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A la une / Essais bébé

Le bon moment

Lorsque nous avons décidé de nous lancer dans l’aventure d’une première grossesse, nous avons choisi d’attendre le bon moment. Et si les essais bébé ont été plutôt rapides, on ne peut pas en dire autant de l’attente entre notre désir d’avoir un bébé et le début des essais.

Ma première grossesse

Lorsque ma sœur est tombée enceinte en 2014, mon plus grand regret a été de ne pas pas pouvoir l’imiter pour me lancer dans cette aventure.

Nous étions en pleine préparation de notre mariage, et pour ma part, je vivais une période de grande fragilité émotionnelle. D’un commun accord avec Mr Plante, nous avions décidé que j’arrêterais ma pilule après notre mariage afin d’éviter tout stress. Sauf qu’à l’époque, j’étais coincée dans un travail qui ne me correspondait plus et je me démenais pour en trouver un autre. Je passais donc de nombreux entretiens et l’un d’entre eux devait justement déboucher à la rentrée juste après notre belle journée.

Malheureusement, cela ne s’est jamais concrétisé et après cette énième déception, nous avons donc arrêté toute contraception en septembre 2015. Mais comme la vie est une petite farceuse, j’ai reçu un appel deux semaines plus tard pour un entretien dans la société de mes rêves, que j’ai finalement décroché.

Le projet d’agrandir la famille a donc une nouvelle fois été mis en stand by, le temps que je prenne mes marques dans ce nouveau travail et que passe ma période d’essais.
Il s’est donc finalement écoulé plus de deux ans entre notre désir d’enfant et la concrétisation de celui-ci.

Crédit photo (creative commons): Free-photos

L’envie

Je pensais un peu naïvement que pour une seconde grossesse, trouver le bon moment serait un jeu d’enfant en comparaison de cette longue réflexion. Si je viens t’en parler aujourd’hui, tu te doutes que ce n’est malheureusement pas aussi simple que je l’aurais voulu. Pourtant, j’ai vraiment cru que toutes les planètes étaient bien alignées et que Dame Nature m’envoyait un petit signe.

Lors du contrôle de mon stérilet il y a six mois, ma gynécologue a été obligée de me le retirer car mon corps était en train de l’expulser. Elle m’a bien proposé d’autres alternatives, mais à l’époque mon bilan hépatique était plutôt mauvais, et cela excluait donc de fait toutes contraceptions hormonales. Au même moment, mon mari se retrouvait au chômage et il était inenvisageable de se lancer avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête.

Mais alors que je pensais que cela prendrait des mois, Mr Plante a retrouvé un travail très rapidement.

Malheureusement, le début d’année a été plutôt compliqué pour moi médicalement parlant. J’ai cumulé un gros pépin dentaire qui a occupé ma dentiste (et moi par la même occasion) de nombreux mois. Mon bilan hépatique a nécessité un suivi plus poussé chez un gastroentérologue, ainsi qu’un régime alimentaire assez contraignant. J’ai du faire de nombreux tests afin d’éliminer différentes maladies plus ou moins sympathiques. Et même si au final mon bilan s’est amélioré, il a fallu passer un dernier examen médical et me libérer enfin de cette spirale de médecins.  Je me rends compte aujourd’hui à quel point je vivais dans une bulle de stress permanent, qui m’a laissé lessivée.

Une fois débarrassée de tout cela, je pensais que l’on pourrait se lancer sans stress. Sauf que notre Petit Bourgeon en a décidé autrement en nous gratifiant de nouvelles nuits toutes plus chaotiques les unes que les autres. Sans doute un début (et on espère que le pic est derrière nous) de terrible two, qui nous épuise tous les deux. Et là où mon mari a toujours été plus résistant que moi, je vois bien qu’il atteint ses limites. Avoir un second enfant lui paraît tout bonnement impossible, et même si cela me mine, je ne peux pas le blâmer. Si on ajoute à cela que nous vivons toujours dans un deux pièces et que malheureusement les possibilités de bouger sont assez minces, on se retrouve dans une impasse.

Alors, j’attends !

Je prends mon mal en patience en essayant de ne pas jalouser les femmes enceintes. Je me fais violence pour penser à utiliser un contraceptif, en rêvant que celui-ci ne fonctionne pas. J’essaye de ne pas me projeter dans l’avenir car cela m’angoisse.

J’ai peur des conséquences d’une grossesse à mon âge ou si on attend plus longtemps (grossesse gémellaire, malformations ou complications). J’ai peur que le bon moment n’arrive jamais ou que les essais durent indéfiniment. J’ai peur que nous n’ayons jamais la famille dont je rêve. J’ai peur que le bon moment passe sans que nous l’ayons saisi.

Mais au delà de tout cela, je me sens surtout triste de cette incertitude. Je me sens nulle et égoïste quand je pense à tous ceux qui attendent en vain, mais je n’arrive plus à me raisonner. Après ces longs mois de stress, j’aurais aimé me raccrocher à un joli projet. J’espère juste que l’attente ne sera pas trop longue.

Toi aussi tu as attendus le moment propice pour te lancer dans l’aventure de la parentalité ? Est-ce que tu as des difficultés à te détacher de cette attente ? Est-ce que le papa est difficile à convaincre ?

A propos de l’auteur

Je suis une jeune femme trentenaire, mariée qui vit à Paris par nécessité professionnelle. Depuis juin 2017, je suis la maman comblée d'une adorable petite fille. Je suis quelqu'un de dynamique (mais pas pour le sport). J'aime les séries télé surtout américaines (même les plus débiles), la lecture, les mangas, la musique sous toutes ses formes (et là encore même les plus débiles !) et les jeux de société.