grande question est : que me réservera une prochaine future grossesse ?!

Et toi, as-tu remarqué des changements durables et inattendus sur ton corps suite à ta grossesse ? Raconte-moi tout !

A propos de l’auteur

Nous nous sommes mariés en mai 2014 et la famille s'est agrandie pile 1 an après avec l'arrivée de notre premier fils. Crapouillou est devenu grand frère 20 mois plus tard. Madame vélo parce que je me déplace beaucoup à vélo, normal je travaille dans le développement durable (bonjour le cliché !).