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A la une / Vie de maman

Bébé et mon couple


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Il y a mille façons de vivre sa parentalité. Mille façons de vivre l’arrivée d’un enfant. Et une même personne peut très bien vivre de façon différente l’arrivée d’un autre enfant. Car chaque enfant est unique.

On parle souvent de la façon dont JE est devenue MAMAN et IL est devenu PAPA. Ce passage d’enfant à parent. Mais on oublie souvent le troisième axe : le couple parental. (Si je te ressors ma préparation au mariage, un couple, c’est trois entités : chacun des conjoints + l’entité couple – alors, on en est à combien d’entités quand on rajoute un bébé dans ce merdier schéma ?)

Je vais essayer de te présenter comment ça s’est passé pour nous, avec Monsieur Génial. Ce que bébé a bouleversé, ce qu’il a renforcé, ce qu’il a créé.

L’avant-bébé

Bon, soyons honnête, avec Monsieur Génial, nous n’avons pas des caractères faciles. On est plutôt têtus, pas vraiment consensuels, et on n’est ni lui ni moi du genre à s’écraser. De plus, nos personnalités semblent de prime abord à l’opposé l’une de l’autre (Monsieur est perçu comme très sociable, fêtard, bon buveur, quand moi je suis plus solitaire, pantouflarde et pas du tout portée sur la boisson).

Du coup, breaking news, on est un couple plutôt explosif. On s’aime à la folie, mais on est aussi les pros pour se pourrir la vie quand on n’est pas contents. (Paraît que c’est dû à notre signe astrologique en commun… Va savoir…) Pourtant, on est tout le temps collés, d’après nos proches (certains disent même que c’est trop facile d’avoir une photo de nous en train de s’embrasser, car on le fait H24… pourtant, nous n’avons jamais eu cette impression d’être fusionnels, lui et moi).

Donc quand on n’était que tous les deux (jeunes et fous), le ton pouvait vite monter, et la dispute passait assez rapidement à un niveau supérieur (je t’ai dit qu’on était des têtes de mules ?). Ajoute à ça une propension de mon côté à mettre de l’huile sur le feu, et un penchant un peu colérique chez Monsieur, et tu obtiens le tiercé gagnant. Mais bon, les grosses disputes se finissaient souvent sur l’oreiller, donc jusque-là, tout allait bien.

Puis un jour, nous avons décidé de faire un bébé.

La grossesse

Comme tu le sais, je n’ai pas eu une grossesse idyllique, et ça a pas mal pesé sur le moral et le quotidien de Monsieur Génial. Il s’est retrouvé à s’inquiéter H24 (oui oui, même la nuit : dès qu’il m’entendait me lever pour aller faire pipi, il me demandait si tout allait bien…) et à tout faire à la maison.

Du coup, cette grossesse nous a un peu lessivés, lui et moi, et sur la fin, les tensions étaient palpables. Je me sentais coupable de ne plus rien pouvoir faire et de le voir s’épuiser moralement et physiquement. Mais je souffrais aussi d’ennui et de solitude, et je ne supportais plus quand il voulait sortir voir ses amis (oui, je restais enfermée et seule toute la journée, alors imagine ma joie quand il me disait qu’il me laissait pour aller boire un verre avec des amis…).

Mais d’un autre côté, j’ai aussi vu tout ce qu’il était capable de faire pour moi et ce bébé qui allait arriver. Il avait toujours des petites attentions, et même si ses angoisses me faisaient parfois vivre un enfer (je t’avais dit que j’avais acheté un doppler pour le calmer ?), cette grossesse a aidé à la solidification des fondations de notre couple. J’ai bien vu que quand je croyais toucher le fond (coucou mes séjours à l’hôpital), la seule personne que je voulais avec moi, c’était lui, et personne d’autre.

L’après-bébé

Puis est arrivé le jour de l’accouchement (avec le départ épique à la maternité, quand Monsieur Génial, sur le point d’aller boire un verre avec ses amis, attendait contre le chambranle de la porte pour savoir s’il fallait qu’il reste parce que c’était le moment ou non…), et je t’ai dit qu’il avait eu très peur de nous perdre. C’est un fait : il a très mal vécu l’accouchement (plus que moi, je pense, et pourtant, c’est moi qui ai eu l’épisio !!), et il a été très inquiet pour Petit Habitant.

Du coup, pendant un moment, toutes nos forces se sont portées sur notre petit loulou, et nous n’avions aucune énergie pour penser à autre chose (avec le peu qu’il nous restait, on se faisait de petits moments cocooning sieste ou repas).

Couple et bébé

Crédits photo : Photo personnelle

Mais le naturel ne se perd pas si facilement, et les points de discorde sont légion avec un enfant (j’entends dans l’assistance que la belle-famille n’aide pas non plus, oui, aussi) ! Forcément, nous n’avons pas eu la même éducation, et même si elles n’étaient pas aux antipodes, il y avait quand même de grosses différences dans la façon dont on imaginait l’alimentation, la gestion des pleurs, etc. Et puis, à la reprise du travail, les soucis ont fait leur retour, et les disputes aussi, mais différemment.

Eh oui, on s’est vite rendu compte que ce n’était pas une solution de crier quand Petit Habitant était là. Ça le rendait ingérable. (Et sache que dire des vacheries à ton mari sur un ton mielleux en regardant ton fils avec qui tu es en train de jouer n’aide pas du tout non plus à faire redescendre la tension – je t’ai dit pour mon côté sarcastique qui aime mettre de l’huile sur le feu ?)

Du coup, on a dû faire évoluer notre couple et notre façon d’évacuer la tension.

Se retrouver avec de nouveaux repères

Je peux donc dire que l’arrivée de notre fils a eu un effet bénéfique. Nous sommes obligés de communiquer calmement, puisque nous ne pouvons pas crier. Et ça aide à résoudre les conflits plus facilement.

Mais bon, il y a aussi une part d’adaptation : au lieu de crier à la maison, on s’engueule par téléphone quand on est au bureau ! On ne change pas une équipe qui gagne, et malheureusement, on est toujours aussi têtus l’un que l’autre. N’étant pas un couple parfait, oui, on continue de s’énerver et de crier de temps en temps.

Mais on a changé notre comportement à la maison. On s’améliore de jour en jour. Il faut réussir à soutenir l’autre dans ses décisions, même quand on est pas d’accord avec lui, pour faire front commun quand on est avec Petit Habitant (quitte à en discuter après entre nous quand il est couché).

Il faut se retrouver en tant que couple, aussi. Arriver à sortir de ce rôle de parents, pour redevenir les amoureux que nous étions. Et ça, c’est BEAUCOUP plus facile depuis qu’on a retrouvé notre chambre ! Au fur et à mesure, on arrive à se retrouver, grâce au rythme que prend Petit Habitant.

À 19h30, il est couché, et il nous reste la soirée rien que tous les deux. Et même si on parle souvent parfois de Petit Habitant pendant ce temps à deux, on en profite pour faire des choses ensemble. Dîner tranquillement, regarder une série, prévoir les prochaines vacances…

Au final, je trouve que notre couple en est sorti renforcé. Il devient surtout immuable au niveau de la parentalité. Même si je nous souhaite de rester ensemble jusqu’au bout, je sais maintenant que nous serons de toute façon à jamais un couple parental, quoi qu’il arrive. Que nous avons à jamais créé à deux ce petit bout de nous, que nous aimons à la folie.

Depuis que notre fils est là, je tombe de plus en plus amoureuse de mon mari. J’aimais déjà l’homme, et j’aime encore plus le père qu’il est.

Et toi ? Comment penses-tu que ton couple a évolué depuis la naissance de votre enfant ? Y a-t-il eu des remous ? As-tu l’impression que vous êtes plus soudés depuis ? Raconte !

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !