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A la une / Vie de maman

Le baptême civil de Petite Fleur : pourquoi ?

Nous allons faire baptiser Petite Fleur, civilement, à deux ans et demi passés.

J’aimerais t’expliquer pourquoi nous avons pris ces décisions (le baptême, à cet âge, civilement).

Faire baptiser ma fille

Faire baptiser Petite Fleur a toujours été mon souhait. L’Homme, lui, oscillait entre : il faut le faire, pourquoi pas, laisse tomber, bon d’accord.

Le baptême me semblait important pour trois raisons (ici, je veux parler de raisons pratiques, je reviendrais ensuite sur la spiritualité et la signification de cet acte) :

  • A quoi bon lui désigner un parrain et une marraine (le frère de l’Homme et ma meilleure amie) si rien ne les identifiaient comme tels en dehors de notre parole ? Je voulais qu’un papier officiel, quelque part, dise : « M. Truc et Mme. Machin sont les parrain/marraine de Petite Fleur ». Qu’elle sache plus tard, que c’était sérieux et pas juste histoire de dire.
  • Tu as le droit de me trouver superficielle, mais je voudrais que ma fille voit plus tard, que j’ai essayé de faire les choses bien. Qu’elle regarde les photos de cette journée et qu’elle se dise « mes parents m’ont fait une super journée, ils ont organisé ce beau baptême parce qu’ils m’aiment ». C’est nul, je sais, le baptême n’est pas censé être une preuve d’amour parental mais, en opposition avec ma mère (et j’en suis consciente), j’aimerais vraiment que ma fille sache que je l’aime et que je ferais tout pour elle.
  • Enfin, je souhaitais d’une manière très symbolique que ma fille ait une « fête de bienvenue dans la vie » quand elle serait encore un tout petit bébé. Finalement ça ne s’est pas du tout passé comme ça.

Crédit photo (creative commons): jill111

Le faire à deux ans et demi

Au début, nous voulions faire un grand baptême, inviter les gens qui nous sont le plus proche, avoir un traiteur, une belle décoration, bref faire du baptême un grand jour. Mais pour cela, il faut des sous. Ce que nous n’avions pas en quantité suffisante.

Alors nous avons attendu.

Puis, j’ai vu que le second anniversaire de Petite Fleur tombait un dimanche. J’en ai parlé avec l’Homme. On avait assez attendu, il fallait le faire, et cette date était parfaite. Ça renvoyait à cette symbolique de la bienvenue dans le monde (juste deux ans plus tard). On a réfléchi, calculé, recalculé et finalement, on a trouvé comment organiser le baptême qu’on voulait en invitant quarante de nos proches.

Je m’étais lancé dans les préparatifs, j’avais envoyé les faire-part, réservé le restaurant, acheté la robe de Petite Fleur. Et là….

Ma mère a appelé. Je ne rentrerais pas dans les détails. Mais sache qu’en un appel elle a tout gâché. J’ai appelé l’Homme tout de suite après, en pleurs. On a cherché des solutions mais aucune ne nous permettait de continuer les préparatifs comme on l’aurait voulu.

Alors, la mort dans l’âme, j’ai annulé auprès de tous nos invités. Et on a décidé avec l’Homme que l’on réorganiserait un baptême dans quelques mois, en comité très restreint.

Finalement, nous avons trouvé une nouvelle date, avons invité une quinzaine de personnes, les plus proches (il va sans dire que mes parents n’en font pas partie) et nous avons décidé de faire le repas dans le jardin de la maison que nous occupons actuellement. Petite Fleur aura deux ans et sept mois quand elle se fera baptisée.

La baptiser civilement

Rentrons dans le vif du sujet maintenant. Nous avons pensé à baptiser Petite Fleur de façon catholique. Nous nous étions mariés à l’église, alors pourquoi pas la baptiser de cette façon. Nous sommes baptisés religieusement tous les deux, ça semblait une continuation des choses logique. D’ailleurs, je t’invite à lire l’article passionnant de Die Franzoesin sur le sujet.

Je ne suis pas croyante, j’ai été élevée par un père qui dénigrait constamment la religion. Ayant été élevée dans cet environnement, je ne crois pas en Dieu. Pourtant, j’admire et j’ai beaucoup de respect pour la religion, les rituels religieux, ceux qui croient en Dieu, ceux qui y consacrent même une partie de leur vie avec abnégation et dévotion. Je me suis renseigné, j’ai discuté théologie avec des proches très croyants, je suis allée de nombreuses fois à l’église, mais je ne crois pas et je pense que je ne croirais jamais.

L’Homme, lui, croit en Dieu, il a fait du catéchisme et a été enfant de chœur pendant des années. Sa foi a pourtant vacillé ces dernières années et il n’est plus autant impliqué qu’à l’époque où nous nous sommes mariés. Ça lui est passé. Je suis désolée pour cette phrase, je ne veux en aucun cas blesser qui que ce soit mais de mon point de vue de non-croyante, c’est la phrase qui me semble la plus appropriée pour décrire ce qui lui arrive spirituellement parlant. Je ne connais pas le terme exact pour décrire ce phénomène. Il remet sa foi en doute ?

Toujours est-il que nous n’avons presque jamais parlé de religion à Petite Fleur, nous ne l’avons jamais emmené dans une église à part en touristes. La religion ne fait pas partie de sa vie. Nous avons quelques livres qui parlent de Jésus que nous lui lisons parfois, mais comme on lirait un conte.

Après réflexion, nous avons décidé de la baptiser civilement car la baptiser religieusement ne nous semblait pas approprié. Voire même, un peu irrespectueux envers ceux qui croient et qui ressentent le baptême catholique comme un acte fondamental. Nous évoquerons la théologie avec Petite Fleur quand elle grandira et nous la laisserons faire le choix de croire ou non quand elle sera plus grande. Je suis bien consciente qu’il y a beaucoup de chances que, comme moi, elle ne croit pas. Mais étant moi-même athée, je ne le ressens pas comme un manque et j’espère que ce sera également son cas.

Revenons-en au baptême civil. Nous ne l’avons pas non plus choisi par défaut vis-à-vis du baptême religieux, sinon nous aurions choisi une cérémonie laïque personnalisée. Le baptême civil a pour but de faire entrer l’enfant dans la communauté républicaine. Mon envie de « bienvenue dans la communauté » était donc satisfaite. De plus, les valeurs républicaines de liberté, égalité et fraternité nous parlent vraiment beaucoup et elles font pleinement partie des valeurs que nous tentons de lui inculquer. Ce baptême civil nous convient donc parfaitement.

La prochaine fois, je te parlerais des préparatifs de cette belle journée (repas, décoration, DIY,…) J’adore ça !

Et toi, as-tu fais baptiser ton enfant ? De façon religieuse, civile ou laïque ? Pourquoi ? Raconte !

A propos de l’auteur

Je suis une passionnée d'histoire, de dessins animés et de pâtisserie. Après avoir quitté la région parisienne, je vis dans une maison en province avec mon mari, nos deux chats et Petite Fleur. C'est une petite fille gentille et malicieuse qui illumine chacune de nos journées.