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A la une / Récit de grossesse

J’ai assisté à un atelier sur les couches lavables

Salut!

Je te l’avais mentionné lors de ma chronique de présentation, je vais te parler de couches lavables!

Avant même que je sois enceinte, avec monsieur, nous avions déjà abordé la question. Si un jour nous avons un bébé, nous essayerons les couches lavables. Pour la planète, pour l’économie réalisé (1500$ par enfant environ), et parce que notre arrondissement nous offre une subvention à l’achat de couches lavables (et ouai!).

Maintenant que le bébé s’en vient (je suis dans mon 6e mois quand j’écris cet article), je commence à m’informer plus sérieusement sur la question. Je me suis donc inscrite à un groupe facebook d’accros aux couches lavables, ici au Québec, histoire de m’imprégner des questionnements et des trucs et astuces existants.

Malheureusement, après plusieurs semaines de « sous-marinage », je me rends compte que je suis totalement perdue dans cet univers. J’ai bien trop de questions laissées en suspens. Les types de couches? La routine de lavage? L’entreposage? En voyage?

Ça me prenait des infos plus structurées. C’est alors que je me suis tournée vers un atelier d’initiation aux couches lavables qu’une boutique d’articles de puériculture donne ici à Montréal. Et j’y ai amené monsieur!

Photo personnelle

Les types de couches

L’atelier a démarré sur les différents types de couche présents sur le marché ici au Québec, ainsi que leurs points forts et leurs points faibles. Ce fut très instructif car nous avons pu toucher et manipuler les couches en question.

  • Les couches plates: elles sont composées d’un couvre-couche imperméable dans lequel on place des inserts absorbants. Points forts: leur prix très attractif; elles sont idéales pour les nouveaux nés et pour les prématurés; le couvre couche peut se nettoyer facilement, il suffit juste de changer l’insert sale lors d’un changement de couche. Points faibles: il y a une manipulation (placer l’insert et l’enlever quand il est sale).
  • Les couches tout-en-un: comme leur nom l’indique, elles sont en un morceau (couvre-couche et insert). Points forts: tu la prends, tu la met au bébé, tu l’enlèves (pas de manipulation supplémentaire pour enlever un insert par exemple); parfois elle sont munies d’une poche qui te permet d’ajouter un insert absorbant supplémentaire (on dit « booster la couche »). Points faibles: elles sont plus chères; elles sèchent moins vite.
  • Les couches à poche: elles ressemblent beaucoup aux tout en un sauf que cette fois ci les insert ne sont pas attachés à la couche. Le couvre couche est muni d’une poche dans laquelle tu mets les inserts absorbant. Points forts: tu peux ajuster le niveau d’absorption de tes couches (mettre des inserts de nuit, de jour, deux, trois, etc.); elles sèchent plus vite que les tout-en-un car elles se démontent. Points faibles: elles sont aussi plus chères que les couches plates; il y a une manipulation à faire lors du changement de couche (enlever l’insert); tu dois changer le couvre couche à chaque changement de couche (contrairement aux couches plates).
  • Les couches tout-en-deux ou hybride: il s’agit de couche tout-en-un munis de poche. Comme les tout-en-un elles sont munis d’un insert absorbant. Mais elles possèdent aussi une poche pour y mettre des inserts supplémentaire si besoin. Elles ont les même points forts et points faible que les tout-en-un et les couches à poche. Elles sont de plus en plus présentes sur le marché québécois.

Pendant l’atelier, j’ai pu toucher les différents types d’insert. Si nos mères et nos grands-mères utilisaient des langes en coton, aujourd’hui on trouve de plus en plus des inserts dans d’autres tissus tels que le bambou et le chanvre qui ont des propriétés absorbantes très intéressantes. Cependant, l’animatrice nous a précisé que pour avoir un « effet au sec », il faut encore utiliser des tissus artificiels tels que le polyester par exemple (ou le polar). Donc idéalement j’utiliserais des inserts en fibre naturel dans des couches muni d’un voile en tissu « effet au sec ». La plupart des couches à poche sont munis ce type de voile. Je pourrais aussi poser un voile en polar au dessus de mes inserts si j’utilise une couche plate ou une tout-en-un par exemple.

L’entreposage

Pour les couches jetables, il existe des poubelles à couches. Et bien pour les lavables, c’est presque pareil! Une fois la couche souillée et sèche (très important, s’assurer qu’elle n’est pas trop humide), il faut séparer la couche de son insert (sauf pour les tout-en-un) et les mettre dans un sac imperméable, ou un récipient fermée (c’est ton choix). Un petit truc pour l’utilisation du « wet bag »: laisser une petite ouverture pour permettre une circulation d’air, ce qui empêchera le développement des odeurs et des moisissures (le pire ennemi de la couche lavable).

Il est possible aussi d’utiliser une poubelle fermée hermétiquement. Il faut juste bien s’assurer de sécher la poubelle à chaque fois qu’on la vide.

Enfin, si j’utilise aussi des lingettes lavables, débarbouillettes, ou autres, il est important de ne pas les mettre dans le même « wet bag » que les couches. En effet, alors que les couches sont entreposées presque sèches, les lingettes humides et imbibées de produits (liniment, savon ou autres) pourraient créer trop d’humidité dans le sac, et là les odeurs peuvent apparaitre. Cependant, je pourrais les mettre dans la laveuse durant le cycle de lavage. Je t’en parle juste après.

Le lavage

L’animatrice nous a présenté une routine de lavage de base. Après, ce sera à moi de m’adapter à l’usage.

  • Première étape: un cycle de rinçage. Cela va permettre d’éviter de laver tes couches et tes inserts dans de l’eau souillée par les urines et les molécules de selles qui sont présentes.
  • 2e étape: un cycle de lavage normal, à l’eau chaude ou tiède.
  • 3e étape: ajouter un cycle de rinçage supplémentaire afin de s’assurer qu’il n’y a plus de lessive sur tes couches et tes inserts, ce qui pourrait les encrasser (et donc les rendre moins performante).

La grande question qui rebute de nombreuses personnes: et les gros cacas, on fait quoi? Alors dès le départ, notre animatrice nous a rassuré en nous disant que nous ne boucherons pas nos laveuses avec du caca!
Au début, le bébé qui est allaité ou nourri au biberon fait des selles assez liquides en réalité. Donc les selles sont absorbées par les inserts des couches (les bébés ne font pas des crottes de chèvre ou de lapin…).

C’est lors de la diversification alimentaire que l’aspect des selles va commencer à changer. Et à ce moment là, si je le souhaite, je peux utiliser des feuillets qui vont retenir ces selles plus dures. Il en existe des entièrement biodégradables: une fois le caca fait, tu prends le feuillet, et hop dans la toilette! Et je lave ma couche comme d’habitude. Il en existe aussi des lavables, que je pourrai secouer au dessus de la toilette et mettre au lavage avec le reste des couches.

Quand je suis sortie de l’atelier

J’ai adoré cette expérience. Même si je connaissais déjà beaucoup de vocabulaire, j’ai eu l’occasion de toucher les produits, d’associer les mots aux objets en questions et de voir en vrai quelles pourraient être mes préférences. J’ai également eu cette sensation que cette expérience des couches lavables ne serait pas plus bouleversante que les couches jetables.

Monsieur fut aussi très conquis. Il a adoré toucher, tester, manipuler et poser des questions. D’ailleurs il n’était pas le seul homme présent. Il s’est aussi senti très impliqué (ce n’était pas un cours pour les mamans mais bien pour les parents).

Maintenant, il est temps pour nous de faire nos choix. Je reviendrai bien sûr sur ce sujet plus tard. Je te parlerai de ce que nous avons choisi comme couche, combien nous en avons acheté (nous en avons 4 pour le moment à la maison), et de nos premiers pas avec le bébé!

A propos de l’auteur

28 ans, mariée en mai 2015. Je vis à Montréal depuis un peu plus de 6 ans. Arrivée comme étudiante, je cherche aujourd'hui du travail, en vain... Monsieur et moi entamons notre dernière année de vie Outre-Atlantique. Et cette année va être sportive puisque nous allons accueillir un petit canadien (ou une canadienne) en juin prochain! À la suite de ça nous prévoyons: - un road trip à travers l'Amérique du Nord en van - un retour en France (une 2e expatriation en somme...) - une installation quelque part dans cette France... Après où exactement... On verra! Tout ça avec un bébé! Oui oui! On aime les défis!! Tu peux aussi me suivre par ici : @mme_ebichu sur Instagram et bibichuenvadrouille.wordpress.com pour mon blog personnel.