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A la une / Vie de maman

Comment la crèche a changé ma méthode éducative

L’éducation, quel mot difficile, qui cache beaucoup de choses ! Un enfant capricieux ? Question d’éducation ! Un enfant-koala ? Question d’éducation !

Personnellement, j’avais une vision assez tranchée de l’éducation que je voulais donner à PetitePerle : la même que mes parents m’avaient donnée, avec un peu plus de tendresse ! Tu te demandes donc : mais quelle éducation a-t-elle reçue ? Eh bien, je te rappelle que je suis triplée : mes parents nous ont élevées de manière quasi militaire. Pas de place pour l’improvisation, et ça m’a obligée à être débrouillarde très tôt. J’aspirais à ce que PetitePerle soit la plus autonome possible rapidement.

Education des enfants à la crèche

Crédits photo (creative commons) : Matt Preston

Mon éducation avant la crèche

Je ne parle pas d’éducation les premiers mois de bébé, bien entendu ! PetitePerle était chez une assistante maternelle de ses 6 mois à ses 1 an. La nounou avait sensiblement la même méthode éducative que la nôtre, notamment dans le respect du rythme de sommeil (hyper important pour moi) et la prise des repas (hyper important pour mon mari).

Il n’y avait pas de changement par rapport à la maison. PetitePerle essayait de se déplacer seule, tombait et se cognait sans que nous en fassions un affaire d’état. Un bisou, et ça repart ! Notre nounou s’occupait des trois enfants dans le respect et le partage. PetitePerle passait de très bons moments avec les autres enfants et appréciait sans aucun doute sa nounou.

Et puis, notre assistante maternelle n’a pas souhaité renouveler son agrément, ce qui nous a obligés à trouver un mode de garde dans l’urgence (le lendemain, en fait !). Je ne t’expliquerai pas ça ici, je l’ai toujours un peu en travers de la gorge !

La crèche de ma commune avait une place trois jours par semaine. Ce n’était donc pas un temps complet, mais je n’avais pas bien le choix. On s’est arrangés avec les mamies et mon mari pour les deux jours manquants.

L’éducation à la crèche

Changement de décor. PetitePerle est la plus petite de sa section (les moyens). Je commence à prendre peur. Elles sont deux puéricultrices pour huit enfants. Mais qui va s’occuper à plein temps de ma fille ? Elle sera forcément laissée de côté, non ?

Mon mari et moi nous relayons pour les jours d’adaptation avec elle. Il est ravi, moi un peu moins. Pourtant, moi qui voulais que ma fille devienne autonome le plus rapidement possible, c’était le meilleur moyen !

Lors du premier repas, je vois tous les autres enfants tenir leur cuillère et manger plus ou moins proprement leur repas en quasi autonomie. Je commence à culpabiliser à fond. Non pas que ma fille soit en retard, mais je martèle aux assistantes maternelles de bien l’aider à manger, car elle ne sait pas faire toute seule.

L’adaptation se passe vraiment bien. PetitePerle apprend des chansons (que je dois apprendre aussi, du coup !), et au bout de quinze jours, elle fait ses premiers pas. Elle évolue vraiment très vite et devient une vraie cascadeuse, comme sa maman.

La vie en communauté a été un passage difficile pour moi. J’étais partagée entre la joie de la voir interagir avec plein de copains et copines, et la peur que ces mêmes enfants puissent la bousculer, la mordre ou lui arracher ses jouets. Je me dis qu’apprendre la vie en communauté ne sera que bénéfique pour sa future entrée en maternelle.

Niveau autonomie, la crèche a bien conforté mes principes d’éducation. Mais alors pour le reste, j’ai dû prendre sur moi !

Quand l’adaptation passe aussi par les parents

Qui dit enfant qui mange tout seul, dit dégâts sur ton beau carrelage ! Au début, je pétais un plomb à chaque miette de madeleine qui venait s’écraser sur le sol. La crèche m’a appris à être vachement plus cool de ce côté-là. PetitePerle doit apprendre, et tant pis s’il faut repasser l’aspirateur derrière elle à chaque repas. Je préfère la voir manger avec appétit et s’en mettre sur les vêtements que la bloquer pendant le repas avec mes tensions.

PetitePerle parle beaucoup, s’exprime avec beaucoup de profondeur dans ses émotions. Quand elle n’aime pas que le médecin m’ausculte, par exemple, elle n’hésite pas à hurler et à se ruer sur lui pour qu’il ne me touche plus. Ça m’a fait flipper, sur le coup !

Avant la crèche, je pensais qu’elle se parlait à elle-même ou à ses doudous. Maintenant, j’écoute réellement ce qu’elle me dit, et je lui réponds ou l’incite à mieux m’expliquer.

Inversement, je lui expliquais quand il y allait avoir un gros bouleversement dans son quotidien (« Cet après-midi, tu es chez Papy et Mamie parce que Maman va chez le coiffeur… »), mais pas les petits contre-temps. Aujourd’hui, en sortant de la crèche, je la préviens systématiquement du lieu où on va après (à la maison, à la boulangerie, faire les courses…).

PetitePerle est avec ma mère et ma belle-mère deux matinées par semaine (une fois avec l’une, une fois avec l’autre), et là encore, j’essaie d’inculquer les principes de la crèche aux deux mamies gâteaux, qui ont tendance à tout céder à ma fille et surtout, à lui donner tout ce qu’elle réclame sans lui demander le moindre effort. Non pas que je sois une maman tyrannique qui aime voir sa fille galérer ! Mais par exemple, elle sait monter seule sur sa mini moto, alors quand elle demande de l’aide, je la laisse un peu faire et ne viens à son renfort qu’au dernier moment. Et la plupart du temps, avec un peu de persévérance, PetitePerle est ravie d’avoir réussi seule ses exploits !

Globalement, j’essaie d’être plus zen, même si c’est parfois difficile. J’essaie aussi d’accorder le plus de temps possible à PetitePerle : si elle a passé une journée difficile, la lessive peut attendre ! Je suis très fière de moi à ce niveau, car je déteste remettre à l’heure d’après ce que j’ai prévu !

Et toi ? As-tu changé de méthode éducative en changeant de mode de garde ? Arrives-tu à être plus zen avec certaines choses ? À laisser plus d’autonomie à ton enfant ? Raconte !

A propos de l’auteur

Salut moi c'est Doupiou ! Je suis mariée, maman d'une PetitePerle née à l'été 2015 et d'un petit Barbouille né peu avant le printemps 2018. Tatouée, motarde, fan de foot mais aussi très coquette, addict aux robes et aux talons : je suis pleine de contradictions ! Je viens ici te raconter mon quotidien avec mes deux enfants et mes expériences de la parentalité. J'essaie toujours de positiver !