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A la une / Essais bébé

J’ai commencé les investigations médicales et j’ai eu une surprise

Comme je te l’ai raconté dans mon article précédent, nous avons commencé les démarches pour des examens médicaux afin de comprendre pourquoi nous n’arrivons pas à avoir un deuxième enfant.

Je donne l’ordonnance du spermogramme à l’Homme qui s’y rend plus ou moins en râlant, ça ne va pas être un moment très agréable mais il sait que c’est pour la bonne cause.

Il revient et me raconte que c’était vraiment nul, que ça se faisait dans les toilettes du laboratoire, pas de pièce dédiée et pas grand-chose pour le stimuler. Ça a été long et laborieux mais c’est fait ! Il aura les résultats d’ici trois semaines. Armons-nous de patience !

Les vacances scolaires arrivent et on décide que l’Homme va partir une semaine chez son père avec Petite Fleur. Moi je vais passer une semaine en solo, je viens de commencer mon travail, je n’ai pas de congés. Une semaine de célibataire, le pied ! Pas d’horaires d’école, je regarde ce que je veux à la télé, si je veux lire toute la soirée, personne ne va m’interrompre, c’est génial !

Crédit photo (creative commons) : veerasantinithi

Il se trouve aussi que j’ai calculé que cette semaine était ma semaine d’ovulation sur ce cycle. Ce ne sera donc pas ce mois-ci que je tomberai enceinte, tant pis, le docteur va trouver une solution de toute façon.

Pendant l’absence de mes deux tornades, je prends rendez-vous pour l’examen à réaliser durant mes règles. J’ai la chance d’avoir des cycles très réguliers et je programme l’examen pour le troisième jour de règles, ça laisse une petite marge d’erreur au cas où.

L’Homme et Petite Fleur rentrent de leur séjour francilien, les retrouvailles sont pleines de bisous et de câlins, avec ma fille, comme avec mon mari. Une semaine seule, c’est juste bien, après la solitude commence à se faire pesante.

Les jours passent et l’examen se profile. L’examen a lieu un lundi. Le jeudi, je commence à m’inquiéter de ne pas avoir mes règles, si ça continue, je vais devoir décaler mon rendez-vous et donc avoir mes résultats plus tardivement. Ça ne m’enchante pas du tout.

L’Homme qui s’amuse de me voir bougonner de ne pas avoir mes règles (c’est le monde à l’envers !!) m’incite à faire un test.

Je le fais donc le vendredi matin et je le pose dans un coin en attendant le résultat, persuadée que comme les onze mois précédents, ça ne marchera pas, surtout que mon mari était à 500 km de moi lorsque j’ai théoriquement ovulé. L’Homme, lui, est penché au-dessus du test, pendant trois minutes.

Tu as deviné le résultat n’est-ce pas ? Et oui, le test était positif !!!

Au bout d’un an et alors qu’on commençait tout juste l’investigation médicale !! Je n’en reviens pas.

Le lendemain j’ai fait une prise de sang pour confirmer la grossesse, annuler l’examen et rappeler mon gynécologue pour un rendez-vous de datation de grossesse.

Crédit photo (creative commons) : Pexels

J’étais sur un petit nuage. Le rendez-vous avec le gynécologue avait lieu à six semaines de grossesse. Six semaines que j’ai passé à espérer que cette grossesse-là tienne.

Entre-temps, on a reçu les résultats du spermogramme de l’Homme. Ses petits nageurs sont très très nombreux et vigoureux.

La grossesse a tenu et nous nous sommes rendu à la consultation où le gynécologue nous attendait, le sourire aux lèvres. Il nous a expliqué que cela arrive très souvent qu’une grossesse se déclare après avoir prescrit cet examen, comme si savoir qu’un suivi médical allait commencer donnait un coup de fouet au corps. Je trouve ça fou !

Il observe la petite bête par échographie, la trouve d’une taille normale et nous fait même écouter son cœur. Je suis toute émue.

J’arrive enfin à me libérer de mes angoisses et à envisager que cette grossesse aille à terme. J’ai passé le terme auquel j’ai fait mes fausses-couches précédentes. Cette grossesse-là a donc de fortes chances de tenir jusqu’au bout !!

En rentrant, on décide de ne pas en parler tout de suite à Petite Fleur, c’est tellement peu concret pour l’instant. Jusque-là on a toujours fait attention de ne pas en parler devant elle ou alors en langage codé ou scientifique, pour qu’elle ne comprenne pas.

Mais, un soir à table, Petite Fleur, quatre ans, nous dit « Mais moi je sais qu’il y a un bébé là, dans le ventre de Maman », en pointant le doigt vers ledit ventre. On n’en revenait pas. Quelle perspicacité !

Nous lui avons donc expliqué que le bébé allait rester très longtemps dans le ventre de Maman, qu’on ne le verrait pas tout de suite et que pour l’instant c’était un secret dont on ne pouvait parler que dans la maison et nulle part ailleurs.

Ça m’a beaucoup embêté qu’elle sache, je ne savais pas comment lui expliquer qu’il n’y avait plus de bébé si jamais je faisais à nouveau une fausse-couche. Je te rassure tout de suite, ce ne fut pas le cas 😉

Et toi ? As-tu eu un suivi médical pour comprendre pourquoi ton bébé ne se nichait pas dans ton ventre ? As-tu eu une grossesse à laquelle tu n’espérais plus ? Tes enfants ont-ils deviné par eux-mêmes ou pas du tout ? Raconte !

A propos de l’auteur

Je suis une passionnée d'histoire, de dessins animés et de pâtisserie. Après avoir quitté la région parisienne, je vis dans une maison en province avec mon mari, nos deux chats et Petite Fleur. C'est une petite fille gentille et malicieuse qui illumine chacune de nos journées.