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A la une / Récit de grossesse

L’angoisse du deuxième

Si tu as lu ce que je te disais lors de ma première grossesse je suis quelqu’un d’assez angoissée qui a tendance à tout vouloir contrôler. Ou en tout cas c’est ce qui ressortait de mes articles.

Et puis là d’un coup POUF je te dis que je suis devenue la zénitude incarnée. Que malgré tout ce qui peut se passer avec cette grossesse ma suspicion de toxoplasmose, mes contractions douloureuses très précoces, je suis calme et sereine.

Alors en fait ce n’est pas tout a fait vrai. C’est juste que là ou j’ai pris beaucoup de recul sur la grossesse et sa médicalisation (suite à mes antécédents) j’ai reporté sur autre chose…

« Un deuxième c’est un tsunami »

Cette petite phrase innocente que te disent certains le jour ou tu annonces ta deuxième grossesse. Qui peut parfois (moi elle l’a été très souvent) être suivi de « Après deux tu peux en avoir trois ou quatre ça ne change plus rien tellement c’est un choc de passer de un a deux enfants ».

Et bien cette petite phrase me plongeais dans un profond désespoir. Alors bien évidemment je ne laissais rien paraître. Mais au fond de moi je sentais mon cœur se serrer et ma gorge se nouer.

L’arrivée de Petit Habitant a été un choc dans notre rythme de couple. Mais au final ça s’est passé naturellement et on s’en ai plutôt pas mal sorti. On s’est assez vite adapté a ce nouveau membre de notre famille et notre équilibre à trois a très vite été trouvé.

Alors oui j’imagine bien que de passer de un à deux enfants forcément ça change. On n’a plus quatre bras pour s’occuper d’un seul bébé, on passe a égalité deux adultes/deux bébés. Mais on a déjà vécu une fois l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille donc ça ne doit plus être le même choc que la première fois non?

Finalement le plus gros choc. Celui que je redoute. Celui qui me tient parfois éveillée la nuit. C’est bien celui que va vivre Petit Habitant.

Source : pixabay.com(Creative commons)

Mon bébé va devenir grand frère

Un tout jeune grand frère.

Il aura surement a peine 18 mois.

Je suis tombée enceinte quand il avait 9 mois.

Cela fait maintenant 6 mois qu’il doit supporter une maman fatiguée, diminuée, parfois au bout de sa vie. Une maman a moitié qui le porte le moins possible et a souvent moins de patience.

Une maman qui va passer une partie de son dimanche allongée et râler quand il veut jouer avec elle parce qu’elle a besoin de se reposer.

Il ne peut plus sauter sur maman ou jouer trop longtemps par terre avec elle.

Et puis son papa c’est pareil. Il fait beaucoup de chose à ma place pour que je ne m’épuise pas. Donc il est souvent occupé. Moins disponible. Il va s’énerver plus rapidement.

Comment ne pas culpabiliser d’avoir l’impression de ne pas être a 100% pour son bébé.

De se dire qu’il peut souffrir du fait qu’on bénisse qu’il aille chez la nounou la journée pour pouvoir se reposer.

Il est encore si petit. C’est difficile de comprendre ce qu’il se passe. Forcément il sent qu’il y a du changement mais à quel point cela va s’amplifier dans les prochains mois il n’en a pas conscience.

Est-ce vraiment responsable de notre part d’avoir lancé ce bébé si vite? N’est-ce pas une erreur de vouloir des enfants si rapprochés?

Des sentiments antagonistes

Ma réponses à ces deux questions: oui c’est responsable et non ce n’est pas une erreur.

Je suis persuadée que même si notre équilibre va être mis sans dessus dessous, plus tard, Petit Habitant nous remerciera d’avoir un frère.

J’ai hâte de les voir grandir ensemble, s’amuser, tisser des liens.

J’adore avoir une grande sœur. Et même si on se prend parfois (souvent?) la tête on s’adore et je n’imagine pas ma vie sans elle.

Pour moi c’est une chance de pouvoir avoir un frère (et encore plus si proche en âge parce qu’ils vont vraiment pouvoir tout partager) et même si au début il n’appréciera peut être pas de partager ses parents il comprendra vite que c’est un allié.

Oui mais ça implique beaucoup de changements pour notre si petit bébé.

Oui il bascule et devient un petit garçon. Je m’en rends de plus en plus compte.

Mais il a encore besoin de nous. Et il nous a eu de façon exclusive pour le moment.

 

Alors voilà. Côté grossesse je suis super zen. Je me dis que de toutes façon je ne suis pas faite pour avoir une grossesse tranquille. Je m’y suis habituée.

Donc je prends mon mal en patience et attends que la grossesse se passe pour enfin avoir un deuxième petit boulet d’amour dans peu de temps.

Serais-je alitée? Va-t’il attendre les 37 sa pour sortir? Vais-je encore avoir une surprise médicale durant le troisième trimestre? On verra bien. J’ai décidé de ne plus stresser dessus.

J’ai déjà bien trop d’angoisses de voir mon bébé apprendre a partager ses parents et se voir affubler d’un nouveau rôle. Je ferais tout mon possible pour qu’il reste mon bébé et qu’il ne soit pas trop vite catapulté au rôle de « Grand ».

Alors mes angoisses sont elles partagées? Comment ton aîné a vécu l’arrivée du deuxième? Et c’est vraiment si simple que ça les enfants qui arrivent après le deuxième? Viens me rassurer, raconter!

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !