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A la une / Témoignage

Quand enfin, les choses avancent !


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Autant te dire qu’après ces rendez-vous de PMA catastrophiques et la nouvelle du protocole repoussé, Noël a été assez compliqué. Entre ma belle-sœur enceinte de 6 mois, ma cousine de 7, et tous les bébés, je n’avais qu’une hâte : être en janvier.

Mon papa était prêt à venir au rendez-vous suivant avec moi, pour dire ses quatre vérités au Docteur Pire. Ça aura eu le mérite de me faire rire.

Le rendez-vous où l’on avance enfin

Je me suis rendue seule à ce troisième rendez-vous. Le Docteur Pire m’a demandé si j’avais passé de bonnes fêtes, m’a souhaité la bonne année. Il était souriant et attentif.

On s’est assis. Il a regardé les résultats des examens que j’avais refaits, en bonne élève, et ceux de Monsieur Loup. Il m’a informée que mon frottis révélait une petite infection, mais que ça n’empêcherait pas le traitement (je prendrais des antibiotiques en même temps et ferais un contrôle avant l’insémination).

Il m’a dit : « Bon, alors, pour vous, c’est bon, voyons maintenant le spermogramme de Monsieur… » Il a regardé son écran. Et là, il a sorti : « Ah, ce sont des paillettes ?! » « Oui… » (Grand sourire, rester calme. Dis donc, doc, on t’en a déjà parlé deux fois, des vingt-sept tubes à essai qui nous attendaient deux étages plus bas !!)

Puis, après trente secondes : « Ah, mais c’était une chirurgie exploratrice ?? » « Bah oui… » (Tu sens l’agacement poindre, là ?)

Et, après une minute de silence à faire rouler la molette de sa souris en faisant semblant de lire des trucs, enfin, le Docteur Pire m’a annoncé : « Bon, eh bien Madame, ce sera une FIV ICSI. » « OUI !! » J’ai dit ce « oui » avec un tel enthousiasme qu’il en a sursauté. J’ai jeté mes deux bras en l’air, comme si je venais de faire le strike de ma vie.

Il a rempli les papiers du protocole (le bon, cette fois), sans me regarder ni me parler. Il a écrit dessus que ce serait pour mars. Je lui ai demandé si ça ne pouvait pas se faire en février, sur le prochain cycle. Il a dit non.

Il m’a prescrit la pilule et m’a donné rendez-vous avec une sage-femme, qui me ferait une écho et m’expliquerait tout. Il a précisé qu’il faudrait que j’aie tous les produits pour le jour de ce rendez-vous, car tout commencerait le soir même (bon, la suite montrera qu’une fois de plus, ce doc était à côté de ses pompes).

Il m’a demandé si j’avais des questions. Je lui ai dit : « Donc là, si tout va bien, je ne vous revois plus ? » Il a souri et m’a expliqué qu’il était l’un des deux seuls praticiens de l’hôpital Royal à s’occuper des FIV. Donc que peut-être que si. J’ai dit :  « Merci, au revoir ! », et je suis partie.

Le 19 janvier 2015, j’ai repris la pilule. Je n’ai plus jamais eu mes règles par la suite.

Le protocole et ses rebondissements

Voilà toute la logique de la PMA : tu attaques un traitement pour avoir un bébé… en prenant la pilule ! En fait, le but de la manœuvre est d’arriver devant la sage-femme avec un cycle bloqué, afin que la stimulation commence quand elle le désire.

Je suis allée voir mon pharmacien, munie de mon ordonnance et de mon remboursement 100% fraîchement reçu. Et heureusement, parce qu’avec tout ça, j’en avais pour plus d’un mois de mon loyer parisien. Ouille.

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Crédits photo : Photo personnelle

J’ai ensuite appelé la sage-femme, pour lui dire que mon rendez-vous risquait de tomber pendant mes règles, et lui demander l’autorisation d’enchaîner sur une deuxième plaquette pour ne pas les avoir. Merci le gynéco pour le calcul loupé.

Puis j’ai appelé un infirmier pour prendre rendez-vous le soir de ma rencontre avec la sage-femme, histoire de commencer mon traitement, comme le Docteur Pire me l’avait dit.

Finalement, comme le Docteur Pire a été un imbécile jusqu’au bout, la gentille sage-femme m’a informée que non non, pas du tout, je ne devais pas commencer le traitement le soir même. Je devais prendre la pilule une semaine encore, puis je l’arrêterais une semaine, afin que mon cycle se relance. Et ce ne serait que le samedi 7 mars que je commencerais mon protocole et mes injections. Enfin, le jeudi suivant commenceraient les échographies et les prises de sang, afin de contrôler l’avancée de mes follicules. C’était parti !

Rebondissement numéro 1

Le 7 mars, je devais prendre ma première dose de Puregon entre 17 et 20h. L’une de mes amies, infirmière, était justement invitée à la même soirée que moi ce jour-là. Nous nous sommes isolées à 19h30, et elle a déballé tous mes médicaments. Et là, la question qui tue : « Ok, tu as tous les produits, mais où sont tes seringues et le stylo d’injection ? »

Non, le pharmacien ne m’avait rien donné pour m’injecter tous ces produits ! Branle-bas de combat, on a couru à une pharmacie « nocturne », et on est arrivées avec beaucoup de difficultés à se procurer le stylo nécessaire pour le Puregon. Finalement, j’ai pris ma première dose trente minutes après l’heure limite.

Ma copine a été d’un sang-froid exemplaire, me permettant de rester calme, alors que je me voyais au bord du gouffre. Elle m’a expliqué la façon dont je devais procéder pour chaque produit : je voulais que ce soit mon mari qui me pique, afin de garder un peu le côté « faire un bébé à deux ». Il allait le faire avec beaucoup de maestria !

Rebondissement numéro 2

Mon mari m’a fait la première injection d’un autre produit, vendu en seringues pré-remplies. Le but de ce produit est de bloquer l’ovulation (pour éviter qu’un ovule mûr ne se détache de la grappe, entraînant la destruction des autres, avant que la ponction n’ait lieu). Il y avait une bulle dans la seringue, ce qui l’embêtait. En poussant sur le piston pour chasser celle-ci, il a petit à petit vidé tout le produit. Hop ! Une seringue en moins !

Ce n’était pas si grave, car l’ordonnance avait vu large pour le nombre de seringues. Sauf que je n’ai pas réagi suffisamment à la stimulation, ce qui a allongé le protocole. J’ai donc dû bloquer plus longtemps mon ovulation… et il me manquait une piqûre ! La sage-femme m’a refait une ordonnance. J’ai couru à la pharmacie… qui m’a annoncé que ce produit se vendait uniquement sur commande, qu’ils en auraient sans souci, mais uniquement le lendemain.

J’ai cru mourir sur place : si je ne faisais pas mon injection le soir même, tout était foutu. Finalement, le pharmacien a fait venir un coursier en urgence depuis le labo qui les fournissait et a attendu celui-ci plus d’une heure après sa fermeture. Je suis venue récupérer ma seringue avec une boîte de chocolats pour le pharmacien, et j’ai pu poursuivre mon protocole.

Rebondissement numéro 3

Le jour de la ponction, j’avais rendez-vous à 7h30 à l’hôpital Royal. Si je n’étais pas à l’heure, tout serait annulé. J’avais mal programmé mon réveil… et je me suis réveillée à l’heure où je devais partir ! Ce sont mes copines de WhatsApp, papotant en attendant de mes nouvelles, qui ont sauvé ma ponction en faisant vibrer mon téléphone.

Tant pis pour la deuxième douche à la bétadine (qu’on ne m’avait, de toute façon, pas demandée), j’ai poussé Monsieur Loup hors du lit, et on a couru jusqu’à l’hôpital… Finalement, on est arrivés avant l’ouverture de l’accueil et on a dû poireauter dix minutes !

Rebondissement numéro 4

Je devais recevoir mon embryon le lundi matin. Le weekend précédent, repos !! Ce que je me suis appliquée à faire. Mais mon mari a eu un pic fébrile, s’est attaqué à un méga ménage/vaisselle… et s’est bloqué le dos !

Direction les urgences, à 13h, le ventre vide, raide comme une planche pour lui, pliée en deux pour moi. On y a passé la journée à attendre. Puis, à 22h, on a enfin pu sortir.

On s’est rendus à la pharmacie du coin, ouverte 24h/24, pour acheter des anti-inflammatoires, avec rien de plus dans le ventre qu’un kinder bueno et une gaufre au chocolat. Vingt minutes de queue, debout, comprimés dans une file surchauffée… Une fois arrivés en caisse, évidemment, j’ai fait un malaise vagal. Rien de grave, hein, on est ressortis trente minutes après, mais ça n’augurait rien de bon.

Bref, tu l’auras compris, j’étais convaincue que le Ciel nous envoyait un message : cette FIV était vouée à l’échec. Tout semblait vouloir clairement nous mettre des bâtons dans les roues !

Et toi, as-tu déjà eu cette impression que tout allait de travers ? As-tu subi autant de coups du sort durant ton protocole ? As-tu tout de même eu quelques coups de chance pour les rattraper ? Viens me raconter !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Bretonne de cœur, Normande de racines, Parisienne d'adoption. Mariée à Monsieur Loup, mon prince Charmant, depuis juin 2012, et maman d'une petite Lueur depuis décembre 2015. Dessinatrice, fan de Disney, gamine dans l'âme, je suis une éternelle positive... et c'est pas toujours facile ! Tu peux désormais me retrouver sur www.bribesdevies.fr, et me suivre sur instagram @chaperonrouge_et_cie