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A la une / Témoignage

Le bon timing ?

Mon mari et moi, nous avons toujours été d’accord: on veut deux enfants. Il vient d’une fratrie de trois garçons, rapprochés en âge. J’ai une sœur et un frère. Autant dire qu’un enfant unique est loin de notre schéma familial. La seule question que l’on se posait donc était: quand penser à accueillir un deuxième enfant?

Crédit photo (creative commons) : Jessica Rockowitz

Une question de timing

J’ai tout de suite dit à Mister Man, au 5ème mois de ma grossesse: il faudra laisser du temps à mon corps, qu’il se repose et puisse récupérer. J’ai globalement enchaîné deux grossesses, et je voulais avoir un peu de temps pour régler les dégâts physiques que cela entraîne.

Mon mari a trois frères, qui ont chacun entre eux un an d’écart. Je te laisse imaginer ce que « du temps entre chaque enfant » veut dire pour lui. J’ai donc précisé dès le début: pas de nouvelle grossesse pendant 14 mois. Au minimum. Pourquoi ce chiffre? Tout simplement parce que j’ai été enceinte pendant 14 mois sur les 2 ans précédant la naissance de Pépette. J’ai lu quelque part qu’il fallait 9 mois pour récupérer d’une grossesse, j’ai juste ajouté à ce chiffre les 5 mois de ma grossesse interrompue. Bon, le fait est qu’en plus, ayant accouché par césarienne, j’avais interdiction d’être enceinte la première année post-partum, ce qui m’allait très bien.

Mister Man aurait clairement préféré des enfants encore plus rapprochés, mais 2 ans d’écart c’est déjà pour moi assez proche! Bref, à l’approche des 14 mois post partum, Mister Man a doucement commencé à tâter le terrain. Il n’a jamais vraiment insisté, il est trop délicat pour cela, mais je voyais que la question commençait clairement à le tarauder. Et le fait que moi aussi, je commençais très sérieusement à y penser.

Pépette, je le dis en toute objectivité bien sûr, est une petite fille extraordinaire. Pas de problème de sommeils, de maladies, une adaptation à la crèche qui n’aurait pas mieux pu se dérouler… Comment ne pas rêver à lui donner un compagnon de jeu ? Et puis je me sentais en forme. L’autre argument avancé par Mister Man pour lancer bébé 2 aussi tôt était qu’une fois que Pépette serait propre, on n’aurait aucune envie de se remettre dans les couches.

Crédit photos (creative commons) : The Honest Company 

Du coup, après une longue discussion lors de l’un de nos rares déjeuners romantiques, et un peu sur un coup de tête (Mister Man a été assez surpris!), nous tombons d’accord: Pépette a 14 mois, je suis toujours en recherche d’emploi, mais la vie est belle. Allez, on tente d’en créer une nouvelle ! Je sais que cela peut prendre du temps, et je ne suis pas non plus très pressée (même si je ne suis plus toute jeune), donc je ne me prends pas la tête sur la conception. J’arrête ma contraception, et on verra bien ce qu’on verra !

Un stop programmé

Seulement trois semaines après avoir arrêté ma contraception vient la nouvelle que j’attendais depuis 2 ans: j’ai un travail ! Joie et bonheur. J’apprends la bonne nouvelle alors que nous sommes en vacances en France, au sein de ma famille. Je suis ravie, et le timing est parfait: je commence en début d’année, après 3 semaines de vacances, dont 5 jours en amoureux à Venise. De quoi recharger mes batteries avant de me replonger dans la vie professionnelle.

Tu vois le problème poindre à l’horizon ? Je préfère attendre la fin de ma période d’essai (de 6 mois) avant d’être enceinte, question de décence envers mon employeur aussi. Mister Man est déçu, il voyait déjà la possibilité d’avoir deux enfants proches en âge s’éloigner, mais il comprend évidemment. Autant nous assurer d’abord de mon avenir professionnel. Nous décidons donc de mettre en parenthèses nos essais, pour 6 mois.

Quand le sort s’en mêle

Bon, je vais tout à fait honnête avec toi: mon homme et moi détestons tous les deux les préservatifs. Mais c’était la seule solution de contraception dans notre condition (loin de chez nous, entourés de nos familles…. ) Et lors de notre magnifique séjour à Venise (comme cette ville est belle!), rien que nous deux, pendant 5 jours, sans Pépette avec nous, comment dire… Nous avons préféré nous en passer quelques fois. Après tout, ce n’est pas du tout la période dans mon cycle, (mes dernières règles datent d’il y a 20 jours), ça devrait le faire.

Crédit photo (creative commons) : Tom Podmore

Est-ce que tu vois où je veux en venir? Mère Nature est définitivement une rigolote. Notre retour de Venise, et enfin à la maison, se passe très bien. J’ai un mini saignement au bon moment dans mon cycle, que j’assimile à des règles même si elles sont bien moins abondantes que d’habitude. Je commence mon nouveau travail, l’esprit tranquille, prête à en découdre.

Oui, mais je suis constamment épuisée. Reprendre un rythme de boulot est fatiguant, me dis-je. Et puis j’ai pris un peu de poids, c’est les festins français de Noël, il va falloir que je fasse attention. Bon, il y a un jour où j’ai définitivement mangé quelque chose de pas bon ou périmé, j’ai la nausée les deux jours suivants…. Oui, j’ai mis un peu de temps à mettre les choses bout à bout. Surtout que j’étais persuadée d’avoir eu mes règles. C’est quand je n’ai plus pu rentrer dans mon soutien-gorge que tous ces petits symptômes se sont additionnés… Et que j’ai fait un test qui s’est avéré plus que positif.

J’ai donc accueilli un peu par surprise Polichinelle, qui devrait arriver en Septembre, soit presque pile 2 ans après sa sœur ! Mister Man est ravi, et moi, la surprise passée, je dois vivre cette troisième grossesse de manière sereine malgré toutes ses difficultés. Mais ça c’est une histoire pour la suite !

Et toi, comment as-tu envisagé l’écart d’âge entre tes enfants?

A propos de l’auteur

32 ans et toutes mes dents, maman depuis août 2018 d'une fabuleuse Pépette, et expatriée en Suède depuis 5 ans, je suis une vraie geek, désorganisée (un peu), créative (beaucoup), mais surtout passionnée (de films, de livres, de jeux vidéos...) C'est maintenant avant tout ma petite famille qui déchaîne ma passion!