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Préparer son conjoint au glamour des suites de couches

Cet été, Dans Ma Tribu et ses chroniqueuses prennent quelques jours de vacances… Nous serons de retour le 22 août avec des nouvelles chroniques et de nouveaux témoignages ! En attendant, nous t’avons concocté un petit best of des articles les plus vus de l’année 2016. Ce sont donc toutes tes chroniques préférées que tu retrouveras dans les jours à venir ! 🙂

Après l’accueil reçu par mon premier article sur ma façon de dédramatiser les petits tracas rencontrés pendant la grossesse, je me suis décidée à faire la suite, malgré l’air sceptique de mon mari. « Mais moi, je n’ai jamais eu peur de ce à quoi tu allais ressembler après l’accouchement ! » Oui mon amour, je sais, mais comme je te l’avais expliqué, le premier article, je l’avais écrit pour ma sœur (et mes copines). Et du coup, celui-là, bah pareil.

Donc revenons au sujet de base : les suites de couches. Je préviens tout de suite celles que le sujet inquiète déjà :

  1.  Si tu es déjà enceinte : que tu lises ou pas, c’est trop tard, il va bien devoir sortir, ce bébé. Au point où tu en es, lis.
  2.  Si tu n’es pas encore enceinte, sache que j’ai décidé d’aller contre le pacte de silence évoqué par notre chère Florence Foresti. Donc fais comme tu le sens.
Réalité des suites de couches

Crédits photo (creative commons) : Pietro Tranchida

Le bas de ton corps : cette zone sinistrée

Bon alors, on ne va pas se mentir, que la sortie se passe par voie basse ou par la fenêtre (= césarienne – c’est une expression que je tiens de la marraine de mon fils), ton corps va beaucoup un peu morfler.

La césarienne

Bon, là, ton homme est un peu au courant. Il a bien compris que tu allais avoir une « magnifique » cicatrice dans le bas du ventre. Mais dis-lui que s’il regarde bien, ça ressemble à un sourire (ton corps sourit d’avoir mis au monde votre merveille).

Mais ce à quoi il ne s’attend sûrement pas, c’est aux magnifiques bas de contention (hum, sexy) que tu vas devoir encore porter, malgré la sortie du bébé. Ni probablement à ce que tu te piques les jambes régulièrement avec de l’anticoagulant, ce qui te fera de magnifiques bleus. Je ne peux que te conseiller le port du pantalon (oui, même avec les 50°C qu’il fait dans ta chambre à la maternité !).

La voie basse

Comment essayer de faire comprendre à ton cher et tendre que tu as l’impression que son terrain de jeu favori vient d’être labouré violemment ? C’est gonflé, c’est douloureux et, si tu es chanceuse, tu as en plus eu droit à ta copine l’épisiotomie (et si tu es encore plus chanceuse, au fameux point qui pète, te laissant la chair à vif…).

Du coup, t’asseoir plus d’une heure te donne un peu l’impression d’être un fakir sur son tapis de clous. Tu te balades avec ta « bouée » canard ou un coussin… Bref, tu es au top.

Bien, mais alors, tout ça, ça entraîne quoi ? Eh bien, que ce soit dû aux suites de l’une ou de l’autre, tu vas marcher comme une mamie (penchée, au ralenti…) les quelques jours qui vont suivre. Rigoles-en avec ton amoureux, dis-lui que tu le prépares à vos vieux jours.

Le ventre résiduel

Tu as sûrement déjà entendu l’histoire de cette femme à qui on a demandé pour quand était prévu l’accouchement une semaine APRÈS qu’elle ait accouché.

Oui, breaking news, ton ventre, c’est un peu comme un ballon. Si tu le gonfles très fort et que tu le dégonfles d’un coup, il ne retrouve pas instantanément sa ligne svelte et ferme. Il reste un peu gonflé (du fait de ton utérus qui, lui, est normalement toujours à l’intérieur et n’a pas diminué de taille en un claquement de doigts) et il est flasque (merci les abdos qui se sont écartés pour laisser pousser le ventre qui faisait ta fierté le jour d’avant).

Du coup, non, tu ne vas pas du jour au lendemain pouvoir remettre ton petit haut moulant qui laissait deviner ton ventre plat (comment ça, il ne l’est de toute façon plus depuis que tu as découvert le Nutella ?).

Donc là, même si je pense que ton conjoint n’est pas complètement à la rue et s’en doute un peu, il peut être bon de le prévenir que ton corps va sortir modifié de cette grossesse. En cas de besoin, un petit rappel du style : « Toi c’est la bière, moi c’est la grossesse ! » peut permettre de rigoler de la situation (et puis, s’il te reste à jamais un petit ventre résiduel, tu pourras réutiliser l’excuse de la bière pour toi aussi).

Les hémorroïdes

Alors, je tenais à aborder ce point, car je revois une amie m’en parler et me dire : « On ne m’avait pas prévenue !! » Non, ce n’est pas glamour, mais c’est commun. « Poussez, Madame ! Poussez, il va sortir ! » Eh, tu croyais vraiment que ça pouvait être sans conséquences ?

Bon, après, ce n’est pas du 100%. Certaines sont épargnées, mais pas forcément grâce à la césarienne. Non non non. Sache qu’il est fréquent de se voir prescrire du fer pendant et après la grossesse. Et l’effet ralentissant du fer sur ton transit, allié au poids de ton bébé, peut entraîner une constipation, qui a cet effet secondaire désagréable. Et tu te retrouves à avoir du mal à t’asseoir et à vénérer ta bouée canard (encore elle).

Pour l’anecdote, sache qu’une de mes connaissances, enceinte, a dû aller chercher de la crème contre les hémorroïdes pour son mari, en faisant croire que c’était pour elle : « Bah oui, c’est fréquent dans ton état, pas la peine de dire que c’est pour moi. » C’est en effet une conséquence tellement connue que certains hommes très courageux sans scrupules osent l’utiliser pour ne pas avouer au pharmacien qu’ils ont aussi ce petit souci.

Bref, pas grand-chose à faire, à part en rigoler avec Monsieur. À noter que s’il devient désagréable ou fait des plaisanteries douteuses, il est toujours possible de charger en tabasco son prochain repas, pour équilibrer la situation (de rien pour l’idée de vengeance).

Les vergetures

Deux cas :

  • soit elles sont apparues avant l’accouchement,
  • soit elles sont apparues après (oui, la vie peut être injuste, je sais).

Alors là, pas de miracle : une fois là, elles ont tendance à s’incruster. Du coup, fais remarquer à ton cher et tendre que les rayures font ressortir ton côté tigresse : « Graou ! » (Bon, tu as le droit d’attendre un peu avant de faire ressortir ce côté… cf. la dernière partie.)

Le périnée

Aaaaah, notre meilleur ami : le périnée. Souvent oublié, il est pourtant très important dans notre vie quotidienne. Il soutient nos organes et nous permet de nous retenir (en gros, c’est grâce à lui que tu as pu dire un jour adieu aux couches et bonjour aux jolis sous-vêtements).

Mais la grossesse et l’accouchement sont un peu les pires ennemis du périnée (j’entends bien que la vieillesse aussi, mais là n’est pas le sujet). Après une grossesse, tu as d’ailleurs droit à de la rééducation périnéale (si ça te manquait qu’on explore ton anatomie une fois bébé sorti, tu vas pouvoir, grâce à cette rééducation, ressortir ton petit panneau « portes ouvertes »).

Bon, on est entre nous, je ne te cache rien : tu te demandes quelles peuvent être les conséquences d’un périnée un peu lâche ?

Eh bien, sache que si tu as toujours su te retenir, tu peux te retrouver bien seule les quelques jours suivant la grossesse, quand tu découvriras que ton périnée fait grève. Oui, pour le dire clairement, tu peux te faire pipi dessus. Dans le meilleur des cas, au bout d’une semaine (voire moins), tu n’auras plus de souci. Mais certaines connaissent ce problème bien plus longtemps, et peuvent avoir besoin de beaucoup plus de rééducation que prévu.

Une autre conséquence peut être la béance du vagin. Je ne suis pas spécialiste de la question, mais pour moi, c’est une conséquence de la voie basse uniquement. Le vagin a été tellement distendu qu’il ne reprend pas sa taille « d’avant ».

Alors que faire ? Eh bien, tu peux présenter ton périnée à ton chéri par un petit jeu pendant vos moments intimes. Ça consiste à essayer de le « bloquer à l’intérieur » et ça a plein d’avantages : ça muscle ton périnée, ça te permet de prendre conscience de cette partie de ton corps, ça te donne une occasion de jouer avec ton homme, et ça augmente le plaisir des deux quand tu commences à maîtriser le truc.

Et puis, une fois les présentations faites, ce sera plus simple pour Monsieur de comprendre que ce muscle a été extrêmement malmené, et qu’il a besoin d’un peu de temps pour se remettre de ta grossesse.

Le système digestif (encore lui)

Tu te disais : « Ça y est, je vais pouvoir recommencer à être tranquille avec mon corps, mon système digestif va enfin être normal sans bébé qui joue avec mes intestins ! » ? Eh bien non, raté, il sera encore très surveillé par l’équipe médicale, les premiers temps.

Après le « Vous avez eu vos gaz ? » post-césarienne ou le « Appelez-moi pour faire pipi ! » post-voie basse, vient l’inquiétude de la grosse commission.

Mise en situation : tu viens d’accoucher d’une merveille d’environ 3kg (ou plus !), et tu as : une cicatrice sur le ventre/des hémorroïdes/des points d’épisiotomie (raye la/les mention-s inutile-s), et là, il faut que tu y ailles (surtout que, si tu te retiens, tu risques fort de te faire engueuler par le corps médical). Tu sens un peu la remise en question ? Un conseil : mange des fibres.

Normalement, quand tu sortiras de la maternité, tout sera revenu à la normale, et tu pourras arguer à ton cher et tendre que « ce qui se passe à Vegas l’hôpital reste à l’hôpital ». Mais si tu as de la chance, tu auras peut-être eu une équipe médicale qui aura fait attention et t’aura parlé de ces choses une fois Monsieur hors de la chambre.

Les seins

Ah, les seins. Depuis le début de ta grossesse, tu les vois se modifier. Et une fois l’accouchement passé, ils se préparent à nourrir ton bébé (oui, peu importe ton choix concernant l’allaitement, ils vont se mettre en route). Et tu vas connaître la fameuse montée de lait.

Au début, c’est rigolo (surtout si ta poitrine n’est pas très grosse de base) de voir ses seins comme ça, tout tendus et tout ronds. Et puis, au bout de quelques heures, tu te rends compte que les toucher devient très difficile, que tu as du mal à placer tes bras et que tu n’arrives plus à dormir… Alors, tu demandes à tes copines : « Combien de temps ça dure ?? Je n’en peux plus !! »

Quarante-huit heures. Oui, quarante-huit heures à hurler sur ton conjoint s’il ose s’approcher de tes seins. Et après, ça va mieux. Enfin, après, tu découvres les fuites.

Pas trop de solutions, à part le port du soutien-gorge jour et nuit, et nos sauveurs, les coussinets d’allaitement. Je te renvoie aux conseils du premier article : fuites de colostrum ou de lait, même combat !

Les lochies

Ah ah, un terme que tu ne connais peut-être pas. En fait, c’est tout simplement les pertes que tu as après l’accouchement. Elles peuvent durer plus ou moins longtemps, être plus ou moins abondantes, et te font porter des magnifaïques slips filets, agrémentés de serviettes tellement épaisses qu’elles n’ont rien à envier aux couches de ton bébé.

Alors là, pas le choix : il faut attendre que ça passe, comme pour les règles à chaque début de cycle. Avec la différence que tu n’as pas le droit aux protections « internes » (mais tu n’auras de toute façon pas forcément envie d’en porter à ce moment-là, crois-moi !). Du coup, ton homme y sera déjà habitué, normalement, et il ne devrait pas trop faire sa chochotte.

La sexualité

Aaaaah, LA grosse question de la sexualité post-accouchement.

C’est un peu comme pour la sexualité pendant la grossesse, c’est la roulette russe. Enfin, il y a quand même quelques constantes, comme le fait que certaines spécificités post-accouchement (les lochies, l’épisiotomie…) retardent la reprise des rapports. Mais une fois tout ça géré, c’est comme tu le sens. Oui, pour le coup, c’est chacune son rythme… et c’est d’autant plus important si tu as une cicatrice et que tu as peur d’avoir mal.

Une fois que tu as repris, c’est pareil, ça peut être soit comme avant, soit moins bien (merci le relâchement du périnée !), soit bien mieux si tu es chanceuse.

Juste une petite astuce si tu allaites : sache que le plaisir que tu ressens pendant les galipettes peut provoquer des giclées de lait. Donc soit tu penses à te « vider » les seins avant de t’amuser avec Monsieur, soit tu te la joues film hollywoodien, et tu fais crac-crac avec ton soutien-gorge (hum, sexy, les soutiens-gorge d’allaitement…).

Et voilà, cette liste (non exhaustive) de ce que tu vas (peut-être) expérimenter est terminée !

Rassure-toi, on oublie vite ce qui, sur le moment, nous paraissait insurmontable et nous faisait dire à Monsieur : « Plus jamais !! » Ton corps se remet, c’est promis. Et puis, un sourire de ton bébé fait tout accepter plus facilement, et tu as rapidement cette petite voix qui s’incruste dans ta tête pour te murmurer : « À quand le suivant ? »

Et toi ? Imaginais-tu que tu vivrais tout ça après ton accouchement ? Et ton conjoint ? Comment avez-vous fait face ? Viens nous raconter !

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !